COURRIER "Politiques"

Le 12 novembre 2009


Objet :

« GIEC et "débilité intellectuelle" »                                                                            

 

 

 Monsieur Nicolas Sarkozy

 Palais de l'Elysée

 55, rue du Faubourg Saint-Honoré

 75008 Paris



[A l'attention de François Fillon, Jean-Louis Borloo, Xavier Bertrand, Nathalie Kosciusko-Morizet et Chantal Jouanno, respectivement ancienne et nouvelle Secrétaire à l’Ecologie]

 

Monsieur,

 

Le 18 septembre 2008, je vous ai adressé en envoi recommandé avec accusé de réception un courrier intitulé, « Philosophie, euthanasie et "débilité intellectuelle" », qui entendait dénoncer, arguments intellectuels et philosophiques à l’appui, la « Superstition », le penser superstitieux, dans ses divers modes d’expression [Religion, métaphysique (matérialisme et idéalisme), idéologie et moralisme], et en particulier le scientisme contemporain, ou métaphysique matérialiste, qui fait précisément l’objet de cette lettre, car il n’est rien d'autre que la forme dévoyée de la Science.

 

A ce courrier était joint le texte, Mensonges et lâcheté des élites, dans lequel je dénonce les mensonges et les « croyances au miracle » du monde, ainsi que ceux qui les colportent au quotidien - sciemment, désormais ! -, à savoir les faiseurs d’opinion de l’époque, tous milieux confondus [Médias, responsables politiques, intelligentsia (prétendus intellectuels, pseudo-philosophes) et associations moralisatrices ou écologistes], en raison de leur silence et de leur refus de débattre sur le fond depuis plus de douze ans, comme l’ensemble de ma correspondance en témoigne, preuves matérielles à l’appui.

 

Néanmoins, à ce jour, je suis bien obligé de constater que seul le récépissé officiel du Chef de Cabinet du Président de la République, en date du 13 novembre 2008, fait office d’argumentation contraire à ma lettre du 18 septembre 2008, puisque j’attends toujours la moindre objection de fond à ce courrier, en particulier sur la partie consacrée au « scientisme », à propos duquel j’avais écrit en substance :

 

« La « débilité intellectuelle » de l’époque se manifeste également dans ses « croyances au miracle » scientistes. Par « scientisme », j’entends la Science devenue superstitieuse, dès lors qu’elle absolutise fictivement le relatif, c’est-à-dire fait passer ses théories et ses hypothèses relatives pour absolues, pour réalité ou Vérité absolue, alors que la Science est à jamais relative – l’évolution de son savoir fluctuant constamment au fil du temps, y compris de façon contradictoire, suffit à l’attester !

 

Croire – encore et toujours « croire » ! – que notre penser relatif, ou penser du relatif, celui qui nous sert à vivre et à nous orienter dans notre monde des choses, serait en mesure de connaître et de comprendre absolument notre monde - a fortiori de le maîtriser « absolument » ! -, c’est l’une des récentes « croyances au miracle » de l’humanité, venant à la suite de son catéchisme des droits de l’Homme, toujours aussi impuissant à mettre au pas les humains, faute de jamais parvenir à concilier la théorie, LA Morale, et la pratique, la réalité quotidienne.

 

Sans entrer ici dans le débat de fond sur le réchauffement climatique, à propos duquel j’attends toujours les objections de Nicolas Hulot à ma lettre du 29 juin 2007, la « croyance au miracle » scientiste du jour se manifeste dans la prétention insensée des humains du XXIe siècle de croire pouvoir dominer à leur guise les forces éternelles de la Nature, afin d’établir sur la planète un « climat sur mesure » pour l’éternité – certes, DEMAIN, toujours DEMAIN, mais seulement DEMAIN, à la saint Glinglin, cette sempiternelle échéance du penser superstitieux sous toutes ses formes !

 

Comme ni vous ni moi (et bien peu des Terriens d’aujourd’hui) ne verrons le terme annoncé de cette nouvelle chimère, à savoir la fin du siècle, je me borne à fournir deux arguments non scientifiques pour la dénoncer, sans oublier pour autant les contrevérités et les lacunes de notre savoir scientifique actuel sur « tout un tas de choses » (selon l’expression de Claude Allègre), dont ne manqueront pas de sourire nos plus ou moins lointains descendants. Forcément, au fil des siècles et des millénaires, ils ne manqueront pas de constater notamment qu’il fait toujours sur Terre, tantôt plus chaud, tantôt plus froid, même si nos scientistes du jour se font prophètes sans preuves, alors que seule la démonstration poussée à son terme ultime, l’UN absolu, est légitime en matière de Vérité.

 

Mon premier argument se fonde, encore et toujours, sur l’impossibilité absolue d’introduire l’absolu dans le relatif, autrement dit de transposer l’Idéal dans le quotidien, qu’il s’agisse du devenir du monde en général ou de celui du climat en particulier. Il s’appuie, en outre, sur la constatation scientifique indiscutable suivante : notre monde est en constant mouvement, et donc en incessant changement, puisque celui-ci en découle ; il en résulte que la configuration de notre monde des choses est - à « TOUT » moment ! - différente de ce qu’elle était l’instant d’avant. Ceci devrait suffire à réduire à néant le « rêve fou » des humains d’aujourd’hui, devenu de facto sans intérêt puisque tout serait à recommencer sans cesse – sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, d’établir que les Terriens seraient en mesure d’arrêter, de « figer », le mouvement universel perpétuel ! Mais là, précisément, les humains apportent la preuve qu’ils ne doutent de rien, forts qu’ils sont de leur prétendue « libre volonté », capable de soulever des montagnes avec leur foi en elle - paraît-il !

 

Or, si cette fiction d’un illusoire « libre arbitre », en vertu duquel il suffirait de vouloir pour pouvoir, était une réalité de notre monde, c’est à se demander pourquoi les maux sempiternels de l’humanité perdurent depuis des millénaires, puisqu’il nous suffirait de vouloir pour pouvoir les éradiquer, voire instaurer sur la planète liberté idéale et égalité absolue, entre autres vœux pieux. Plus simplement, par ailleurs, pourquoi notre langage, et bien d’autres, auraient-ils besoin d’utiliser le conditionnel, SI TOUT  dépend exclusivement de notre libre volonté  excluant par avance tous les impondérables, lesquels, par définition, nous échappent ?

 

En réalité, TOUT ce qui se produit dans notre monde (phénomènes naturels, évènements historiques, actions collectives, actes individuels) dépend seulement de ce que Spinoza nomme la « nécessité », à savoir l’enchaînement infini de l’infinité des causes et des effets que nous sommes totalement incapables de maîtriser par notre libre arbitre, comme la seule situation économique mondiale d’aujourd’hui suffit à l’attester.  

 

Mon second argument contre la prétention obscurantiste scientiste du jour, qui vaut également pour invalider les « croyances au miracle » de la superstition idéologique, tient à la réalité de notre nature humaine. Celle-ci se caractérise par son égoïsme inné et effréné, auquel personne n’échappe : ni vous ni « moi », et pas davantage les six milliards d’humains d’aujourd’hui, voire les milliards supplémentaires de demain et d’après-demain - hypocrites et inconscients inclus ! 

 

Brièvement défini, notre égoïsme naturel n’est que le désir premier de chacun de vivre le plus longtemps et le mieux possible, en se gratifiant autant que faire se peut dans ses affaires d’amour, quel qu’en soit l’objet, d’argent, en tant qu’instrument de possession des biens les plus divers, voire de personnes, et de gloire ou honneur-vanité, d’ego tout simplement pour les plus modestes - s’il en existe !

 

Alors s’imaginer que les six milliards d’humains différemment concernés par l’inquiétude climatique actuelle, et par ailleurs légitimement soucieux de leurs intérêts égoïstes immédiats, individuels ou collectifs, vont se mettre à marcher comme un seul homme pour le bien de la planète, un hypothétique bien qu’ils ne verront même pas, cela fait partie de la « croyance au miracle » actuelle, orchestrée à l’unisson par les scientifiques du GIEC, les médias, les politiques et les intellectuels d’aujourd’hui, à l’exception de quelques rares contradicteurs, parmi lesquels Claude Allègre.


Les chances de réussite de cet improbable accord unanime sont d’autant moins assurées que l’Organisation des Nations Unies, représentative de tous les Etats de la planète, n’est pas parvenue, en plus de soixante ans, à faire vivre en paix deux Etats lilliputiens voisins, ou encore à en juger d’après les difficultés rencontrées aujourd’hui dans le Caucase pour résoudre un conflit concernant, en superficie et en population, l’équivalent de deux départements français, sans oublier d’innombrables exemples et la retenue à l’égard de la Russie pour des raisons fondamentalement égoïstes d’approvisionnement en énergie - mais il n’est pas interdit de rêver et la planète ne s’en prive pas, malgré des accords internationaux sempiternellement bafoués ! ! !


Compte tenu de l’impossibilité chronique de régler définitivement les problèmes terrestres liés à la multitude des intérêts égoïstes contradictoires à travers la planète, il faudrait peut-être commencer à réfléchir sur l’opportunité, ou non, de s’engager dans cette galère climatique par rapport à laquelle les douze travaux d'Hercule ne sont qu'une modeste illustration – ne serait ce que pour une banale question de financement des mesures envisagées, et pratiquement envisageables sans mettre en péril l’activité économique et financière mondiale.


Toutefois, je fais confiance à l’avenir plus ou moins lointain pour juger de la pertinence de mes propos d’aujourd’hui sur le climat et ses incessantes variations, dès lors qu’ils seront confrontés à la réalité observable du climat terrestre de demain, d’après-demain et ainsi jusqu’à la fin des temps. En effet, le Groenland nous a déjà fourni un exemple bien connu de très important réchauffement climatique, aux IXe et Xe siècles, sans souffrir pour autant de pollution industrielle ou inhérente aux moyens de transport, à une époque où l’hypocrite compassion publique ne s’attendrissait pas sur le devenir des ours blancs – et pour cause : le tambour médiatique n’était pas là pour colporter planétairement les mensonges et les « croyances au miracle » du penser superstitieux !


Je dis « hypocrite », dans la mesure où une très large fraction de l’opinion compassionnelle d’aujourd’hui se préoccupe davantage du sort des animaux en général, et des ours blancs en particulier, que de celui de son prochain, comme suffisent à l’illustrer les luttes intestines entre camarades de gauche en général et entre camarades socialistes en particulier. C’est aussi l’une des caractéristiques des « vertueux » d’afficher leur amour universel, rappelé fort mal à propos par Ségolène Royal reprenant à son compte le mot du Christ : « Aimez-vous les uns, les autres », alors que les uns et les autres, précisément, s’entredéchirent à qui mieux-mieux pour de sombres questions d’intérêt – mais pas seulement à gauche, d’ailleurs, et pas seulement en politique ! l ! » [Fin de citation]


Pour en terminer avec le courrier évoqué, dont la copie est toujours à votre disposition, je tiens à souligner que j’ai également dénoncé le scientisme dans une lettre adressée le 20 décembre dernier à Nathalie Kosciusko-Morizet, alors Secrétaire d’Etat à l’Ecologie, ainsi que dans celle expédiée en courrier recommandé avec accusé de réception à Jean-Louis Borloo, le 20 janvier 2009, mais dont j’attends encore à ce jour la réponse, puisque seul le récépissé postal tient également lieu d’argumentation contraire, et sans oublier mon courriel du 16 septembre dernier à Xavier Bertrand, Secrétaire national de l’UMP, également toujours sans réponse à ce jour.


Depuis lors, je n’ai eu de cesse de contacter les grands leaders d’opinion de l’hexagone (médias, politiques, intellectuels et associations écologistes), dont les noms et les preuves d’envoi de mon courrier sont à votre disposition, pour les mettre face à leurs mensonges et à leurs « croyances au miracle » sur la question climatique, en espérant obtenir des objections intellectuellement, voire scientifiquement, et philosophiquement étayées. Or, je n’ai pu constater jusqu’ici que leur silence et leur refus de débattre, et c’est pourquoi j’ai décidé de m’en prendre directement au GIEC en raison de son immense responsabilité de tam-tam médiatique sur fondement scientifique prétendument avéré, ce que j’attends toujours de vérifier en réponse à ma question précisée dans le courrier annexé.


Pour ce faire, le 2 septembre dernier, j’ai adressé un courriel à l’IPCC pour exposer un argument à validité éternelle, mais faute de réponse, je l’ai réexpédié le 6 et le 17. Toutefois, même si le denier envoi portait en objet : « GIEC : ÉCHEC ET MAT ? ! », je n’ai obtenu que silence et mépris en guise de réponse. Cette lâcheté intellectuelle m’a donc conduit à développer mon point de vue dans une lettre recommandée avec accusé de réception, en date du 2 novembre, ainsi qu’en témoigne le récépissé postal signé le 4, que je joins à cet envoi.


Le temps perdu jusqu’ici en raison du silence et du refus de débattre des soi-disant « élites », contactées sur le réchauffement climatique, ainsi que la proximité de la Conférence de Copenhague m’ont amené à faire part de mon combat contre la superstition scientiste, entre autre, à celui que l’humanité considère comme son nouveau messie « cosmo-planétaire », Barack Obama en l’occurrence. C’est pourquoi je vous invite ainsi que les membres du gouvernement, et notamment ceux mis en exergue ici, à prendre connaissance de ma lettre en anglais du 9 courant au Président américain, accompagnée du courrier adressé au GIEC dans sa version anglaise et française, ainsi que des documents témoignant officiellement de leur envoi.


Vous y trouverez l’essentiel de mes arguments dénonçant, sur le plan intellectuel et philosophique, la « croyance au miracle scientiste » du jour, mais j’y j’ajoute cette dernière question :


« A quel moment et à quels signes tangibles indiscutables, l’humanité reconnaîtra-t-elle que le climat de la planète a été définitivement maîtrisé, idéalement stabilisé ? »


Personnellement j’y ai déjà répondu, et la saint Glinglin fera donc l’affaire, sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire - mais la saint Glinglin n’est pas non plus pour demain en la matière ! Or, sans rigoureuse démonstration contraire sur des points très précis de désaccord, la superstition scientiste est en tout point comparable au catéchisme religieux ou droit-de-l’hommiste, dans la mesure où elle découle pareillement du penser superstitieux !


En conclusion, je pense avoir établi, dans l’ensemble des documents à votre disposition, ce que j’entends par « débilité intellectuelle » de l’époque, mais aussi de toutes les époques, telle qu’elle se manifeste lorsque la Foi, la croyance au miracle, prime sur la Raison, la démonstration.  C’est pourquoi je vous invite à soulever vos éventuelles objections sur des points très précis de désaccord sur le fond et à présenter vos arguments intellectuellement, voire scientifiquement, et philosophiquement étayés.


Dans cette éventualité, je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

                                                         

 

Annexe : I - Lettre du 9 novembre 2009 à Barack Obama

              II – Lettre du 2 novembre 2009 au GIEC

              III – Texte, Mensonges et lâcheté des élites

              IV – Accusé de réception et fiche d’envoi d’un recommandé international

         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NovemberNovembe7th, November, 9th, 2009
 

Object:

« IPCC: I ACCUSED ! »

Mister Barack Obama

The White House
1600 Pennsylvania Avenue NW

 Washington, DC 20500

 

Sir,

 

For avoiding to the current humanity to turn darker straight ahead in the wall and to sink into the ridiculous in front of the future generations, the nearness of the world Conference of Copenhagen on the climate gives me the opportunity to draw your attention on the contemporary global "lie" in its " faith in the miracle” to establish on the planet a "customized" climate for all eternity: TOMORROW, always TOMORROW, but only TOMORROW!

 

Indeed, this deceptive scientistic promise, similar to those of the ideological superstition, results only of our superstitious thinking, which succeeds in persuading the human beings in their power to transpose the Ideal into the everyday life, that it is about the future of the world generally, or about that of the climate in particular.

 

I tried in vain up to here, in the national level, to alert in particular Nicolas Sarkozy by my letter of September 18th, 2008, then Jean-Louis Borloo, French Minister for the long-lasting Environment, on January 20th, 2009, as well as most of the hexagonal makers of opinion, any confused circles [Media, politicians, intelligentsia (claimed intellectuals, pseudo-philosophers) and environmentalist associations], among whom names and proofs of sending of my mail are at your disposal.

 

For lack of answer of these so-called "elites", I addressed directly the members of the IPCC because of their immense scientific responsibility and of their global implication guaranteeing for this contemporary "swindle" to ask the following question:


« In an universe, which is perpetually in movement, and where EVERYTHING is in a constant movement, that is the SOLE cause of the unceasing transformation of all the things of our world, human beings included, HOW would-it be possible to definitively stabilize anything and thus to establish on the planet a custom-made climate for all eternity, excepted by stopping this movement itself, precisely?
»


In several e-mails always without answer this day, figured notably that of last September 17th, entitled without ambiguity " IPCC: CHECKMATE?! ", which aimed at denouncing the silence and the refusal of these international scholars to discuss on a question nevertheless all over the world guaranteed by the official Science. I invited them in particular to refute my demonstration by means of arguments scientifically and philosophically supported, as well as give evidence of it my letter of 2 inst., sent in registered packet with acknowledgement of receipt - so as whoever or to yourself, obviously, to demonstrate the opposite on possible litigious points, as I had respite to demand it throughout this mail to contradict me!


I join this document to allow you to judge quite at leisure my whole argumentation in its slightest details, and so can refute them possibly on the scientific and philosophic plan. Consequently, I restrict to highlight here the main lines of my presentation establishing the lies and the "faiths in the miracle" of the Superstition generally, and the scientism in particular in its arrogant person claim to master the climate of the planet "at our convenience": WHICH ONE, moreover, so as to believe the human beings in measure to agree on the rain and the good weather in particular, and generally on what is good and bad, that is really on what is good or bad for their selfish interests of all kinds, individual or collective?!


"ALL" the lies of the world - those of yesterday, current and of tomorrow - always base themselves on the deceitful postulate of the Superstition in its diverse modes of expression, because it consists by “taking the relative as absolute", that is to present fictitiously as absolute, as reality or the absolute Truth, the only relative contents thought in and about our world. The scientistic superstition does not escape it, since it makes absolute its theories and its hypotheses, while the Science is for ever condemned to express only the "relative truths" till the end of time.


So, leaving this false premise, the superstitious thinking under all its forms does not hesitate to jump the abyss, nevertheless for ever unbridgeable, which separates definitively the practice, the daily reality, the "relative", from the theory, the Ideal, the "Absolute", as it goes away of the current superstitious faith in our claimed power to master "absolutely" the climate of the planet in our way, by locking its ceaseless variations.


I want for proof the comments of Yann Arthus-Bertrand declaring in a feminine monthly magazine, in June, 2008: "It stays in us ten years to save the planet" - clearly said: "In ten years, the apocalypse will be mastered"! ! ! We do not thus have for a long time to wait - less than nine years, today! - to verify this prediction, and they will still be billions of individuals to notice or not its eventual realization. Now, as well as the humanity waits in vain, for more than two centuries, for the advent of the ideal freedom and the absolute equality on Earth, are not enough resounding declarations for reaching them, no more than for mastering the climate - in view of the above-mentioned assertion, I can’t really see, moreover, how the human beings would reach there within decade!


Be that as it may, we master NOTHING in our world. NOTHING depends on our claimed free will, otherwise the infinite problems of the planet would not remain durably unresolved, and our world would have effectively become a paradise! We have thus only the obligation to adapt ourselves permanently to the infinite connection of the infinity of the causes and the effects, led by the perpetual motion of our universe and all the things which constitute it. In the infinity of its forms and its degrees of speed, the movement is the fundamental cause of ALL which happens in our world (natural phenomena, events history, collective actions and individual acts) by the ceaseless transformation of EVERYTHING, to which we have to adapt ourselves willy-nilly, as well as testify of it, at the global level, infinite and constant reforms introduced in all the States without exception to try to follow so-so the movement, even if they are always running late on it!


In conclusion, I think of having put you so in front of your immense global responsibility in the only choice which is imperative on the subject, according to THE absolute eternal Truth. So as to demonstrate the opposite, obviously, in front of an obvious error so heavy of consequence for the humanity, it seems preferable to backtrack instead of pursuing pointlessly a for ever inaccessible purpose, because as says it the classic art Latin expression:
« Errare humanum est, perseverare diabolicum »


Nevertheless, if you do not share my opinion, what is your most justifiable right, you have to demonstrate the opposite on very precise points of discord, because only the Reason, the demonstration, has a justifiable validity against the Faith, the "belief in the miracle".
 

Besides,  I inform you  about my intention to communicate a copy of this mail to Mister Ban Ki-moon, General Secretary of the United Nations Organisation, to the president of the European Comission, Manuel Barroso, and of the European Parliament as well as to the leaders of the main countries of the European Union, among whom the chancellor Angela Merkel and the British Prime Minister, Gordon Brown.

Looking forward to your possible contrary arguments, I thank you for your attention and ask you to approve, Sir, my best regards.


J P
: Letter of November 2nd, 2009 in the IPCC


[TRADUCTION ] 

Objet :

« GIEC: J'ACCUSE! »  

 
MonsieurBarack Obama
Maison Blanche
1600 Pennsylvania Avenue NW

 Washington, DC 20500

 

 

Monsieur,

 

 

Pour éviter à l’humanité d’aujourd’hui de foncer droit dans le mur et de sombrer dans le ridicule face aux générations futures, la proximité de la Conférence mondiale de Copenhague sur le climat me donne l’occasion d’attirer votre attention sur le « mensonge » planétaire contemporain dans sa « croyance au miracle » d’instaurer sur la planète un climat « sur mesure » pour l’éternité : DEMAIN, toujours DEMAIN, mais seulement DEMAIN !

 

En effet, cette fallacieuse promesse scientiste, semblable à celles de la superstition idéologique, résulte seulement de notre penser superstitieux faisant croire aux humains en leur pouvoir de transposer l’Idéal dans le quotidien, qu’il s’agisse du devenir du monde en général, ou de celui du climat en particulier.

 

J’ai tenté en vain jusqu’ici, à l’échelon national, d’alerter nommément Nicolas Sarkozy par ma lettre du 18 septembre 2008, puis Jean-Louis Borloo, ministre français de l’Environnement durable, le 20 janvier 2009, ainsi que la plupart des faiseurs d’opinion hexagonaux, tous milieux confondus [Médias, politiciens, intelligentsia (prétendus intellectuels, pseudo-philosophes) et associations écologistes], dont les noms et les preuves d’envoi de mon courrier sont à votre disposition.

 

Faute de réponse de ces soi-disant « élites », je me suis adressé directement aux membres du GIEC en raison de leur immense responsabilité scientifique et de leur implication planétaire cautionnant cette « arnaque » contemporaine pour poser la question suivante :


« In an universe, which is perpetually in movement, and where EVERYTHING is in a constant movement, that is the SOLE cause of the unceasing transformation of all the things of our world, human beings included, HOW would-it be possible to definitively stabilize anything and thus to establish on the planet a custom-made climate for all eternity, excepted by stopping this movement itself, precisely? »


Dans plusieurs courriels toujours sans réponse à ce jour, figurait notamment celui du 17 septembre dernier, intitulé sans ambiguïté « GIEC : CHECKMATE ? ! », qui visait à dénoncer le silence et le refus de ces savants internationaux de débattre sur une question pourtant mondialement cautionnée par la Science officielle. Je les invitai notamment à réfuter ma démonstration au moyen d’arguments scientifiquement et philosophiquement étayés, ainsi que l’atteste ma lettre du 2 courant, adressée en envoi recommandé avec accusé de réception – sauf à quiconque ou à vous-même, évidemment, de démontrer le contraire sur d’éventuels points litigieux, comme je n’ai eu de cesse de le réclamer tout au long de ce courrier pour me démentir !


Je joins ce document pour vous permettre de juger tout à loisir l’ensemble de mon argumentation dans ses moindres détails, et ainsi de pouvoir les réfuter éventuellement sur le plan scientifique et philosophique. En conséquence, je me borne à faire ressortir ici les grandes lignes de mon exposé établissant les mensonges et les « croyances au miracle » de la Superstition en général, et du scientisme en particulier dans son arrogante prétention de maîtriser le climat de la planète « à notre convenance » : LAQUELLE, d’ailleurs, sauf à croire les êtres humains en mesure de s’accorder sur la pluie et le beau temps en particulier, et en général sur ce qui est bien et mal, c’est-à-dire en réalité sur ce qui est bon ou mauvais pour leurs intérêts égoïstes de toutes sortes, individuels ou collectifs ? !


« TOUS » les mensonges du monde - ceux d’hier, d’aujourd’hui et de demain - se fondent toujours sur le postulat mensonger de la Superstition dans ses divers modes d’expression, puisqu’il consiste à « absolutiser le relatif », c'est-à-dire à présenter fictivement comme absolu, comme réalité ou Vérité absolue, le contenu seulement relatif pensé dans et sur (à propos de) notre monde. La superstition scientiste n’y échappe pas, dès lors qu’elle absolutise ses théories et ses hypothèses, alors que la Science est à jamais condamnée à n’exprimer que des « vérités relatives » jusqu’à la fin des temps.


Ainsi, partant de cette fausse prémisse, le penser superstitieux sous toutes ses formes n’hésite pas à sauter l’abîme, pourtant à jamais infranchissable, qui sépare définitivement la pratique, la réalité quotidienne, le « relatif » », de la théorie, l’Idéal, l’« Absolu »,  comme il en va de la croyance superstitieuse actuelle en notre prétendu pouvoir de maîtriser « absolument » le climat de la planète à notre guise, en enrayant ses incessantes variations.


J’en veux pour preuve les propos de Yann Arthus-Bertrand déclarant dans un mensuel féminin, en juin 2008 : « Il nous reste dix ans pour sauver la planète », c’est-à-dire en clair : « Dans dix ans, l’apocalypse sera maîtrisée »! ! ! Il ne nous reste donc pas longtemps à attendre - moins de neuf ans, aujourd’hui ! - pour vérifier cette prédiction, et ils seront encore des milliards d’individus pour en constater ou non, à terme, son avancée ! ! ! Or, de même que l’humanité attend en vain, depuis plus de deux siècles, l’avènement de la liberté idéale et de l’égalité absolue sur Terre, il ne suffit pas de déclarations fracassantes pour y parvenir, pas plus que pour maîtriser le climat - au vu de la déclaration précédente, je vois mal, d’ailleurs, comment les humains y parviendraient en moins d’une décennie !


Quoi qu’il en soit, nous ne maîtrisons RIEN dans notre monde. RIEN ne dépend de notre seule prétendue libre volonté, sinon les infinis problèmes de la planète ne resteraient pas durablement en suspens, et notre monde serait devenu effectivement un paradis ! Il nous reste donc seulement l’obligation de nous adapter en permanence à l’enchaînement infini de l’infinité des causes et des effets,  induit par le mouvement perpétuel de notre univers et de toutes les choses qui le constituent. Dans l’infinité de ses formes et de ses degrés de vitesse, le mouvement est la cause fondamentale de TOUT ce qui advient dans notre monde (phénomènes naturels, évènements historiques, actions collectives et actes individuels) par l’incessante transformation de TOUT, à laquelle nous devons nous adapter bon gré mal gré, ainsi qu’en témoignent, au niveau planétaire, les infinies et constantes réformes initiées dans tous les Etats sans exception pour tenter de suivre tant bien que mal le mouvement, même si elles ont toujours un train de retard sur lui !


En conclusion, je pense vous avoir mis ainsi face à votre immense responsabilité planétaire dans le seul choix qui s’impose en la matière, conformément à LA Vérité éternelle absolue. Sauf à démontrer le contraire, évidemment, devant une erreur patente aussi lourde de conséquence pour l’humanité, il semble préférable de faire machine arrière au lieu de poursuivre inutilement un but à jamais inaccessible, car comme le dit l’antique locution latine : « Errare humanum est, perseverare diabolicum »


Néanmoins, si vous ne partagez pas mon opinion, ce qui est votre droit le plus légitime, il vous reste à démontrer le contraire sur des points très précis de désaccord, car seule la Raison, la démonstration, a une validité légitime contre la Foi, la « croyance au miracle ».

Par ailleurs, je vous informe de mon intention de communiquer une copie de ce courrier à Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'Organisation des Nations unies, au président de la Commission européenne, Manuel Barroso, et du Parlement européen, ainsi qu'aux leaders des principaux pays  de l'Union Européenne, parmi lesquels la chancelière Angela Merkel et le Premier ministre britannique, Gordon Brown.

 


Dans l'attente de vos éventuels arguments contraires, je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

                                                      

P J : Lettre du 2 novembre 2009 au GIEC


[Les défauts de présentation (police, par exemple), constatés après envoi, sont totalement indépendants de ma volonté !] 

 

 

 

 

 

 

 



 

Le 12 octobre 2009

Objet :

« Censeur un jour, censeur toujours… »

 

Monsieur Benoît Hamon

Parti socialiste

10, rue de Solferino

75007 PARIS

Fax : 01 45 56 78 74

 

[A l’attention de Martine Aubry, Annick Lepetit, Arnaud Montebourg, Bertrand Delanoë, Dominique Strauss-Kahn, Elisabeth Guigou, Francis Rebsamen, François Hollande, François Patriat, Georges Frêche, Henri Emmanuelli, Jack Lang, Jean Glavany, Jean-Marc Ayrault, Jean-Marie Le Guen, Jean-Pierre Chevènement, Julien Dray, Laurent Fabius, Lionel Jospin, Malek Boutih, Manuel Valls, Michel Sapin, Olivier Duhamel, Pierre Moscovici, Robert Badinter, Ségolène Royal et Vincent Peillon]

Monsieur,

 

Votre condamnation moralisatrice de Frédéric Mitterrand me donne l’occasion de vous rappeler mes lettres des 2 septembre 2007 et 19 septembre 2009 toujours sans réponse à ce jour, mais encore à votre disposition.

 

Dans ce courrier accompagné du texte, Mensonges et lâcheté des élites, j’avais notamment dénoncé votre « collaboration » active partisane à la superstition idéologique ainsi qu’à la superstition moraliste, dont vous êtes devenu le porte-parole officiel pour le compte du Parti socialiste sans avoir pour autant le courage intellectuel de débattre sur le fond, en apportant vos éventuels arguments contraires à ma condamnation sans ambiguïté des mensonges et des « croyances au miracle » du penser superstitieux, tels que déjà amplement établis.

 

Ils sont également colportés par les caciques socialistes mis en exergue ici, mais il n’est interdit ni à vous-même ni à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire, comme je l’attends, depuis des lustres, pour l’idéologie, toutes les idéologies sans exception, pour le moralisme, tous catéchismes confondus, voire pour la religion, toutes religions réunies (monothéistes ou polythéistes) et pour la métaphysique (matérialisme, ou scientisme, et idéalisme, ou spiritualisme).

 

Ces responsables socialistes ne sont d’ailleurs guère plus courageux que vous pour affronter le seul et unique véritable débat d’idées, tel que précisé antérieurement, et donc pour avancer leurs éventuelles objections, voire leurs arguments intellectuellement et philosophiquement étayés au profit de leur penser superstitieux consistant à « absolutiser le relatif », c’est-à-dire entendant introduire fictivement l’Absolu dans le relatif, ou parvenir à transposer l’Idéal dans le quotidien.

 

Toute ma correspondance passée en témoigne, au point même que l’un d’entre eux m’a contraint, en son temps, à faire signifier par huissier une lettre pourtant adressée en envoi recommandé avec accusé de réception - mais refusée à l’arrivée ! -, alors qu’il présidait SOS Racisme, un merveilleux tremplin politique, par ailleurs, pour nombre d’anciens dirigeants de cette association moralisatrice à sens unique et adepte du « deux poids, deux mesures » - et ce, quels que soient les mensonges colportés ou les « magouilles » avérées, y compris celle de subornation de témoins dans une affaire criminelle !

 

Et ce sont ces mêmes « vertueux », qui viennent ensuite donner impunément des leçons de morale aux Autres sans autre argument que le catéchisme soi-disant universel contemporain, qu’ils bafouent pourtant ici comme ailleurs. Une preuve, s’il en est, de la « débilité intellectuelle » d’une époque, où les pécheurs, à l’exemple de l’ancienne candidate socialiste à Dakar, vont faire repentance devant un continent et des peuples loin d’être réellement plus « irréprochables » que ceux qu’ils condamnent, moralement parlant – sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, d’établir le contraire ! Sinon je tiens à votre disposition un abondant catalogue d’observations à leur égard, dont Ségolène Royal peut vous parler savamment pour en avoir eu connaissance – même si j’attends toujours sa réponse à ce jour ! ! !

  

Aussi, avec un tel passif partagé assurément avec la totalité des humains égoïstes, à commencer par moi, la gauche en général et les socialistes en particulier sont-ils spécialement malvenus pour donner des leçons de morale aux Autres, mais je n’entends pas reprendre ici l’abondante argumentation déjà exposée il y a à peine plus d’un mois, laquelle n’était qu’un rappel du long courrier antérieur. Ceci en dit long néanmoins sur l’attitude des dirigeants socialistes français, tant sur le plan intellectuel et philosophique que comportemental, uniquement fondée sur les fictions du penser superstitieux, déjà précisées, qui se résument en réalité par la devise préférée de tous les hypocrites de la planète : « Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais ! »

 

Certes, au lieu de balayer devant sa porte, c’est plus « juteux », électoralement et financièrement parlant, de jeter l’opprobre sur l’Autre en choisissant, de surcroît, le moment opportun, quitte à emboîter le pas du Front national pourtant honni. Sinon, pourquoi ne pas l’avoir fait en 2005, lors de la sortie du livre de Frédéric Mitterrand vantant déjà les délices du tourisme sexuel ? ! Ceci me dispense de toute autre remarque sur une polémique, où des intérêts de toutes sortes ont prévalu sur LA Morale – comme dab ! Mais LAQUELLE, d’ailleurs, dans un monde où TOUT est relatif et RIEN n’est absolu, morale ou pas ? Et fut-ce même celle du catéchisme soi-disant universel contemporain, qui « absolutise » mensongèrement le Bien et le Mal au nom d’un Idéal « inconnaissable en soi » - sauf pour les « vertueux », évidemment !

 

Ce n’est donc sûrement pas sans raison que Jean-Luc Mélenchon vous a rangé publiquement dans le camp des « jeteurs de pierres » d’un parti qu’il a quitté sans ménagement avec des propos peu amènes sur la soi-disant « solidarité » de ses dirigeants – comme chacun peut le constater au seul vu de leurs incessantes querelles intestines pour être le chef, montrant ainsi qu’ils se soucient d’abord, entre autre, de leurs intérêts égoïstes de gloire ou honneur-vanité, nature humaine oblige ! Aussi, dans la polémique actuelle, chaque égoïste, qui se reconnaît comme tel, ne pourrait qu’absoudre le ministre de la Culture. Pour les « vertueux » censeurs autoproclamés, assurément, c’est beaucoup plus difficile de confesser son égoïsme inné, tel que déjà précisé en matière d’amour, d’argent et de gloriole ! ! !

 

Un égoïsme patent accréditant les mensonges et les « croyances au miracle » de la superstition idéologique et moraliste, si j’en juge seulement par la déclaration de Martine Aubry parlant déjà, en 2002, dans le n°1977 du nouvel Observateur, de « retrouver la gauche », mais dont chacun peut mesurer le résultat depuis lors, et bientôt trois ans après la dernière élection présidentielle, voire quelques mois après le calamiteux Congrès de Reims et la magouille électorale de la « vertueuse » Première secrétaire du Parti socialiste : loin de se retrouver, de se refonder, etc., etc., le Parti socialiste court toujours après son unité, voire celle de la gauche, où le « droitier » MoDem est venu troubler le jeu – à suivre !

 

Par chance pour les « vendeurs d’espoir », l’être humain, quoi qu’on puisse lui raconter, est davantage porté par nature, comme le dit Brunner, à « croire » (aux miracles !), à imiter et à répéter qu’à penser « vraiment », à réfléchir tout simplement. Et c’est ainsi que, depuis 1789 et nombre d’autres révolutions dans le monde, les humains attendent toujours comme sœur Anne l’avènement de l’Idéal sur Terre, bien qu’il soit définitivement renvoyé à DEMAIN, toujours DEMAIN et seulement DEMAIN – sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment d’établir le contraire !

 

Les « marchands d’illusion », toutefois, profitent même de leurs fallacieuses promesses - celle d’ordre juste planétaire, par exemple ! - pour s’arroger en même temps le « monopole de la vertu », voire l’amour du prochain, quitte à reprendre à leur compte la célèbre parole du Christ : « Aimez-vous les uns, les autres ! », alors que leurs condamnations moralisatrices se fondent seulement sur le mensonge d’une liberté et d’une égalité soi-disant absolues, ou idéales, qui peuplent leurs rêves éveillés – vous avez dit « débilité intellectuelle » ? !

 

OUI, je persiste et je signe : c’est le cas lorsque la Foi prime sur la Raison, la démonstration, et c’est pourquoi notre époque est tout aussi obscurantiste, sinon plus, que toutes celles qui l’ont précédée. Nos plus ou moins lointains descendants des siècles et des millénaires à venir ne manqueront pas d’en juger, ne serait ce que sur le plan climatique, sans oublier évidemment les promesses de liberté et d’égalité sans cesse renvoyées sine die. Ils constateront, en effet, qu’il continue à faire tantôt plus chaud, tantôt plus froid, sur la planète, mais sur cette question aussi, bien entendu, médias, politiques, intelligentsia et associations écologistes préfèrent esquiver le débat pour imposer le discours de la pensée unique dominante – certes, quand on refuse de débattre, on a au moins l’illusion d’avoir toujours raison !

 

Pour preuve de votre silence et de votre refus du débat, je vous renvoie à ma lettre du 16 dernier, intitulée « Pour information », mais toujours sans réponse à ce jour, bien que votre parti, entre autres destinataires, ne puisse nier l’avoir reçue, car mon journal des fax témoigne de son envoi. Décidément, le Parti socialiste n’échappe à aucune forme du penser superstitieux, fut-il même scientiste, mais il préfère continuer à croire, et surtout à faire croire, aux « miracles » plutôt que débattre sur le fond, et être ainsi contraint de reconnaître ses mensonges !

 

En conclusion, sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer la fausseté de mes affirmations sur des points très précis de l’ensemble du courrier récemment adressé, vous manifesteriez votre intention délibérée de continuer à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du penser superstitieux dans ses divers modes d’expression (idéologie, moralisme et scientisme, notamment, mais aussi religion), donc à tromper et à manipuler l’opinion.

 

Dans l’attente de vos éventuelles objections intellectuellement et philosophiquement étayées, je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

 

                                                        

Le 2 septembre 2007

 

Objet :

« C’est facile d’être de gauche… »

 

 
Monsieur Benoît Hamon

2, rue Danielle Casanova

91220 Brétigny sur Orge

Fax : 01 60 85 33 28

Courriel : 
contact@benoithamon.com

 

[A l’attention de : François Hollande, Arnaud Montebourg, Bertrand Delanoë, Dominique Strauss-Kahn, Elisabeth Guigou, Henri Emmanuelli, Jack Lang, Jean Glavany, Jean-Marc Ayrault, Jean-Pierre Chevènement, Julien Dray, Laurent Fabius, Lionel Jospin, Malek Boutih, Manuel Valls, Martine Aubry, Michel Sapin, Olivier Duhamel, Robert Badinter, Ségolène Royal et Vincent Peillon]

Monsieur,

Au cours d’un récent débat sur I-Télé, consacré à une énième rénovation du Parti socialiste, vous avez déclaré : « C’est facile d’être de gauche, aujourd’hui », en laissant sous-entendre, à l’appui de quelques problèmes d’actualité, qu’il suffirait de prendre le contrepied des mesures prises ou envisagées par la nouvelle majorité pour gagner l’opinion à sa cause, au nom d’un prétendu « intérêt général ».

 

D’aucuns pourraient déjà demander pourquoi votre mouvement n’y est pas parvenu depuis 1995, et quelles idées nouvelles il serait en mesure de proposer pour satisfaire l’intérêt de tous, par quoi il semble légitime de désigner le soi-disant « intérêt général ».

 

Poser la question sans jamais la résoudre, c’est reconnaître implicitement qu’il doit y avoir au moins « un » obstacle insurmontable, puisque votre seule volonté commune soi-disant libre n’y est toujours pas parvenue depuis 1981. Cet empêchement implacable, à jamais insurmontable, comme je n’ai eu de cesse de le faire savoir aux responsables socialistes mis en exergue ici, c’est tout simplement l’ « impossibilité absolue » de transposer l’Idéal dans le quotidien, de passer effectivement de la théorie, les mots, à la pratique, les faits.


Sur ce plan, Marx aussi est un grand manipulateur devant l’éternel, devant la réalité éternelle de notre monde, puisque lui-même n’y est pas parvenu - et ses descendants pas davantage - jusqu’à preuve du contraire ! Dès lors, je comprends mieux le silence de tous ces caciques socialistes pourtant dûment informés depuis des années, et à de multiples reprises.

 

Néanmoins, à défaut de pouvoir objecter sur le fond, ils continuent à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » de la superstition idéologique arc-boutée sur la superstition moraliste, lesquels se résument à l’intention chimérique et à la promesse fallacieuse de « changer le monde », ainsi que l’illustre ce propos savoureux de François Hollande parlant de « cette gauche qui veut changer le monde et qui sait comment le changer. » (SIC !) [LCI, 21 novembre 2004]

 

Je ne reprends pas ici l’ensemble de mon argumentation dénonçant la superstition idéologique, toutes les idéologies sans exception – altermondialisme inclus -, et le moralisme [Morale et condamnations moralisatrices des « Autres », au nom de LA Morale (laquelle ? !)], tous catéchismes réunis, y compris le catéchisme soi-disant universel contemporain ou Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, dont seule l’ « inobservation » est réellement universelle – sauf à vous d’établir le contraire, à l’aune de la marche du monde depuis plus de soixante ans !


Vos confrères socialistes et apparentés devraient être en mesure de vous informer aussi bien que moi, puisqu’ils disposent de la quasi-totalité de mes arguments disséminée dans l’ensemble de mon courrier toujours sans réponse sur le fond – et pour cause !

 

C’est pourquoi je me borne ici à affirmer sans argumentaire, sauf à vous de soulever des objections, que la superstition idéologique, et donc tous ses porte-parole, ment et trompe l’opinion en accréditant l’idée intellectuellement et philosophiquement aberrante de l’avènement possible d’un monde parfait avec des humains imparfaits, c’est à dire tout simplement égoïstes - hélas DEMAIN, toujours DEMAIN  et seulement DEMAIN !

 

Par « égoïsme », dans son acception adéquate débarrassée de la connotation moralisatrice habituelle des bons et des méchants, des soi-disant altruistes et des égoïstes, il faut entendre le désir inné de tout individu de vivre le plus longtemps et le mieux possible dans son milieu spatio-temporel d’existence, en se gratifiant, autant que faire se peut, dans ses affaires d’amour, de possession de biens et de personnes - d’où le rôle de l’argent - et de gloire ou honneur-vanité.  

 

Personne n’échappe à notre nature humaine égoïste, ni vous, ni « moi », ni tous les Autres (hypocrites et inconscients inclus), sinon, par quel miracle de la Nature en sa faveur ? ! Dès lors, RIEN n’est en mesure d’éradiquer les sempiternels maux de la société humaine, largement précisés par ailleurs, ni d’instaurer, de manière définitive et universelle : paix, justice, liberté, égalité, fraternité, voire stricte application du Droit, dans toutes ses composantes internationales et nationales, que chacun, vertueux compris, bafoue allègrement – au premier feu rouge venu, par exemple ! En cas de désaccord, je vous invite à tenter de relever ce défi, que je lance également à tous les penseurs, responsables politiques et autres du monde entier.

 

Ainsi, dans notre monde où tout est relatif et rien n’est absolu, le prétendu « ordre juste » claironné par la candidate socialiste durant sa campagne n’était qu’une aberration intellectuelle et philosophique mensongère, comme je n’ai eu de cesse de le dénoncer durant des mois. Toutefois, nous reparlerons d’égalité ou d’ordre juste, lorsque les riches auront partagé leurs richesses avec les pauvres : à la saint Glinglin !

 

Par ailleurs, contrairement à ce que la « débilité intellectuelle » de l’époque est parvenue récemment à faire croire jusqu’au plus haut sommet de l’Etat et de ses institutions à propos de la période coloniale, la « relativité » de toutes les opinions de notre monde implique nécessairement que TOUT ce qui est humain comporte à la fois du « pour », des avantages, du positif, et du « contre », des inconvénients, du négatif ; et ce, dans quelque domaine ou sur quelque question que ce soit. Dès lors, face à cette réalité incontournable de notre monde, il reste à chacun de trancher « égoïstement » entre positif et négatif dans ses affaires d’amour, d’argent et de gloire, en fonction de ses seuls intérêts égoïstes prioritaires.

 

En conséquence, comme il ne peut résulter des multiples prises de position égoïstes des uns et des autres que des conflits d’intérêts, au niveau des personnes comme des Etats ou n’importe quel autre groupe, je vous invite à justifier votre notion d’ « intérêt général » par un seul cas qui échapperait à la règle précitée. Je tiens à votre disposition une infinité de contre-exemples à l’appui de mon argumentation, à commencer par les divisions et autres luttes intestines entre des socialistes – professionnels de la politique, militants et sympathisants - motivés  comme tout un chacun par leurs seuls intérêts de toutes sortes, après lesquels passe l’ « intérêt général » du parti. Ce n’est pas moi, toutefois, qui vais vous reprocher, pas plus qu’à quiconque, d’avoir des comportements humains, trop humains, puisque « plus égoïste que moi, tu meurs »…

 

Alors, de même que, dans le n°1977 du nouvel Observateur d’octobre 2002, Martine Aubry parlait déjà de « retrouver la gauche », mais sans succès apparemment, la rénovation du Parti socialiste devrait d’abord impliquer, plus que de nouvelles idées utopiques, la renonciation aux mensonges et aux « croyances au miracle » idéologiques, mais aussi aux condamnations moralisatrices partisanes des « Autres » : ceux qui dérangent vos intérêts égoïstes de toutes sortes, et parmi eux vos adversaires politiques au premier chef, en raison de leurs opinions jugées pour le moins contraires à l’intérêt général du pays.

 

Comme si, outre leurs comportements avérés au quotidien, les socialistes, compte tenu de la « relativité » du contenu pensé dans et sur (à propos de) notre monde, étaient habilités à distribuer les bons et les mauvais points : les bons à nous, les mauvais à eux, ainsi que l’illustre à merveille ce mot de Daniel Vaillant, alors ministre de l’Intérieur du gouvernement Jospin : « Eux, la droite, se battent pour leurs intérêts, nous, la gauche, nous nous battons pour des valeurs. » (SIC !) Peut-on trouver meilleure formule pour illustrer l’expression « se moquer du monde » ? !

 

Pour dénoncer en peu de mots la superstition moraliste, j’affirme que, face à l’Idéal, chacun est forcément coupable, coupable de crime de lèse-Idéal ! Alors, de grâce, arrêtez d’accréditer la fable des bons et des méchants, dénoncée sans ambiguïté, il y a bientôt deux mille ans, par un authentique diseur de LA Vérité éternelle absolue. Et le conte à dormir debout d’aujourd’hui distinguant de soi-disant racistes et des antiracistes avérés, donc les « vertueux » et les « salauds », n’est pas devenu « par miracle » la réalité des humains du XXIe siècle – mais, c’est tellement juteux de le faire croire ! ! !

 

En vérité, il n’y a jamais eu, il n’y a pas et il n’y aura jamais d’individus ni de groupes d’individus, TOUS critères d’appartenance confondus, réellement « IRRÉPROCHABLES » ! Ceci devrait vous dispenser ainsi que tous vos alliés, voire quiconque, de donner des leçons de morale aux « Autres » ; et d’autant plus au nom d’un passé révolu de plusieurs siècles ou de plusieurs décennies, même si vos intérêts électoraux vous y prédisposent, puisque la gauche a trempé également dans beaucoup des vilenies de l’Histoire contemporaine, période coloniale, entre-deux-guerres et régime de Vichy notamment !

 

En conséquence, la rénovation du parti socialiste, c’est davantage une question d’honnêteté intellectuelle que de matière grise. Vos projets sur des questions économiques par exemple, en matière de retraite notamment, ne sont guère éloignés de ceux de la droite : forcément, comme l’a si clairement dit Tony Blair, la réalité économique en général, n’est ni de droite ni de gauche. De surcroît, comme l’a dénoncé Bernard Kouchner en son temps, les projets, qui étaient dans les cartons de Lionel Jospin à ce sujet, ne différaient guère de ceux du gouvernement Raffarin - la seule différence entre les deux : le 21 avril 2002 ! A une population dont la durée de vie s’accroît sans cesse, comptez-vous donc offrir une diminution de l’âge de la retraite, de la durée et du montant des cotisations, tout en négligeant les privilégiés des régimes spéciaux et autres parlementaires en la matière ? !

 

Sur le strict plan économique, ni les uns ni les autres, politiciens d’ici ou d’ailleurs, vous ne maîtrisez pas plus la mondialisation libérale que vous ne décidez du taux de croissance économique mondiale, ou que vous ne solutionnez tous les problèmes sociétaux de la planète, de la misère du monde à la délinquance ordinaire. Le devenir du monde, quel qu’il soit, ne dépend pas du prétendu « libre arbitre » de tel ou tel responsable politique, fut-il le plus important chef d’Etat au monde.

 

Le devenir incessant du monde dépend uniquement de la « nécessité », au sens spinoziste du terme, c’est-à-dire du déterminisme absolu ou enchaînement infini de l’infinité des causes et des effets de tous les phénomènes ou évènements aussi bien naturels qu’historiques, collectifs et personnels. La nécessité spinoziste suffit à invalider toutes les promesses mensongères de l’avènement d’un monde nouveau, sous-entendu « parfait », fondées sur cet illusoire libre arbitre, en vertu duquel il vous suffirait de vouloir pour pouvoir  ! Toutefois, je n’argumente pas davantage ici, mais ma lettre d’une trentaine de pages, adressée en envoi recommandé avec accusé de réception à Ségolène Royal, le 27 janvier dernier, est à votre disposition - pas sa réponse, malheureusement !

 

Cessez donc également de soutenir inconditionnellement, de façon partisane et quoi qu’ils fassent, ceux qui alimentent votre fonds de commerce électoral, à savoir les immigrés en provenance du continent africain, car les asiatiques – jusqu’à preuve du contraire - y échappent. Ces prétendues victimes de discrimination sont également capables, à l’occasion, d’actes et de propos racistes, notamment antisémites, et de l’insécurité constatée depuis 1981 – la préhistoire pour vous !

 

Ainsi, au mépris de toute honnêteté intellectuelle, par le biais d’associations jouant contre la légalité républicaine, vous - les socialistes - allez même jusqu’à prendre fait et cause pour la violation des frontières, les agresseurs de policiers, pompiers et autres médecins dans certains quartiers, voire pour les émeutiers de novembre 2005 en n’hésitant pas à jeter de l’huile sur le feu - sûrement, au nom de l’intérêt général d’une république devenue surtout bananière depuis 1981, où bafouer les lois devient la règle bienpensante du jour ! Comme si votre propre responsabilité dans la situation de la France d’aujourd’hui n’était pas engagée par le laxisme et l’angélisme des années du socialisme triomphant des années 80 ; mais, la mémoire humaine est sélective – égoïsme oblige !

 

Même en matière de superstition religieuse, dont je ne traite pas ici sur le fond, dans vos critiques partisanes destinées à faire culpabiliser, non seulement ceux de vos concitoyens qui ne sont pas des socialistes « parfaits », mais aussi la planète entière, vous  n’hésitez pas à prendre parti pour une religion « totalement incompatible » avec les droits de l’homme contemporains en matière de liberté et d’égalité notamment, comme je l’ai amplement démontré en son temps à Jean-Pierre Raffarin, Noël Mamère et Mouloud Aounit, tous unis dans l’accusation d’ « islamophobie » en confondant critique d’idées superstitieuses et attaques contre des personnes.

 

Une religion qui, de surcroît, menace incontestablement la tranquillité du monde – sauf à nier qu’il ne s’est rien passé à New-York, Washington, Madrid, Londres et dans de nombreux autres endroits, au nom précisément de cette religion -  une poignée d’islamistes n’explique pas tout, d’autant plus qu’ils sont l’émanation de dizaines, voire de centaines, de millions d’autres dans l‘ensemble des pays musulmans totalitaires, au point que des partis islamiques en prennent le contrôle, en Turquie déjà et au Maroc dans quelques jours !

 

Quant à espérer la réforme de l’islam pour l’adapter à la modernité d’aujourd’hui – mais quid de celle de demain qui impliquerait de nouvelles retouches au Coran ? –, c’est un doux rêve en même temps qu’une impossibilité « quasi absolue » pour des raisons que je ne précise pas ici, mais dont Bruno Etienne, entre autre spécialiste reconnu de l‘islam, a été dûment informé sans trouver matière à répondre sur le fond, ainsi que l’atteste notre correspondance.

 

Pour m’éviter d’épiloguer plus avant, je livre à votre méditation ces propos de deux hommes de gauche jugeant, à ma propre manière, le comportement des socialistes, voire de la gauche en général :

 

« La culture du mensonge de la gauche me dépasse. » [Bernard Kouchner, Le Point, n°1606 du 27 juin 2003 « Supplique à la gauche »]

 

A l’aune des mensonges du parti socialiste en général, et de Laurent Fabius, « découvreur de lièvre », en particulier, il est difficile de donner tort au ministre actuel des Affaires étrangères, puisque ce même Laurent Fabius avait déjà dans ses cartons un projet identique en matière de TVA sociale. [Cf. Le Monde, 12 mars 2004]

 

« La gauche est moralisatrice, et c’est au nom de la morale qu’elle lance ses anathèmes. » [Jacques Vergès, Europe 1, émission de Frédéric Taddéi]

 

Ma dénonciation générale de la superstition moraliste ou moralisme, dont la gauche use et abuse, abonde complètement en ce sens, puisque cette dernière va même jusqu’à s’attribuer le « monopole de la vertu », en raison de la devise préférée à gauche : « Je suis vertueux, donc je condamne (moralement) » - à moins que ce ne soit l’inverse !

 

Pour conclure, mais sans en faire une généralité, s’il paraît légitime d’accepter d’un « quadra » qu’il ne soit pas encore revenu de ses illusions de jeunesse, puisque d’autres y restent jusqu’à leur mort, il est moins admissible de continuer à colporter, sans succès, des idées vieilles de plus de deux siècles, voire de plusieurs millénaires en matière de religion, tout en refusant d’en débattre. Si la vie est mouvement, adaptation permanente au déterminisme infini ou « nécessité » spinoziste, elle enjoint néanmoins de troquer ses vieilles lunes contre un pragmatisme sans cesse révisable.

 

Vous devez vous estimer chanceux qu’autant de « fidèles » aient encore confiance en vos « croyances au miracle », puisqu’elles les laissent, et les laisseront, « naïfs, cocus et frustrés », jusqu’à leur dernier jour- par chance pour vous, les humains sont davantage portés par nature à « croire », à répéter et à imiter, qu’à penser « vraiment », à réfléchir tout simplement !

 

Je m’en tiens là dans l’attente de vos éventuelles objections et de vos propositions concrètes pour relever le défi lancé à tous les penseurs, politiques ou autres de la planète, et en vous remerciant de votre attention, je vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

 

Annexe : Mensonges et lâcheté des élites


[Les défauts de présentation constatés sont totalement indépendants de ma volonté] 

 

Le 19 septembre 2009

 

Objet :

« Qui veut noyer son chien… »

 

 
Monsieur Benoît Hamon

Parti socialiste

10, rue de Solferino
75007 PARIS

Fax : 01 45 56 78 74 

[A l’attention de Martine Aubry, Arnaud Montebourg, Bertrand Delanoë, Dominique Strauss-Kahn, Elisabeth Guigou, François Hollande, Henri Emmanuelli, Jack Lang, Jean Glavany, Jean-Marc Ayrault, Jean-Pierre Chevènement, Julien Dray, Laurent Fabius, Lionel Jospin, Malek Boutih, Manuel Valls, Michel Sapin, Olivier Duhamel, Robert Badinter, Ségolène Royal et Vincent Peillon]

 

 

Votre récente tirade moralisatrice, empreinte de la plus vive indignation courroucée contre Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, me donne une excellente occasion de vous rappeler ma lettre du 2 septembre 2007 reproduite en annexe, mais toujours sans réponse à ce jour – et pour cause !

 

Dans ce courrier transmis à la fois par télécopie à Brétigny sur Orge au numéro 01 60 85 33 28, ainsi que par courriel à l’adresse contact@benoithamon.com, et de surcroît à l’attention des caciques socialistes mis en exergue ici, je dénonçai déjà, arguments intellectuels et philosophiques à l’appui, vos croyances idéologiques superstitieuses, qui suffisent à fonder vos condamnations moralisatrices, au seul prétexte de la devise favorite de la gauche en général, à en croire déjà Jacques Vergès, et de vous-même en particulier : « Je suis vertueux, donc je condamne ! » - à moins que ce ne soit l’inverse !

 

Je ne reprends pas ici l’analyse sur le fond établissant les mensonges et les « croyances  au miracle » de la superstition idéologique et moraliste, puisque mes arguments figurent amplement dans la lettre annexée. Je constate seulement que sur le plan de votre « moralisme à deux balles », votre réflexion personnelle n’a fait aucun progrès depuis lors,  dans les faits tout au moins, et que vos seuls intérêts égoïstes partisans vous transforment toujours en « censeur » des Autres, à savoir les non socialistes en particulier et les gens dits de droite en général. Et ce, au mépris de LA Vérité éternelle absolue, pour qui il n’y a ni Bien ni Mal absolus, et pas davantage les bons, les « vertueux », les soi-disant antiracistes, d’un côté, nous, et les méchants, les « salauds », les racistes, de l’autre, eux, ainsi que le devenir du monde suffit à l’illustrer aujourd’hui comme hier, ne serait-ce qu’à travers les comportements des socialistes français eux-mêmes. 

 

Ainsi vous couvrez d’opprobre Brice Hortefeux, au moment même où est révélée publiquement une énorme magouille électorale au sein du parti socialiste, mais dont chacun était déjà conscient dès le résultat du scrutin, Ségolène Royal ayant alors fait le nécessaire pour que l’opinion n’en ait aucun doute - hormis les militants et sympathisants socialistes, vous prenez vraiment les Français pour des billes !

 

Et ce, de façon partisane, puisque l’opinion attend toujours votre condamnation moralisatrice des récents propos de Manuel Valls, lui aussi piégé par une caméra indiscrète, admettant néanmoins qu’il y avait trop de gens de couleur dans certains quartiers d'Evry. Et ce n’est pas sa piteuse justification, publiée dans le numéro 3798 de Valeurs actuelles du 10 courant, qui l’en exonèrera au vu de sa déclaration : « Il est de bon ton de dire qu’il n’y a pas assez de Blacks à Neuilly. Alors s’offusquer quand on dit qu’il n’y a pas assez de Blancs à Evry est particulièrement hypocrite. » - j’aimerais bien savoir ce qu’en pensent les soi-disant « vertueuses » associations moralisatrices à sens unique, car je ne suis pas persuadé qu’elles mettraient les deux arguments sur le même plan, et donc que, pour elles, l’un serait susceptible de compenser l’autre !

 

Pour terminer, quand on sait qu’un ancien président socialiste de la République, outre un passé vichyste, un prétendu attentat contre lui, son soutien sans faille à René Bousquet et à l’Algérie française, sans oublier sa soi-disant « rrrupture avec le capitalisme », a hébergé sa fille et sa maîtresse durant des années, aux frais du contribuable, dans un palais de la République, on est vraiment mal venu pour donner des leçons de morale aux Autres.

 

Je ne prétends pas pour autant être plus vertueux que quiconque, voire moins égoïste, mais le sentiment de justice la plus élémentaire ne saurait se satisfaire de vos pratiques du « deux poids, deux mesures ». Et de surcroît, comme il en va de tous les caciques socialistes mis en exergue ici, quand on n’a même pas le courage intellectuel d’affronter ses détracteurs – mais c’est tellement pratique pour continuer à raconter « n’importe quoi » !

 

Aussi, sauf à vous de me contredire, dans l’attente de vos éventuelles objections intellectuellement et philosophiquement étayées, je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

 

 P J : Lettre du 2 septembre 2007


[Ce document fera l'objet d'un envoi séparé] 

 

                                                                                     

 

Le 21 août 2009


Objet :

« Réchauffement climatique et "arnaque" politicienne »

 

 Monsieur Manuel Valls

 Député-Maire

 Courriel :

 maire@mairie-evry.fr

                                                                                   

Monsieur,

 

L'annonce de votre rencontre avec Daniel Cohn-Bendit avant la tenue de l'Université d'été du parti socialiste, ce qui est votre droit le plus légitime, me donne, non seulement l'occasion de vous rappeler ma lettre du 20 dernier ayant pour objet, La théorie, la pratique, LA Vérité, mais surtout de dénoncer encore une fois la plus grande « arnaque planétaire », chronologiquement parlant, après l' « invention » de la religion et la publication du catéchisme contemporain « soi-disant » universel.

 

En premier lieu, je ne peux manquer de remarquer que ma lettre du 20 juillet, qui attirait, une fois de plus, votre attention sur les mensonges et les « croyances au miracle » du penser superstitieux, reste toujours sans réponse à ce jour. Or, quelles que soient les bonnes raisons de votre silence en cette période estivale, je suis bien obligé de constater que les faiseurs d’opinion de l’époque, à l’exemple de Michel Onfray notamment, invoquent toujours le manque de temps pour soulever leurs objections intellectuellement et philosophiquement étayées - en somme, le débat sur LA Vérité n’est pas leur préoccupation première, alors qu’ils se donnent néanmoins pour tâche d’informer leurs contemporains sur le devenir du monde, et pour les responsables politiques de les diriger en conséquence !

 

Toutefois, je ne reviens pas ici sur les mensonges et les « croyances au miracle » du penser superstitieux dans tous ses modes d’expression, puisque dénoncés encore récemment, et je me limite donc au scientisme contemporain, également traité dans le courrier précédent, en l’abordant sous l’angle politicien, qui a valu à la liste Europe écologie de devancer largement le Parti socialiste au dernier scrutin européen – et ce seulement sur la base d’une « arnaque planétaire », dont Daniel Cohn-Bendit, Nicolas Hulot, Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-Louis Borloo, entre autres, préfèrent éviter de débattre !

 

En deuxième lieu, comme vous trouverez en annexe mon courrier adressé à Nicolas Hulot le 29 juin 2007, transmis notamment au quotidien Le Monde sans provoquer la moindre réaction, ainsi que celui du 20 décembre 2008 à Nathalie Kosciusko-Morizet, du 20 janvier 2009 à Jean-Louis Borloo, expédié en envoi recommandé avec accusé de réception, et du 1er juillet dernier à Daniel Cohn-Bendit, je me borne, au-delà de toute autre considération scientifique ou tenant à l'égoïsme de notre nature humaine, à faire valoir mon argument suprême et définitif, qui a valeur d’éternité pour invalider à jamais l’arrogante prétention superstitieuse des humains du XXIe siècle d’instaurer sur la planète, à leur convenance, un « climat sur mesure » jusqu’à la fin des temps – autrement dit, le penser scientiste superstitieux de l’époque croit en la capacité des humains de faire plier à leur « soi-disant » libre volonté les forces de la Nature, dont dépendent les changements climatiques, alors que nous n’en avons, et n’en n’aurons jamais, qu’un savoir relatif !

 

Et c’est sur ce savoir partiel érigé en connaissance absolue, d’où nous tirons notamment nos modèles mathématiques de prévision, que vous, les faiseurs d’opinion - tous milieux confondus (médias, politiques et intelligentsia) -, non seulement indiquez à vos contemporains le devenir prétendument « inéluctable » du monde, mais surtout les obligez à payer pour voir (cf. taxe carbone) – un drôle de poker menteur en vérité, mais qui fera la risée de nos plus ou moins lointains descendants, seuls en mesure de juger sur pièce cette « foutaise » de leurs aïeux !

 

Pour résumer d’une phrase ma critique adressée à tous les scientistes de l’époque en général, et aux destinataires nommément désignés de mon courrier en particulier, je termine en sollicitant votre réponse, scientifiquement et philosophiquement  étayée, à la question suivante :

 

Comment, dans un univers où TOUT est en perpétuel mouvement, et donc en incessante transformation, serait-il possible de « stabiliser définitivement » quoi que ce soit à un quelconque stade souhaité, et notamment le climat de la planète, sauf précisément à arrêter le mouvement universel, l’unique cause de tous les changements ininterrompus survenant dans toutes les choses de notre monde, auxquels les humains n’échappent pas davantage que tout le reste de l’univers – sauf, évidemment, à prétendre à l’immortalité !  

 

Pour terminer sur le plan politicien, et sauf à vous-même ou à quiconque de fournir une réponse contraire indiscutable à la question posée, le Parti socialiste se voit donc contraint de subir le diktat « écologiste » sur la seule base d’un mensonge et d’une « croyance au miracle » - libre à vous, évidemment, de continuer à subir cette usurpation sans en démonter intellectuellement et philosophiquement la manœuvre, alors que ce seul argument suffirait  à redorer le blason du PS face aux menteurs de l'écologisme !

 

Dans l'attente de vos éventuelles objections scientifiquement et philosophiquement argumentées, je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

 

Annexe : I -   Lettre du 29 juin 2007 à Nicolas Hulot

              II -  Lettre du 20 janvier 2009 à Jean-Louis Borloo

              III - Lettre du 1er juillet 2009 à Daniel Cohn-Bendit   

 

 

 

 

 

 

Le 20 juillet 2009

Objet :

« La théorie, la pratique, LA Vérité  »

 

Monsieur Manuel Valls

Député

Courriel :

mvalls@assemblee-nationale.fr

 

 

Monsieur,

 

 

Dans le prolongement de votre réponse du 26 novembre dernier à mon courrier du 23, accompagné de ma lettre du 18 septembre 2008 à Nicolas Sarkozy, je vous avais notamment écrit ce qui suit, le 15 décembre, soit peu de temps après un communiqué annonçant votre intention de déposer une proposition de loi en faveur de l'euthanasie :


« En conclusion, soyez assuré que je souhaite très vivement la réussite totale et définitive de votre projet, et je vais même au-delà. En effet,  au vu de vos toutes dernières prises de position et intentions montrant que le  sectarisme n'est pas votre caractéristique première, je pense que les socialistes ne pourraient pas présenter un meilleur candidat à l'élection présidentielle de 2012, avec en outre l'atout de votre jeunesse - à condition, néanmoins, que votre action pédagogique soit suffisante, d'ici-là, pour contrecarrer la malveillance de vos concurrents et la malignité des médias, dont vous payez aujourd'hui le prix dans les baromètres hebdomadaires d'opinion ! »


Toutefois, comme vous n'aviez pas encore exprimé publiquement votre intention de poser votre candidature pour le prochain scrutin présidentiel, je n'avais pas jugé utile d'entrer plus avant dans vos propos pour les analyser à la lumière de LA Vérité, précisément. J'avais seulement pris bonne note de votre décision de déposer une proposition de loi en faveur de l'euthanasie active, ou plus pudiquement dit : « pour encadrer l'aide active à mourir », tant la subtilité du langage politicien entend ne jamais choquer l'opinion de quiconque, de peur de perdre un électeur potentiel pour la moindre broutille - d'où l'habituelle « langue de bois », justement reprochée par des citoyens s'accommodant fort bien, par ailleurs, du « tout et son contraire » des responsables politiques, mais beaucoup moins bien de LA Vérité.


Or, aujourd'hui, votre déclaration de candidature à la prochaine élection présidentielle étant publique, je me dois d'examiner en profondeur l'essentiel des propos de votre lettre du 23 novembre dernier pour les confronter à l'exigence de Vérité, dont parlait précisément Albert Camus. Vous écriviez dans ce courrier :


« Vous soulignez également, dans votre courrier, la nécessité pour le Parti socialiste de renoncer à « ses dogmes », « ses mensonges» et « sa croyance au miracle ». Je peux vous assurer que je partage, pour une bonne part, cette exigence.


Je pense en effet que le Parti socialiste doit s'astreindre, en permanence,  à l'obligation de vérité pour retrouver 1a confiance des Français. Érodée par trop de promesses non tenues et trop de propositions peu plausibles, notre crédibilité est aujourd'hui trop faible pour convaincre nos concitoyens de la justesse de nos luttes. Ce déficit de crédibilité est aggravé, reconnaissons le, par la déconsidération générale dont souffre l'engagement politique.

 

Nous vivons dans une époque marquée par un profond scepticisme. L'échec de toutes les tentatives prométhéennes a brouillé le sens de l'Histoire et abîmé l'idée même de Progrès L'obscurcissement de notre horizon laisse les hommes seuls dans un univers désenchanté. Nul n'attend plus - hormis quelques aveugles - qu'une avant-garde éclairée ne découvre le chemin du bonheur universel. La défiance envers l'action collective atteint une telle proportion qu'elle menace parfois les fondements de notre pacte social.

 

Pour surmonter ce désarroi et ranimer l'espérance, il n'est d'autre choix que ceux du courage et de la lucidité. Le P S doit désormais, en toute circonstance, être inspiré par une « éthique de la responsabilité ». Il ne peut plus garder pour seuls viatiques des certitudes idéologiques qui sont, en réalité, autant d'œillères. C'est en se confrontant à la réalité et non en cultivant des illusions qu'il retrouvera des marges pour l'action. Car, comme l'expliquait déjà Albert Camus, « aussi longtemps que [...] la vérité sera acceptée pour ce qu'elle est et telle qu'elle est, il y aura place pour l'espoir ».

 

Ce devoir de vérité suppose que le PS refuse - une fois pour toute - de subir la pression de l'extrême gauche. Trop souvent honteux de nous-mêmes, trop facilement complexés par la radicalité verbale, nous sommes taraudés par la mauvaise conscience et la crainte que le compromis dégénère en compromission. Et nous oublions ainsi que nous sommes à l'origine de toutes les principales conquêtes sociales ! Redevenons fiers de notre passé pour rester confiants en notre avenir ! De tout temps, les chimères de l'extrême gauche n'ont conduit qu'à des voies sans issue.

 

Le PS doit préférer les chemins plus humbles et plus féconds de « l'optimisme du possible ». Basé sur une exigence fondamentale d'honnêteté intellectuelle, l' « optimisme du possible » consiste à expliquer les contraintes qui pèsent sur l'action publique tout en dégageant des perspectives de changement. Il préfère miser sur l'intelligence que sur les passions collectives. C'est le pari que faisait - en son temps - Pierre Mendès-France. C'est ce pari  que nous voulons faire aujourd'hui : croire suffisamment en la démocratie pour voir dans la politique une pédagogie.

 

Je continuerai donc, inlassablement, de militer en faveur d'un profond renouvellement de notre parti. Il est indispensable qu'il devienne plus représentatif de la diversité de la société française en s'ouvrant à tous ces jeunes des milieux populaires qui ont voté massivement pour Ségolène Royal en 2007. Il est également essentiel qu'il mette en cohérence toutes les idées neuves défendues lors de la campagne présidentielle. Notre ambition est de redonner courage à la gauche en montrant que le choix de nouveaux moyens n'entame en rien notre objectif historique: garantir à chaque individu les conditions de son émancipation, quelque soit son origine sociale.

 

Pour conduire cette tâche à son terme, nous aurons besoin des compétences et des énergies de tous ceux qui aiment et veulent faire gagner la gauche. » [Fin de citation]

 

Ma première remarque est pour redire que j'abonde totalement dans votre sens pour ce qui est de l' « exigence de vérité », et d'autant plus qu'elle est renforcée par cet autre mot de Camus : « Une seule chose au monde me paraît plus grande que la justice : c'est sinon la vérité elle-même, du moins l'effort vers la vérité. Nous n'avons pas besoin d'espoir, nous avons seulement besoin de vérité. », ainsi qu'accessoirement par ce tout récent propos de Jack Lang : « La politique, la vraie, doit dire la vérité. » [France 2, 11 juillet 2009, émission « L'habit ne fait pas Lemoine »]

 

Pourtant, en dépit des bonnes intentions affichées, c'est peu de dire que le monde est loin de compte en matière de Vérité, et même à des années-lumière, tant sur le plan de l'idéologie en général, la théorie, que dans le domaine politique en particulier, la pratique, comme permet d'en juger cet autre mot de Camus : « La souffrance et la révolte s'éteindront avec le dernier homme ». En effet, ce propos réaliste aurait dû amplement suffire à lui seul pour mettre fin, depuis bien longtemps et définitivement, à toutes les « croyances au miracle » du monde, dont la toute dernière est précisément illustrée par le slogan électoraliste du nouveau messie planétaire, Barack Obama en l'occurrence.

 

Son « Yes, we can » n'est en effet qu'une resucée de notre bonne vieille « méthode Coué » à la française, et il le demeurera pour autant de fois qu'il sera rabâché - sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment de démontrer qu'il suffirait à Barack Obama de vouloir pour pouvoir, en attendant que le devenir du monde ne se charge d'établir le contraire durant le reste de son mandat, ainsi qu'il a déjà commencé à le faire en Iran par exemple, et le fera également sur le continent africain où la fin des potentats, entre autres fléaux, n'est pas pour demain ! Dire des vérités est une chose, dire LA Vérité en est une autre ! ! !

 

Ainsi, si je distingue clairement le sermon d'Obama, à l'adresse des dictateurs africains, du pitoyable « pardon » de Ségolène Royal à l'Afrique, mettant tous les torts à la charge exclusive de l'Occident en général, et de la France en particulier, le président américain, profitant de sa couleur de peau, a-t-il néanmoins pu dire aux Africains des vérités que le « politiquement correct » d'ici aurait publiquement interdites à jamais - vous avez dit « hypocrisie » ou « manipulation de LA Vérité » ? !

 

Cependant, son slogan, « Yes, we can », même transformé en « Yes, you can », était tout sauf l'expression de LA Vérité, puisque le devenir du monde, comme déjà souligné maintes fois, ne dépend nullement de notre volonté soi-disant libre, mais de ce que Spinoza nomme la « nécessité ». Assurément, cette croyance superstitieuse en un illusoire « libre arbitre » joue, aujourd'hui, un très grand rôle dans la société française, voire mondiale, notamment en matière de moralisme, et ceci suffit à établir la « débilité intellectuelle » de l'époque, au vu des infinies contradictions entre les principes, la théorie,  et leurs concrétisations, la pratique.

 

C'est particulièrement le cas en matière de liberté et d'égalité, dont tous nous rebattent sans cesse les oreilles en évoquant le catéchisme soi-disant universel contemporain, ou Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, dont seule l'inobservation est réellement universelle, puisque même son adoption fut à peine le fait de quarante-huit Etats sur les deux cents environ que compte aujourd'hui la planète. Néanmoins, faute de servir jamais à parvenir à la liberté et à l'égalité absolue, ou idéale, ce catéchisme est très précieux pour les censeurs de l'époque, qui l'utilisent surtout pour faire culpabiliser les Autres, fut-ce au nom d'un passé révolu de plusieurs décennies, voire de plusieurs siècles - comme s'il y avait sur Terre des individus et des groupes d'individus réellement « irréprochables », donc théoriquement légitimés à donner des leçons de morale à leurs contemporains !

 

Toutefois, ce catéchisme prétendument universel s'avère assurément très juteux, ici, pour toutes sortes de groupes communautaristes et d'associations moralisatrices à sens unique, par ailleurs pas plus irréprochables que ceux qu'ils condamnent, mais sans oublier pour autant les « politiques » qui ont aussi leurs spécialistes en leçons de morale à visée électoraliste, ou autre. Il n'en témoigne pas moins de la « débilité intellectuelle » d'une époque, où la superstition moraliste juge et condamne moralement les Autres en s'appuyant uniquement sur des fictions, donc sur des mensonges, comme déjà amplement établi par ailleurs, au point que perdure, depuis le début des années 80, un chantage moralisateur qui fait trembler la République, comme en attestent les émeutes de novembre 2005.

 

A ce propos, jusqu'à quand la classe politique en général, et la gauche en particulier, précisément épinglée par Jacques Vergès pour son moralisme superstitieux, vont-elles laisser donner des leçons de morale à la République sur les droits de l'homme, sur la liberté et l'égalité notamment, par des individus, ou des groupes d'individus, originaires de contrées où les droits de l'homme sont bafoués sans vergogne, tant en matière de liberté, faute d'Etats véritablement démocratiques, que d'égalité, ainsi que suffit à l'établir le statut inégalitaire de la femme en terre d'islam en général, et sur le continent africain en particulier ? Sans compter, évidemment, que ces nouveaux donneurs de leçons de morale à la France ne sont pas plus irréprochables que quiconque, à commencer par moi, ce qui suffit à les disqualifier dans leur rôle de censeurs !

 

Et même leur l'accusation très juteuse d' « islamophobie » me sert à illustrer le « gouffre » qui sépare les condamnations moralisatrices de LA Vérité, dont les censeurs ont peur de débattre sur le fond, car, au bout du compte, ils devraient reconnaître la religion (toutes les religions sans exception, monothéistes ou non) pour ce qu'elle est réellement, à savoir une atteinte à LA Vérité éternelle absolue, ainsi que brièvement évoqué dans ma lettre du 18 septembre dernier à Nicolas Sarkozy, et tel qu'étayé philosophiquement dans mon courrier du 11 avril 2009 à France Culture - sauf à quiconque, évidemment, à commencer par nos soi-disant philosophes contemporains faiseurs d'opinion, de démontrer more geometrico une quelconque faille dans l'argumentation méthodique de la première partie de l'Éthique sur le Dieu, ou substance, de Spinoza !

 

Or, le « politiquement correct » préfère ne pas parler de ce qui fâche, autrement dit de ce qui contrarie des intérêts individuels ou collectifs égoïstes de toutes sortes Et ce, aujourd'hui comme aux pires époques obscurantistes où de grands diseurs universels de LA Vérité payèrent, de leur vie ou de leur bannissement, le prix de leur « Amour intellectuel de Dieu », qui n'est rien d'autre que l'amour de LA Vérité absolue. Et ainsi la conspiration du silence, illustrée par les soi-disant « élites » dénoncées dans le document annexé, Mensonges et lâcheté des élites - précisément, en raison de leur refus de débattre sur le fond ! - peut-elle continuer à dissimuler superstitieusement, mensongèrement, LA Vérité !

 

DUR, DUR, pourtant, en raison de la « nécessité » spinoziste, de faire coller la réalité du monde avec l'exigence de Vérité, puisque ceci demanderait de renoncer à vendre du rêve, de l'illusion, toutes ces belles promesses de liberté ou d'égalité absolue, ou idéale, étant sempiternellement renvoyées à DEMAIN, toujours DEMAIN et seulement DEMAIN, à la saint Glinglin - sauf encore à vous-même ou à quiconque, évidemment, d'établir le contraire en m'indiquant les moyens concrets de transposer l'Idéal dans le quotidien, autrement dit d'éradiquer, de manière universelle et définitive, les maux éternels de l'humanité, et d'instaurer, tout aussi définitivement et universellement : liberté idéale, égalité absolue, démocratie parfaite et paix éternelle, entre autre. C'est tout autre chose que de parvenir au strict respect du Droit dans tous ses domaines, face à quoi, pourtant, les gouvernants s'avèrent désarmés, et le seront toujours - hormis démonstration contraire, évidemment ! Vous avez dit « monde parfait », « ordre juste » et autres fariboles d'autre monde, de monde nouveau, etc., etc. ? !

 

Faute de parvenir jamais aux fallacieuses promesses d'Idéal, ainsi que les siècles et les millénaires à venir ne manqueront pas de le confirmer, le monde continuera donc à fonctionner - jusqu'à la fin des temps ! - sur des croyances superstitieuses, qui, comme il en va de tous les modes d'expression du penser superstitieux, reposent uniquement sur « l'absolutisation fictive du relatif ». Ce procédé intellectuellement malhonnête, qui confond l'absolu et le relatif, consiste à prendre, et à faire passer, pour absolu, pour réalité ou Vérité absolue, le contenu seulement « relatif » pensé dans et sur (à propos de) notre monde, à commencer par toutes les vérités relatives servant à conforter des intérêts de toutes sortes, électoraux, financiers, communautaristes, etc.  - sauf, évidemment, à n'importe laquelle des prétendues « élites » dénoncées de démontrer le contraire, sans quoi elles continueront à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du monde, donc à tromper et à manipuler l'opinion !

 

Je me suis pourtant très souvent, et très amplement expliqué nommément sur LA Vérité éternelle absolue, dans des centaines de lettres adressées à des dizaines de destinataires médiatisés, preuves matérielles à l'appui, pour montrer en quoi elle consiste, à savoir son Unicité et l'absence totale de contradictions ou d'incohérence, notamment, et pourquoi elle ne fait pas partie, et ne fera jamais partie, du monde de notre entendement pratique : cette faculté de notre pensée, qui nous sert à vivre et à nous orienter parmi les choses de notre univers - mais pas à philosopher !

 

Ainsi nous ne pouvons pas penser l'Absolu au moyen de notre appareillage sensoriel, et pas davantage avec notre penser des abstractions, ou ratio spinoziste, ni par conséquent dire LA Vérité absolue, puisque, dans notre monde de l'entendement pratique, TOUT est relatif et RIEN n'est absolu, à commencer par nos soi-disant vérités forcément toujours relatives jusqu'à la fin des temps - y compris celles de la Science !

 

C'est pourquoi je dénonce aussi le scientisme contemporain, à savoir la science devenue  superstitieuse dans l'« absolutisation » fictive de ses hypothèses et de ses théories seulement relatives, mais qui a réussi à faire croire à la planète entière que, dans un monde où TOUT est en perpétuel mouvement, et donc en incessante transformation, les humains seraient capables de « stabiliser » quoi que ce soit - et notamment d'établir un « climat sur mesure » pour l'éternité ! Mais nous en reparlerons, le jour où Nicolas Sarkozy, Jean-Louis Borloo, Nathalie Kosciusko-Morizet, Nicolas Hulot et Daniel Cohn-Bendit, entre autres, auront démontré la fausseté de ma certitude, c'est-à dire DEMAIN, toujours DEMAIN et seulement DEMAIN. D'ici-là, le monde continuera, dans sa folie douce, à « croire au miracle », et donc à faire la risée de nos plus ou moins lointains descendants, qui auront tout loisir de juger sur pièce que leur climat est toujours aussi changeant, et leurs choses encore en perpétuel mouvement !

 

Si je n'ai pas mentionné Claude Allègre, pourtant grand pourfendeur de cette foutaise contemporaine, au point de déclarer publiquement : « La vérité officielle scientifique, ça n'existe pas ! », c'est parce que j'attends toujours sa réfutation, scientifiquement étayée, à ma lettre du 25 décembre 2008 évoquant cet argument suprême jamais souligné nulle part.

 

Mais le monde ne s'en agite pas moins sur cette chimère scientiste, cette « concrète utopie », comme disait l'autre à propos de la solution du problème de la faim dans le monde - DEMAIN, toujours DEMAIN et seulement DEMAIN ! -, alors que cette question sera d'autant moins résolue avec l'arrivée annoncée de deux milliards et demi d'humains supplémentaires dans les cinquante années à venir - vous avez dit « débilité intellectuelle » ? ! Je vous laisse juge : le monde n'arrive pas à faire manger, à leur faim, les six milliards et quelques centaines de millions d'humains d'aujourd'hui, mais DEMAIN, n'en doutez pas, il parviendra à en nourrir neuf milliards !

 

L' « absolutisation du relatif » conduit également à une imposture manifeste, lorsque certains s'autorisent, encore aujourd'hui comme aux pires époques obscurantistes, à juger et à condamner moralement les Autres au nom d'un Bien et d'un Mal prétendument, fictivement, mensongèrement, absolus, en décrétant, unilatéralement, ce qu'il est absolument bien ou mal, moralement parlant, de penser et de dire, mais sans jamais se soucier de LA Vérité, c'est-à-dire sans chercher à savoir ce qui est absolument vrai ou faux, philosophiquement parlant - d'où le chantage moralisateur rendu ainsi possible !

 

Et de la sorte, peuvent perdurer, au fil des millénaires, des contrevérités manifestes, comme il en va de la fable des bons et des mauvais sur laquelle continue de fonctionner la société humaine universelle, alors qu'elle fut pourtant dénoncée dans une parabole devenue fameuse, voici bientôt deux mille ans, par l'un des grands diseurs universels de LA Vérité absolue, même si la foule superstitieuse a perverti sa Parole pour en faire le fondateur d'une religion qu'il n'a pas voulu créer - mais c'est un autre débat visant à invalider aussi la superstition religieuse sur fondement véritablement philosophique !

 

Comme je maintiens, contre vents et marées, que rien n'est absolu dans notre monde, du moins jusqu'à démonstration contraire, par quel miracle le catéchisme prétendument universel serait-il l'expression de LA Vérité absolue davantage que n'importe quel autre mode d'emploi moralisateur religieux ou idéologique ?. En conséquence, le monde continue à mentir en fonctionnant sur des bases superstitieuses, mais vous aurez sûrement mesuré à la lumière de ce qui précède, et sauf argumentation contraire intellectuellement et philosophiquement étayée, que l'idéologie et la politique, entre autre, ne pourront jamais dire la vérité, LA Vérité absolue, au-delà même des innombrables mensonges partisans et des infinies contradictions de la réalité quotidienne, où le « deux poids, deux mesures » reste la règle intangible.

 

Vous l'avez, d'ailleurs, déjà si exactement mesuré que le premier paragraphe de votre lettre du 23 novembre dernier témoigne de votre lucidité et de votre courage intellectuel pour reconnaître l'inanité des dogmes et des « croyances au miracle » idéologiques, y compris de votre propre parti. Hélas, le plus dur reste à faire pour vous, à  savoir le dire publiquement pour en convaincre l'opinion, et d'abord ceux de votre camp, à commencer par l'intelligentsia de gauche tout aussi crédule que le premier « croyant au miracle » venu, en dépit d'une réputation philosophique affirmée - mais, plus usurpée qu'avérée !

 

Et ce n'est pas non plus le tout récent ultimatum de Martine Aubry vous demandant fermement de suivre la ligne de la direction ou de quitter le Parti socialiste qui fait avancer LA Vérité ! En effet, je tiens à votre disposition ma lettre du 4 octobre 2002 adressée à l'actuelle Première secrétaire, suite à son article «  Retrouver la gauche » publié dans le n°1977 du nouvel Observateur. Plus de six ans après, la gauche en général, et le Parti socialiste en particulier, en sont encore à parler de retrouver, de refonder, de reconstruire, etc., tandis que sœur Anne attend toujours et ne voit rien venir en matière de projet commun unificateur - et pour cause !

 

En effet, de même que la quasi-totalité des humains mélange l'absolu et le relatif, elle confond aussi ses conceptions personnelles idéalisées, mais seulement relatives, avec l'Idéal, ou Absolu, pourtant à jamais inconnaissable « en soi », et c'est pourquoi nous n'en avons, et n'en aurons jamais, que de pâles reflets, à titre individuel ou collectif - en conséquence, pas de quoi, à jamais, faire l'unanimité sur ce qui est réellement idéal ! Aussi, jusqu'à preuve du contraire, plus de deux ans après l'élection présidentielle, heureusement qu'il y a Sarkozy pour aider la gauche à se retrouver, c'est-à-dire seulement à retrouver une unité de façade - alors, LA Vérité, vous pensez, chacun la sienne, et forcément lorsqu'il y a plusieurs vérités se faisant face, aucune d'elles ne peut être LA Vérité absolue ! 

 

En conclusion, après ce long exposé dont j'attends vos critiques argumentées, il n'est pas illégitime de se poser la question de savoir si la politique et les « politiques » peuvent dire La Vérité éternelle absolue, à quoi j'ai déjà répondu, maintes fois, par avance sans l'établir spécifiquement ici. Pour parler concrètement, l'exigence de Vérité conduirait, à renoncer aux fallacieuses promesses de changer le monde dans l'espoir de le rendre idéal ; d'abord, parce que c'est une « impossibilité absolue », sauf à changer au préalable la nature égoïste de l'être humain, et ensuite parce que notre monde changeant continuellement sans nous demander notre avis, tout éventuel éphémère « ordre juste ou idéal », à peine établi, serait aussitôt emporté dans la ronde universelle et perpétuelle de notre univers.

 

Toutefois, le bénéfice pour le premier responsable politique qui oserait dire publiquement LA Vérité, quitte à désespérer Billancourt sans ranimer l'espérance naïve, serait de contraindre les autres - et notamment les prêcheurs de révolution -, soit à acquiescer, soit à démontrer le contraire. Néanmoins, mes lettres, toujours sans réponse, des 2 septembre 2005 et 23 novembre 2007 à Olivier Besancenot, ainsi que celles des 12 juin 2003 et 20 juillet 2007 à Bernard Thibault, courroie de transmission de la pensée révolutionnaire, témoignent qu'ils en sont bien incapables, même si leur silence et leur refus de débattre sur le fond ne les empêchent pas pour autant de promettre de décrocher la lune - voire le soleil !

 

Il ne faut donc pas vous étonner de « la déconsidération générale dont souffre l'engagement politique », car les citoyens sont lassés, à juste titre, des sempiternelles promesses sans lendemain, d'égalité notamment, et on peut les comprendre aussi longtemps que personne ne leur dit LA Vérité. En effet, outre que les humains sont portés par nature davantage à « croire » qu'à penser « vraiment », à réfléchir tout simplement, pour parodier une humoriste bien connue, de surcroît, « On ne leur dit pas tout ! » C'est pourquoi je ne saurais cautionner votre propos « garantissant à chaque individu les conditions de son émancipation, quelque soit son origine sociale » - c'est de la langue de bois qu'on leur sert depuis des siècles, voire des millénaires, et à laquelle ils ne goûtent jamais !

 

Dire LA Vérité aurait aussi le grand mérite de remettre à leur juste place tous ces donneurs de leçons de morale, ces censeurs autoproclamés, ces auto-fondateurs d'associations moralisatrices à sens unique largement subventionnées par les deniers publics, dénoncés également dans le texte, Mensonges et lâcheté des élites, en raison de leur refus de débattre - fut-ce en présence d'une signification par huissier ! Ainsi peuvent-ils également prospérer, depuis le début des années 80, sur les fictions du moralisme, alors que leurs constantes condamnations moralisatrices au nom d'un passé révolu sont loin de contribuer au vivre ensemble - et d'autant moins pour ceux qui ont vu arriver d'autres vagues d'immigration qui n'exigeaient pas des postes pour s'intégrer à la République : elles s'efforçaient seulement de les mériter !

 

C'est le cas encore aujourd'hui pour les membres de la communauté asiatique, qui subirent aussi la colonisation, mais ne cherchent pas pour autant à l'instrumentaliser en faisant culpabiliser la France et les Français qui n'en peuvent mais. C'est pourquoi, d'ailleurs, je ne saurais cautionner davantage votre propos déclarant au sujet du Parti socialiste : « Il est indispensable qu'il devienne plus représentatif de la diversité de la société française en s'ouvrant à tous ces jeunes des milieux populaires qui ont voté massivement pour Ségolène Royal en 2007. », visant à promouvoir « artificiellement » la diversité pour la remercier de son militantisme électoral, car, assurément, personne ne contestera qu'elle fournit les gros bataillons de la gauche  ! ! !

 

L'état de la société française d'aujourd'hui résulte des « croyances au miracle » et de la lâcheté des élites influentes de l'ère Mitterrand, plus intéressées par leurs prébendes que par LA Vérité. Elles ont renoncé, en effet, à l' « intégration à la française », qui avait pourtant largement fait ses preuves jusque-là, tout en sachant pourtant que la multiracialité et la multi-culturalité, naturelles ou subies, « ça » ne fonctionne pas, ainsi que l'Espagne médiévale en avait fourni la preuve depuis longtemps, tout comme le Rwanda, le Kenya, le Soudan, la Côte d'Ivoire et le Congo, entre autres, le manifestent aujourd'hui au quotidien, sans oublier le Proche et le Moyen-Orient, entre autres. Certes, il n'est interdit à personne de rêver, mais LA Vérité se nourrit de démonstrations - pas de « croyances au miracle » !

 

La Vérité éternelle absolue, publiquement exprimée, aurait sûrement aussi pour résultat de changer des comportements sectaires mis au grand jour, qui consistent à prendre systématiquement le contrepied des opinions et des propositions du camp opposé. Là aussi je pourrais citer les noms de vos meilleurs spécialistes en la matière, mais ils savent déjà ce que je pense de leur monde où une quelconque chose humaine, comme il en fut de la période coloniale à propos de l'amendement Kert en 2004, pourrait comporter « exclusivement » du contre, du négatif, des inconvénients, alors que TOUT dans notre monde présente, à la fois,  du pour, du positif, des avantages, et du contre, du négatif, des inconvénients, dont jugent seulement les intérêts égoïstes individuels et collectifs des uns et des autres - sauf à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire !

 

Hélas, la politique atteste donc au quotidien qu'elle ne peut éviter de s'éloigner, à tout instant, de LA  Vérité, comme il ressort de l'analyse en profondeur de votre courrier, malgré votre bonne intention générale contraire. Même si je reconnais à leur juste valeur vos propos parlant d' « optimisme du possible », d' « « éthique de la responsabilité », de « confrontation à la réalité », d' « abandon des illusions et des certitudes idéologiques » et de « pédagogie des contraintes », cela se complique dès que l'on entre dans les détails d'application, car vous ne pouvez manquer d'en appeler aussi à l'espérance. Or, en pratique, comment « ranimer l'espérance en misant sur l'intelligence plutôt que sur les passions collectives », selon votre expression, alors que nous, tous les humains sans aucune exception, sommes mus avant tout par l'égoïsme inné de notre nature, lequel demande toujours plus ou mieux dans nos affaires d'amour, d'argent et de gloire ou honneur-vanité, d'ego tout simplement ?

 

C'est pourquoi dire LA Vérité ne doit pas consister, tout particulièrement en politique, à faire de fallacieuses promesses visant d'abord, que l'on l'avoue ou non, à satisfaire son égoïsme d'une manière ou d'une autre, ni à user de stratégie terminant en alliances hétéroclites de circonstance, telles qu'y prête, de manière ubuesque, l'indépendance du MoDem volant au secours de la gauche lors de multiples élections locales, en attendant l'élection nationale de 2012, où ses voix seront mises aux enchères, puisque déjà très convoitées aujourd'hui - quand on connaît le parcours  de François Bayrou, c'est à pleurer de rire sur la politique !

 

Pour terminer, comme je n'avance pas ici l'intégralité de mon argumentation antérieure, puisque vous disposez encore, en principe, de ma lettre du 18 septembre 2008 à Nicolas Sarkozy, afin de vous permettre de juger sur le fond la pertinence, ou non, de mes propos, je vous invite à lire mes lettres du 20 janvier dernier à Jean-Louis Borloo,  du 13 mai à France Culture et du 1er juillet à Daniel Cohn-Bendit, ainsi que le texte récemment modifié, Mensonges et lâcheté des élites.

 

Il vous restera ensuite à me faire part de vos éventuelles objections intellectuellement et philosophiquement étayées sur des points très précis de désaccord, mais surtout, compte tenu de votre notoriété, à confronter mes propos sur LA Vérité devant un parterre d'élites de votre choix. Elles auraient ainsi une excellente occasion de les réfuter sur le fond, le cas échéant en ma présence, tout en vous fournissant le meilleur moyen possible pour l'action pédagogique  recommandée précédemment.

 

Et vous aurez bien besoin pour cela des presque trois années qui vous restent, tant il s'agit, pour le coup, d'un véritable « big-bang » intellectuel  et philosophique, auquel le monde n'est pas préparé : la Vérité éternelle absolue deviendrait enfin, après des millénaires, le seul étalon de toutes les vérités relatives terrestres, fussent-elles fictivement érigées en absolu, ou superstitieusement élevées à l'Idéal . Sa Parole, toutefois, n'a rien à voir avec celle des religions, monothéistes ou non, et de la métaphysique idéaliste de Descartes ou de Kant - entre autres « philosopheurs » !

 

Dans l'espoir que vous n'oublierez pas pour autant de présenter votre proposition de loi sur l'euthanasie, car sa réussite serait assurément un excellent marchepied pour votre démarche élyséenne, je vous remercie de votre attention et vous prie d'agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

 

Annexe : Lettre du 20 janvier 2009 à Jean-Louis Borloo

                Lettre du 13 mai 2009 à France Culture

                Lettre du 1er juillet 2009 à Daniel Cohn-Bendit

               Texte, Mensonges et lâcheté des élites

 

                

 

Le 7 juillet 2009

Objet  :
« Burqa, lâcheté et "débilité intellectuelle" »

 

Monsieur André Gerin

Député-maire

Courriel :

andregerin@orange.fr

Monsieur,

 

Votre intention de déposer une proposition de loi visant à interdire le port de la burqa - en France, en l'an 2009 ! -, non seulement entraîne ma totale adhésion, mais elle m'incite également à apporter de l'eau à votre moulin pour tenter de mettre un terme définitif - « sur le fond » ! - aux réactions contradictoires concernant cette pratique vestimentaire - sauf à ne jamais trancher catégoriquement la question, comme il en va encore du port du voile islamique malgré la législation en la matière, et encore ne s'agit-il que de la France !

 

Par ailleurs, comme indiqué dans l'objet de ce courrier, votre décision est aussi une excellente occasion pour moi d'établir, pour la énième fois, la lâcheté et la « débilité intellectuelle » de l'époque, telles qu'exposées et démontrées à nombre de soi-disant « élites » de l'époque, tous milieux confondus [Médias, politiques, intelligentsia (prétendus intellectuels ou pseudo-philosophes) et associations moralisatrices à sens unique], dénoncées dans le texte annexé, Mensonges et lâcheté des élites.

 

Au vu des premières et multiples réactions contraires à votre proposition de loi, vous avez déjà dû mesurer combien les contradicteurs et leurs arguments respectifs ne manquent pas, en particulier ceux qui en appellent à la liberté ou à l'égalité soi-disant absolue, ou idéale, contre lesquelles vous vous trouvez toujours désarmé - forcément, quand on entend transposer l'Idéal dans le quotidien, on est toujours en porte-à-faux ! C'est pourquoi, avant même d'examiner en détail les multiples arguments « pour » et « contre » le port de la burqa en vue de légiférer éventuellement, il serait bon de déterminer, clairement et nettement, si cette pratique vestimentaire relève véritablement, ou non, d'un quelconque texte coranique, afin de lever l'hypothèque toujours juteuse pour l'islam, en France depuis 1981, de la « stigmatisation des musulmans » - une tactique sempiternellement rabâchée pour toucher là où ça fait mal aux hypocrites : la remise en cause de leur prétendue « vertu droit-de-l'hommiste » !

 

Assurément, établir l' « exacte réalité » des prescriptions et des interdits du Livre musulman est beaucoup plus facile à dire qu'à faire, tant le Coran est une véritable « auberge espagnole » qui contient tout et son contraire, voire « tout et n'importe quoi », comme il en va des Livres de toutes les religions, dès lors qu'ils sont analysés à la lumière de la « vraie » philosophie. Spinoza l'a établi more geometrico, non seulement à propos de la religion en général, mais aussi à l'encontre de la superstition musulmane en particulier, dans sa dernière lettre à Albert Burgh (Cf. Correspondance, Lettre LX XVI), où il écrit :

 

« Je reconnais tout l'avantage de l'ordre politique qu'instaure l'Église romaine et que vous louez tant ; je n'en connaîtrais pas de plus apte à duper la foule et à dominer les âmes s'il n'existait l'Église musulmane qui, de ce point de vue, l'emporte de loin sur toutes les autres ; depuis l'origine de cette superstition, aucun schisme en effet ne s'est déclaré dans cette Église. »

 

Effectivement, en réalité, la division entre sunnites et chiites, encore source de conflits fratricides entre musulmans au XXIe siècle, n'est pas un schisme d'ordre dogmatique remettant en cause le créationnisme divin, mais seulement le résultat d'une sombre question d'héritage du Prophète !

 

Sur l'islam, par ailleurs, Claude Lévi-Strauss n'est pas en reste avec Spinoza, puisqu'i déclarait dans un entretien accordé au nouvel Observateur (cf. numéro1979 du10 octobre 2002) :

 

« J'ai écrit dans "Tristes Tropiques" ce que je pensais de l'islam. Bien que dans un langage plus châtié, ce n'était pas tellement éloigné de ce pour quoi on fait aujourd'hui un procès à Houellebecq. Un tel procès aurait été inconcevable il y a un demi-siècle; ça ne serait venu à l'esprit de personne. On a le droit de critiquer la religion. On a le droit de dire ce qu'on pense. Nous sommes contaminés par l'intolérance islamique. Il en va de même avec l'idée actuelle qu'il faudrait introduire l'enseignement de l'histoire des religions à l'école. J'ai lu qu'on avait chargé Régis Debray d'une mission sur cette question. Là encore cela me semble être une concession faite à l'islam: à l'idée que la religion doit pénétrer en dehors de son domaine. Il me semble au contraire que la laïcité pure et dure avait très bien marché jusqu'ici. »

 

Puissiez-vous, dans votre démarche, vous inspirer et faire preuve du courage intellectuel de Lévi-Strauss face aux mensonges religieux du monde ! Très certainement sans connaître l'œuvre du philosophe juif allemand Constantin Brunner (1862-1937), héritier spirituel de Spinoza notamment, Lévi-Strauss avait saisi de lui-même le danger des concessions faites à la Superstition en général, et à la superstition musulmane en particulier, au point de faire sien ce mot de Brunner :

 

« Ménager la superstition aujourd'hui, c'est s'exposer demain à des dangers encore plus grands »

 

Si vous en doutez, il suffit de vous reporter trente ans en arrière pour constater la percée de l'islam au cours des trois dernières décennies, en comparant la situation de la superstition musulmane avant et après 1981, la lâcheté intellectuelle de l'époque ayant fait de la France une terre d'islam au point qu'il y aura bientôt autant de musulmans en France qu'il y en avait en Algérie en 1962. Aussi, après avoir dû légiférer sur le voile, la burqa pose aujourd'hui problème, et même des caricatures pourtant publiées ailleurs en Europe !

 

Mais il ne vous est pas interdit non plus de revisiter l'Histoire du monde depuis l'année 632 pour constater la constante volonté expansionniste hégémonique de l'islam, au point que les cavaliers musulmans étaient aux portes de Poitiers, cent ans après la prétendue révélation au Prophète, pour envahir ensuite l'Espagne médiévale durant des siècles, avant de se disséminer dans l'Europe et dans le monde du XXI siècle avec la bénédiction des bienpensants de l'époque, fussent-ils par ailleurs d'acharnés rationalistes « laïcards » - vous avez dit « débilité intellectuelle » ? !

 

C'est pourquoi je dénonce la lâcheté intellectuelle des soi-disant « élites » d'aujourd'hui envers une religion qui serait inattaquable dans ses dogmes et dans ses pratiques au prétexte de « crisper la communauté des musulmans », dixit Manuel Valls en son temps. Une communauté universelle sans Eglise planétaire officielle, donc sans autorité mondiale sur les fidèles, mais dont on voit bien ce qu'il en est à l'encontre des chrétiens en terre d'islam - ou bien vous faut-il des exemples concrets en Somalie, au Darfour, en Egypte, au Nigéria, etc., etc. ?

 

S'il vous venait toutefois la mauvaise idée de me ranger, d'emblée, dans le camp des fascistes et des racistes, parce que je dénonce la superstition musulmane comme Spinoza et Lévi-Strauss (mais pas seulement ce mode d'expression de la superstition religieuse), je vous renverrais au numéro 2038 du 27 novembre 2003, où Le nouvel Observateur avait publié sous l'intitulé, « Spinoza et Lévi-Strauss contre l'islam », un court extrait de ma lettre d'alors à Noël Mamère pour réagir à son anathème d' « islamophobie » lancé à la cantonade. Et ainsi, face à votre éventuelle accusation, nous pourrions alors parler aussi de la superstition moraliste et de ses condamnations moralisatrices fondées uniquement sur des fictions, mais qui n'en bâillonne pas moins pour autant la liberté d'expression - en France, en l'an 2009, et à propos d'une religion notamment !

 

Ainsi le problème soulevé par le port de la burqa, en France aujourd'hui, subsistera aussi longtemps que ne sera pas définitivement éclaircie l'ambiguïté évoquée au début, et c'est sur ce point précis que je mets en cause la lâcheté et la malhonnêteté intellectuelles des pseudo-élites. En effet, leur silence et leur refus de débattre sur le fond, depuis plus de dix ans, les autorisent à colporter impunément les mensonges et les « croyances au miracle » du monde sur lesquels fonctionne toujours la société humaine en général, et la nôtre en particulier. Or ces mensonges et ces « croyances au miracle » se fondent seulement sur le penser superstitieux humain, tel qu'il se manifeste dans ses divers modes d'expression : religion, toutes religions confondues - monothéistes ou non -, métaphysique matérialiste ou idéaliste, idéologie, toutes les idéologies sans exception, et moralisme [Morale et condamnations moralisatrices des Autres au nom de LA Morale : LAQUELLE ?], tous catéchismes réunis, y compris le catéchisme soi-disant universel contemporain, ou Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, dont seule l'inobservation est réellement universelle - sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, d'établir le contraire à l'aune du devenir du monde depuis plus de six décennies !


Ce penser superstitieux, commun à toutes les formes de la Superstition, consiste à « absolutiser le relatif », c'est-à-dire à prendre et à faire passer pour absolu, pour réalité ou Vérité absolue, le contenu seulement « relatif », pensé dans et sur (à propos de) notre monde. A partir de là commencent tous les mensonges et toutes les croyances superstitieuses de la religion, de la métaphysique, de l'idéologie et du moralisme, qui rendent notre époque aussi obscurantiste, sinon plus, que toutes celles qui l'ont précédée, alors qu'elle se croit pourtant au comble du modernisme des idées - sauf à tous les faiseurs d'opinion d'aujourd'hui de démontrer le contraire en participant déjà au seul et unique véritable débat d'idées, maintes fois proposé en vain jusqu'ici, et pour cause !


Le véritable débat d'idées, en effet, ne consiste pas à opposer, « à l'infini », des points de vue relatifs partisans à d'autres, tout aussi relatifs et partisans, mais à les confronter, TOUS sans exception, à LA Vérité éternelle absolue. Elle seule est effectivement en mesure de tous les invalider dans leur prétention à dire l'absolu, LA Vérité absolue - et c'est pourquoi, faute de courage intellectuel, le monde ment, et aussi pourquoi les « menteurs » colportent les mensonges du monde, depuis des millénaires !


Cependant, je n'entends pas reprendre ici l'abondante argumentation avancée dans plus de deux cents lettres, adressées à des dizaines de faiseurs d'opinion pour établir la fausseté de toutes les croyances superstitieuses résultant seulement de l' « absolutisation du relatif », ce péché capital de l'entendement humain, mais je vous invite à consulter, outre le texte déjà mentionné, ma lettre du 18 septembre 2008 à Nicolas Sarkozy, ayant pour objet « Philosophie, euthanasie et "débilité intellectuelle" », ainsi que celles du 20 janvier 2009 à Jean-Louis Borloo, « Scientisme versus "Vérité"», et du 13 mai 2009 à France Culture, « J'ACCUSE [BIS] : Assez de mensonges, de manipulation, de lâcheté et de "débilité intellectuelle" ! ». Il vous restera ensuite à démontrer la fausseté de mes propos sur des points de désaccord très précis, ce qu'aucune des prétendues élites dénoncées ne s'est encore risquée à faire jusqu'ici, ou du moins jusqu'au bout - faute d'arguments, très certainement, mais il ne vous est pas interdit d'essayer !


Pour vous y aider, je précise seulement que la « débilité intellectuelle » de l'époque, de toutes les époques, se manifeste immanquablement, lorsque la Foi, et non la Raison, préside aux destinées du monde, comme l'exprimait très justement ce mot de Montand : « Ils croient au socialisme d'une manière religieuse, comme j''y ai cru moi-même d'une manière religieuse ». Il n'est malheureusement pas donné à tout le monde de revenir de ses « illusions » de jeunesse, comme l'avait pourtant fait Daniel Cohn-Bendit, en son temps, en déclarant : « Quand on disait "élections, piège à cons", on s'était foutu le doigt dans l'œil jusqu'au coude. »


Toutefois, même si la quasi-totalité des humains est assurément incapable de vivre sans « rêver », sans « croire au miracle », mais aussi sans « craindre », mon propos ne vise nullement à interdire la religion comme dans l'ex-URSS, voire d'empêcher quiconque de pratiquer la religion de son choix ou de croire en toute idéologie lui promettant, fut-ce mensongèrement, de transposer l'Idéal dans le quotidien : DEMAIN, toujours DEMAIN, seulement DEMAIN, à la saint Glinglin, puisque que les humains sont davantage portés par nature à « croire » qu'à penser « vraiment » - à réfléchir tout simplement ! C'est néanmoins leur affaire si leurs croyances superstitieuses de toutes sortes les laissent « naïfs, cocus et frustrés » jusqu'à leur dernier souffle, mais qu'ils s'abstiennent au moins de juger et condamner moralement les Autres au nom de leurs fictions religieuses et idéologiques ! ! !

 

Si je peux très bien comprendre la nature égoïste des humains - TOUS sans aucune exception ! -, puisque je n'en participe pas différemment dans mes affaires personnelles d'amour, d'argent et d'honneur-vanité, d'ego tout simplement, en revanche je dénonce avec la plus extrême vigueur tous ces faiseurs d'opinion d'aujourd'hui, ces vertueux bienpensants, ces « censeurs autoproclamés », qui font culpabiliser sciemment leurs contemporains du seul chef de dénoncer la superstition musulmane. Ils les accusent d' « islamophobie » en confondant volontairement par-là la légitime critique d'idées, fussent-elles religieuses - merci, Voltaire ! -, avec des attaques personnelles, tout comme ils font fallacieusement l'amalgame entre antisionisme et antisémitisme sans jamais accepter d'en débattre - et pour cause !

 

Philosophiquement parlant, ces accusateurs publics ne peuvent pourtant pas nier que l'islam fonctionne, comme toutes les autres religions, sur une croyance superstitieuse dont j'attends toujours que l'un d'entre eux me démontre le contraire, et par ailleurs il n'est pas illégitime de dénoncer une superstition qui voile ses femmes et les tient dans un statut inégalitaire par rapport aux hommes - sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, d'établir le contraire !


Hélas, les prétendues élites d'aujourd'hui n'en ont ni le courage intellectuel ni les arguments adéquats, à l'exemple du « philosopheur » Bernard-Henri Lévy déclarant récemment, sur Europe 1, à propos de l'islam et du Coran, face à Ayan Hirsi Ali précisément frappée d'une fatwa : « C'est une grande religion, c'est un grand Livre ! », tout comme il parlait déjà d'un « islam des Lumières » au micro de RMC Info, en octobre 2001, et d'un « islam éclairé » chez Karl Zéro sur Canal +. Un philosophe, ou prétendu tel, qui fait l'apologie de la religion, quelle qu'elle soit, c'est tout sauf un philosophe, car philosophie et religion sont totalement « incompatibles », ou alors ce n'est pas véritablement de la philosophie, ainsi que vous le trouverez exposé et démontré dans le courrier joint - mais il ne vous est pas interdit de démontrer le contraire !


En effet, s'il est à jamais impossible de prouver l'existence de Dieu, puisque la preuve n'a de validité que dans notre monde des choses, en revanche il est possible de démontrer que le Dieu superstitieux des religions - mais aussi de l'idéalisme des « philosopheurs » Descartes et Kant, notamment ! - n'a aucune réalité, en tant que « créateur » de notre monde, du seul fait du « dualisme » des absolus qu'il implique, ainsi que vous le trouverez établi dans les documents annexés - et dont j'attends votre démonstration contraire !


C'est d'ailleurs pourquoi je mets aussi au défi tous les religieux et tous nos « philosopheurs » matérialistes ou idéalistes contemporains de refaire le procès de Spinoza « sur le fond » pour établir qu'il avait tort, philosophiquement parlant - mais, comme dit l'autre : « C'est pas gagné ! » Il n'empêche que la religion en général, et l'islam en particulier, continuent à régir la marche morale de l'humanité comme aux pires époques obscurantistes, c'est-à dire sans se soucier jamais de LA Vérité - pour le plus grand profit de la superstition moraliste et de ses condamnations moralisatrices partisanes ! ! !


Mais n'en doutez pas plus que moi, le procès de Spinoza pour rétablir LA Vérité, à l'exemple de ceux de Robert Hossein pour l'Histoire, n'aura jamais lieu ! C'est seulement un vœu pieux, car dissimuler LA Vérité en colportant les mensonges et les « croyances au miracle » du monde est toujours très « juteux » pour l'intelligentsia comme pour les responsables politiques, ces rois borgnes qui guident les aveugles dans leur hasardeuse conduite du monde - sauf à n'importe lequel d'entre eux, évidemment, de démontrer la possibilité de transposer l'Idéal dans le quotidien sans attendre DEMAIN, toujours DEMAIN et seulement DEMAIN ! Jusqu'ici, il ne s'est toujours agi que de fallacieuses promesses sous des appellations mirobolantes d' « ordre juste », de « monde nouveau », etc. se résumant à l'avènement jugé possible d'un monde parfait avec des humains imparfaits - cherchez l'erreur !


Et je n'exclue pas davantage les moralisateurs de tout poil, ces censeurs autoproclamés qui prospèrent aussi sur les fictions du moralisme en décidant unilatéralement, puisqu'ils sont à la fois juges et parties, du Bien et du Mal prétendument absolus, et en décrétant donc ce qu'il est absolument bien ou mal, moralement parlant, de penser et de dire aujourd'hui, mais sans jamais juger, sur le plan philosophique, ce qui est absolument vrai ou faux - sinon aucun des grands diseurs universels de LA Vérité éternelle, à savoir Socrate, le Christ, Giordano Bruno et Spinoza, entre autres, n'aurait été empoisonné, crucifié, brûlé ou excommunié !


Pour revenir concrètement au port de la burqa, je ne me fais guère d'illusion quant à ma demande initiale de justifier cette pratique par un texte coranique, toujours par peur de «crisper la communauté musulmane», et ainsi la France de l'année 2009, et des suivantes, continuera-t-elle à fonctionner comme aux pires époques obscurantistes sur des croyances superstitieuses,  dont se dit, forcément, « tout et son contraire », voire «tout et n'importe quoi », faute d'utiliser l'étalon de LA Vérité absolue pour juger le penser superstitieux dans les divers modes d'expression évoqués.


C'est pourquoi j'accuse de lâcheté et de malhonnêteté intellectuelles toutes les soi-disant élites de l'époque pour leur « collaboration » à l'œuvre funeste de la Superstition, dont le principal résultat est de bâillonner, aujourd'hui comme hier, la liberté d'opinion et d'expression. Force sera néanmoins de constater, au fil du temps, que l'islam continuera de grignoter la laïcité à la française et à envahir toujours plus le champ politique, ainsi qu'il en va en terre d'islam dans nombre d'Etats.

 

Evidemment, je ne peux manquer de condamner aussi la lâcheté de toutes ces femmes, de Gisèle Halimi à Marie-Victoire Louis, en passant par Isabelle Alonso, auxquelles vous, un homme, avez pourtant damé le pion dans un combat spécifiquement féministe, qui aurait dû être le leur depuis bien longtemps. Mais, entre dénoncer les comportements machistes des musulmans ou défendre la cause des femmes, leur choix était fait, et elles ont déserté le combat en rase campagne - tout, plutôt que passer pour des émules de Le Pen en critiquant l'islam et sa sharia ! 

 
Ainsi le silence et le refus de débattre, depuis plus de dix ans, de toutes ces prétendues élites et des féministes réunies les autorisent-t-elles à colporter impunément les mensonges et les « croyances au miracle » du monde sur lesquels fonctionne toujours la société humaine universelle, et la nôtre en particulier. Or ces mensonges et ces « croyances au miracle » se fondent seulement sur le penser superstitieux humain, tel qu'il se manifeste dans ses divers modes d'expression : religion, toutes religions confondues - monothéistes ou non -, métaphysique matérialiste ou idéaliste, idéologie, toutes les idéologies sans exception, et moralisme [Morale et condamnations moralisatrices des Autres au nom de LA Morale : LAQUELLE ?], tous catéchismes réunis, y compris le catéchisme soi-disant universel contemporain, ou Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, dont seule l'inobservation est réellement universelle - sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, d'établir le contraire à l'aune du devenir du monde depuis plus de six décennies !

 

Néanmoins, depuis la loi de 1901 sur la laïcité, la religion est, en principe, une affaire privée, et elle est censée le rester. Pourtant, aujourd'hui même, une radio officielle d'Etat, France Culture en l'occurrence, ouvre son antenne quasi quotidiennement à une émission intitulée, Cultures d'islam, et une récente émission télévisée m'a fait découvrir qu'un membre de l'UOIF, Mahmoud Doua, tenait une chaire d'anthropologie arabo-musulmane à l'Université de Bordeaux - en France, en l'an 2009 ! Pour préparer les étudiants à quoi, au juste ? ! 


En conclusion, ce n'est sûrement pas par hasard que Spinoza parlait de « l'avantage de l'ordre politique » de l'Eglise romaine, et a fortiori de la superstition musulmane ». Certes, cet avantage politique espéré par les uns, à en juger par la photo jointe, n'est pas pour demain matin, car cela a demandé des siècles au Kosovo avant qu'il ne devienne un Etat musulman au cœur de l'Europe, mais cette dernière a l'éternité devant elle pour juger de la suite de l'Histoire - LA Vérité éternelle aussi d'ailleurs, même si elle présente le gros inconvénient provisoire d'avoir toujours raison trop tôt !


Dans l'attente de vos éventuelles objections, intellectuellement et philosophiquement étayées, sur des points très précis de désaccord, à défaut de quoi vous manifesteriez clairement votre intention délibérée de continuer à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du monde, je vous remercie de votre attention et vous prie d'agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

 

Annexe : 1 - Lettre du 18 septembre 2008 à Nicolas Sarkozy
              2 - Lettre du 20 janvier 2009 à Jean-Louis Borloo
              3 - Lettre du 13 mai 2009 à France Culture
              4 - Texte, Mensonges et lâcheté des élites
              5 - Photo

.


.

 

 

Le 1er juillet 2009

 

Objet :

« "Verts" de peur ! »

 

Monsieur Daniel Cohn-Bendit

Europe Ecologie

6 bis, rue Chaudron

75010 Paris

Courriel :

contact@europeecologie.fr

 

[A l'attention de Nicolas Hulot, José Bové, Eva Joly, et des "Verts" Noël Mamère, Cécile Duflot, etc.]

 

Monsieur,

 

Le succès de votre mouvement écologiste au récent scrutin européen me donne enfin l'occasion, attendue depuis mai 1968, de dénoncer vos croyances superstitieuses, tant d'ordre idéologique, alors, que scientiste aujourd'hui.

 

Sur le plan de l'idéologie, en effet, plus de quarante ans après les émeutes de 1968, le devenir de la planète en général, et de la France en particulier, montre ce qu'il est réellement advenu de vos illusions de jeunesse en matière de liberté notamment, puisque même la liberté d'expression est toujours un vœu pieux dans un Etat, où le moralisme communautariste décide du Bien et du Mal prétendument absolus, autrement dit décrète ce qu'il est absolument bien ou mal de penser, de dire et de faire. Quant à l'égalité absolue, ou idéale, le monde continuera à l'attendre jusqu'à la fin des temps - et ce ne sont pas les deux milliards et demi d'humains supplémentaires attendus dans les cinquante années à venir, qui plaident en faveur de ce « miracle » !

 

Certes, c'est votre droit le plus légitime de « croire au miracle », comme la quasi-totalité de l'humanité d'ailleurs, mais vous n'en colportez pas moins les mensonges d'un idéalisme simplet, faisant croire à vos contemporains en la capacité des humains à transposer l'Idéal dans le quotidien. C'est pourquoi je n'aurai définitivement tort sur ce plan que le jour où ceci se produira, c'est-à-dire DEMAIN, toujours DEMAIN et seulement DEMAIN, à la saint Glinglin - sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire ! D'ici-là, les « on doit », les « il faut », et autres « il faudrait » tiennent, et tiendront toujours lieu de mode d'emploi pour changer le monde ! ! !

 

Ainsi votre fallacieuse promesse soixante-huitarde de liberté «sans entrave » n'a jamais été autant battue en brèche qu'aujourd'hui, comme peuvent en témoigner ceux d'alors qui fumaient et buvaient « sans contrainte », et conduisaient même sans être « espionnés » en permanence, alors que l'Union européenne ajoute, aujourd'hui, ses propres restrictions dans tous les domaines à nos interdits nationaux. Par chance, il vous arrive de reconnaître vos illusions d'alors, comme l'atteste cet aveu tardif de stalinien repenti : « Quand on disait "élections, piège à cons" », on s'était foutu le doigt dans l'œil jusqu'au coude ! » - votre carrière politicienne atteste toutefois que  vous n'avez apparemment pas eu à le regretter !

 

Néanmoins, qui dit promesse, dit aussi espoir, et c'est sur cette même illusion d'un monde devenu idéal que fonctionne également le scientisme contemporain dans son absurde prétention actuelle d'instaurer sur la planète un « climat sur mesure » pour l'éternité - mais encore DEMAIN, toujours DEMAIN et seulement DEMAIN, à la saint Glinglin comme dab, ainsi que nos plus ou moins lointains descendants pourront en juger, à commencer par ceux de la fin du XXIème siècle, date fatidique de la catastrophe universelle annoncée !

 

En réalité, outre que l'espoir est seulement la peur que la chose espérée ne se produise pas, ainsi que l'a exprimé sans ambages cette déclaration d'un internaute socialiste avéré : « Craignons de ne plus être là pour assister à l'arrivée de ces heures radieuses ! », notre époque dite moderne, du seul fait de se croire abusivement au comble du modernisme des idées, n'en continue pas moins de fonctionner sur la crainte et sur l'espoir comme aux pires temps obscurantistes de la Superstition dans ses divers modes d'expression [Religion, métaphysique matérialiste ou idéaliste, idéologie et moralisme]

 

Pourtant, ces armes fatales du penser superstitieux, que sont la crainte et l'espoir, avaient déjà été dénoncées sans ambiguïté par Spinoza dans un propos reproduit ci-après :

 

« Si les hommes avaient le pouvoir d'organiser les circonstances de leur vie au gré de leurs intentions ou si le hasard leur était toujours favorable, ils ne seraient pas en proie à la superstition. »

 

Néanmoins, les opinions et les comportements des humains du XXIème siècle témoignent que leur penser superstitieux n'est en rien différent de celui des millénaires passés, non seulement parce que la crainte et l'espoir les animent toujours, mais parce qu'ils croient encore à la « fable » des bons et des mauvais, dénoncée sans ambiguïté, voici bientôt deux mille ans,  par l'un des grands diseurs universels de LA Vérité éternelle. Et ainsi nos contemporains perpétuent-ils les mensonges du monde, lorsque ceux-ci les arrangent dans leurs intérêts égoïstes, individuels ou collectifs - comme en témoignent précisément leurs « revirements d'opinion » ! ! !

 

En matière de vérité, Albert Camus n'était pas en reste, lorsqu'il affirmait : « La souffrance et la révolte s'éteindront avec le dernier homme », ce qui était sans ambiguïté quant à l'illusion d'un monde idéal à venir. Dans son appétit de vérité, il avait très bien cerné le mensonge du monde, qui  consiste à prendre ses rêves pour la réalité, le relatif pour l'absolu, à confondre la théorie et la pratique, l'Idéal et la réalité quotidienne, ainsi que son propos ci-après le confirme :

 

« Une seule chose au monde me paraît plus grande que la justice : c'est sinon la vérité elle-même, du moins l'effort vers la vérité. Nous n'avons pas besoin d'espoir, nous avons seulement besoin de vérité. »

 

Cependant, à l'inverse des porte-parole de LA Vérité éternelle absolue, les « rêveurs », les vendeurs d'illusions et autres marchands d'espoir n'hésitent pas à LA travestir, à l'exemple de Jaurès lui-même affirmant : « La nature du socialisme démocratique est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel. », ce qui est pour le moins antinomique. Pourtant, les soi-disant « élites » d'aujourd'hui, tous milieux confondus [Médias, politiques, intelligentsia (prétendus intellectuels ou pseudo-philosophes) et associations moralisatrices à sens unique), continuent impunément à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du monde, ainsi que l'établit le texte annexé, Mensonges et lâcheté des élites - sauf à elles, à vous-même et à quiconque, évidemment, d'apporter la preuve du contraire, ce que je n'ai eu de cesse de réclamer vainement jusqu'ici !

 

J'en viens à la croyance superstitieuse du scientisme contemporain se faisant fort - car les experts du GIEC ne doutent de rien ! - de vaincre un réchauffement climatique supposé a priori linéaire et inéluctable jusqu'à la fin des temps, si les humains d'aujourd'hui ne faisaient rien pour y mettre fin. Et même les puissants tombent dans cette croyance superstitieuse en notre « omnipuissance » quasi divine, comme le confirme ce récent propos de Nicolas Sarkozy déclarant publiquement : « Nous sommes la dernière génération à pouvoir faire quelque chose d'utile avant la catastrophe. » ! Vous avez dit : « Après nous, le déluge » ? ! OUI, comme aux pires époques obscurantistes ! ! 

 

Or, la science des climats reconnaît des variations de grande amplitude durant les millions d'années écoulées, où des périodes glaciaires ont alterné avec celles de grand réchauffement, au point même que le Sahara n'a pas toujours été un désert infertile, et que le Groenland a aussi connu, au cours des IXe et Xe siècles, une période tellement  chaude que fermes et laiteries y prospéraient, sans pouvoir incriminer pour autant l'action humaine pour cause de pollution industrielle ou automobile, voire d'autres modes de transport.

Entre autres arguments contraires à l'hypothèse superstitieuse colportée planétairement aujourd'hui, je pourrais également évoquer l'état du savoir scientifique en ce début de XXIème siècle. C'est pourtant sur ce savoir « relatif » que sont établis les modèles mathématiques permettant d'effectuer des prévisions climatiques, dont chacun est en mesure de juger le peu de fiabilité, puisque variant même d'un jour à l'autre, tandis que le catastrophisme ambiant n'hésite pas à afficher ses certitudes pour les décennies à venir.

 

Certes, qui se souviendra, en l'an 2100, des élucubrations de ce début du XXIème siècle, quand on a vu ce qu'il est advenu des prévisions annonçant le passage à un nouveau millénaire, puisque tout le monde les a déjà oubliées ? Par ailleurs, je vous laisse imaginer ce que nos descendants de l'année 2509, par exemple, penseront de l'état de notre savoir scientifique en l'an de grâce 2009 ! ! ! Assurément, au point où vous en êtes de faire trembler de peur l'humanité, vous pourriez même me rétorquer que la planète et ses habitants auront tous disparu en 2509...


Face à tous les mensonges et à toutes les « croyances au miracle » d'aujourd'hui, force est de constater que les croyances superstitieuses du scientisme contemporain se fondent toujours, comme aux pires époques obscurantistes, sur l' « absolutisation du relatif », à savoir un procédé intellectuellement malhonnête consistant à prendre, et à faire passer, pour absolu, pour réalité ou Vérité absolue, le contenu seulement « relatif » pensé dans et sur (à propos de) notre monde. C'est pourquoi, ainsi que l'a déclaré Claude Allègre à sa manière, mais à juste titre : « La vérité officielle scientifique, ça n'existe pas. » - comme l'Histoire de la science est là pour le confirmer !


En vérité, les hypothèses et les théories de la science sont à jamais « relatives », c'est-à-dire révisables jusqu'à la fin des temps, au point d'affirmer « tout et son contraire » - l'être humain ne dispose pas, et ne disposera jamais, de la faculté de connaître et de comprendre « absolument » notre monde ! Aussi, dans ses mensonges, plus exactement ses « vérités relatives », le scientisme n'est-t-il que la forme dévoyée de la science, comme suffit à l'établir ce propos de Bernard d'Espagnat, un homme de science intellectuellement honnête, qui met un terme définitif à la prétention scientiste d'exprimer l'absolu, LA Vérité absolue :


« Le réel par excellence, ce ne sont pas les contradictoires entités sur lesquelles travaillent les hommes de science contemporains, mais ce que Spinoza nomme la substance. » (A la recherche du réel)

Son propos était assurément inspiré par la pensée philosophique de Spinoza, puisque d'Espagnat était spinoziste, mais peut-être avait-il eu connaissance également de cette déclaration de Bertrand Russel :


« Tout homme de science dont les idées sont vraiment scientifiques est prêt à reconnaître que ce qui passe pour une connaissance scientifique à un moment donné, demandera sûrement d'être corrigé par des découvertes nouvelles ; que, néanmoins, la science est assez proche de la vérité pour suffire à la plupart des besoins pratiques, mais non pour tous. Dans la science, quand il ne s'agit que d'une connaissance qui ne peut qu'être approximative, l'attitude de l'homme est expérimentale et pleine de doutes. » [Bertrand Russell, Essais sceptiques, 1933, Chapitre XII, trad. A. Bernard]

Pour revenir à la réalité concrète faisant de vous-même, et de ceux mis en exergue ici, des « "Verts" de peur », je prends à titre d'illustration les deux films d'anticipation qui ont entraîné des centaines de millions de Terriens, voire davantage, dans votre « frousse » commune. Le premier est celui d'Al Gore, Une vérité qui dérange, et l'autre celui de Yann Arthus-Bertrand, Home.

Or le problème pour Al Gore, que personne n'avait découvert si écologiste durant sa vice-présidence, est qu'après avoir fait beaucoup de recommandations aux Autres dans la manière de ne pas gaspiller les ressources de la planète, il a été « épinglé » comme ayant eu, dans sa propriété du Tennessee, un relevé de consommation électrique dix fois supérieur à celui de ses voisins  - certes, il a ainsi simplement confirmé que le dicton, les conseilleurs ne sont pas les payeurs, c'est-à-dire qu'ils ne paient pas forcément d'exemple, est vieux comme le monde !

Quant au film de Yann Arthus-Bertrand, qui peut affirmer avec certitude qu'il n'a eu aucune incidence sur la décision de citoyens français, entre autres, qui ne fonctionnent pas moins sur la crainte et l'espoir que leurs plus lointains aïeux dans leurs rêves de vie éternelle, DEMAIN, et de monde idéal, toujours DEMAIN ? Toutefois, faute de preuve, je me garde bien de vous faire un procès d'intention sur ce point, mais il n'empêche que même la question controversée des OGM n'a pas dû être sans incidence sur votre succès.

En effet, malgré la « relativité » indéniable de la science jusqu'à la fin des temps, les prophètes de malheur finissent par prospérer sur la « crainte » qu'ils instillent dans les esprits crédules de ceux qui se retrouvent toujours, à terme, naïfs, cocus et frustrés ! A leur décharge, je me dois de reconnaître que nous sommes davantage portés par nature à « croire » qu'à « penser vraiment », autrement dit à « réfléchir », mais il n'y a pas de fatalité à cela - comme Spinoza et quelques autres en ont apporté la preuve !

Avant d'avancer mon tout dernier argument sur le fond, je vous fais seulement remarquer que vous fonctionnez aussi sur l'espoir quand vous croyez naïvement que tous les humains de la planète - tous Etats, groupes les plus divers et individus confondus - seraient capables d'agir, de manière unanime, même dans le cas où leur survie serait menacée - là aussi, pour reprendre votre propre expression, tout à fait de circonstance : « Vous vous foutez le doigt dans l'œil jusqu'au coude » ! ! !

En conclusion, outre les arguments déjà évoqués, dont j'attends avec beaucoup de curiosité vos éventuelles objections, scientifiquement et philosophiquement étayées, afin de ne pas vous exposer au « ridicule » du jugement de la science de demain, je termine avec l'argument indépassable tout aussi incontestable pour le premier scientifique venu. Je parle ici du mouvement universel et perpétuel des choses de notre monde, lequel est à l'origine de leur constante transformation au point qu'aucune chose, à commencer par nous-mêmes en tant que chose pensante, n'est à n'importe quel moment ce qu'elle était exactement l'instant d'avant.

En clair, rapporté à l'échelle de notre univers, la configuration générale de toutes les choses qui le constituent est en incessant changement, de telle sorte que RIEN n'est stable - hormis le changement, précisément ! Et c'est dans ce monde en perpétuelle transformation que vous garantissez «absolument» aux citoyens du monde leur prétendu pouvoir à stabiliser le climat de la planète, de surcroît à leur convenance - pourquoi pas finalement, puisque « Yes, we can », paraît-il, méthode Coué oblige ? ! Encore faudra-t-il qu'elle nous explique comment « arrêter le mouvement universel perpétuel » - ils sont vraiment forts, ces « rêveurs » ! ! !

Afin de vous permettre de peaufiner vos arguments en faveur de vos «croyances au miracle» scientistes et idéologiques, je joins à ce courrier ma lettre du 18 septembre 2008 à Nicolas Sarkozy, ainsi que celles du 20 décembre 2008 à Nathalie Kosciusko-Morizet et du 20 janvier 2009, adressée en envoi recommandé avec accusé de réception à Jean-Louis Borloo ; des lettres toujours sans réponse à ce jour, hormis le récépissé officiel de l'Elysée ainsi que le reçu postal du ministère de l'Environnement - et pour cause, forcément !

A défaut de votre argumentation contraire, intellectuellement et philosophiquement étayée, vous manifesteriez clairement votre intention délibérée de continuer à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du monde, à l'exemple de toutes les prétendues élites de l'époque, dénoncées dans le texte annexé, Mensonges et lâcheté des élites.

Je vous remercie de votre attention et vous prie d'agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

Annexe : Lettre du 18 septembre 2008 à Nicolas Sarkozy
             Lettre du 20 décembre 2008 à Nathalie Kosciusko-Morizet
             Lettre du 20 janvier 2009à Jean-Louis Borloo
            Texte, Mensonges et lâcheté des élites

 


 

Le 12 juin 2009


Objet :

« Ambition personnelle, attaques ad hominem  et "débilité intellectuelle " ! » [FIN]

 

Monsieur François Bayrou

Mouvement démocrate

133 bis, rue de l'Université

75007 PARIS

Fax : 01 53 59 20 59

 

 Monsieur,



En matière de coalition, d'ailleurs, vous auriez dû être échaudé depuis belle lurette. En effet, l'alliance hétéroclite constituant l'UDF, mouvement essentiellement de droite s'il en fut - sauf à Valéry Giscard d'Estaing lui-même, évidemment, de m'apporter la preuve du contraire ! - a bien inclus, fut un temps, un groupe baptisé Parti social-démocrate. Ceci était toutefois insuffisant pour ancrer cette association à géométrie variable sur la gauche de l'échiquier politique, et surtout pour empêcher nombre de ses membres de se disperser vers d'autres cieux en vous laissant finalement à votre solitude et à votre échec - d'où votre rancune tenace, à l'exemple de Ségolène Royal, envers celui qui a brisé vos rêves élyséens !

 

Vous aurez beau le nier, à l'instar du premier accusé venu se prétendant toujours innocent, vous ne serez jamais en mesure d'apporter la preuve du contraire. Hormis vos fidèles, d'ailleurs, les Français ne sont pas dupes de vos manœuvres politiciennes au service de votre seule obsession présidentielle, dont plus personne ne doute - un récent lapsus révélateur ayant suffi pour le confirmer ! Quoiqu'il puisse advenir, par la suite, de vos promesses et de celles de tous les hommes providentiels, elles laisseront toujours les citoyens électeurs « naïfs, cocus et frustrés », comme c'est le cas généralement pour toute coalition.

 

En effet, le mouvement universel perpétuel, contre lequel personne n'a de moyen d'action, est la cause de toutes les associations et dissociations survenant dans notre monde et en nous. C'est pourquoi, en dépit des mirifiques promesses des marchands d'espoir, rien n'est éternel dans notre monde humain, coalitions incluses, et rien ne peut davantage y devenir idéal pour la raison précitée : absolu, idéal, infini, éternel, parfait et immuable, c'est tout comme !

 

Sans entrer ici dans un débat philosophique exhaustif - car il y a réellement un terme indépassable à notre penser du relatif -, les téléspectateurs de l'émission du 4 courant, qui mettraient en doute mon propos, ont dû, ou auraient dû, mesurer, à l'aune des échanges contradictoires et des invectives tous azimuts entre les invités politiques de tous bords, à quel point les humains en général, et les politiciens en particulier, étaient totalement incapables d'agir unanimement vers un soi-disant « intérêt général ». Celui-ci est seulement, d'ailleurs, l'illusion de la convergence possible des infinis intérêts égoïstes, individuels et collectifs, vers un but commun, le prétendu Bien de l'humanité - celui qui permettrait de concilier les intérêts des riches et des pauvres, par exemple ! Mais, comme il ne vous est pas interdit de démontrer le contraire, je m'en tiens là sur la superstition idéologique.

 

Sans votre vive empoignade avec Daniel Cohn-Bendit, peut-être aurais-je renoncé à parler encore de la superstition moraliste, dont je vous ai déjà amplement entretenu pour dénoncer les fictions sur lesquelles elle se fonde, mais qui n'en régissent pas moins la marche morale du monde depuis la nuit des temps. Je n'entends pas, toutefois, reprendre l'intégralité de l'argumentation antérieure, toujours à votre disposition, et je me borne donc à rappeler brièvement les trois mensonges du moralisme [Morale et condamnations moralisatrices des Autres au nom de LA Morale : LAQUELLE ?]

 

La première fiction du moralisme, devenue aujourd'hui imposture, ou « escroquerie intellectuelle » planétaire, c'est la « croyance », mondialement répandue, en un Bien et un Mal prétendument absolus, ainsi que le confirme le catéchisme soi-disant universel contemporain - comme si quoi que ce soit pouvait être « absolu » dans un monde où tout est relatif, mais il ne tient qu'à vous-même ou à quiconque, évidemment, d'établir le contraire ! La seule discordance, sur fondement moralisateur, des mesures en matière d'IVG et d'euthanasie, entre autre, au sein d'une Union soi-disant commune, suffit à confirmer leur « non-absoluité » morale. Je vous réserve, éventuellement, d'autres arguments intellectuels et philosophiques qui l'établissent, et je me borne ici à vous laisser méditer ce propos de Spinoza en la matière :

 

« Ce n'est pas parce qu'une chose est bonne (absolument  bonne, ou bien « en soi ») que nous la désirons, c'est parce que nous la désirons que nous la jugeons bonne. ».

 

La seconde fiction du moralisme est la division artificielle des humains en deux catégories distinctes soi-disant « par nature » : les bons, les « vertueux », aujourd'hui les prétendus antiracistes, d'un côté, et les mauvais, les « salauds », les « exclusivement » racistes, de l'autre. Je croyais pourtant avoir entendu parler de quelqu'un dénonçant sans ambiguïté cette fable, voici bientôt deux mille ans, dans une parabole devenue célèbre - c'est pourquoi je suis très curieux de connaître ce que vous pourriez lui objecter, en votre qualité de disciple avéré !

 

D'ici-là, la marche actuelle du monde atteste que les soi-disant antiracistes, ces prétendus « irréprochables » autoproclamés, donneurs de leçons d'antiracisme aux Autres, font preuve à leur tour, en effet, de discrimination en matière de religion, de sexisme, d'homophobie et même de racisme stricto sensu envers d'autres communautés, sans en énumérer ici les preuves concrètes aussi bien sur l'ensemble du continent africain, au Proche et au Moyen-Orient qu'en Occident. Mais c'est une caractéristique constante des « vertueux » de toutes les époques de reprocher aux Autres ce qu'eux-mêmes ont fait hier, et referont, demain, à la première occasion où leurs intérêts de toutes sortes l'exigeront, comme vous l'avez prouvé sur le plateau de France 2 face à Daniel Cohn-Bendit - même pour les vertueux autoproclamés, en effet, quand leurs intérêts égoïstes de toutes sortes sont en  jeu, la fin semble toujours justifier les moyens !

 

A ce stade du courrier en cours, j'ai pris bonne note de votre mea culpa public - seulement après votre échec électoral, toutefois ! - envers l'opinion en général, et envers Daniel Cohn-Bendit en particulier, mais ceci ne retire rien à mes propos sur les « mensonges »  de la superstition moraliste.

 

Je termine donc par la troisième fiction du moralisme, ce mensonge déjà évoqué à propos de la superstition idéologique, à savoir l'illusion d'un « libre arbitre », que les « vertueux » appellent à la rescousse dans leurs condamnations moralisatrices des Autres, puisque cette soi-disant libre volonté devrait permettre à chacun de choisir « librement » entre bien et mal agir. Or, outre que ces valeurs de Bien et de Mal sont seulement relatives, car il n'y a, en réalité, ni Bien ni Mal absolus, ce prétendu « libre choix » d'agir bien ou mal, moralement parlant, devrait s'appliquer dans toutes les circonstances de la vie - y compris en cas de danger de mort, où chacun, précisément, en raison de notre nature égoïste, est loin de se conduire toujours en héros !

 

J'ai déjà eu maintes occasions de vous préciser amplement ce qu'il faut entendre par notre « égoïsme » humain, auquel personne n'échappe - ni vous, ni moi, ni les six milliards et quelques humains d'aujourd'hui (hypocrites inclus), et pas davantage nos descendants des millénaires à venir ; hormis, évidemment, par un « miracle » de la Nature en faveur des heureux bénéficiaires - les hypocrites en général !

 

Notre égoïsme humain n'est rien d'autre que le désir inné de chaque individu de vivre le plus longtemps et le mieux possible, en se gratifiant autant que faire se peut dans ses affaires d'amour, quel qu'en soit l'objet, de possession (de biens et de personnes), d'où l'importance de l'argent comme instrument d'échange, et de gloire ou honneur-vanité - d'ego tout simplement -, à travers la recherche d'honneurs, de titres, de distinctions et de médailles de toutes sortes (civils, militaires, culturels, professionnels, sportifs, etc.).

 

Aussi, votre volonté forcenée d'accéder à la présidence de la République, donc d'être le premier des Français, témoigne-t-elle d'une dose suprême d'ego dans votre appétit de gloire, ce qu'un égoïste « conscient » comme moi ne saurait condamner, en raison de notre nature égoïste commune inchangeable - même chez les « vertueux » autoproclamés ! C'est pourquoi vous êtes particulièrement malvenu de reprocher à quiconque en général, et à Nicolas Sarkozy en particulier, de manifester son égoïsme sous l'une ou l'autre de ses expressions, puisque vous n'y échappez pas davantage que tous les Autres - en conséquence, un égoïste, forcément, qui condamne moralement un autre égoïste, c'est un « HYPOCRITE », comme vos propos et votre comportement public en témoignent !

 

Ainsi vous écrivez une virulente diatribe intitulée, Abus de pouvoir, pour dénoncer la manière personnelle de Nicolas Sarkozy de diriger la France, un avis que les électeurs du 7 courant ne semblent pas avoir entièrement partagé - sinon ils auraient profité de l'occasion pour mettre le « dictateur » en difficulté ! -, tandis que, dans le même temps, les mauvais résultats du scrutin ayant délié les langues, Corinne Lepage se répand, ici et là, pour condamner votre gouvernance autocratique du Modem. Tel jour, en effet, elle déclare : « Dans la représentation médiatique du MoDem, il n'y en a que pour lui », et tel autre : « Il ne faut pas que le MoDem soit une aventure personnelle, mais collégiale, avec une autre forme de gouvernance », sans oublier que votre autre soutien médiatique de poids, Jean-François Kahn en l'occurrence, manifeste son désappointement, en démissionnant au profit de la précédente députée européenne, Nathalie Griesbeck.  

 

Pour ce qui en va de l'argent et du bling-bling, dont vous avez fait par ailleurs fait vos choux gras, au sens propre, vous êtes tout aussi malvenu dans vos attaques personnelles, puisque vous briguez aussi la magistrature suprême, donc la distinction la plus élevée, et que vous êtes également propriétaire de chevaux de course - comme le premier manant venu ! Entendons-nous bien, toutefois : je ne vous reproche ni l'un ni l'autre, en tant que tel, puisque c'est tout à fait conforme à nos manifestations d'égoïsme humain. Par contre, c'est inadmissible de reprocher aux Autres, dans le même temps, leur attirance pour l'argent et leur appétence pour le pouvoir - voire leur autocratisme, après les déclarations de Corinne Lepage ! Vous avez apporté publiquement la preuve que, loin d'être un homme providentiel, donc un être humain exceptionnel, vous étiez seulement un humain comme les Autres, un égoïste, comme je n'en doute plus, depuis bien longtemps, à propos de moi-même et de tous mes contemporains. 

 

Alors, pour votre gouverne - mais vous pouvez m'apporter la preuve du contraire ! -, je réaffirme que, pour condamner moralement les Autres, il faudrait commencer par être soi-même réellement « irréprochable ». Or il n'y a pas, il n'y a jamais eu et il n'y aura jamais, d'individus ni de groupes d'individus, « TOUS » critères d'appartenance confondus, véritablement « IRRÉPROCHABLES » : face à l'Idéal, en effet, chacun est forcément coupable, coupable de crime de lèse-Idéal.

 

Vous ne pouviez pas l'ignorer, mais vous n'en laissez pas moins la société contemporaine fonctionner sur les mensonges de la superstition moraliste, à savoir les fictions brièvement évoqués ci-dessus. C'est pourquoi la collectivité nationale se comporte, aujourd'hui, dans ses condamnations moralisatrices tous azimuts comme aux pires temps obscurantistes, ceux qui ont empoisonné Socrate, crucifié le Christ, brûlé Giordano Bruno et excommunié Spinoza, au point même de réduire la liberté d'expression des uns, puisque les Autres sont censés être les représentants du Bien absolu sur Terre, paraît-il, et s'octroient de facto une quasi-autorité divine à juger et condamner moralement leurs semblables !

 

A cet égard, notre époque serait même plus obscurantiste que les précédentes, car, au nom d'un passé révolu de plusieurs décennies, voire de plusieurs siècles, elle juge et condamne moralement les fils à la place des pères pour des fautes qui se perpétuent pourtant encore aujourd'hui chez les moralisateurs à sens unique, comme il en va de l'esclavage et autres conflits interethniques ou interreligieux, ici et là sur la planète.

 

Ainsi éclairés à l'aune de notre égoïsme inné, les comportements des humains sont simples à comprendre, et ils devraient suffire à réduire à néant les croyances superstitieuses de l'idéologie, toutes les idéologies sans exception, qui vise à l'avènement d'un monde parfait avec des humains imparfaits, et du moralisme, tous catéchismes confondus, y compris le catéchisme soi-disant universel contemporain, ou Déclaration « prétendument » universelle des droits de l'Homme, dont seule l'inobservation est, et demeurera, réellement universelle jusqu'à la fin des temps - sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, d'établir le contraire, à l'aune du devenir du monde depuis six décennies !

 

Je ne reviens pas ici sur le fond pour démontrer que le catéchisme universel, pas davantage que tout autre catéchisme (notamment religieux ou idéologique), n'exprime rien d'absolu, d'absolument absolu, notamment en matière de liberté d'expression - forcément, dans un monde où TOUT est relatif, comme je l'ai démontré à de multiples reprises aux soi-disant « élites » d'aujourd'hui que ce discours embarrasse, puisqu'il met à mal leurs mensonges de toutes sortes, et leurs comportements contradictoires au gré de leurs intérêts fluctuants !

 

Vous en avez d'ailleurs fourni vous-même des exemples significatifs : d'abord, en retournant votre veste d'ancien giscardien de droite - du moins jusqu'à un éventuel démenti par son fondateur lui-même sur la tendance idéologique initiale du mouvement, faisant ainsi passer Raymond Barre pour un dangereux gauchiste et la loi Falloux pour une idée de gauche ! -, ensuite par votre projet d'alliance politicienne avec Dominique de Villepin, sur seul fondement d'antisarkozisme primaire, contre lequel vous n'aviez pourtant pas hésité à voter avec la gauche une motion de censure sur la question du Contrat première embauche, laissant ainsi supposer que vous n'y voyiez que des inconvénients, alors que, dans notre monde humain relatif, TOUT comporte, à la fois, du « pour », du positif, des avantages, et du « contre », du négatif, des inconvénients -  ainsi tout vote pour ou contre un texte n'est-il finalement rien d'autre qu'un jugement absolu sur ce qui est seulement relatif !

 

Certes, c'est votre droit le plus légitime de voter « au cas par cas », selon votre jugement en terme d'avantages et d'inconvénients, mais le retour envisagé aux alliances circonstancielles hétéroclites de la IVe République présage des combinaisons politiciennes d'antan, telles qu'elles se perpétuent au sein du Parlement européen, paraît-il, sans changer pour autant la soi-disant Union des vingt-sept, ainsi que la désaffection électorale du 7 courant semble l'avoir établi. Je souligne par ailleurs que le meilleur moyen de ne pas être soumis au diktat d'un mouvement quelconque, et de conserver ainsi son indépendance de jugement, c'est de ne pas s'engager en politique, et plus précisément dans un parti, sauf à y tenir occasionnellement le rôle de cheval de Troie - il y a décidément bien loin de la théorie à la pratique, de l'Idéal à la réalité quotidienne !

 

En conclusion, les faits semblent me donner raison jusqu'ici, et notamment confirmer ma lettre du 27 juin 2007, qui avait pour objet, « De la théorie à l'aventurisme, et de l'aventurisme au fiasco ! ». Cependant, vous avez encore tout loisir de soulever vos objections, intellectuellement et philosophiquement étayées, pour démonter ma dénonciation des mensonges et des « croyances au miracle » du penser superstitieux dans ses divers modes d'expression. A défaut, vous manifesteriez, une fois de plus, votre intention délibérée de continuer à les colporter, donc à manipuler et tromper l'opinion, en lui faisant prendre vos rêves pour la réalité.

 

Pour alimenter l'argumentation de vos éventuelles critiques sur le fond, je joins à ce courrier ma lettre du 18 septembre 2008 à Nicolas Sarkozy et celle du 13 mai 2009 à France Culture, ainsi que le texte, Mensonges et lâcheté des élites, qui seront transmis par courriel en raison de leur longueur.

 

Je vous remercie de votre attention et vous prie d'agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

 
Annexe :  I -   Lettre du 18 septembre 2008 à Nicolas Sarkozy

               II -  Lettre du 13 mai 2009 à France Culture

               III - Mensonges et lâcheté des élites

    

 

 

 

 

 

 

 

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés