BILLET DU JOUR

                                         

Peu désireux de participer à la discussion sans fin, initiée par Eric Besson, car ce sujet ô combien polémique verra s’affronter, comme dab : les bons, les donneurs de leçons de morale aux Autres sur fondement d’Histoire séculaire, voire millénaire, et les méchants, les pécheurs acculés à la repentance pour expier les fautes de leurs aïeux, je me borne à retranscrire cet entrefilet publié dans le n°3806 de l’hebdomadaire Valeurs actuelles du 5 au 11 novembre 2009, sous l’intitulé « Violent », qui vise Élisabeth Badinter.  Il y est écrit :

 

« Pour s’être prononcée en faveur de l’interdiction de la burqa, Elisabeth Badinter a fait l’objet d’une lettre ouverte, intitulée "Élisabeth, va t'faire intégrer !", signée Houria Bouteldja, sur le site des Indigènes de la République, proche de l'extrême gauche.

 

Daté du 16 septembre, avant le lancement du débat sur l'identité nationale, le texte fait, depuis – pour le dénoncer -,  un brai buzz sur Internet. "La France ne sera plus jamais comme dans les films de Fernandel, est-il notamment écrit. Notre simple existence, doublée d'un poids démographique relatif (1 pour 6) africanise,arabise, berbérise, créolise, islamise, noirise la fille aînée de l'Église, jadis blanche et immaculée, aussi sûrement que  le sac et le ressac des flots polissent […]  les blocs de granit aux prétentions d'éternité. »

Le chœur des pleureurs et des pleureuses, dont l’inévitable et omniprésent BHL, réunis sur le plateau du JT de Canal + pour faire l’éloge de Claude Lévi-Strauss, me donne une excellente occasion de souligner, une fois de plus, la « débilité intellectuelle » de l’époque, qui ne rechigne jamais à dire tout et son contraire, puisqu’incapable – sciemment ou non - de distinguer le relatif, la vérité relative, de l’absolu, LA Vérité absolue.

 

Et ce n’est pas pour rien que toutes ces soi-disant « élites », faiseuses d’opinion, tous milieux confondus [Médias, politiques, intelligentsia (prétendus intellectuels ou pseudo-philosophes) et associations moralisatrices à sens unique, adeptes du « deux poids et deux mesures], refusent, depuis plus de dix ans, de participer au seul et unique véritable débat d’idées sans cesse proposé, ainsi qu’en témoigne ma correspondance toujours sans réponse sur le fond, dans laquelle je dénonce pourtant leurs mensonges et leur lâcheté intellectuelle.

Certes, ceci ne les empêche pas de bien vivre – c’est-à-dire sans remords ni regrets - leurs intérêts égoïstes de toutes sortes, à savoir d’amour, de possession et de célébrité - quitte à tromper et à manipuler sciemment l’opinion pour cela, puisqu’ils ne peuvent plus prétendre ignorer leurs mensonges et leurs « croyances au miracle » !

 

Pour le rappeler à l’intention de ceux qui n’en auraient pas eu connaissance, je précise que le véritable débat d’idées ne consiste pas à opposer, « à l’infini », des points de vue relatifs partisans à d’autres, tout aussi relatifs et partisans, mais à les confronter, TOUS sans exception, à LA Vérité éternelle absolue, qui suffit à tous les invalider dans leur prétention à exprimer l’Absolu, LA Vérité absolue. Celle-ci, outre son Unicité, seul gage de l’ « absolument absolu », se caractérise par l’absence de toute contradiction ou incohérence, ce qui ne fut pas le cas de BHL au cours de l’émission du 4 novembre 2009 – et j’aurais tendance à dire : « sciemment » !

 

C’est, en effet, ce même BHL déclarant sur Europe I à propos de l’islam et du Coran, face à Ayaan Hirsi Ali, une musulmane frappée de fatwa comme Taslima Nasreen, Salman Rushdie et Robert Redeker : « C’est une grande religion, c’est un grand Livre ! », qui citait Tristes tropiques pour rendre hommage à la pensée de Claude Lévi-Strauss.

 

C’est une excellente illustration de ce que Spinoza nommait des « vérités partielles et mutilées », variant au gré des intérêts égoïstes du moment, c’est-à-dire selon qu’elles confortent ou contrarient notre égoïsme, individuellement ou collectivement - comme il en va des divers intérêts communautaristes d’aujourd’hui !

 

Ainsi BHL, dont la mémoire n’est pas encore défaillante jusqu’à preuve du contraire, ne pouvait avoir oublié le contenu du livre cité, et notamment ce que Claude Lévi-Strauss avait écrit pour dénoncer la superstition musulmane, comme en témoignent les deux extraits  suivants - le premier est tiré directement de son livre, et le second a été publié dans le numéro 1979 du nouvel Observateur du 10 octobre 2002.

 

I - Extrait de Tristes Tropiques :


« En face de la bienveillance universelle du bouddhisme, du désir chrétien de dialogue, l’intolérance musulmane adopte une forme inconsciente chez ceux qui s’en rendent coupables ; car s’ils ne cherchent pas toujours, de façon brutale, à amener autrui à partager leur vérité, ils sont pourtant (et c’est plus grave) incapables de supporter l’existence d’autrui comme autrui. Le seul moyen pour eux de se mettre à l’abri du doute et de l’humiliation consiste dans une “néantisation” d’autrui, considéré comme témoin d’une autre foi et d’une autre conduite. La fraternité islamique est la converse d’une exclusive contre les infidèles qui ne peut s’avouer, puisque, en se reconnaissant comme telle, elle équivaudrait à le reconnaître eux-mêmes comme existants. 


« Plus précisément encore, il m’a fallu rencontrer l’Islam pour mesurer le péril qui menace aujourd’hui la pensée française. Je pardonne mal au premier de me présenter notre image, de m’obliger à constater combien la France est en train de devenir musulmane […] »

 

II - Entretien de Claude Lévi-Strauss au nouvel Observateur


« J’ai écrit dans "Tristes Tropiques" ce que je pensais de l’islam. Bien que dans un langage plus châtié, ce n’était pas tellement éloigné de ce pour quoi on fait aujourd’hui un procès à Houellebecq. Un tel procès aurait été inconcevable il y a un demi-siècle; ça ne serait venu à l’esprit de personne. On a le droit de critiquer la religion. On a le droit de dire ce qu’on pense. Nous sommes contaminés par l’intolérance islamique. Il en va de même avec l’idée actuelle qu’il faudrait introduire l’enseignement de l’histoire des religions à l’école. J’ai lu qu’on avait chargé Régis Debray d’une mission sur cette question. Là encore cela me semble être une concession faite à l’islam: à l’idée que la religion doit pénétrer en dehors de son domaine. Il me semble au contraire que la laïcité pure et dure avait très bien marché jusqu’ici. »

 

En conclusion, je ne peux manquer de mentionner ci-après l’entrefilet publié dans le nouvel Observateur (Nº2038, SEMAINE DU JEUDI 27 Novembre 2003), à la rubrique « Courrier des lecteurs » sous l’intitulé Spinoza et Lévi-Strauss contre l’islam, suite à ma lettre du 20 octobre 2003 à Noël Mamère pour dénoncer son anathème public d’ « islamophobie » - en France au XXIe siècle ! -, dans laquelle j’avais notamment écrit :

 

«  […] Je suis partisan d’une liberté d’opinion et d’expression qui ne se partage pas au gré d’intérêts égoïstes partisans – électorat oblige! –, et je revendique donc le droit de penser et d’exprimer mon point de vue sur l’islam. Sinon […] vous auriez sûrement interdit à Spinoza d’écrire:

 

«Je reconnais tout l’avantage de l’ordre politique qu’instaure l’Eglise romaine et que vous louez tant. Je n’en connaîtrais pas de plus apte à duper la foule et à dominer les âmes, s’il n’existait l’Eglise musulmane, qui, de ce point de vue, l’emporte de loin sur toutes les autres; depuis l’origine de cette superstition, aucun schisme en effet ne s’est déclaré dans cette Eglise.» (Traité des autorités théologique et politique)

 

Et vous auriez également censuré la déclaration suivante de Claude Lévi-Strauss, publiée dans un entretien au nouvel Observateur, n°1979 du 10 octobre 2002 – cf. rappel ci-dessus en annexe II

 

 


La débilité intellectuelle de l’époque, comme je pense l’avoir déjà établi en dénonçant, arguments intellectuels et philosophiques à l’appui, ses croyances superstitieuses (religieuses, scientistes, idéologiques et moralistes) toujours d’actualité, est véritablement sans limites, puisqu’elle vient de s’afficher planétairement par la remise du prix Nobel de la paix à Barack Obama.

 

Assurément, chacun savait, ou du moins rêvait, depuis un bon bout de temps, que le nouveau messie universel, attendu depuis le Christ, était capable de TOUT, ainsi que le résumait sa formule magique mais mensongère, « Yes, we can », sous-entendant qu’il suffit de vouloir pour pouvoir, et ce d’autant plus qu’il était noir – bien qu’à moitié, seulement, contrairement à ce que l’on raconte ! Certes, en matière de magie, les sorciers africains ont acquis une réputation mondiale avec leurs grigris de toutes sortes, si l’on en juge d’après les charlatans qui fleurissent ici en promettant retour d’affection, voire de l’être aimé, et importantes rentrées d’argent évidemment, bien qu’ils s’entendent surtout à soustraire frauduleusement celui de leurs trop crédules clients.

 

Ainsi, sur la seule base des intentions affichées, le respectable Comité Nobel a-t-il attribué, en février 2009, son prix annuel de la paix au président américain  nouvellement élu, donc en récompensant uniquement ses vues de l’esprit. Serait-il venu aussi à l’idée de cette noble association d’attribuer par anticipation le prix Nobel de littérature à un écrivain ayant seulement en tête l’esquisse de ses œuvres à venir, sans jamais rien avoir écrit jusque-là ?

 

Assurément non, mais son nouveau président, Thorbjorn Jagland, ancien vice-président de l’Internationale socialiste, et obamaniaque fervent, n’en a pas moins été tout aussi imprudent en l’occurrence. En effet, tout comme le romancier, évoqué ci-dessus, serait ensuite confronté à ses œuvres, chacun pourra juger, en 2012, au terme du mandat de Barack Obama, ce qu’il en sera advenu de la situation au Darfour, en République démocratique du Congo, en Afghanistan, en Irak, en Iran, en Corée du Nord, sans oublier le conflit israélo-palestinien, et surtout le désarmement atomique promis – diminuer de moitié les têtes nucléaires ne suffirait pas à réduire le danger encouru, puisqu’une seule, voire deux, seraient suffisantes, ainsi que Hiroshima et Nagasaki suffisent à l’attester.  

 

Quant à son discours du Caire sur l’islam, laissant espérer l’harmonie planétaire entre la superstition musulmane et l’Occident - DEMAIN, certes ! -,  je persiste et je signe, sans changer un iota à mon post « Hussein O. has fucked you ! », publié le 20 juin dernier - mais il n’est interdit à personne, évidemment, d’établir le contraire ! Pour le moment, en tout cas, Obama continue à faire la guerre en Irak et en Afghanistan, réclamant même un effort supplémentaire aux Européens en matière d’effectifs militaires.

 

C’est pourquoi, en conclusion, je ne peux mieux faire qu’emprunter à Frédéric Pons la formule finale de son article de Valeurs actuelles, intitulé, Un Nobel boomerang, où il écrit :

 

« Son prix ne récompense donc pas un processus accompli, comme pour ses prédécesseurs, mais un pur volontarisme [précisément, son Yes, we can !], une politique des mots au service d’un monde rêvé. » - je dirais même « fantasmé » ! ! !

 

 

Qu'elle est loin l'époque de l' « infaillibilité » papale, prônée dans le bon vieux catéchisme de l'Eglise apostolique romaine, au point que personne n'a cru bon de s'élever, en son temps, contre le silence, ou même pire, du pape Pie XII en des circonstances pourtant très sombres de l'Histoire de l'humanité.

Toutefois, comme juger le passé, fut-il révolu de plusieurs décennies, voire de plusieurs siècles,  semble particulièrement « juteux », pourquoi se refuser maintenant ce plaisir, des décennies après, même si la vérité des uns n'est pas, forcément, LA Vérité ?

 

Ainsi, aujourd'hui, tous, fidèles de la religion chrétienne ou non, s'acharnent à qui mieux mieux, dans les médias, contre la position de Benoît XVI sur le port du préservatif lors de rapports sexuels, et c'est pourquoi je demande, d'abord, aux infidèles : « En quoi son propos vous regarde-t-il ? »

 

Vous n'allez quand même pas reprocher au chef, démocratiquement élu, de l'Eglise catholique de faire entendre des opinions qui lui semblent aller à l'encontre de la doctrine chrétienne, sauf précisément à lui refuser le droit de s'exprimer librement, alors que vous n'avez de cesse de clamer le mot « liberté » ; un mot vide de sens par ailleurs, hormis en tant que « rêve », fut-il encensé dans un catéchisme prétendument universel - sauf à en établir sa réalité effective en un seul lieu de la planète !

Il demeure, assurément,  que les vertueux, autrement dit les « faux-culs », se complaisent, de toute éternité, dans les contradictions entre leurs paroles et leurs actes - ils sont pour la liberté d'opinion et d'expression, la « leur », mais ils n'ont de cesse de faire condamner, au nom de leur Idéal fantasmé, les « délits d'opinion » de ceux qui pensent différemment  !

 

En conséquence, de quoi vous mêlez-vous dans cette affaire, puisque le chef des chrétiens ne s'adresse pas à vous spécialement ? Qui ou Quoi vous empêche de passer outre à la parole d'un pape, qui ne représente rien pour vous, et donc de continuer à vous protéger, à votre guise, contre le sida ou une trop grande progéniture, quoique puisse dire le saint Père sur la question ? Et basta... sauf à vouloir vous ériger aussi en pasteurs des âmes, comme il en va dans votre catéchisme soi-disant universel, où mensonges et « croyances au miracle » sont manifestes, ainsi que cela peut être démontré - et comme je pense l'avoir établi en m'appuyant sur une contradiction flagrante entre les articles 19 et 29 de ce catéchisme !

 

Alors, si vous êtes des mécréants dans mon genre, merci de laisser les non-croyants agir selon ce que leur conscience leur dit de faire, ou non, d'après leur conception personnelle de La Morale, ou plutôt selon ce que leur dictent leurs intérêts égoïstes qui se contrefichent de toutes les morales, dès qu'il est question de leurs affaires d'amour - précisément ! -, d'argent et d'ego décliné en honneur, vanité, célébrité, notoriété, etc.

 

Ou alors, profitez de l'occasion, vous les non-croyants, et ayez au moins le courage et l'honnêteté intellectuelle de dénoncer publiquement la religion, toutes les religions sans exception (monothéistes ou non), comme étant l'un des modes d'expression de la « Superstition ». Vous rendriez ainsi un immense service à une humanité tremblante devant l'une de ses composantes, dont les bombes semblent avoir tari le courage de la dénoncer, au même titre que toutes les autres, à savoir « sur le fond ».

Spinoza n'a pas eu cette pudeur de vierge effarouchée en dénonçant la superstition musulmane en des termes sans ambiguïté :

 

« Je connais tout l'avantage de l'ordre politique qu'instaure l'Eglise romaine et que vous louez tant. Je n'en connaîtrais pas de plus apte à duper la foule et à dominer les âmes s'il n'existait l'Eglise musulmane qui, de ce point de vue, l'emporte de loin sur toutes les autres ; depuis l'origine de cette superstition, aucun schisme en effet ne s'est déclaré dans cette Eglise. » (Correspondance, Lettre LXXVI)

 

En revanche, je serai beaucoup plus sévère envers les fidèles de la chrétienté, et a fortiori contre les pasteurs qui dirigent leur âme, du plus humble curé de campagne jusqu'aux évêques et archevêques siégeant au Vatican, dans la mesure où ils contestent, non seulement la position prise par Benoît XVI, mais également sa personnalité, même si aucun d'entre eux n'a encore osé jusqu'ici mettre en doute ses capacités intellectuelles en raison de son grand âge...mais ça ne saurait tarder...

 

Que voudraient-il donc tous ces vertueux fidèles catholiques, qui dénoncent Benoît XVI ? Que la parole de leur Eglise, exprimée par son chef en exercice, s'adapte en permanence à l'évolution de la société au fil des siècles et des millénaires pour satisfaire leur position inconfortable tenant à leurs croyances et à leurs intérêts égoïstes, qui font tout sauf bon ménage. Je laisse chacun imaginer des papes se contredisant constamment, d'un siècle à l'autre,  voire d'une décennie à une autre puisque Vatican II remonte seulement à 1964, pour s'adapter à la modernité de l'instant.

 

Ceci n'est pas sans me rappeler la parole de penseurs musulmans autoproclamés, Adel Rifaat et Baghat Elnadi en l'occurrence, déclarant sans rire, à défaut de la parole d'une autorité musulmane universelle pour dicter une loi commune :

 

« Dieu dit des vérités relatives - c'est-à-dire susceptibles d'être infirmées à tout moment comme dans la science !

 

La parole de Dieu peut être discutée, et tout ce que nous disons par notre lecture du Coran, c'est qu'elle est à la fois transcendante et inscrite dans l'Histoire, donc qu'elle peut avoir des pans qui sont relatifs.

 

La parole de Dieu peut être relative aussi bien qu'absolue.

 

Dieu a dit des choses relatives », c'est inscrit dans le Coran, Dieu a reconnu qu'il pouvait changer des versets...

 

Donc, il y a des versets contradictoires dans le Coran ?

 

Exactement... il y a des versets qui annulent d'autres versets...


Quand le Coran dit deux choses contradictoires, c'est tout simplement parce que la vérité a changé entre-temps... il a toujours raison, mais, en ce qui concerne ces questions, dans le relatif » [Fin de citation]

 

Ceci revient pour les fidèles musulmans à croire « tout et son contraire », et donc à faire de l'islam une véritable « auberge espagnole », comme le confirment les propos suivants :

 

« J'aimerais comprendre comment, dans les temps modernes, on peut parler de lecture littérale du Coran, surtout si on regarde l'islam sur une mappemonde, ce sont des islams, en vérité, qui cohabitent. Quoi de commun entre l'islam qui est pratiqué au Maroc, traditionnellement, et celui qui a cours dans l'Iran chiite ? Quoi de commun entre l'islam qui est pratiqué en Indonésie et celui qu'on peut vivre au sud du Yémen ? Il y a des manières très différentes de se rapporter à ce texte, et lorsqu'on parle même de l'intégrisme, on n'a pas tout dit, Adel Rifaat, parce que même ceux qui prétendent lire le Coran et le prendre au pied de la lettre, en vérité ils ne sont pas d'accord entre eux, selon les régions où l'on cohabite.

 

Evidemment, et d'un village à l'autre, vous avez l'impression que vous détenez la vérité, et c'est ça le fond du problème ; ils ne savent pas qu'il y a tous ces islams, il y a toutes ces divergences, ils n'en prennent pas conscience » [Fin de citation]

 

Vous seriez le chef spirituel d'une Eglise, seriez-vous plutôt enclin à tenir une ligne directrice de pensée, quitte à entraîner des schismes et des contestations, ou à la modifier en permanence pour « être dans le vent » ? !

 

En conclusion, devant la non pensée des religions, à savoir leur penser superstitieux,  je suis d'autant plus à l'aise pour me sortir de ce piège qu'en rappelant ce propos de Brunner : « Quand on pense mal, on agit mal », ce qui signifie terminer toujours dans les contradictions et l'incohérence...


N B : J'invite les visiteurs de passage à consulter sur le site Internet de Rue 89 l'article, Quand un rabbin réhabilite Pie XII, prétendu "pape d'Hitler"

                                     

Comme personne ne saurait valablement me reprocher, sauf à le prouver, de verser habituellement dans la « peopolisation », je fais une exception aujourd’hui : précisément, le jour où tous les médias du monde entier (télévision, radio et presse confondues, sans oublier internet), qui s’y complaisent plus que de mesure, à tout instant, vont s’en donner à cœur joie, en ce 20 janvier 2009.

 

Pendant des heures, en effet, tous vont vous narrer avec force détails, moult images et davantage de rêves encore, l’intronisation officielle du nouveau messie planétaire, en vous servant plus le « côté people » de Barack Obama, déjà maintes fois ressassé, que son réel programme et ses véritables intentions. Mais il faut bien conforter les « croyants au miracle » qu’il est l’homme providentiel, le sauveur de la planète attendu depuis le Christ, du moins à en juger par une « Obamania » démesurée, que la réalité de demain ramènera précisément à sa « juste mesure ».

 

Il faut entendre par là que « RIEN » n’autorise les humains, fut-il président de la plus grande puissance mondiale, à croire qu’ils seraient capables de « maîtriser » quoi que ce soit sur leur planète, a commencer par son climat – sinon, pourquoi ne pas stopper tout de suite la crise actuelle, au lieu de la laisser perdurer jusqu’à une échéance non connue, doper la croissance économique pour réduire le chômage à néant, et augmenter le pouvoir d’achat de tous selon les désirs de chacun ?

 

J’ai bien d’autres rêves à leur disposition, mais je ne doute pas que les « croyants au miracle » en regorgent. Pourtant, contrairement à eux, Barack Obama les a déjà mis en garde sur leurs illusions, même s’il a profité, un temps, de leurs « croyances au miracle » pour se faire élire. J’aurais bien aimé qu’il leur tienne ce discours de vérité pendant la campagne, mais avez-vous déjà entendu un candidat, fut-ce pour une élection communale, dire que toutes les promesses ne pourraient pas être tenues, car « tout n’est pas possible tout de suite » - n’est-ce pas, Nicolas, Ségolène ou François, en dépit de vos propos euphorisants ? !

 

La réalité est que, ne maîtrisant rien - « absolument rien » ! -, tous ces puissants, qui nous dirigent ou envisagent de le faire, avancent eux aussi « à l’aveugle » comme tout un chacun. En conséquence, leurs retournements d’opinion, leurs contradictions, dont les citoyens se gaussent, ne sont que le résultat de leur incapacité à prévoir la marche de la « nécessité », au sens spinoziste du terme, puisque celle-ci dépend de l’enchaînement infini de l’infinité des causes et des effets de « TOUT » ce qui se produit dans notre monde - et avec notre entendement fini, nous aurions la prétention de pouvoir connaître l’infini, l’infinité de notre monde ? ! Une « croyance au miracle », de plus…

 

Pour revenir à la « pipolisation » d’aujourd’hui, elle est devenue si juteuse que même les médias les plus sérieux y succombent, et c’est précisément l’article « Carla Bruni-Sarkozy - La conscience de gauche du président », publié par l’hebdomadaire Le Point dans son numéro 1894 du 15 janvier 2009, qui m’inspire ce billet. En effet, on peut y lire un entrefilet, intitulé « Carla n’a pas conquis le cœur des italiens », dans lequel j’ai relevé ce propos : «  La femme qui déclarait en 1993 au Corriere della sera que pour la séduire un homme devait avoir « de l’argent et du pouvoir » est davantage connue dans la péninsule pour ses caprices que pour son engagement politique. »

 

D’où mon interrogation, qui est tout sauf de parti pris contre elle, car j’avoue être sous le charme, non seulement esthétique, mais sur le plan du comportement et du bon sens de la première dame de France ; un point de vue généralement partagé partout où elle est passée. L’opinion particulière des Italiens, ou plus exactement de ce journaliste, semble témoigner simplement que, selon le dicton bien connu, nul n’est prophète en son pays.

 

Mais le questionnement est de mise : « Carla Bruni-Sarkozy est-elle une intrigante, et a-t-elle tout manigancé dès le début, c’est-à-dire avant ce fameux dîner chez Séguela ? » Assurément, son passé sulfureux plaide contre elle, car vous aurez beau chercher, vous ne trouverez guère d’inconnus parmi ses anciens prétendants, du moins à partir du moment où elle est devenue célèbre, ce qui n’est que le juste retour des choses.

 

Or, dans l’affaire, il se trouve que Carla Bruni est une amie de Séguela, lequel est également un ami de Nicolas, dès lors il est possible de se demander si la rencontre a été réellement fortuite, ou « inspirée » par la belle italienne ? ! En matière de pouvoir, en effet, à l'échelle nationale, il lui était difficile de rêver mieux. Toutefois, seul l’intéressé, l'initiateur du repas, est en mesure de répondre véritablement, c’est-à-dire de confirmer, ou non, si le propos tenu par Carla Bruni au Corriere della sera en 1993, a également joué en cette circonstance. Je me borne donc à poser la question sans pouvoir y répondre, et sans qu’elle puisse être considérée pour autant comme un « crime de lèse-majesté »...

 

En tout cas, ce n’est surtout pas moi qui vais reprocher à Carla Bruni ses intentions et son comportement, quels qu’ils aient pu être en la circonstance. En effet, je n’ai de cesse de dire et redire que notre «égoïsme » naturel, auquel aucun des six milliards et quelques humains d’aujourd’hui n’échappe, à des degrés divers selon les circonstances et l’intensité de ses désirs égoïstes du moment, n’est que le désir inné de tout individu de vivre le plus longtemps et le mieux possible.

 

Et pour cela, en se gratifiant, autant que faire se peut, dans ses affaires d’amour, quel qu’en soit l’objet,  de possession de biens et de personnes, d’où l’importance de l’argent comme instrument d’échange, et de gloire ou honneur-vanité, tel que ceci se manifeste à travers la recherche de titres et de distinctions les plus divers, (« Première dame de France », par exemple), ainsi que par celle de médailles de toutes sortes (civiles, militaires et sportives, entre autres)

 

Ségolène Royal vient d’ailleurs de l’illustrer à merveille : n’a-t-elle pas cherché une aura médiatique personnelle à travers son déplacement privé à Washington et sa déclaration « obamaniaque », prêtant à les confondre dans la même gloire ?

 

Que ceux qui échappent à l’une ou l’autre des manifestations de notre égoïsme inné,  lèvent le doigt ! ! !

Personne ne pouvant me soupçonner de militantisme communiste anti-états-unien, sauf à apporter la preuve du contraire, je ne peux résister au plaisir de reproduire un article du 8 juillet 2008, publié dans le quotidien l’Humanité.

Certes, à cette époque, pas grand monde ne s’intéressait vraiment au programme du candidat démocrate, puisqu’ils étaient peu nombreux, alors, à subodorer l’ampleur de la crise financière qui a contribué en grande partie à l’élection de Barack Obama, avec, faut-il le rappeler, les mensonges sur George W. Bush, lesquels faisaient oublier la « loi de libération de l’Irak » votée en 1998 sous l’ère Clinton à une large majorité du Congrès et à l’unanimité des sénateurs, au point que même Hillary Clinton approuvait la décision du président américain d’entrer en guerre, pensant que cela pouvait apporter un peu de démocratie en Irak.

Si j’ajoute, au commentaire ci-après du journaliste de l’Humanité, le protectionnisme affiché de Barack Obama, tel que les producteurs de roquefort pourraient déjà vous en parler en connaissance de cause, et son soutien à la peine de mort, en attendant d’autres surprises américaines et internationales, je maintiens que l’Obamania médiatique ne tardera pas à retourner en déception, forcément, la « croyance au miracle » en un nouveau Messie descendu sur Terre pour transposer l’Idéal dans le quotidien !

Vu sous cet angle, les « croyants au miracle » eux-mêmes ne pourraient que m’approuver, mais les indécrottables « TARÉS » n’en continueront pas moins à croire que leurs rêves d’aujourd’hui pourraient devenir la réalité de demain ! ! !

Foin de leurs absurdes croyances, je laisse place à l’article de l’Humanité :  

                

                
Barack Obama tombe le masque

États-Unis. Délaissant l’habit pacifiste pour le costume guerrier, le candidat démocrate se fait menaçant à l’égard de l’Iran. Et plus question de retrait sans condition d’Irak.

Il est loin le temps où le sénateur Barack Obama se positionnait à la gauche de sa rivale Hillary Clinton sur des sujets aussi sensibles que l’Irak et l’Iran. Le candidat, qui va entamer cet été une tournée au Moyen-Orient, afin d’« évaluer la situation de pays qui sont importants pour la sécurité nationale américaine et de consulter certains de nos plus proches amis et alliés » dans la région, abandonne l’habit pacifiste dans lequel il se drapait pour celui d’un va-t-en guerre !

 Vis-à-vis de l’Iran, plus question de rencontrer le président Ahmadinejad comme il l’avait proposé. « Il n’y a pas de plus grande menace pour Israël et pour la paix et la stabilité dans la région que l’Iran », a-t-il tonné devant l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), le puissant lobby pro-israélien. « Le danger iranien est grave et réel et mon but sera d’éliminer cette menace », a-t-il ajouté, avant de reprendre à son compte les mêmes arguments que George W. Bush, à savoir que toutes les options seront sur la table, qu’il fera « tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire. Tout ! ».

Brrr ! Sur l’Irak, oublié également le temps où il avait voté contre l’intervention américaine et où il promettait, en cas de victoire à la présidentielle de novembre prochain, de ramener les boys à la maison ! Avant toute décision de retrait, il prendra l’avis « des chefs militaires présents sur place », affirme le candidat Obama. Précisant : « Les conditions d’un retrait répondront à une exigence de sécurité pour nos soldats et à un impératif de stabilité du pays. » Autrement dit, il n’y aura pas de retrait !

Sur Israël, il fait plus fort que Bush. Morceaux choisis. « En tant que président, je ne transigerai jamais quand la sécurité d’Israël sera en jeu (…). Ceux qui menacent Israël nous menacent. » Et si comme Bush, il est pour « un État juif d’Israël et un État palestinien vivant côte à côte dans la paix et la sécurité », il marque toutefois sa différence sur un point sensible : « Jérusalem, a-t-il clamé, doit rester la capitale d’Israël et demeurer indivisible. » Mieux, il promet d’accorder à l’État hébreu 30 milliards de dollars d’aide militaire supplémentaires ! Quant aux Palestiniens, ils savent sans doute qu’ils n’ont rien à attendre d’Obama…

Hassane Zerrouky

 
[Les défauts de présentation concernant l'article reproduit sont indépendants de ma volonté]

Plus d’un mois avant même l’entrée officielle en fonction du nouveau président des Etats-Unis, l’homme « providentiel », le Messie attendu par la planète entière, Barack Obama lui-même, vient de connaître son premier revers politique, son premier « couac ».

 

Même s’il ne peut en être nullement tenu pour seul responsable, j’espère que ce premier revers politique cinglant lui aura tout au moins servi à mesurer l’abîme infranchissable qui sépare à jamais le rêve de la réalité, les promesses, de leur concrétisation, la théorie, de la pratique, et l’Idéal, de la réalité quotidienne.

 

Ne croyez pas pour autant qu’il se gardera désormais de toute nouvelle promesse, tenable comme intenable, durant les quatre ans de son mandat. Comme ses prédécesseurs depuis soixante ans, présidents démocrates et républicains confondus, il vous assurera sans hésiter qu’il mettra fin à l’interminable conflit entre Israël et la Palestine, mais aussi au terrorisme islamiste en Afghanistan, et que l’Irak deviendra enfin une démocratie apaisée - entre autres problèmes planétaires et maux sempiternels de l’humanité, qui renvoient à la saint Glinglin la liberté et l’égalité, ces piliers du catéchisme universel contemporain !

 

Certes, son intention louable, récente décision de campagne liée à la crise économico-financière, de venir le plus tôt possible au secours de l’industrie automobile américaine en injectant vingt-cinq milliards de dollars pour soulager la trésorerie des trois grandes firmes US, amoindrie par la chute des ventes, était sans nul doute une bonne initiative économique, mais là est le « couac » :

Il oubliait, ou plus sûrement ignorait, que RIEN, dans notre monde, ne dépend réellement de notre seul prétendu « libre arbitre », de notre volonté soi-disant « libre », en vertu de laquelle il suffirait de vouloir pour pouvoir, comme l’a déclaré sans ambiguïté sur un plateau télévisé cet autre rêveur patenté, Jack Lang en l’occurrence, à propos du gouvernement Raffarin : « Quand un gouvernement veut, il peut » ! C'est tès commode pour accuser ensuite les Autres de tous les maux, voire d'incapacité - dommage qu'il faille également faire ses preuves, à son tour !

 

Demandez donc aux socialistes pourquoi ils n’arrivent pas à se mettre d’accord entre eux sur un programme unique, s’il leur suffit seulement de le vouloir ! A la vérité, leur « libre arbitre » doit également se préoccuper, comme pour chacun des humains, de leurs autres intérêts égoïstes en matière de pouvoir et d’argent, voire d’amour et d’ego. Et ceux-ci, précisément, sont loin d’être toujours en harmonie avec une autre chimère appelée « intérêt général », lequel n’est jamais, en réalité, que le conglomérat de multiples intérêts égoïstes disparates, par ailleurs éventuellement contradictoires : vous avez dit « UNITÉ » ? OUI, mais à la saint Glinglin !

 

Et c’était donc de bonne guerre que les sénateurs républicains US, majoritaires au Sénat, disent NIET à un président, qui venait de battre leur candidat : demandez donc à Martine et à Ségolène, entre autres, si elles ne sont pas capables d’agir pareillement, de façon  mesquine et partisane, uniquement pour se mettre mutuellement des bâtons dans les roues ! ! !

 

Obama ne pouvait pas faire grand-chose d’autre que prendre la décision de renflouer les trois grandes firmes automobiles US, puisqu’il s’y était engagé, mais j’espère, au moins, qu’il n’est pas surpris de voir les intérêts revanchards partisans des uns prendre le pas sur l’ « intérêt général » des Etats-Unis – sinon, il ne mériterait pas d’être président avec si peu de réalisme politique, d’autant que les affrontements de campagne entre Hillary Clinton et lui ont largement dépassé la mesquinerie politicienne des sénateurs républicains, qui devaient avoir, par ailleurs, de bonnes raisons de ne pas voter la mesure !

 

La morale à tirer de ce couac, qui sera forcément suivi de bien d’autres, est la suivante : «TOUT» ce qui se produit dans notre monde (phénomènes naturels, évènements historiques, actions de groupes et faits personnels de la vie de chacun) ne dépend nullement de la seule décision de notre « libre arbitre », mais de la « nécessité », au sens spinoziste du terme, au point même que le Dieu, ou substance, de Spinoza produit et agit « nécessairement », et non pas à sa guise, « librement », comme il pourrait le souhaiter, puisqu’il est Dieu !

 

Concrètement, la « nécessité » spinoziste se manifeste dans notre monde par l’enchaînement infini de l’infinité des causes et des effets du mouvement universel perpétuel, source de l’incessant changement, de la transformation constante de la configuration de notre monde des choses, laquelle, d’un instant à l’autre, n’est plus exactement la même – d’où l’obligation de s’adapter en permanence, ainsi que l'atteste la volonté de réforme de tout gouvernement - hélas, quel qu'il soit, celui-ci a toujours un train de retard sur le changement du monde ! Toutefois, si vous estimez que ce mouvement n'est pas « nécessaire », par quoi il faut entendre inéluctable, essayez donc de l'arrêter ! ! !

 

Je précise, sur le plan philosophique, que la « nécessité » du Dieu-Substance spinoziste de produire et d’agir ne l’empêche pas d’être « libre », puisqu’il n’est pas contraint de l’extérieur à exister et à produire. Néanmoins, c’est quand même une chance pour nous qu’il produise nécessairement, c’est-à-dire qu'il soit contraint par la seule réalité de sa nature à exister et à produire.

 

Imaginez, en effet, la problématique pour ce Dieu superstitieux des religions dans sa relation à notre monde. Il a dû se trouver face à un choix cornélien: étant « absolument libre », comme le croient ses fidèles,  il a eu, forcément, à choisir entre deux possibilités, ainsi qu'il en va dans toute décision à prendre ; il était donc libre, soit de créer notre monde, soit ne pas le créer. Il y avait donc une chance sur deux, pour nous humains, d’être là aujourd’hui, ou pas ! Finalement, notre grande chance a sûrement été que Dieu s’ennuyait tout seul dans son paradis, et voilà pourquoi nous sommes là…

 

Si certains s'imaginent que j’affabule, qu’ils se détrompent, au vu de ce qui suit ! Non seulement ce Dieu religieux superstitieux a créé notre monde, mais il paraît qu'il aurait aussi la possibilité de créer d’ « autres univers » - sinon ce serait sûrement une limitation de sa liberté pleine et entière !

Pour illustrer mon propos sur cette prétendue liberté infinie de création du Dieu superstitieux, j’invite chacun à visionner la vidéo, trop longue à retranscrire littéralement, publiée sur OmegaTV, sous le titre «Dieu peut-il créer d’autres univers ?» et précédée du texte de présentation suivant :

 

« René Berthier est théologien. Selon lui, Dieu peut créer d’autres univers que le nôtre. Dieu crée pour permettre à des êtres de partager son amour. Alors il est possible que Dieu désire partager cet amour avec d’autres êtres ». [SIC !]

 

Vous allez me dire que tout ceci nous a beaucoup éloigné d’Obama et du « couac » initial.  Pas du tout, religion et idéologie  même combat : nous apporter le paradis sur un plateau, qu'il soit ici ou ailleurs !  René Berthier est théologien. Selon lui, Dieu peut créer d’autres univers que le nôtre. Dieu crée pour permettre à des êtres de partager son amour. Alors il est possible que Dieu désire partager cet amour avec d’autres êtres.

 

 

                                           

Jusqu’au bout, l’on aura espéré - ON, la plupart des socialistes évidemment, et au-delà tous les gens de gauche bien sûr, et au-delà  tous les démocrates qui s’intéressent encore à la politique - que le congrès de Reims permette un vrai débat, dans lequel des personnalités aussi éminentes que le maire de Paris, la présidente de Poitou–Charentes, la maire de Lille, s’adressent à tous les socialistes, à toute la gauche, à tous les Français : chacun ne s’adressa qu’aux siens.

 

 

On aurait espéré qu’en tout cas la brève campagne de la semaine dernière en soit une, puisqu’elle opposait des personnalités si différentes, aux vues si opposées sur la manière de faire de la politique au XXIe siècle, et que ces conceptions impliquent des différences dan le comportement personnel, dans le type de parti, dans les priorités pour les politiques publiques, dans le rapport à la vidéocratie ; ce débat n’a pas eu lieu, chacun préférant se cantonner dans les petites phrases et grandes vacheries, ou l’inverse selon le moment et le lieu ; espéré qu’en dernier ressort les électeurs trancheraient.

 

 

C’était la première fois dans l’histoire de notre vie politique que le chef d’un grand parti était choisi par la base, pas venu d’en haut comme Mitterrand à gauche, Chirac à droite, pas adoubé par le chef en place comme Jospin jadis, Hollande naguère, pas choisi, certes contre le monarque régnant, mais sur un mode bonapartiste et sans véritable compétition comme Sarkozy à l’U.M.P, il y a quatre ans.

 

C’était la première fois qu’il serait élu dans une élection concurrentielle, ouverte, supposée honnête, avec plusieurs vrais candidats, des bulletins de vote, des scrutateurs, une recension des votes, des isoloirs, etc., tout ce qu’on a si difficilement appris à faire dans notre démocratie nationale, et ce dernier ressort s’est brisé : les électeurs n’ont malheureusement pas tranché nettement, quelques dizaines de voix seulement, quarante-deux, nous dit-on, ou cinquante-huit, ou soixante-trois, ou vingt-six donneraient la victoire à l’une sur l’autre, l’une s’en réjouit, l’autre la conteste.

 

 

On se croirait, toutes proportions gardées, en Floride il y a huit ans ; pire, puisque chacun dénonce des manœuvres chez l’autre, les élections au PS évoquent d’autres temps, où des communistes trichaient à Aubagne et des gaullistes manipulaient les votes de l’Outre-mer ; en accusant l’autre, chacun s’accable Dans une institution légitime, et composée de responsables qui sauraient se tenir, une victoire aussi étriquée ne poserait pas de problème, la perdante accepterait la victoire de la gagnante, sauf à exercer un recours par les voies statutairement prévues.

 

Après tout, en 1974, François Mitterrand perdit de 0,8 % et se garda de contester la victoire de Giscard ; sept ans après, il fut récompensé de son fair-play. Force est de constater que François Mitterrand et la gauche respectaient plus la cinquième République, par eux si longtemps honnie, que les responsables socialistes d’aujourd’hui ne respectent leur propre parti.

 

Ils se soupçonnent tous de pratiques frauduleuses, bien placés pour en connaître l’existence ; ils les exhibent en public, ils s’attaquent en justice pour faux en écriture, d’un côté, diffamation, de l’autre. Loin de laver leur linge sale en famille, comme ils le faisaient auparavant, ou d’ailleurs de nettoyer un peu mieux le linge, ils l’étalent désormais sur la Grand-place. Les deux candidates nous avaient promis, avant le vote, qu’après elles se rassembleraient à cinquante-cinquante.

 

La chose s’imposait plus que jamais, au lieu de quoi l’une et l’autre nous ont sorti la langue de bois du rassemblement dans la paix pour mieux poursuivre la division dans la guerre. Jamais l’écart entre les mots et les actes ne fut plus flagrant et consternant ; jamais la haine entre dirigeants ne fut plus aiguisée et étalée ; et s’ils continuent, nous passerons de l’amertume au dégoût !

 

[France Culture, 24 novembre 2008, Chronique d’Olivier Duhamel, député européen PS, « De mal en pis »]

 

MORALITÉ

 

 

Tous ceux et celles, qui persistent à « croire au miracle » qu’avec des humains tels que nous sommes réellement, et à jamais incapables de changer notre nature égoïste innée, l’avènement d’un monde meilleur, d’un autre monde, d’un monde juste, d’un monde idéal ou parfait, est tout à fait possible, sont des « TARÉS, du seul fait de privilégier la FOI sur LA RAISON, exprimée dans la « nécessité » spinoziste - sauf à eux, bien entendu, d’apporter la preuve du contraire !

 

Ils resteront donc, jusqu’à leur dernier jour, des  « NAÏFS, COCUS ET FRUSTRÉS », à l’image de leur chef de file, dont l’aveu pitoyable traduit l’impuissance humaine de réaliser sa croyance au miracle, ni demain ni jamais. Son cri de désespoir l’exprime à merveille :

 

« Craignons de ne plus être là pour assister à l’arrivée de ces heures radieuses »

 

Qu’il se rassure, toutefois, il ne manquera rien : PERSONNE n’y assistera JAMAIS ! Néanmoins, si certains préfèrent « croire » et être pris pour des « CONS », c’est leur affaire d'être COCUS mais CONTENTS...

 

Je ne voudrais pas tirer sur une ambulance qui est déjà tellement mal en point qu'elle a manqué tous les grands virages nationaux depuis 1995, précisément l’époque où j'ai lâché le PS, et il faut croire que je n’étais pas le seul déçu de la prétendue « r.r.r.rupture » avec le capitalisme, dont la crise financière 2008 nous donne à voir ce qu’il en était advenu.

 

Hé oui, à mon grand regret si je devais en avoir, j'ai contribué à faire élire François Mitterrand en 1981 et en 1988, même si je dois admettre sans aucune réserve que son parcours est loin d’avoir été complètement négatif – forcément, dans un monde où « tout est relatif », il y a des avantages et des inconvénients dans TOUT – et vice-versa comme dirait ceux qui ne partagent pas les mêmes points de vue « égoïstes » ! En tout cas, s’il m'arrivait aussi de « rêver » en ces temps-là, au moins le Parti socialiste d’alors c'était quelque chose, pas le « foutoir » d’aujourd’hui ! ! !

 

Comme chacun, partisan PS, ou non, a pu suivre le congrès de Reims et ses avatars, je ne vais pas rentrer dans les détails, mais je ne peux manquer d'évoquer tous ces « TARÉS », avec à leur tête le « CHEF TARÉ », qui attendent toujours l'arrivée de ces « HEURES RADIEUSES », mais qui, comme soeur Anne, ne voient toujours rien venir... et ne verront JAMAIS rien venir de leurs croyances au miracle : « JE ME MARRE », mais je les laisse deviner de quoi, car ils ne sont tout de même pas complètement « TARÉS » ! ! !

 

Certes, « CONS » ils étaient hier, c'est-à-dire « NAÏFS, COCUS ET FRUSTRÉS » si vous préférez, et « CONS » ils seront encore DEMAIN, puisque, c'est bien connu, avec la Superstition en général, et la superstition idéologique en particulier, l’accomplissement des promesses de toutes sortes est sans cesse renvoyé à DEMAIN, toujours DEMAIN, seulement DEMAIN, à la saint Glin-glin ! ! !

 

Eux, n’ayez aucun doute là-dessus, ils vont continuer à « CROIRE » - au miracle ! -, malgré la cacophonie et l’absence de projet commun entre socialistes, et a fortiori entre gens de gauche - un comble ! En clair, ils n’arrivent pas à se mettre d’accord entre eux, voire « ils se traitent », comme chantait Nougaro,  mais ils vous promettent de changer le monde, alors qu'ils en sont incapables seulement sur le papier ! Ils auraient bien tort de se gêner, d'ailleurs, aussi longtemps qu’ils auront à faire avec des « gogos » prêts à « CROIRE » toutes leurs sornettes de lendemains qui chantent dans un monde devenu miraculeusement « IDÉAL. » !

 

Ils sont rares, et méritants, compte tenu du matraquage mediatico-politique du « politiquement correct » d’aujourd’hui, ceux qui ont médité avec profit ce propos d’un ex-communiste célèbre revenu de ses illusions de jeunesse, Yves Montand en l’occurrence, assimilant à juste titre la croyance idéologique à la croyance religieuse, puisque fondée sur la même FOI d’un paradis « à venir » ; et ce, au détriment de la RAISON la moins poussée. Puisse sa déclaration ci-après faire revenir à la raison nombre de « croyants au miracle », dont il a pu dire sans être démenti :

 

« Ils croient au socialisme d’une manière religieuse, comme j’y ai cru moi-même d’une manière religieuse » !

 

Dans les deux cas de paradis promis, en tout cas, ils ne seront même plus là pour savoir, et ils mourront donc  « NAÏFS, COCUS et FRUSTRÉS », comme ils ont vécu ! ! !

 

Mais si au moins, dans leurs « croyances au miracle », ils ne prenaient pas leurs contemporains pour des « DEMEURÉS » en usant d’arguties pour vendre leur salade, les jours de grève des enseignants par exemple, ils laisseraient un mince espoir de voir les comportements s’améliorer, ce qui est la condition sine qua non  d’accréditer quelque peu leur croyance au miracle de monde meilleur, d’un autre monde, d’un monde juste et autres fariboles !

 

Or, ils s’enfoncent tellement dans leurs mensonges qu’un enfant de six ans, privé d’école pour fait de grève syndicale partisane, pourrait leur demander : « Dites-moi, Monsieur le maire de Paris, de Lille, de Lyon, de Toulouse et autres villes de gauche, comment se fait-il que les maires de villes de droite, Saint Quentin excepté paraît-il, trouvent le personnel nécessaire pour veiller sur nous, pendant que d’autres défilent, sans craindre d’incidents quelconques, par ailleurs pas encore survenus depuis que la loi Darcos en la matière s’applique ?

 

Non seulement ils mentent pour convenance idéologique, mais ils n’ont même pas cure de la démocratie : ils vont même, dès que le résultat du scrutin leur déplait, à demander de procéder à un nouveau tour de piste, en espérant qu’il leur sera plus favorable ; et ça, c’est précisément le fait d’une madone, qui vous promet d’instaurer un « ordre juste » sur la planète entière !

 

Et si ce n’était que ça ! Elle est même capable de vous faire culpabiliser, y compris un des grands barons régionaux, pour propos discriminatoire, puis tout bonnement de l’enrôler dans son staff, quelques mois plus tard : vous avez dit « incohérence » ? ! Oui, et ce n’est pas pour rien que l’objet de ma lettre du 12 juin 2007 à Ségolène Royal, une parmi la quinzaine toujours sans réponse à ce jour, s'intitulait « La France l’a échappé belle ! »

 

Evidemment, je n’ai aucun doute que les « croyants au miracle » continueront encore à croire en la réalité possible un monde parfait avec des humains imparfaits, car: comme dit l‘autre : « C’est congénital chez eux » - et ce terme, pour autant qu’il soit aléatoire, n’en est pas moins opportunément approprié à leur penser superstitieux ! ! ! !

 

Un, qui doit bien se marrer aussi, c'est Jean-Luc Mélenchon, fort de son départ tonitruant, mais qui risque de réussir son pari...

             
Le lien ci-après, découvert inopinément sur un forum philosophique, est particulièrement significatif pour illustrer comment des faiseurs d'opinion peuvent bafouer aujourd'hui la liberté d'expression, tout en se présentant hypocritement en public comme faisant partie de ses plus ardents défenseurs.
 
C'est incontestablement le cas du "vertueux" Thierry Ardisson, tel qu'il se montre sous son véritable jour dans la vidéo de Dailymotion – cf. :
 
 
Je n'ai pas besoin de faire de commentaire préalable. Chacun, quelles que soient ses opinions par ailleurs, sera en mesure de se faire une idée de l'extrême partialité du présentateur, selon que tu seras puissant ou misérable : en clair, c'est plus facile de restreindre la liberté d'expression des uns que celle des autres, selon qui est derrière vous pour vous soutenir, et vous créera ainsi le moins d'ennuis !
 
Liberté et égalité, Thierry Ardisson, ne connaît pas ! Il prouve ici qu'il agit sans aucun autre argument de fond que son bon vouloir tout puissant, lui permettant de "censurer" qui il veut : vous avez dit "liberté d'expression" ?
 
Je suis d'autant plus ravi qu'il soit pris en flagrant délit de partialité que j'avais déjà eu l'occasion de dénoncer le contenu "bien-pensant" et le ton "moralisateur" de son émission hebdomadaire "Tout le monde en parle", dans un courrier du 9 octobre 2005, sans me douter pour autant d'un parti pris aussi énorme.
 
J'extrais ici seulement quelques brefs passages de la lettre d'une dizaine de pages, où j'écrivais en substance :
 
Monsieur Thierry Ardisson
"Tout le monde en parle"
France 2
7, Esplanade Henri de France
75907 PARIS CEDEX 15
Fax : 01 56 22 45 04
 
(A l'attention de Laurent Baffie)
 
Monsieur,
 
 
Diverses citations extraites, ici et là, de votre livre, Confessions d'un baby-boomer, me donnent une occasion inespérée de dénoncer la constance du contenu "bien-pensant" et du ton "moralisateur" de votre émission hebdomadaire "Tout le monde en parle".
 
Ils se fondent, en effet, uniquement sur les mensonges de la superstition moraliste, source du discours "politiquement correct" d'aujourd'hui servant à faire le tri entre les prétendus "vertueux" et les soi-disant "salauds" de l'époque actuelle.
 
Je souligne que mon propos n'est pas de dénoncer vos comportements personnels, quoique vous ayez pu faire au cours de votre vie, car contrairement à vous et à la très large fraction de l'opinion que vous manipulez, il n'y a pas – et il n'y aura jamais ! - d'individus, de groupes d'individus, tous critères d'appartenance confondus, de peuples, de nations et d'États "IRRÉPROCHABLES" - sauf à vous de les citer, en toute connaissance de cause du moindre détail de leur vie personnelle privée, dissimulé à l'opinion – chacun ne publiant pas comme vous ses confessions..!
 
Ceci devrait inciter tout individu, non seulement à se reconnaître et à déclarer "plus égoïste que moi, tu meurs", mais surtout à se dispenser de donner des leçons de morale et de condamner les autres au nom de la superstition moraliste [Morale et critique morale d'autrui au nom de la morale]. Quelle morale, d'ailleurs, puisqu'aucun catéchisme n'exprime quoi que ce soit d'absolu, comme le confirme la diversité de leurs contenus ; et ce, y compris, le catéchisme universel ou Déclaration universelle des droits de l’homme.
 
Certes, c'est très pratique, voire "juteux", pour faire culpabiliser les uns, en matière de racisme et d’antisémitisme, tout en laissant sous-entendre que d'autres seraient exempts de toute forme de discrimination, y compris sur le critère ethnique. Ainsi les "vertueux" de l'époque – seulement en parole, hélas ! - s'arrogent-ils le monopole de la vertu en s'appropriant illégitimement l'Idéal, sur la base de leurs mensonges moralisateurs distinguant deux sortes d'humains, les antiracistes et les racistes par nature. En réalité, il n'y a ni Bien ni Mal absolus, et pas davantage les bons et les mauvais, comme l'Histoire et l'actualité suffisent à l'établir….
 
Dans l'espoir que vous aurez le courage intellectuel de vous démarquer de tous les menteurs dénoncés dans le texte ci-dessous en raison de leur silence et de leur refus de débattre, sauf à manifester la même intention de continuer à colporter les mensonges du monde et à tromper l'opinion, je vous remercie de votre attention et vous prie d'agréer, Monsieur, mes salutations distinguées. [Fin de citation]
 
Annexe : La lâcheté des élites
 
[En parcourant les liens Internet le concernant, vous découvrirez nombre des provocations de cet amuseur public, qui ne craint pas les contradictions et les mensonges, au point de déclarer: "Toute vérité est bonne à dire" – à voir !]
 
 
                                                      
 
 

 

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