COURRIER "Médias"

Patong Beach, le 23 décembre 2009

Objet :

« Islam et stigmatisation :

A qui profite le "crime de lèse-Vérité" ? »


Monsieur Maurice Szafran

Marianne

32, rue René Boulanger

75010 PARIS

Courriel :

s.marty@journal-marianne.com


[A l’attention toute particulière de Jean-François Kahn]


Monsieur,


La lecture de votre article d’opinion, publié dans le numéro 660 de l’hebdomadaire Marianne du 12 au 18 décembre 2009, et intitulé Stigmatisation en référence à l’islam, m’inspire la réflexion générale suivante qui vaut aussi bien pour Jean-François Kahn que pour vous-même, mais également pour votre champion favori, François Bayrou en l’occurrence :


« A Marianne, LA Vérité est sciemment méprisée puisque personne n’a eu jusqu’ici l’honnêteté ni le courage intellectuels de l’affronter pour lui opposer d’éventuelles objections, tout à fait légitimes par ailleurs, et surtout pour avancer des arguments contraires, intellectuellement et philosophiquement étayés, susceptibles de LA réduire à néant. »


J’en veux vous preuve l’abondante correspondance adressée entre le 15 juillet 1997 et novembre 2009 toujours sans réponse sur le fond à ce jour, hormis les propos surréalistes d’un patron de presse concernant précisément Jean-François Kahn, lequel en a eu personnellement connaissance par ma lettre du 11 juillet 2009 mentionnant ce titre en objet. Or, jusqu’à démonstration contraire de la part des collaborateurs de Marianne de réduire à néant LA Vérité absolue, c’est ELLE qui suffit à invalider tout le contenu seulement « relatif », pensé dans et sur (à propos de) notre monde avec la prétention d’exprimer l’absolu, LA Vérité absolue, tout comme vous croyez le faire dans vos colonnes, qu’il s’agisse de stigmatisation de l’islam ou pas.


Pour résumer d’une phrase des centaines de lettres adressées à des dizaines de soi-disant « élites », TOUS milieux confondus [Médias, politiciens, intelligentsia (prétendus intellectuels ou pseudo-philosophes) et associations moralisatrices ou écologistes], dénoncés dans le texte annexé, Mensonges et lâcheté des élites, j’affirme que LA Vérité éternelle absolue est seule en mesure d’invalider toutes les opinions relatives partisanes du penser superstitieux humain, tel qu’il s’exprime dans la religion, toutes religions confondues (monothéistes ou non, donc aussi l’islam), dans la métaphysique matérialiste, ou scientisme, depuis Aristote jusqu’au scientisme contemporain, positivistes inclus, et dans la métaphysique idéaliste, ou spiritualisme, des pseudo-philosophes Descartes, Kant et autres « philosopheurs », dans l’idéologie, toutes les idéologies sans exception, fut-ce l’altermondialisme, et dans le moralisme [Morale et condamnations moralisatrices des Autres au nom de LA Morale : LAQUELLE ?], tous catéchismes réunis, et notamment le catéchisme soi-disant universel contemporain, ou Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, dont seule l’inobservation est réellement universelle et le demeurera jusqu’à la fin des temps – sauf à vous-même ou à quiconque, évidement, d’établir le contraire à l‘aune du devenir du monde depuis plus de six décennies, et de justifier votre « croyance » en un avenir radieux déjà promis par le communisme en son temps, mais toujours renvoyé à DEMAIN et seulement à DEMAIN… à la saint Glinglin !

 

D’ici-là, les menteurs de l’époque auront eu tout loisir de continuer à tromper et à manipuler l’opinion, tout en faisant preuve de lâcheté intellectuelle face à LA Vérité, car elle contrarie leurs intérêts égoïstes de toutes sortes, individuels ou collectifs, et c’est pourquoi elle fait l’unanimité contre elle pour la nier, en dépit de l’enseignement de ses grands diseurs universels : mystiques authentiques, tels le Bouddha et le Christ dans leur Parole non pervertie par la superstition religieuse qui a fait d’eux les fondateurs d’une religion qu’ils n’ont pas voulu créer, et « vrais » philosophes du UN comme Socrate, Platon, Giordano Bruno, Spinoza et le philosophe juif allemand Constantin Brunner (1862-1937), leur héritier spirituel commun dans sa dénonciation de tous les modes d’expression du penser superstitieux, arguments philosophiques à l’appui.

Comme déjà dit, la fausseté et la malhonnêteté du penser superstitieux humain consistant à faire passer fictivement pour absolu, pour réalité ou Vérité absolue, notre « pensé » (Gedachte) seulement « relatif » sans avoir le courage d’en débattre, c’est donc uniquement sur les mensonges et les « croyances au miracle » de la Superstition que les superstitieux censeurs, faiseurs d’opinion d’aujourd’hui, lancent leurs anathèmes à la cantonade, qu’il s’agisse d’islam ou de discrimination en général, alors que nombre d’entre eux, dont vous-même, ne peuvent ignorer désormais qu’ils continuent ainsi à manipuler et à tromper sciemment l’opinion.


A propos de religion, de scientisme - sur le réchauffement climatique notamment -, d’idéologie et de moralisme, LA Vérité demeurera bafouée aussi longtemps qu’aucun des faiseurs d’opinion de l’époque n’aura l’honnêteté et le courage intellectuels de participer au seul et unique véritable débat d’idées qui vaille : celui qui ne consiste pas à opposer, « à l’infini », des points de vue relatifs partisans à d’autres tout aussi relatifs et partisans, mais à les confronter, TOUS sans exception, à La Vérité éternelle absolue : celle qui suffit à tous les invalider dans leur prétention à exprimer l’Absolu.


Dans notre monde humain, TOUT est relatif, RIEN n‘est absolu, mais les menteurs n’hésitent pas à faire croire en leur pouvoir de transposer l’Idéal dans le quotidien, et introduisent sans vergogne l’absolu dans le relatif, en particulier les scientistes à propos du climat, ainsi que les idéologues de la société « parfaite » de DEMAIN ! Or le récent sommet de Copenhague vient déjà de confirmer plus qu’amplement mes prédictions d’échec, preuves matérielles à l’appui, alors que les soi-disant élites internationales, à savoir le GIEC, Barack Obama, Ban Ki-moon, José-Manuel Barroso et Nicolas Sarkozy continuent de « croire au miracle » d’établir sur la planète un climat sur mesure pour l’éternité : DEMAIN, toujours DEMAIN et seulement DEMAIN !


Ainsi le crime de lèse-Vérité profite-il tout simplement aux menteurs en général et à la superstition musulmane en particulier, déjà dénoncée en son temps par Spinoza et au nôtre par Claude Lévi-Strauss, car leurs intérêts égoïstes de toutes sortes, individuels ou collectifs, priment sur LA Vérité, comme l’atteste la statistique éloquente suivante : deux cents mosquées au plus avant l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981, plus de deux mille aujourd’hui ! Le crime de lèse-Vérité profite bel et bien par contrecoup également aux politiciens de gauche, dont les bataillons musulmans constituent aussi pour l’essentiel le fonds de commerce, et c’est pourquoi ils ne sont pas les derniers à monter au créneau pour dénoncer la stigmatisation de l’islam – fut-ce au mépris de LA Vérité ! La « croyance » religieuse est votre droit et celui de chacun, MAIS CE N’EST PAS LA VÉRITÉ – sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, de faire de l’ombre à Spinoza et à Brunner ! ! !


S’il vous venait à l’idée de contester mes propos avec des arguments solides, surtout ne vous gênez pas, car je vous mets au défi de refaire publiquement le procès de Spinoza sur le fond, à savoir sur le contenu véritablement philosophique de sa pensée : celui qui établit more geometrico la fausseté de la religion, de toutes les religions - islam compris, donc ! -, en raison du « dualisme » des absolus, qui est une « impossibilité absolue » par définition. Pour votre gouverne, je précise que j’attends toujours, depuis le 6 août dernier, la réponse du quotidien Le Monde à cette même invitation, suite à un article de Farhad Khosrokhavar parlant aussi de stigmatiser l’islam. Si j’étais naïf, je l’attendrais jusqu’à la saint Glinglin, mais je sais d’avance que lorsque les menteurs n’ont rien à objecter sur le fond, ils préfèrent battre en retraite, ou affirmer n’importe quoi comme Jean-François Kahn !


En conclusion, non seulement la religion musulmane est un mode d’expression du penser superstitieux parmi d’autres religions – sauf encore à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire ! -, mais ses pratiques spécifiques toujours actuelles s’avèrent en totale contradiction avec les principes de liberté et d’égalité, tels qu’édictés par le catéchisme « soi-disant » universel contemporain. Il en va ainsi de la charia, de la fatwa, des mariages forcés, de la lapidation des femmes, de la pendaison d’homosexuels, des châtiments corporels (flagellation, amputation des mains). en terre d’islam. Et lorsque l’on parle à son sujet de religion de paix et de tolérance, quid du djihad dans son Livre et dans l’actualité avec ses conflits fratricides entre sunnites et chiites, parmi lesquels la guerre Iran-Irak faisant des centaines de milliers de victimes dans les années 80, et les atrocités commises au Darfour par les cavaliers jenjawis musulmans ? Et vous voudriez qu’il soit interdit, voire sanctionné en justice, de critiquer l’islam, parce que vous cautionnez implicitement ces pratiques à travers vos accusations d’ « islamophobie » ? !


Si vous doutiez par ailleurs de la constante volonté expansionniste hégémonique de l’islam, l’arrivée des cavaliers musulmans aux portes de Poitiers, cent ans après la prétendue « révélation » au Prophète, est là pour vous la rappeler ainsi que l’invasion de l’Espagne médiévale ; et quant aux attentats d’aujourd’hui, ils n’ont pas d’autre but que de conforter sa percée par la terreur, alors que les autres cultes sont volontairement bridés en terre d’islam, hormis de rares et minimes exceptions, l’arbre qui cache la forêt des conflits interreligieux en Afrique. A votre éventuelle objection visant à distinguer les fondamentalistes et les paisibles fidèles musulmans, je tiens à votre disposition ma lettre du19 mai 2008 ayant pour objet : « Ayaan Hirsi Ali, islam, islamisme et islamophobie », mais j’attends toujours la réponse de Bernard-Henri Lévy à ce courrier comme à tous les autres - et pour cause !


En effet, un « soi-disant philosophe » qui fait l’apologie de la religion, quelle qu’elle soit, c’est tout sauf un philosophe, c’est un philosopheur, et il a tout à apprendre de la philosophie, de la « vraie » philosophie, hormis l’Histoire de ses vrais et « faux » serviteurs qu’il semble même incapable de distinguer – sinon, c’est carrément une « escroquerie intellectuelle » manifeste visant à tromper et à manipuler sciemment l’opinion, mais que ne ferait-on pas pour soutenir la religion, lorsqu’elle peut être aussi le ciment d’un peuple, voire d’une race ! ! !


Ainsi, tant qu’il n’aura pas été établi, intellectuellement et philosophiquement, que les religions en général et l’islam en particulier sont l’expression de LA Vérité absolue, toutes les condamnations moralisatrices en leur nom sont, et seront, nulles et non avenues. Que chaque religion se préoccupe de ses propres fidèles pour leurs fautes et leurs comportements, et ne se pose pas en donneuse de leçons de morale aux Autres, voire songe à instituer un « délit de blasphème », à l’exemple de Mouloud Aounit, le vertueux président du MRAP, voulant interdire, dans une république laïque, de critiquer les religions en général et l'islam en particulier – au secours, Voltaire, ils sont devenus fous !


A défaut du retour effectif des religions dans la sphère purement privée, alors même que l’islam envahit tout l’espace public, notre époque témoignera, au regard des siècles et des millénaires à venir, de la même « débilité intellectuelle » que les périodes historiques les plus obscurantistes privilégiant également la Foi sur la Raison, au point d’empoisonner Socrate, de crucifier le Christ, de brûler Giordano Bruno et d’excommunier Spinoza, sans oublier les innombrables victimes anonymes de la Foi, donc du penser superstitieux.

 

Pour en finir ici avec la Superstition, il n’en va pas autrement aujourd’hui, hélas, de toutes les condamnations moralisatrices, les vôtres notamment, fondées sur la superstition moraliste ou moralisme, et notre époque est sur ce point plus obscurantiste que toutes celles qui l’ont précédée puisqu’elle se permet de juger moralement un passé révolu de plusieurs décennies, voire de plusieurs siècles, avec notre mentalité droit-de-l’hommiste actuelle. Et c’est sur cette anachronie fort à propos que des groupes communautaristes viennent faire culpabiliser nos concitoyens qui n’en peuvent mais, alors que les faits reprochés, comme il en va de l’esclavage par exemple, se perpétuent dans les pays d’origine de nos donneurs de leçons de morale, par ailleurs pas plus « irréprochables » que quiconque avec leurs conflits tous azimuts au Proche et au Moyen-Orient, sur le sol africain, et en terre d’islam en général.

 

Comme déjà dit et redit, pour faire culpabiliser les Autres et leur donner des leçons de morale, à propos de l’islam ou autre, il faudrait commencer par être soi-même « irréprochable ». Or il n’y a pas, il n’y a jamais eu et il n’y aura jamais d’individus ni de groupes d’individus, « TOUS » critères d’appartenance confondus, réellement « IRRÉPROCHABLES » : face à l’Idéal, en effet, chacun est forcément coupable, coupable de crime de lèse-Idéal - et pas seulement en matière de Vérité ! Néanmoins les censeurs autoproclamés continuent à distribuer les bons et les mauvais points, à leur guise ; sur la seule base de leur devise favorite : « Je suis vertueux, donc je condamne », à moins que ce ne soit l’inverse. Et elle vaut, évidemment, pour les thuriféraires de l’islam, puisqu’ils ne sont pas par nature moins irréprochables que tous les autres humains !

 

Sans reprendre ici l’intégralité de l’argumentation antérieure en matière de morale, je me borne à rappeler, à propos de la superstition moraliste, qu’elle se fonde uniquement sur trois fictions qui constituent une imposture planétaire, une escroquerie intellectuelle universelle, témoignant de la « débilité intellectuelle » de l’époque.


La première repose sur la « croyance » superstitieuse en un Bien et un Mal absolus, que ce simple mot de Spinoza suffit à invalider :

 

« Nous ne désirons pas une chose parce qu’elle est bonne (absolument bonne, ou bonne « en soi »), c’est parce que nous la désirons que nous la jugeons bonne. »

 

La seconde consiste à distinguer deux catégories d’humains par nature, les bons et les méchants, les « vertueux » et les « salauds », aujourd’hui les racistes et les antiracistes. Or cette fable a déjà été dénoncée sans ambiguïté, voici bientôt deux mille ans, par l’un des grands diseurs universels de LA Vérité éternelle absolue. En vérité, il y a seulement des individus égoïstes - TOUS sans aucune exception (hypocrites et inconscients inclus) -, et même vous, les donneurs de leçons de morale aux Autres, vous n’y échappez pas ! Dès lors, tous ces égoïstes par nature sont capables du pire et du meilleur au gré des circonstances et de l’intensité de leurs désirs (cf. Spinoza) et intérêts individuels et collectifs dans leurs affaires d’amour, d’argent et d’ego.

 

La troisième fiction du moralisme, à savoir l’illusion d’un prétendu « libre arbitre », en vertu duquel il suffirait de vouloir pour pouvoir, est ainsi censée conduire chacun à bien agir, moralement parlant, en toutes circonstances évidemment - y compris en cas de danger de mort, comme vient de le confirmer le tout récent incident aérien de la compagnie espagnole Vueling, où le sauve-qui-peut fut précisément général sans trop se soucier avant tout du sort de son voisin. Chaque égoïste, à commencer par moi, peut fort bien le comprendre, puisque notre égoïsme ne consiste en rien d’autre que vouloir conserver notre existence, c’est-à-dire vivre le plus longtemps et le mieux possible, en nous gratifiant autant que faire se peut dans nos affaires d’amour, d’argent, de gloire ou honneur-vanité ! ! !

 

Ainsi, sur la base de ce prétendu Bien absolu, auquel chacun serait censé parvenir à la seule condition de le vouloir très fort, notre monde ne pourrait que devenir parfait, ou idéal - à terme, certes, et donc toujours DEMAIN ! Si vous n’aviez pas des œillères, ou plutôt des intérêts de toutes sortes à satisfaire, vous auriez admis depuis longtemps que ce prétendu libre arbitre n’a aucune réalité. Or cette fausse croyance est très juteuse, non seulement d’un point de vue moral pour les censeurs, mais également sur le plan idéologique pour les « politiques », qui prospèrent sur leurs prescriptions moralisatrices, à quoi sert aussi l’islam.

 

Ceux qui promettent de décrocher la lune, voire le soleil, et sont censés pouvoir y parvenir, comme il en va de l’ « ordre juste » de la candidate socialiste, deviennent ipso facto les « vertueux » d’aujourd’hui, alors qu’ils mentent et trompent délibérément l’opinion – sauf à Ségolène Royal, évidemment, de démontrer le contraire en réfutant sur ce point, et sur d’autres, ma synthèse d’une trentaine de pages, adressée le 4 avril 2007 en envoi recommandé avec accusé de réception, dont seul le récépissé postal tient lieu d’argumentation contraire jusqu’ici !

 

C’est aussi sur la fiction d’un libre arbitre que se fondait le slogan de campagne qui a si bien réussi au candidat Obama, puisque son « Yes, we can », n’est qu’une resucée de notre bonne vieille « méthode Coué » à la française. Il ne faut donc pas s’étonner des premiers couacs ici et là, en Iran par exemple, et même dans les sondages US, comme il y en aura beaucoup d’autres durant les années à venir. Toutefois, je ne m’appesantis davantage sur le fond pour démontrer que le devenir du monde en général, et celui de chacun en particulier, ne dépend pas de notre seule volonté soi-disant libre, mais de ce que Spinoza nomme la « nécessité », sans développer pour autant ici.

 

En conclusion, je pense avoir établi brièvement les mensonges et les « croyances au miracle » du penser superstitieux, que Marianne continue à colporter ; malgré ma constante réfutation argumentée, mais il ne vous est pas interdit de démontrer le contraire sur n’importe quel point de désaccord. A défaut, vous persévérerez dans vos condamnations moralisatrices partisanes, qui vont même jusqu’à assimiler critique d’idées et attaques personnelles, ce qui est une supercherie du même acabit que la confusion entre antisémitisme et antisionisme.


En effet, en quoi la critique de l'islam serait une attaque raciste contre les musulmans, sachant qu’il n’y a pas de « race musulmane » ? ! Et par ailleurs, ce n’est pas de ma faute si vous faites faussement l’amalgame « musulman = arabe », puisqu’il y a des centaines de millions de musulmans, à travers le monde, qui ne sont pas arabes ! ! !


Je suis à votre disposition pour poursuivre le débat jusqu’à son terme, pour peu que vous soyez disposé à avancer vos éventuelles objections confortées par des arguments intellectuellement et philosophiquement étayés.


Dans cette éventualité, faute de quoi vous manifesteriez votre intention délibérée de continuer à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » de notre monde contemporain, je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

 

Annexe : Texte, Mensonges et lâcheté des élites


[Les éventuels défauts de présentation constatés sont indépendants de ma volonté] 

 

 

 

 

 

 

 

Avant-propos

 

 Le courrier ci-après, qui sera adressé en envoi recommandé avec accusé de réception à France Culture, cette station de radio soi-disant élitiste (sous-entendu, à l’intention des prétendues élites de l’époque), servira de canevas pour les lettres destinées précisément aux faiseurs d’opinion d’aujourd’hui : ceux qui manipulent et trompent sciemment l’opinion en confortant les différents modes d’expression du penser superstitieux humain, sans jamais avoir le courage intellectuel d’affronter LA Vérité, puisque celle-ci contrarie leurs intérêts égoïstes de toutes sortes, ainsi que déjà établi dans des centaines de lettres envoyées à des dizaines de destinataires.

 

Le fil rouge consistera à  rappeler à chacun des destinataires mentionnés ci-dessous le courrier déjà adressé sur l’ « arnaque » climatique contemporaine, entre autre, mais toujours sans réponse à ce jour, et à leur faire part, en guise d‘arguments sur le fond, de mes récentes lettres au GIEC, à Barack Obama et à Nicolas Sarkozy.

 

Il leur restera donc à faire la preuve, d’abord de leur courage intellectuel, en répondant, et ensuite à établir la fausseté de mes propos au moyen d’une argumentation contraire, intellectuellement, voire scientifiquement, et philosophiquement étayée.

 

Liste des futurs destinataires :

 

Associations

Europe Ecologie

Fédération Environnement Durable (FED)

Fondation Nicolas Hulot

Les Verts

 

Médias

Acrimed

Arte

BFM

Canal +

Europe 1

France 2

France 3

France 5

France Info

La Dépêche du Midi

La Montagne

La Voix du Nord

Le Figaro

Le Monde

Le nouvel Observateur

Le Parisien

Le Point

Le Progrès

La Provence

Les Dernière nouvelles d’Alsace

L’Alsace

L’Est Républicain

L’Express

Le Républicain Lorrain

Libération

Marianne

Nice-Matin

Nord Eclair

Ouest-France

RMC Info

RTL

Rue 89

Sud-Ouest

TF1

Valeurs actuelles

VSD

 

Philosophes et intellectuels

André Comte-Sponville

Axel Kahn

Claude Allègre

Dominique Lecourt

Michel Onfray

Régis Debray

 

Politiques

Debout la République

Front National

MoDem

Mouvement Des Citoyens

Nouveau Parti Anticapitaliste

Parti communiste

Parti de Gauche

Parti radical de Gauche

Union du Mouvement Pour la France

 

 

Lettre du 14 novembre 2009 à France Culture

 

Objet :

CLIMAT :

« Assez de mensonges, de manipulation, de lâcheté et de "débilité intellectuelle" ! »

 

 

Direction et Rédaction

France Culture

116, avenue du Président Kennedy

75016 PARIS

                                                                                   

 

[A l'attention d'Alain Finkielkraut, Abdelwahab Meddeb, Alain-Gérard Slama, Alexandre Adler, Ali Baddou, Anthony Bellanger, Caroline Fourest, Clémentine Autain, Corinne Lepage, Marc Kravetz, Marcel Gauchet, Mireille Delmas-Marty, Olivier Duhamel, Pierre Rosanvallon et Ruth Stegassy]

 

Mesdames, Messieurs,

 

Je vous ai adressé, le 11 septembre dernier, un courrier intitulé « Pour information », qui reste néanmoins sans réponse à ce jour. Il entendait pourtant dénoncer, arguments intellectuels et philosophiques à l’appui, l’ « arnaque » planétaire contemporaine concernant le réchauffement climatique, et en particulier le prétendu moyen susceptible d’y remédier pour l’éternité, à savoir la réduction du taux de dioxyde de carbone dans l’atmosphère - la « solution miracle » en quelque sorte, au sens propre du terme !

 

A cet effet, j’avais joint la lettre adressée le 9 septembre à Cécile Duflot, Secrétaire nationale des Verts, et évoqué la question posée le 6 au GIEC par courriel, en vous demandant d’ouvrir publiquement le débat fondamental, toujours escamoté, de savoir si les humains du XXIe siècle - et des suivants ! - ont véritablement ou non la capacité de régir le climat de la planète, « à leur discrétion », jusqu’à la fin des temps – et ce, de surcroît, une fois pour toutes !

 

Ma conclusion étant sans ambiguïté, je soulignai que, faute de réponse, votre silence et votre refus de débattre manifesteraient votre intention délibérée de continuer à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du monde contemporain – et nous y sommes, sauf à vous, évidemment, de répondre, de façon argumentée contraire, à la présente lettre ainsi qu’aux documents joints !

 

Dans la foulée, la teneur du précédent courrier avait été communiquée à nombre de médias, d’intellectuels et philosophes, ou prétendus tels, de responsables politiques et d’associations écologistes mentionnés ci-après. Jusqu’ici, en tout cas, les uns et les autres n’ont pas fait preuve de plus de courage intellectuel que vous, et ils continuent donc à tromper et à manipuler l’opinion, en toute connaissance de cause, sur fondement de penser superstitieux, celui du scientisme en l’occurrence.

 

Il en va ainsi pour toutes les croyances superstitieuses de la religion, de la scolastique idéaliste, ou spiritualisme, de l’idéologie et du moralisme, puisque seulement établies sur un tour de passe-passe intellectuellement malhonnête et philosophiquement aberrant, qui présente comme absolu, comme réalité ou Vérité absolue, le contenu seulement « relatif » pensé dans et sur (à propos de) notre monde. Là, sur cette seule absolutisation fictive du « relatif » se fondent toutes les superstitions dénoncées en leur temps par Spinoza et son héritier spirituel, le philosophe juif allemand Constantin Brunner (1863-1937).

 

Je vous en ai amplement entretenu dans la trentaine de lettres à l’intention des destinataires mis en exergue ici, mais j’attends toujours en vain, depuis plus de dix ans, la première réponse sur le fond, même lorsque le courrier avait été expédié en envoi recommandé avec accusé de réception – en matière de malhonnêteté et de lâcheté intellectuelles, il semble difficile de faire pire que vous, car quel mépris pour les porte-parole de LA Vérité éternelle !

 

C’est pourquoi votre silence obstiné ainsi que le refus de débattre des soi-disant élites dénoncées dans le texte, Mensonges et lâcheté des élites, m’ont conduit à adresser au GIEC, le 2 courant, une lettre recommandée avec accusé de réception, ayant sans ambiguïté pour objet : J’ACCUSE : « Assez de mensonges et de manipulation de l’opinion mondiale ! », mais seul le récépissé postal tient lieu jusqu’ici d’argumentation contraire - et il risque de rester longtemps bien seul !

 

En conséquence, pour établir la certitude absolue de mes propos fondés sur ceux des grands diseurs universels de LA Vérité éternelle absolue, y compris pour dénoncer le scientisme, j’ai pensé que je ne pourrais pas mieux faire que communiquer ce courrier à Barack Obama, ce qui a été fait le 9 novembre, toujours par envoi recommandé avec accusé de réception. Accompagné de ma lettre du 2 courant au GIEC, ce courrier avait pour objet « IPCC : I ACCUSED ! », et je vous invite à en consulter la version anglaise. Pour donner plus de poids à ma démarche, j’en ai fait part également à Nicolas Sarkozy par ma lettre du12 courant, transmise en envoi  recommandée avec accusé de réception.

 

Si vous estimiez toutefois que je suis assez « taré » pour envoyer un aussi abondant courrier à deux chefs d’États pour leur raconter seulement des sornettes, il ne tiendra donc qu’à vous, puisque  vous disposerez de l’intégralité de mon argumentation, de soulever vos éventuelles objections sur des points très précis de désaccord, et a fortiori de développer vos arguments contraires intellectuellement, voire scientifiquement, et philosophiquement étayés.

 

A défaut, je n’accuserais pas seulement les membres du GIEC, car votre silence et votre refus de débattre manifesteraient également votre intention délibérée de continuer à colporter les mensonges et les « croyances au miracle du monde contemporain, donc à tromper et à manipuler sciemment l’opinion.

 

Dans l’attente de votre éventuelle réponse contraire argumentée, je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Mesdames, Messieurs, mes salutations distinguées.

 

Annexe : I -   Lettre du 12 novembre 2009 à Nicolas Sarkozy

                II -  Lettre du 9 novembre 2009 à Barack Obama

                III - Lettre du 2 novembre 2009 au GIEC

                IV - Texte, Mensonges et lâcheté des élites

                 V - Récépissés postaux

               VI - Liste des destinataires du courrier précédent, « Pour information »

                

                        

            

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 8 août 2009

 

Objet :

« Compléments » 

 

Le Monde

Direction et comité de rédaction

80, boulevard Auguste Blanqui

75013 PARIS

Fax : 01 57 28 21 21

 

Mesdames, Messieurs,

 

Suite au courrier précédemment transmis par télécopie, et par crainte de ne jamais recevoir une adresse email pour expédier les documents annexés promis, je vous invite à consulter le document Mensonges et lâcheté des élites, qui vous permettra de prendre conscience combien, en ce siècle prétentieux mais superstitieux, les prétendues « élites » de l’époque sont à des années-lumière de LA Vérité éternelle absolue, celle qui ne sera jamais démentie par les siècles et les millénaires à venir – sauf à vous-mêmes ou à quiconque, évidemment, de démontrer, dès aujourd’hui, la fausseté de mon courrier d’hier et de celui du jour sur des points très précis de désaccord !

 

Par ailleurs, comme j’ai oublié de présenter mon argumentation établissant la « débilité intellectuelle » scientiste de l’époque, se résumant à « croire » que l’Homme serait désormais en mesure de maîtriser à sa guise les forces de la Nature pour instaurer sur la planète un climat « sur mesure » pour l’éternité, je joins à cet envoi ma lettre du 1er juillet dernier à Daniel Cohn-Bendit, accompagnée de celles adressées successivement à Nathalie-Kosciusko-Morizet et en envoi recommandé avec accusé de réception à Jean-Louis Borloo.

 

Ceci me permet de vous rappeler que je vous avais déjà transmis, le 1er juillet 2007, la copie de ma lettre du 29 juin à Nicolas Hulot, dans laquelle je présentai également mon argument suprême et définitif puisqu’ayant valeur d’éternité, mais elle demeure toujours sans réponse à ce jour.

 

En conséquence, sauf à vous-mêmes de démonter intellectuellement et philosophiquement cet argument, non seulement la caution que vous apportez à l’actuelle « croyance au miracle » officielle se révèlera être un mensonge pour nos plus ou moins lointains descendants, seuls habilités à juger de sa réalité dans les siècles à venir, mais vous aurez  aussi contribué à faire couler des pans entiers de l’économie mondiale, puisque jugés seuls responsables d’une situation conjoncturelle, telle que la planète en a connu bien d’autres au cours de ses incessants changements climatiques - au Groenland, par exemple, durant les IXe et Xe siècles qui ne connaissaient pourtant ni pollution industrielle ni automobile.

 

Je précise pour terminer que Nicolas Sarkozy, et François Fillon par la même occasion, avaient été également informés par ma lettre du 18 septembre 2008 dénonçant la croyance scientiste contemporaine, mais leur réponse sur le fond se fait également toujours attendre.

 

Néanmoins, toute nouvelle obstination de votre part dans le silence et le refus de débattre sur le fond témoignerait indéniablement, non seulement d’une persistance dans la lâcheté intellectuelle, mais de surcroît dans l’intention délibérée de continuer à mentir et à tromper ainsi vos contemporains.


Dans l’attente de vos éventuelles objections, scientifiquement et philosophiquement étayées, je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Mesdames, Messieurs, mes salutations distinguées.

 

Annexe : Texte, Mensonges et lâcheté des élites

                Lettre du 1er juillet 2009 à Daniel Cohn-Bendit

 

Le 6 août 2009

Objet :

« Vous avez dit : "stigmatisation de l'islam" ? ! » 

 

 Le Monde

Direction et comité de rédaction

80, boulevard Auguste Blanqui

75013 PARIS

Fax : 01 57 28 21 21

 

Mesdames, Messieurs,

 

Quelle que soit l’exacte réalité du nombre de burqas décomptées en France par un service officiel, je ne peux manquer de réagir à l'article de votre quotidien, publié le 29 dernier sous l'intitulé, La loi et la burqa, et tout particulièrement à la remarque de son auteur parlant d'un éventuel risque de « stigmatisation de l'islam ».

 

Le petit père Combes a dû se retourner dans sa tombe, et c’est peu de parler des bonds de Spinoza ou de son trop méconnu héritier spirituel, le philosophe juif allemand Constantin Brunner (1862-1937), dont je vous ai maintes fois entretenu en vain, sinon vous ne continueriez pas à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du penser superstitieux dans ses divers modes d’expression, à savoir notamment la superstition religieuse en général, et la superstition musulmane en particulier, car elles n’en sont pas ses moindres porte-parole - à en juger, tout au moins, par leur influence sur le devenir du monde dans notre époque dite moderne, qui se plie à leur diktat soi-disant divin !

 

Ainsi Le Monde, ce leader bienpensant des faiseurs d’opinion d’aujourd’hui, non content de se murer délibérément dans le silence en refusant d’affronter LA Vérité éternelle absolue, comme l’atteste sa lâche fin de non recevoir officielle du 26 janvier 2004 faisant suite à près d’une trentaine de lettres sans réponse, adressée à Jean-Marie Colombani, Edwy Plenel et Ignacio Ramonet, sans oublier une synthèse finale de trente pages, vole-t-il officiellement au secours de la superstition religieuse, mais sans dédaigner pour autant de « collaborer » également avec la superstition idéologique et moraliste.

 

C’est pourtant seulement sur ces modes d'expression du penser superstitieux que continuent de se fonder toutes les condamnations moralisatrices de l'époque, sans oublier celles du scientisme contemporain tout aussi culpabilisateur dans sa nouvelle « croyance au miracle » de pouvoir instaurer sur la planète un climat « sur mesure » pour l’éternité – DEMAIN, toujours DEMAIN et seulement DEMAIN, à la saint Glinglin, comme il en va de toutes les croyances superstitieuses d'hier, d'aujourd'hui et de demain, mais je reviendrai sur cette question !

 

Parler de « stigmatisation de l’islam », c’est oublier un peu vite les sornettes du penser superstitieux, en l’occurrence religieux, sur lesquelles vous vous autorisez néanmoins aujourd'hui, comme aux pires époques obscurantistes, à lancer vos anathèmes moralisateurs à la cantonade, fut-ce au mépris de la pensée de Voltaire, et de surcroît dans un Etat qui se glorifie en même temps de sa prétendue laïcité à la française – une soi-disant exception, mais qui n’en recèle pas moins d’innombrables contradictions pratiques ! Pour en donner un exemple tout aussi actuel que l'article incriminé, il me suffit de me référer à l' « aberration intellectuelle et philosophique » du papier publié dans Le Monde par Farhad Khosrokhavar, le 31 dernier, et intitulé, Ce que la loi sur la burqa nous voile, attestant incontestablement que vous servez de tribune à l’islam.

 

Sans même examiner sur le fond la pertinence du dogme religieux musulman, ce qui suffit à invalider par avance les propos tenus, ce sociologue d’origine iranienne voudrait nous faire croire que le port de la burqa, par ailleurs non prescrit par l’islam sauf démonstration contraire, serait la conséquence logique de notre législation sur le voile, obligeant les fidèles de la superstition musulmane à se radicaliser pour manifester leur foi. Il avance notamment pour cela le départ massif de femmes musulmanes de France vers l’étranger, en particulier vers des pays européens où l’islamisation, avec ses tribunaux islamiques institutionnalisés par exemple, en est à un stade beaucoup plus avancé que le nôtre, Grande Bretagne par exemple.

 

D’abord, qu’il commence à nous fournir des chiffres précis et vérifiables de ces départs en fonction de la seule raison évoquée ; des départs par ailleurs largement compensés par les flots continus d’arrivée, légale ou non, de musulmans sur notre territoire, preuve s’il en est que sa critique est tout sauf justifiée – sauf à admettre une importante proportion de masochistes parmi ces nouveaux migrants venus se jeter dans la gueule du loup ! Ensuite, et surtout, qu’il ait le courage intellectuel de confronter les dogmes religieux superstitieux, toutes religions confondues (monothéistes ou non), à la pensée véritablement philosophique de Spinoza pour établir où se situe LA Vérité entre philosophie et religion - sans récuser pour autant à quiconque son droit le plus légitime de penser et d’exprimer librement ses opinions, quelles qu’elles soient. Et ce, contrairement aux pratiques de l’islam et de ceux qui parlent précisément en son nom, ainsi qu’en témoignent l’affaire des caricatures de Mahomet et les accusations d’ « islamophobie », pourtant fondées uniquement sur un penser superstitieux – au secours, Voltaire !

 

Ainsi, jusqu’à cette confrontation de notre contenu pensé relatif, toutes opinions confondues, à l’Absolu ou Idéal « en soi » - autrement dit DEMAIN ! -, aussi longtemps qu’il n’aura pas été établi, intellectuellement et philosophiquement, que les religions en général, et l’islam en particulier, sont l’expression de LA Vérité absolue, toutes les condamnations moralisatrices en leur nom sont, et seront, nulles et non avenues. Que chacune se préoccupe de juger ses propres fidèles pour leurs fautes,  mais pas ceux de ses concurrentes,  et encore moins les « non-croyants », au point même de songer à instituer contre eux un « délit de blasphème », à l’exemple de Mouloud Aounit, le vertueux président du MRAP, interdisant ainsi de critiquer les religions en général, et l'islam en particulier !

A défaut, au regard des siècles et des millénaires à venir, notre époque témoignera de la même « débilité intellectuelle » que les périodes historiques les plus obscurantistes, privilégiant également la Foi sur la Raison, au point d’empoisonner Socrate, de crucifier le Christ, de brûler Giordano Bruno et d’excommunier Spinoza, sans oublier les innombrables victimes anonymes de la Foi, donc du penser superstitieux.

 

C’est pourquoi je vous mets même au défi, ainsi que tous les autres faiseurs d’opinion de l’époque (presse, télévision, radio ou Internet), de refaire publiquement le procès de Spinoza sur sa seule pensée philosophique. Il opposerait la « vraie » philosophie à la religion et à la métaphysique en mettant face à face les véritables philosophes, les partisans du UN, de l’unicité de l’Absolu, et les « philosopheurs », les détracteurs de Spinoza notamment, à savoir tous ces prétendus penseurs religieux, matérialistes et idéalistes avec leurs « deux » absolus, dont je maintiens qu’il s’agit d’une « impossibilité absolue » par définition, philosophiquement parlant. Faute de quoi, vous manifesteriez, comme aux époques les plus obscurantistes, votre intention délibérée de continuer à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du penser superstitieux, qui trompe et manipule l’opinion – vous avez dit « journalistes » ? ! Certes, mais collaborer à un journal ne signifie pas ipso facto « relater LA Vérité » ! ! !

 

D’ailleurs, à suivre le raisonnement de Farhad Khosrokhavar jusqu’au bout, une loi sur la burqa aurait forcément des conséquences encore pires, même si le pire est aujourd’hui illustré par l’effondrement des Twin Towers au nom d’un penser superstitieux, et c’est pourquoi je profite de l’occasion pour rappeler ce mot de Brunner (1862-1937), ô combien toujours d’actualité : « Ménager la Superstition aujourd’hui, c’est s’exposer demain à des dangers encore plus grands. »

 

Pour juger de la pertinence de son propos à l’échelle nationale, il suffit de revisiter l’Histoire des trente dernières années, donc avant et après le début de la décennie 80, et de mesurer l’immense progression de l’islam durant cette période, où la France est passée d’une centaine de mosquées à plus de deux mille, mais ce n’est qu’un début. Ce n’est déjà pas mal, toutefois, pour promouvoir ce qui demeure une croyance superstitieuse aux yeux de Spinoza précisément (Cf. lettre LXXVI de sa Correspondance) - sauf à vous-mêmes ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire !

 

Par ailleurs, un détail de l’article de Farhad Khosrokhavar témoigne que vous n’en êtes pas à une inexactitude près, comme le montre l’amalgame entre burqa et niqab – alors, au juste : 367 femmes porteraient la burqa, au strict sens vestimentaire du terme, mais combien portent le niqab ? Il s’agit, en effet, de deux vêtements différents, aux dires de certains musulmans tout au moins, puisque la burqa se singularise par son grillage au niveau des yeux. Mais vous n’en êtes pas non plus à ce « détail » près, dès qu’il s’agit de voler au secours de la superstition musulmane. Et peu vous importe, dès lors, le sort des femmes musulmanes au XXIème siècle, puisque, juges et parties, vous le croyez au comble du modernisme des idées, ce que nos plus ou moins lointains descendants ne jugeront pas forcément ainsi – ils nous considèreront plutôt avec la même commisération que nous jugeons les siècles passés, du fait de notre prétendu modernisme arrogant !

 

Assurément l’essentiel pour les femmes musulmanes ne réside pas dans la confusion entre burqa et niqab, et par ailleurs le problème n’est pas seulement qu’un faiseur national d’opinion, tel Le Monde, vole au secours de la superstition religieuse, mais qu’un philosophe ou prétendu tel, Bernard-Henri Lévy en l’occurrence, fasse de même, ainsi que l’attestent ses diverses déclarations publiques autour de l’islam, tantôt qualifié d’islam des Lumières (sur RMC Info, en octobre 2001), tantôt présenté de façon apologétique en prétendant sur Europe 1, à propos de la superstition musulmane et du Coran : « C’est une grande religion, c’est un grand Livre » - et ce, face à Ayaan Hirsi Ali, une musulmane précisément frappée de fatwa au nom de cette prétendue grande religion de paix et de tolérance, paraît-il !

 

Si notre époque pensait « vraiment » au lieu de « croire », d’imiter et de répéter, sa « débilité intellectuelle », privilégiant la Foi sur la Raison, ne serait plus de mise depuis longtemps. Or les soi-disant « élites » de l’époque, tous milieux confondus [Médias, politiciens, intelligentsia (prétendus intellectuels ou pseudo-philosophes), et associations moralisatrices à sens unique], se liguent dans une conspiration du silence pour refuser obstinément de confronter leurs points de vue relatifs partisans à LA Vérité éternelle absolue, qui ne manquerait pas de les renvoyer à leurs études.

 

En effet, un soi-disant philosophe qui fait l’apologie de la religion, quelle qu’elle soit, c’est tout sauf un philosophe, c’est un « philosopheur », et il a tout à apprendre de la philosophie, hormis l’Histoire de ses vrais et « faux » serviteurs, qu’il semble incapable de distinguer – sinon, c’est une « escroquerie intellectuelle » manifeste visant à tromper et à manipuler sciemment l’opinion, mais que ne ferait-on pas pour soutenir la religion, lorsqu’elle peut être aussi le ciment d’un peuple ! ! !

 

Sans reprendre l’intégralité de l’argumentation dénonçant la Superstition dans ses divers modes d’expression, car je tiens à votre disposition la totalité de la correspondance antérieure, je me borne à rappeler que le penser superstitieux se manifeste par l’ « absolutisation fictive du relatif ». Ce tour de passe-passe, intellectuellement malhonnête, consiste à présenter comme absolu, comme réalité ou Vérité absolue, le contenu seulement relatif pensé dans et sur (à propos de) notre monde. C’est précisément le cas de la religion, toutes les religions sans exception (monothéistes ou non), avec son « dualisme des absolus », Dieu et le monde, alors que cette coexistence est absolument impossible pour des raisons que je ne rappelle pas ici – mais il n’est interdit à personne, à commencer par Bernard-Henri Lévy et vous-mêmes, de démontrer le contraire !

 

Pour vous y aider éventuellement, je tiens à votre disposition ma lettre du 8 mars dernier à Régis Debray, intitulée « Sacré : le vrai et le faux ! »,  ainsi que celle du 11 avril à France Culture, qui avait pour objet « Dieu, le Coran et l’obscurantisme sur France Culture ». Vous aurez donc ainsi tout loisir de démontrer la fausseté de mes propos dénonçant, arguments philosophiques à l’appui, la religion en général, et l’islam en particulier. Après quoi, au vu de la marche actuelle du monde, il vous restera à établir que la superstition musulmane est véritablement la religion de paix et de tolérance qu’elle affiche, ce contre quoi je m’inscris en faux, mais vous êtes suffisamment informés pour que je n’ai pas besoin de détailler les conflits interethniques et interreligieux dans lesquels l’islam est aujourd’hui impliqué au service de sa volonté hégémonique expansionniste.

 

Par ailleurs, outre le fondement superstitieux commun à toute religion, il ne faudrait pas oublier non plus les pratiques spécifiques à l’islam, et qui vont précisément à l’encontre des prescriptions du catéchisme universel en matière de liberté et d’égalité, fussent-elles seulement relatives. Il en va ainsi de la charia, institutionnalisant la situation inégalitaire de la femme, de la fatwa, atteinte incontestable à la liberté d’expression par la menace physique, du djihad témoignant que l’islam est tout sauf une religion de paix et de tolérance, tel qu’illustré par le combat fratricide entre chiites et sunnites, des mariages forcés, a fortiori ceux d’enfants d’une dizaine d’années, voire moins, de la pendaisons d’homosexuels, de la lapidation de femmes, des châtiments corporels d’un autre âge (flagellation et amputation des mains, par exemple) etc. - même si vous vous gardez bien de les claironner sur la place publique, vous ne pouvez pas les ignorer !

 

Et vous voudriez qu’il soit interdit, voire sanctionné en Justice, de dénoncer ces pratiques au prétexte de « stigmatiser l’islam », parce que vous les cautionnez implicitement sous l’accusation d’ « islamophobie » ? Sauf à vous de démontrer la fausseté de ce qui précède, tant sur le plan religieux que sur les pratiques toujours actuelles de l’islam, Le Monde donnera à nos descendants des siècles et des millénaires à venir une piètre opinion de la pensée française au XXIe siècle, fut-elle partagée par la quasi-totalité des soi-disant « élites » de l’époque.

 

Hélas, il n’en va pas autrement de toutes vos condamnations moralisatrices fondées sur les différents modes d’expression du penser superstitieux, toujours uniquement en raison de l’ « absolutisation du relatif ». Ainsi, en matière de moralisme [Morale et condamnations des Autres au nom de LA Morale : LAQUELLE ? !], notre époque est même plus obscurantiste que toutes celles qui l’ont précédée, puisqu’elle se permet de juger moralement un passé révolu de plusieurs décennies, voire de plusieurs siècles, avec notre mentalité droit-de-l’hommiste d’aujourd’hui, et cet anachronisme sert à faire culpabiliser nos concitoyens qui n’en peuvent mais, alors que les faits reprochés, comme il en va de esclavage par exemple, se perpétuent dans les pays d’origine de nos donneurs de leçons de morale, par ailleurs pas plus « irréprochables » que quiconque.

 

Et comme déjà dit et redit, pour faire culpabiliser les Autres et leur donner des leçons de morale, il faudrait commencer par être soi-même « irréprochable ».Or il n’y a pas, et il n’y aura jamais d’individus ni de groupes d’individus, « TOUS » critères d’appartenance confondus, réellement « IRRÉPROCHABLES ». Face à l’Idéal, en effet, chacun est forcément coupable, coupable de crime de lèse-Idéal !

 

Toutefois, je ne reprends pas l’intégralité de l’argumentation antérieure en la matière, mais vous pouvez bien penser que j’ai déjà tout dit et établi dans une trentaine de lettres et une synthèse d’une trentaine de pages, sinon je suis tout disposé à recommencer, et déjà à répondre à vos éventuelles objections. Ainsi, à propos de la superstition moraliste, je me borne à rappeler qu’elle se fonde uniquement sur trois fictions qui constituent une imposture planétaire, une escroquerie intellectuelle universelle, témoignant de la « débilité intellectuelle » de l’époque, dans la mesure où il n’y a ni Bien ni Mal absolus, ainsi que suffit à l’établir brièvement ce mot de Spinoza :

 

« Nous ne désirons pas une chose parce qu’elle est bonne (absolument bonne,  ou bonne « en soi »), c’est parce que nous la désirons que nous la jugeons bonne. »

 

Il n’existe pas davantage deux catégories d’humains par nature, les bons et les méchants,  les « vertueux » et les « salauds », aujourd’hui les racistes et les antiracistes - cette fable a déjà été dénoncée sans ambiguïté, voici bientôt deux mille ans, par l’un des grands diseurs universels de LA Vérité éternelle absolue. Il y a seulement des individus égoïstes - TOUS sans aucune exception, et même vous les donneurs de leçons de morale aux Autres vous n’y échappez pas ! Dès lors, ces égoïstes par nature sont capables du pire et du meilleur, au gré des circonstances et de l’intensité de leurs désirs (cf. Spinoza) pour leurs intérêts individuels et collectifs dans leurs affaires d’amour, d’argent et d’ego.

 

La troisième fiction du moralisme, à savoir l’illusion d’un prétendu « libre arbitre », en vertu duquel il suffirait de vouloir pour pouvoir, est par ailleurs censée conduire chacun à bien agir, moralement parlant, en toutes circonstances évidemment - y compris en cas de danger de mort, comme vient de le confirmer le tout récent incident aérien de la compagnie espagnole Vueling, où le sauve-qui-peut était précisément général, ce que chaque égoïste, à commencer par moi, peut fort bien comprendre, puisque notre égoïsme ne consiste en rien d’autre que de conserver notre existence, à vivre le plus longtemps et le mieux possible en nous gratifiant autant que faire se peut dans nos affaires d’amour, d’argent, de gloire ou honneur-vanité  ! ! !

 

Ainsi, sur la base de ce prétendu Bien absolu, auquel chacun serait censé parvenir, à la seule condition de le vouloir très fort, notre monde ne pourrait que devenir parfait, ou idéal - à terme, certes, et donc toujours DEMAIN ! Si vous n’aviez pas des œillères, ou plutôt des intérêts de toutes sortes à satisfaire, vous auriez admis depuis longtemps que ce prétendu libre arbitre n’a aucune réalité. Or cette fausse croyance est très profitable, non seulement d’un point de vue moral pour les censeurs, mais également sur le plan idéologique pour les « politiques ».

 

De la sorte, ceux qui promettent de décrocher la lune, voire le soleil, et sont censés y parvenir, comme il en va de l’ « ordre juste » promis par la dernière candidate socialiste, deviennent ipso facto les « vertueux » d’aujourd’hui, alors qu’ils mentent et trompent délibérément l’opinion – sauf à Ségolène Royal, évidemment,  de démontrer le contraire en réfutant sur ce point, et sur d’autres, ma synthèse d’une trentaine de pages, adressée le 4 avril 2007 en envoi recommandé avec accusé de réception, dont seul le récépissé postal est en ma possession !

 

Il n’en va pas autrement, d’ailleurs, du slogan de campagne qui a si bien réussi au candidat Obama, puisque son « Yes, we can », n’est qu’une resucée de notre bonne vieille « méthode Coué » à la française. Il ne faut donc pas s’étonner des premiers couacs ici et là, en Iran par exemple, et même dans les sondages US, comme il y en aura beaucoup d’autres durant les années à venir. Toutefois, je ne m’appesantis davantage sur le fond pour démontrer que le devenir du monde en général, et celui de chacun en particulier, ne dépend pas de notre seule volonté soi-disant libre,  mais de ce que Spinoza nomme la « nécessité »

 

Pour conclure, je pense avoir établi, une fois de plus, les mensonges et les « croyances au miracle » du penser superstitieux, que vous continuez à colporter. Toutefois, si j’en juge par votre refus officiel de janvier 2004, et malgré ma lettre du 11 février 2007 ayant pour objet, J’ACCUSE : « Assez de mensonges et de manipulation ! », je risque d’attendre encore longtemps votre argumentation contraire. Ceci ne m’a pas empêché jusqu’ici, ainsi que cette lettre en témoigne, de poursuivre mon combat solitaire contre toutes les formes de la Superstition, auxquelles vous prêtez votre concours actif. – et de surcroît sciemment, désormais !

 

Votre seule chance est que la conspiration du silence, illustrée par la quasi-totalité des soi-disant « élites » de l’époque, dénoncées dans le texte annexé, Mensonges et lâcheté des élites, fasse bloc contre LA Vérité, car elle est trop dérangeante pour leurs intérêts individuels ou collectifs de toutes sortes, et c’est pourquoi elle fait l’unanimité contre elle - mais il ne vous est pas interdit de démontrer le contraire ! D’ici-là vous persévérerez dans vos condamnations moralisatrices partisanes, allant même jusqu’à assimiler critique d’idées et attaques personnelles, ce qui est une supercherie du même acabit que la confusion entre antisémitisme et antisionisme : en effet, en quoi critiquer l'islam serait une attaque raciste contre les musulmans, sachant que la « race musulmane » n'existe pas ? ! Et par ailleurs, ce n’est pas de ma faute si vous faites  faussement l’amalgame « musulman = arabe », puisqu’il y a des centaines de millions de musulmans, à travers le monde, qui ne sont pas arabes ! ! !

 

Dans l’attente de vos éventuelles objections, intellectuellement et philosophiquement étayées,  qui ne devront pas manquer de tenir compte des documents annexés, je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Mesdames, Messieurs, mes salutations distinguées.

 

Annexe : I - Lettre du 13 mai 2009 à France Culture

              II - Lettre du 1er juillet 2009 à Daniel Cohn-Bendit

              III -Texte, Mensonges et lâcheté des élites

 

                                                            

 

 

 

 

Le 23 juillet 2009

 

Objet :

« Écologisme et "fanfaronnade" ! »

 

Monsieur Alain Marschal

« Les Grandes Gueules »

RMC Info

12, rue d'Oradour sur Glane

75015 Paris

Fax : 01 71 19 11 90

Courriel : 

http://www.rmcinfo.fr/

 

 

[A l'attention d'Alain Weill, président du groupe NextRadioTV (RMC Info, BFM, BFMTV, La Tribune et Groupe Tests), de la Direction et de la rédaction de RMC Info, Jean-Jacques Bourdin et Guillaume Cahour en particulier, ainsi que des bien-pensants censeurs conformistes autoproclamés Grandes Gueules (Olivier Truchot, André Daguin, Bernard Debré, Claire O'Petit, Daniel Rémy, Franck Tanguy, Franck Tapiro, Gaston Kelman, Karim Zéribi, Jacques Maillot, Jean-Claude Larue, Pascal Perri, Patrice Gourrier, Sophie de Menthon, Sylvain Grandserre, etc.)], qui colportent les mensonges et les « croyances au miracle » de la pensée superstitieuse « politiquement correcte » du jour dans tous ses modes d'expression, sans avoir pour autant le courage intellectuel de débattre sur le fond]

 

Monsieur,

 

La participation du député européen Jean-Marie Cavada à votre émission du 22 courant, où il fut notamment question de la taxe carbone, m'incite à relancer un débat auquel vous vous refusez obstinément depuis des années, quitte à continuer à colporter impunément les mensonges et les « croyances au miracle » du monde.

 

Ainsi, du haut de vos treize mille euros mensuels, et des millions d'euros d'un patron de presse, vous croyez détenir LA Vérité, alors que, en réalité, vous « croyez », mais vous ne pensez pas « vraiment ». J'ai établi maintes fois, preuves matérielles à l'appui, dans des dizaines de lettres adressées à de soi-disant « Grandes Gueules » - puisque vous n'avez même pas le courage intellectuel de débattre - en quoi consiste le penser superstitieux sur lequel vous fonctionnez, et tel qu'il se manifeste, aujourd'hui comme aux pires époques obscurantistes, dans ses divers modes d'expression : religion, toutes les religions sans exception, métaphysique scientiste et idéaliste, idéologie, toutes idéologies confondues, et moralisme, tous catéchismes réunis, y compris le catéchisme « soi-disant » universel, ou Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, dont seule l'inobservation est réellement universelle - sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire en matière de liberté et d'égalité, entre autre !

 

Mais qu'importe pour vous LA Vérité, face à des revenus dépassant ceux d'un ministre ? ! Et c'est pourquoi vous continuez à tromper et à manipuler l'opinion au point même de donner quasi quotidiennement des leçons de morale aux Autres, alors que vous avez été pris, à plusieurs reprises, en flagrant délit de discrimination, votre unique cheval de bataille au service de la superstition moraliste, dont vous avez pourtant été amplement entretenu quant à ses fictions.


Toutefois, je me cantonne, ici, au scientisme superstitieux d'aujourd'hui, qui fait culpabiliser planétairement nos contemporains sur l'état du climat mondial, dont ils seraient seuls responsables, tout en leur donnant à croire qu'ils seraient en mesure d'en régler le thermostat pour l'éternité, à leur seule guise, à condition d'agir unanimement, comme le confirme ce récent propos de Nicolas Sarkozy en la matière : « « Nous sommes la dernière génération à pouvoir faire quelque chose d'utile avant la catastrophe. » [SIC !] 

 

Mais ce ne sont pas vos propos de salon, échangés avec Jean-Marie Cavada, qui apporteront pour autant la solution miraculeuse attendue, puisque ce dernier s'est même interrogé sur la « pertinence de la lutte », sans toutefois aller plus loin en la dénonçant sans ambiguïté. Néanmoins, ses réserves parlant de « modalités d'application qui ne collent pas »,  de ne pas « assommer les gens de taxe », dénonçant une « taxe carbone identique pour tous », ou le « hold-up fiscal » évoqué par l'Union fédérale des consommateurs, et réclamant des « modalités d'application beaucoup plus soft », suffisent à établir  que la lutte contre le réchauffement climatique n'était pas pour lui l'expression de LA Vérité absolue, puisque celle-ci est précisément exempte de contradictions ou d'incohérence - encore faudrait-il poser l'alternative sur la place publique, alors que vous laissez toujours entendre le même son de cloche superstitieux : vous imitez, vous répétez, mais vous ne « pensez » pas vraiment !

 

Alors, si vous n'arrivez toujours pas à réaliser, malgré de multiples mises en garde, que le penser superstitieux de 2009 vaudra, en 2409 par exemple, ce que valent pour nous aujourd'hui les opinions, ou vérités relatives, de l'année 1609, entre autre, il vous restera à démontrer, scientifiquement et philosophiquement, la fausseté de mon argumentation en la matière, telle que vous la trouverez exposée dans ma lettre du 20 janvier 2009 à Jean-Louis Borloo, adressée en envoi recommandé avec accusé de réception, et dans celle du 1er juillet à Daniel Cohn-Bendit.
 

A défaut, comme j'ai eu maintes fois l'occasion de vous le dire, vous continuerez à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du monde, dont la « fanfaronnade écologiste » contemporaine n'est pas la moindre dans sa vocation planétaire. Vous avez d'ailleurs fourni une preuve concrète, au cours de l'émission mentionnée, que les Grandes Gueules ne sont pas à un mensonge près, si j'en juge seulement par les objections d'un auditeur établissant les contrevérités de l'un d'entre vous, le fromager sauf erreur, au sujet des panneaux voltaïques dont il semblait avoir dit n'importe quoi - la spécialité par excellence des prétendues Grandes Gueules !

 

Je vous remercie de votre attention et vous prie d'agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

 

Annexe : Lettre du 20 janvier 2009 à Jean-Louis Borloo

               Lettre du 1er juillet 2009 à Daniel Cohn-Bendit

 

 

 

 

 

Jean-François Kahn, patron de l'hebdomadaire Marianne, vient de me confirmer, d'excellente manière, ce que je n'ai eu de cesse de dénoncer depuis plus de dix ans, preuves matérielles à l'appui, dans des centaines de lettres (environ deux cents rien qu'à l'adresse des médias) envoyées à près d'une centaine de soi-disant « élites » d'aujourd'hui, tous milieux confondus [Médias, politiques, intelligentsia (prétendus intellectuels ou pseudo-philosophes) et associations moralisatrices à sens unique]

 

Je parle ici de la « lâcheté intellectuelle », commune à tous les faiseurs d'opinion d'aujourd'hui - à une rare exception près ! -, en raison de leur silence et de leur refus de débattre sur le fond, mais aussi de la « débilité intellectuelle » de l'époque, telle qu'elle se manifeste dans ses « croyances au miracle » religieuses, métaphysiques, idéologiques et moralistes où la Foi l'emporte toujours sur la Raison, c'est-à-dire sur la démonstration, comme c'est précisément le cas pour Jean-François Kahn.

 

En effet, depuis mon premier courrier du 15 juillet 1997 adressé à son précédent hebdomadaire,  L'Evènement du jeudi, jusqu'à ma lettre du 29 mai dernier, j'attends toujours une seule objection, intellectuellement et philosophiquement étayée, aux multiples arguments exposés dans les dizaines de pages d'une vingtaine de lettres, que je lui ai adressé pour dénoncer la Superstition dans ses divers modes d'expression.

Et ce n'est assurément pas sa réponse du 5 courant qui exonèrera Jean-François Kahn de mes accusations argumentées, puisqu'il déserte le combat en rase campagne au profit d'une ironie douteuse témoignant précisément de sa lâcheté intellectuelle et de la « débilité intellectuelle » de l'époque, qui vole au secours de la Superstition en lui servant de tribune dans des tirages à des millions d'exemplaires, tous médias confondus.

 

Pour en juger, je vous livre sa réponse à ma lettre du 29 mai dernier publiée ici sous l'intitulé, « Retraite dorée, langue de bois, contradictions et autres mensonges ! », qui servait précisément d'objet à ce courrier. Dans cette lettre, profitant de l'occasion offerte par le scrutin européen où il était candidat, j'avais en particulier dénoncé, pour la énième fois, les mensonges et les « croyances  au miracle » de la superstition idéologique si juteuse pour les professionnels de la politique - des avantages, dont Jean-François Kahn entendait également profiter, mais je serai bien le dernier à lui reprocher son égoïsme dans ses affaires d'argent et de gloire !  

 

Néanmoins, ignorant totalement le contenu de ma lettre, Jean-François Kahn m'écrit, sans un mot de réfutation pour les idées et les arguments avancés :

 

Cher Monsieur,

 

Bien tardivement... Vous avez raison, totalement raison, absolument raison...

 

Je me trompe, je me contredis, je suis nul, je dis n'importe quoi, et même je pousse le zèle jusqu'à vous répondre... Que puis-je faire puisque je n'ai aucune chance, aucune (personne d'ailleurs) de vous convaincre de quoi que ce soit ! Me suicider ?

 

Avec, malgré tout, ma sympathie.

 

Jean-François Kahn

 

Vous avez dit « surréaliste » ? OUI, je persiste et je signe... voilà quelqu'un qui ne m'a pas avancé une seule objection, un seul argument contraire, pendant plus de dix ans, et qui vient prétendre qu'il ne pourra pas me convaincre de quoi que ce soit ! ! !Que n'a-il donc contesté mes propos sur le fond, pendant toutes ces années, en réfutant, intellectuellement et philosophiquement, les points contredits ? Vous avez dit « débilité intellectuelle » ? ! A n'en pas douter... d'où ma réponse du 10 courant, en attendant la suite annoncée :


Le 10 juillet 2009 


Objet :
« "Croire" et parler vrai »

Monsieur Jean-François Kahn

Marianne

32, rue René Boulanger

75010 PARIS

Fax : 01 53 72 29 72

                                                                                      

Monsieur,

 

Je réponds très brièvement à votre lettre du 5 courant, reçue ce jour, pour vous dire tout aussi rapidement que vous avez effectivement tort, quoi que vous en pensiez. Et ce, précisément en matière de Vérité, même si vous vous obstinez, comme d'habitude, à croire le contraire sans jamais fournir pour autant d'arguments intellectuellement et philosophiquement étayés, ainsi que je n'ai eu de cesse de vous en réclamer, y compris dans mon courrier du 29 mai dernier.

 

D'ailleurs, vous n'avez pas uniquement tort sur le plan de LA Vérité absolue, ou « en soi » , philosophiquement parlant, puisque vous continuez à LA nier, mais vous avez pu constater également que vous n'aviez pas forcément raison non plus sur le terrain idéologico-politique, ainsi que les électeurs du 7 juin dernier vous l'ont fait savoir sans ménagement !

 

Soyez sans crainte, comme je dispose de votre livre, Esquisse d'une philosophie du mensonge,  contrairement à vous, je ne manquerai pas de vous fournir tous les arguments philosophiques montrant que vous n'avez rien compris à LA Vérité éternelle absolue, même si je dois vous reconnaître une certaine connaissance de la philosophie présocratique Ceci ne vous a pas empêché, toutefois, de montrer que vous n'avez pas véritablement saisi l'Idée des idées de Platon, puisque vous en faites un précurseur du Christ : - peut-être celui considéré à tort comme le fondateur d'une religion, mais pas le mystique authentique parlant du UN absolu, le Père, exactement les « vrais » philosophes - donc, sans tomber dans un « dualisme » superstitieux, antiphilosophique !

 

Je ne m'engage pas, toutefois, à vous faire parvenir rapidement mes remarques, car il y a tant de contre-vérités et d'incompréhensions, philosophiquement parlant, que pour vous répondre je devrais écrire un ouvrage aussi volumineux que le vôtre, comme en témoignent les innombrables annotations sur la partie déjà lue, lesquelles nécessiteraient autant de remises en question explicatives, à chaque pas.

 

D'ici-là, ne vous gênez surtout pas, puisque vous disposez d'un hebdomadaire à succès, pour continuer à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du monde, tout en faisant la sourde oreille à la voix de LA Vérité absolue ainsi qu'à celle de ses grands diseurs universels - pour mémoire : Socrate, Platon, le Christ, Giordano Bruno, Spinoza et Brunner, entre autres. Certes, il vous en faut davantage pour ébranler vos croyance superstitieuses, et comme déjà dit, c'est un reproche que vous ne pouvez pas m'adresser, puisque j'attends toujours, depuis plus de dix ans, votre premier argument contraire «  sur le fond » aux dizaines de pages déjà envoyées.

.

Je vous remercie de votre attention et vous prie d'agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.


P S : Personne ne vous demande de vous suicider, mais le monde aurait beaucoup à gagner si les « menteurs » acceptaient de confronter leurs opinions relatives et partisanes à LA Vérité absolue qui suffit à les invalider, toutes sans exception, dans leur prétention à exprimer l'Absolu, la réalité ou Vérité absolue !  

 

 

 

Le 15 juin 2009


Objet 
:

« Parole d'Évangile ! »

 

Monsieur Patrice Gourrier

« Les Grandes Gueules »

RMC Info
12, rue d'Oradour sur Glane

75015 Paris

Fax : 01 71 19 11 90

Courriel : 

http://www.rmcinfo.fr/

 

 

[A l'attention d'Alain Weill, président du groupe NextRadioTV (RMC Info, BFM, BFMTV, La Tribune et Groupe Tests), de la Direction et de la rédaction de RMC Info (Jean-Jacques Bourdin et Guillaume Cahour en particulier), ainsi que des bien-pensants censeurs conformistes autoproclamés Grandes Gueules (André Daguin, Anna Sallabi, Bernard Debré, Claire O'Petit, Christian Lehmann, Gaston Kelman, Karim Zéribi, Jacques Maillot, Sophie de Menthon, Sylvain Grandserre, etc.)], qui colportent les mensonges et les « croyances au miracle » de la pensée superstitieuse « politiquement correcte » du jour dans tous ses modes d'expression, sans avoir pour autant le courage intellectuel de débattre sur le fond]

 

Monsieur,

 

Je vous remercie d'avoir fourni aussi clairement et nettement la preuve, au cours de l'émission du 1er juin, que les soi-disant « Grandes Gueules » de RMC Info disent tout et n'importe quoi, voire tout et son contraire.

 

Je tiens à votre disposition, en effet, les très nombreux exemples qui m'ont permis de dénoncer nommément tous ceux qui figurent en exergue de ce courrier, ne serait-ce que du seul fait de cautionner implicitement leurs mensonges et leurs « croyances au miracle » de toutes sortes, à l'exemple d'Alain Weill dont j'attends toujours la réponse à un envoi recommandé avec accusé de réception, attesté néanmoins par le récépissé postal.

 

Pour preuve de ce que j'avance, je me borne à mentionner les exemples significatifs de Jacques Maillot et de Gaston Kelman, en tant que porte-parole respectif de « tout et son contraire », et de « tout et n'importe quoi ».

 

Ainsi Jacques Maillot, pourtant brillant fondateur et dirigeant hors pair de Nouvelles Frontières, dont j'ai pu apprécier l'excellence des prestations, s'avère-t-il maintenant un piètre moralisateur public partisan, au point même de condamner moralement les Autres avant la Justice, comme ce fut le cas pour Bernard Laporte, en donnant ainsi force de droit à la « présomption de culpabilité. ».

 

Par ailleurs, il peut aussi bien parler, un jour, de « moraliser le capitalisme » pour déclarer plus tard le contraire, en affirmant avec la même conviction que le capitalisme est le meilleur des systèmes à l'exclusion de tous les autres, et prendre ainsi le contre-pied de sa position initiale sur la base d'un livre d'André Comte-Sponville pour admettre que le capitalisme n'est pas « moralisable », ce en quoi je lui donne entièrement raison - sauf à m'indiquer, précisément, comment « moraliser »  tous les humains sans exception, banquiers et traders en particulier, autrement que par de belles paroles et des catéchismes, fut-ce le catéchisme contemporain soi-disant universel !

 

Un mot sur Gaston Kelman, dont la déclaration publique illustre à merveille la « débilité intellectuelle » de l'époque, puisqu'il a pu prétendre, au mépris de la raison la plus élémentaire, qu'une quelconque chose humaine pourrait comporter « exclusivement » du négatif, des inconvénients. Une telle affirmation mensongère publique aurait dû suffire à le disqualifier en le retirant de l'antenne, mais à ce compte-là, assurément, il ne resterait plus grand monde dans les médias de toutes sortes - notamment au micro des « Grandes Gueules » ! -, s'ils devaient cesser de colporter, à longueur d'antenne et de colonnes, les mensonges et les « croyances au miracle » du penser superstitieux humain dans ses divers modes d'expression [Religion, toutes religions confondues - monothéistes ou non -, métaphysique (matérialisme scientiste et idéalisme ou pseudo-philosophie spiritualiste), idéologie, toutes les idéologies sans exception, et moralisme, tous catéchismes réunis, fut-ce la Déclaration prétendument universelle de 1948] 

 

Ainsi, sans même faire sourciller l'animateur de service, Gaston Kelman, ce soi-disant « vertueux » médiatiquement autoproclamé à grand renfort de livres, mais capable d'intervenir pour contester même lorsqu'il n'y est pas convié, dès que ses intérêts communautaristes égoïstes sont contrariés, a-t-il pu affirmer que « la période coloniale ne pouvait comporter que du « contre », du négatif, des inconvénients ». Et ce n'est pas parce que son propos a été récemment repris par Yazid Sabeg sur France Culture - un bon moyen, apparemment, d'accéder aux honneurs dans une « république des lâches » (cf. Rachid Kaci) - qu'il acquiert valeur de « Vérité ».

 

Mensonges et lâcheté iraient même plutôt de pair dans notre époque « intellectuellement débile », sauf à l'une ou à l'autre des soi-disant « élites » dénoncées dans le texte, Mensonges et lâcheté des élites, d'apporter la preuve du contraire - si elles en avaient été capables, je le saurais, depuis plus de dix ans, puisque même le quotidien Le Monde a jeté officiellement l'éponge, le 26 janvier 2004 !

 

Contrairement à Gaston Kelman, j'affirme avec force que, dans un monde où tout est relatif et rien n'est absolu, « TOUT » comporte à la fois du pour et du contre, du positif et du négatif, des avantages et des inconvénients, entre lesquels tranchent seulement les intérêts égoïstes, individuels et collectifs, des uns et des autres - sauf à l'intéressé, à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire, car je pense pour ma part l'avoir déjà suffisamment établi !

 

J'en viens à votre propos tenu en réaction au livre de Christian Laborde, Corrida, basta ! Je n'hésite pas à le dénoncer comme étant un mensonge et une « croyance au miracle ». Toutefois, comme je ne suis pas du genre à restreindre la liberté d'opinion et d'expression de quiconque, contrairement aux prétendues « Grandes Gueules » moralisatrices à sens unique, j'admets très volontiers que c'est votre droit le plus légitime d'être farouchement opposé à la corrida pour des raisons qui vous regardent, et de le dire publiquement même sur une station de radio. Néanmoins, compte-tenu de la relativité de notre penser humain, c'est aussi le droit pour d'autres d'en être partisans, en dehors des leçons de morale de tous les « censeurs autoproclamés » d'aujourd'hui, qui, en l'occurrence, se soucient davantage du sort des animaux que de celui de leurs frères humains, comme le prouvent leurs sempiternelles querelles et divisions entre eux.

 

QUI sont-ils donc, en réalité, tous ces donneurs de leçons pour faire la morale aux Autres ? QUI les a investis en Juge suprême, hormis les millions d'euros de patrons de presse, par exemple, pour dire publiquement ce qu'il est « absolument » bien ou mal de penser, de dire et de faire, aujourd'hui, dans un monde où pourtant TOUT est relatif ? En effet, sauf à vous-même de démontrer le contraire, il n'y a ni Bien ni Mal absolus sur Terre - c'est une imposture, une « escroquerie intellectuelle » planétaire, de le faire croire mensongèrement !  Il n'y a pas davantage les bons et les mauvais par nature, il n'y a que des individus égoïstes, tous sans aucune exception. Et qu'un prêtre catholique ignore la Parole du Christ dénonçant cette fable, voici bientôt deux mille ans, témoigne à la fois de la « malhonnêteté intellectuelle » et de la « débilité intellectuelle » de l'époque en général, et des « Grandes Gueules » en particulier !

 

Comme je me suis déjà amplement expliqué, auprès des uns et des autres, sur les fictions du moralisme [Morale et condamnations moralisatrices des Autres au nom de LA Morale] pour les dénoncer, je ne me sens pas tenu de reprendre ici l'intégralité de mes arguments, d'autant que tout ce courrier est encore à la disposition de tous. Par contre, la question, « QUI », posée ci-dessus vous concerne tout particulièrement en votre qualité de « juge des âmes » sur Terre, puisque celle-ci se fonde seulement sur le penser superstitieux. Toutefois, sans vous récuser ce droit dans votre église, puisque les pécheurs y sont consentants, je le réfute dans votre commune « moralisation publique à la cantonade » pour la raison ci-après.

 

Bien longtemps après l'un des grands diseurs universels de LA Vérité éternelle absolue, le Christ, j'affirme, en effet,  que, pour donner des leçons de morale aux Autres, il faudrait commencer par être soi-même « irréprochable ». Or, il n'y a pas, et il n'y aura jamais, d'individus ni de groupes d'individus, « TOUS » critères d'appartenance confondus, réellement « IRRÉPROCHABLES » : face à l'Idéal, chacun est forcément coupable, coupable de crime de lèse-Idéal  - sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire !

 

Ou bien faut-il vous rappeler ces prêtres pédophiles, voire ceux qui dissimulent à leurs paroissiens une liaison coupable - aux yeux de l'Eglise ! -, en s'autorisant  néanmoins à juger moralement les faits et gestes intimes de leurs ouailles pour finalement les absoudre à bon compte ? Une manière, assurément, de contourner l'hypocrisie ambiante sans trancher dans le vif !

 

Sans entrer ici, toutefois, dans un débat de fond établissant, sur un plan philosophique, l'assise superstitieuse de la religion, de toutes les religions, ne serait-ce que pour cette hypocrisie affichée et admise, la religion atteste ainsi l'incohérence du penser superstitieux humain. Par ailleurs, le fait que vous soyez amené à donner publiquement des leçons de morale aux Autres témoigne bien de la « débilité intellectuelle » de l'époque - méconnaissant ce qui précède -, puisque vous n'êtes pas plus irréprochable que quiconque - autres « Grandes Gueules » et moi-même inclus, évidemment ! Alors, cessez donc, tous autant que vous êtes, de juger et de condamner moralement les Autres, et d'autant moins en raison de leurs opinions que vous n'avez même pas le courage intellectuel de débattre - pourtant, votre nom a bel et bien toujours figuré en exergue du courrier adressé à RMC Info !

 

Vos condamnations moralisatrices personnelles des Autres aggravent votre cas, car vous prouvez ainsi que vous n'avez rien compris à l'enseignement du Christ, lequel a cherché à aimer tous les humains, quelles que soient leurs fautes. Ainsi, dans son besoin d'amour universel, malgré des colères d'humain ordinaire, précisément, il se gardait bien de couvrir d'opprobre ses contemporains, et a fortiori de distinguer les bons et les mauvais en les triant, à l'exemple des « Grandes Gueules » - et de vous-même !

 

Loin de racheter les fautes de vos semblables, vous enfonceriez plutôt ceux qui ne pensent pas comme vous, puisque ce sont des « diables », mais sans jamais prendre la peine, évidemment, d'analyser, sur le fond, leurs points de vue contraires, car vous croyez détenir LA Vérité en matière de Bien et de Mal soi-disant absolus - encore faudrait-il le démontrer ! Jusqu'ici, en effet, votre réflexion commune de bienpensants ne dépasse pas le stade de l'imposture d'un Bien et d'un Mal prétendument « absolus », que vous ânonnez comme à la messe ou au catéchisme ! ! !

 

J'en termine, sur le plan philosophique, avec l'enseignement véritable du Christ. Lui, le mystique authentique, et non le fondateur d'une religion qu'il n'a pas voulu créer, ne tombait pas dans le dualisme superstitieux « créateur-création », ainsi que le confirme son mot fameux : « Moi et le Père et ne faisons qu'UN ». Le mystique authentique, tout comme le « vrai » philosophe, comprend, en effet, à la manière d'un Spinoza et d'un Brunner entre autre, le lien réel unifiant l'Absolu et le relatif (notre monde), à savoir une relation d'immanence et non de transcendance.

 

Je n'entends pas le démontrer ici - mais j'y suis tout disposé si nécessaire -, car mon but est seulement de réfuter votre propos à l'adresse de Christian Laborde : « On ne peut pas avoir raison seul contre tous ». SI ! Précisément le Christ, Socrate, Platon, Giordano Bruno, Spinoza et Brunner, entre autres, ont raison « seuls contre tous », sauf à leurs opposants de démontrer - et non pas seulement d'affirmer ! -  la fausseté de leur parole de Vérité. C'est la démarche inverse des « Grandes Gueules » ; celles-ci n'ont raison finalement qu'aussi longtemps qu'elles refusent de débattre - et se contentent donc d'affirmer ! 

 

Outre votre dérive moralisatrice généralement partisane, sur fondement de Bien et Mal prétendument absolus, l'argument opposé à Christian Laborde pour annoncer la fin programmée de la corrida témoigne que vous tombez également dans la superstition idéologique. « Ça » fait beaucoup pour un seul homme d'avoir, à la fois, des: croyances superstitieuses, religieuse, moraliste et idéologique  - force est d'en conclure que même la Superstition a une cohérence dans ses divers modes d'expression, puisque toutes se fondent, en effet, sur la seule « croyance au miracle » !

 

En l'occurrence, vous avez laissé entendre à Christian Laborde que l'Homme aurait suffisamment évolué, dans 2.000 ou 3.000 ans, pour renoncer de lui-même à la corrida, en raison de son changement de nature intervenu d'ici-là, ce qui a entraîné cette réflexion spontanée de l'animateur à l'adresse de l'auteur : « Vous avez le temps » - je dirais même l'éternité, si vous attendez cette chimère ! ! ! 

 

La boutade de l'animateur ne retire rien à votre propos superstitieux, celui de tous les marchands d'espoir,  de ceux qui renvoient toujours à DEMAIN, et seulement à DEMAIN - à la saint Glinglin ! - l'avènement de leurs mirifiques et fallacieuses promesses d' « ordre juste », d'un autre monde - d'un monde idéal, en somme ! Faute de pouvoir vous prouver ma certitude contraire jusqu'à la fin des temps - forcément -, deux-cent vingt ans plus tard, la France témoigne, malgré sa plus grande révolution nationale, que les inégalités sont toujours là, voire en pire, et que la liberté d'expression, entre autre, se fait toujours attendre - en dépit du catéchisme universel censé établir liberté et égalité sur la Terre entière ! Par contre, je peux vous assurer qu'aucun des humains d'aujourd'hui ne verra l'arrivée du paradis sur Terre, comme les ex-soviétiques pourraient aussi en témoigner après la grande révolution d'octobre 1917, voire les Cubains depuis 1959 !

 

Pour votre gouverne de bienpensant, je souligne avec force que l'avènement d'un monde parfait avec des humains imparfaits est une promesse sans lendemain, sauf à vous-même ou à quiconque, comme j'en ai lancé le défi depuis longtemps, de m'indiquer concrètement comment  éradiquer, définitivement et universellement, les maux sempiternels de l'humanité, que je ne détaille pas ici, et comment instaurer, de manière tout aussi définitive et universelle : liberté, égalité et fraternité, entre autre - c'est pourquoi nous reparlerons seulement d'égalité, lorsque les riches auront partagé leurs richesses avec les pauvres !

 

D'ici-là, notre nature humaine égoïste, à laquelle personne n'échappe - ni vous ni moi, et pas davantage les six milliards et quelques humains d'aujourd'hui (hypocrites inclus) -, empêche à jamais l'avènement de ce monde idéal utopique. Notre égoïsme inné, pour autant qu'il puisse être quelque peu spirituellement modifié, ne disparaîtra jamais totalement, y compris chez les plus sages. Il n'est, en effet, que l'expression de notre désir premier de vivre le plus longtemps et le mieux possible, en se gratifiant autant que faire se peut dans nos affaires d'amour, d'argent et de gloire ou honneur-vanité, comme suffit à l'attester votre participation à l'émission incriminée, où vous contribuez à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du monde - par souci de LA Vérité, ou par intérêt bien compris ? !

 

Pour résumer ma pensée, il n'y a pas de différence de nature, entre les humains, il n'y a que des différences de degré, selon les circonstances et l'intensité de nos aspirations égoïstes - quitte à agir de façon diamétralement opposée, au gré des opportunités, précisément !

 

Néanmoins, si vous persistez à « croire » que notre nature égoïste innée peut être changée dans son fondement, il faudra le démontrer. J'attends donc, avec beaucoup de curiosité, vos propositions concrètes devant permettre de changer notre nature égoïste, pour faire de l'Homme tel qu'il est, l'Homme tel qu'il devrait être pour parvenir à transformer ses rêves d'aujourd'hui en réalité de demain. Comme l'humanité l'attend depuis des millénaires, j'affirme, comme déjà écrit bien souvent à nombre de marchands de rêve, et autres vendeurs d'illusion, figurant dans le texte annexé :

 

« Rien n'est en mesure de faire de l'Homme, tel qu'il est, l'Homme tel qu'il devrait être, pour parvenir à la société chimérique de ses rêves : aucune idéologie, aucun moralisme, aucune pédagogie, aucune révolution, aucune Église, aucun devoir de mémoire (Shoah comprise), aucun homme providentiel, aucun Messie nouveau, aucun type d'organisation sociale (sinon pourquoi attendre ?), aucune Culture même mondialisée, ni l'addition de lois à des lois, de textes internationaux à des textes internationaux, pas plus que la réforme de l'ONU ou de l'OMC, une Europe fédérale ou non, voire  toute autre solution farfelue (pharmacopée, par exemple), ne feront du rêve d'aujourd'hui la réalité de demain. LA Culture, sous toutes ses formes, est à jamais impuissante contre notre nature égoïste ; sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, d'établir le contraire par vos propositions concrètes, mais d'ici-là vous aurez beaucoup menti à vos contemporains - mais, il est vrai que même les gens d'église n'échappent pas à leur égoïsme inné !

 

Je ne voudrais pas terminer sans profiter de l'occasion pour revenir sur vos propos tenus contre l'évêque révisionniste Richard  Williamson, et sans évoquer ce morceau d'anthologie de superstition religieuse concernant l'exorcisme et une récente décision de Benoît XVI sur les exorcistes.

 

Sur le premier point, vous avez témoigné, une fois de plus, de ce que sous-entend réellement votre soi-disant amour des humains, puisque vous avez même été jusqu'à dire de Monseigneur Williamson que « vous ne deviez pas avoir le même Dieu » - et pourquoi pas aussi le même pape, après votre crique de Benoît XVI sur l'usage et l'utilité du préservatif ? !

 

Quant au morceau d'anthologie sur l'exorcisme, plutôt que des longs discours, je préfère vous faire parvenir la retranscription intégrale de l'émission des « Grandes Gueules » sur ce sujet, dont je retiens juste votre propos «  Je crois en Dieu, donc je crois au diable » - en France, en ce début de XXIe siècle, où l'on se croit au comble du modernisme des idées ! ! !

 

Au vu de ce courrier et des documents annexés, qui seront transmis par courriel en raison de leur longueur, il vous reste à soulever vos éventuelles objections, intellectuellement et philosophiquement étayées, à défaut de quoi vous manifesteriez votre intention délibérée de continuer à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du monde, donc de manipuler et tromper l'opinion.

 

Je vous remercie de votre attention et vous prie d'agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

 

 Annexe : I -   Mensonges et lâcheté des élites

              II -  Obscurantisme : Benoît XVI, le diable et l'exorcisme, en l'an 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 3 juin 2009

Objet :
« Ripostes : Tribune médiatique et "collaboration" avec la Superstition »


Monsieur Serge Moati
France 5
10, rue Horace Vernet
92785 Issy-les-Moulineaux cedex 9
Fax : 01 56 22 95 31

[A l'attention d'Yves Calvi et Franz-Olivier Giesbert]


Monsieur,


L'annonce de la suppression programmée de l'émission « Ripostes » me donne l'occasion de vous rappeler l'abondant courrier, toujours sans réponse à ce jour, adressé entre le 16 octobre 2000 et le 27 février 2006.


Durant ces années, je n'ai eu de cesse de dénoncer les mensonges et les « croyances au miracle » de la superstition idéologique et moraliste colportés au cours de vos émissions, et dont le principal acquis fut de servir de tribune à la superstition musulmane - comme déjà dénoncé  dans la première lettre mentionnée, puis dans celle du 14 septembre 2001 - et au penser idéologique superstitieux faisant croire en la possibilité de « changer le monde », à savoir transposer l'Idéal dans le quotidien, sans avoir toutefois l'honnêteté et le courage intellectuels de débattre, ce qui revient à manipuler et à tromper sciemment l'opinion. Vous admettrez qu'il y a mieux en matière de journalisme - sauf à vous-même, évidemment, de démontrer la fausseté de mes affirmations au vu de tout le courrier adressé, et encore à votre disposition !


Je me borne ici à vous faire parvenir ma lettre du 27 février 2006, récapitulative du courrier antérieur, ainsi que le texte, Mensonges et lâcheté des élites, où vous figurez en bonne place à côté de deux présidents de la République - excusez du peu ! Si vous estimiez que je suis assez « TARÉ » pour écrire un aussi long courrier accusateur à deux chefs d'Etat pour leur raconter des sornettes, il faudrait le démontrer, car je le tiens à votre disposition ainsi que les deux récépissés officiels de l'Elysée.


Je m'en tiens là, faute d'avoir l'assurance aujourd'hui plus qu'hier de recevoir une réponse argumentée sur le fond, mais votre silence manifestera incontestablement votre intention délibérée de continuer, ailleurs, à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du monde.

Je vous remercie de votre attention et vous prie d'agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

 

Annexe : I - Lettre du 25 novembre 2003

Le 25 novembre 2003

Monsieur Serge moati

  Relations téléspectateurs

France 5

86982 Futuroscope Cedex

Monsieur,

                                                     
Le président du Front national doit vous bénir chaque matin, et en particulier le lundi après la diffusion de certains numéros de votre émission « Ripostes », de lui apporter ainsi sur un plateau de nouveaux soutiens électoraux.


J'ai déjà eu l'occasion, comme en témoigne le courrier joint, de dénoncer depuis des années votre « collaboration » avec la superstition islamique, à laquelle vous servez de tribune, ce qui a si bien réussi à Jean-Marie Le Pen le 21 avril 2002, même si je ne vous en attribue pas le seul mérite ! Toutefois, cesser de faire l'apologie de l'islam, et ne plus lui servir de tribune dans les médias ne pourrait être que bénéfique pour la République : il y a des émissions religieuses spécifiques pour diffuser cette croyance superstitieuse.


Servir de tribune à l'islam a contribué à porter dans la sphère publique ce qui relevait jusqu'ici du seul domaine privé, avec des conséquences pour la République, que l'on commence à peine à mesurer. L'exemple symbolique du port du voile islamique a envahi d'autres domaines que l'école depuis 1989 ; il s'est étendu jusqu'à porter atteinte, aujourd'hui, à la mixité, y compris dans des piscines, au contenu de l'enseignement (Histoire, sciences naturelles), et il allume - au propre comme au figuré - ce qui ressemble déjà à un début de guerre de religions : la détérioration de certaines églises catholiques ne semble pas relever du conflit au Proche-Orient, mais davantage d'une volonté expansionniste de l'islam, avérée chez nous depuis le 8ème siècle.


Vous continuez cependant à « collaborer » à l'œuvre funeste de la Superstition, notamment dans son expression idéologique et moraliste, comme l'attestent les récentes diffusions consacrées à l'altermondialisme et au problème des banlieues, même si je dois reconnaître depuis ma première lettre, un souci d'objectivité dans la composition de vos plateaux. Toutefois, la présence de cet agité du MIB, le 23 courant, a dû être pain béni pour Le Pen, ce qui ne m'empêche pas de rester un partisan de la liberté d'expression la plus totale, dès lors que tous les points de vue peuvent s'exprimer, y compris ceux qui vous dérangent. Or, ce n'est pas le cas dans « Ripostes », comme l'établit la critique ci-après.


Ma critique générale de la teneur de vos émissions se fonde sur le fait qu'elles demeurent circonscrites, sur le fond, à la Superstition sous toutes ses formes. En effet, il s'agit toujours seulement de débats entre les tenants de tels ou tels points de vue « relatifs partisans » des religions, des idéologies, et des morales ; points de vue superstitieux, auxquels n'échappe aucun mode d'expression de la Superstition. Toutefois, la tribune ainsi offerte leur permet « d'absolutiser publiquement le relatif », ce qui est précisément le critère fondamental de la Superstition dans ses différentes manifestations: religion, idéologie, moralisme, scolastique idéaliste, et scientisme ou doctrine matérialiste.


Il n'est jamais question pour vous de remettre en cause la Superstition sur ses dogmes ; elle semble un « fait acquis »  de toute éternité, sur lequel il n'est pas « politiquement correct » de revenir pour le dénoncer à l'aide de notre lumière naturelle ou Raison. Il faut « faire avec », puisque cela semble congénital - du moins pour ceux qui sont incapables de penser « vraiment » jusqu'au bout ! De ce fait, la Superstition, sous l'une ou l'autre forme, n'est jamais confrontée à LA Vérité éternelle absolue, dont il a été longuement question dans ma lettre du 30 mai 2001, suite à votre émission sur la philosophie, sans recevoir cependant davantage de réponse qu'à mon courrier sur l'islam ; les copies de cette correspondance sont toutefois à votre disposition.


Ainsi servir de tribune à la superstition islamique n'implique jamais de remettre en cause sur le fond sa croyance au miracle de la « création ex nihilo » par un Dieu superstitieux extra-mondain, avec son soi-disant « libre arbitre », source de contradictions et d'incohérences, et autres sornettes sur les anges, le jugement dernier, le paradis, etc., sans oublier les pratiques obscurantistes ; assurément, les autres religions monothéistes les partagent tout autant, ce qui vous empêche sûrement de les dénoncer. Votre émission sur la philosophie était une occasion inespérée de le faire, car la « vraie » philosophie est précisément une des voies conduisant à La Vérité éternelle absolue, alors que la religion, toutes religions confondues - monothéistes ou non -, est un des modes d'expressions de la Superstition.


Il en est de même de la superstition idéologique et moraliste, dont s'entretiennent vos invités de tous bords ou presque, sans jamais la remettre en cause dans son fondement. A ce propos, je vous adresse le courrier transmis le 24 courant à François Hollande, dont j'attends toujours les objections, et désormais les vôtres - étayées, de préférence, par la raison, et non par la « croyance au miracle » !


Dans la dernière émission évoquée, vous avez agité encore une fois le chiffon rouge du vote des étrangers non communautaires aux élections locales et de la discrimination positive en faveur des musulmans, pour le plus grand profit de Jean-Marie Le Pen. Vous n'avez sûrement pas mesuré le risque de listes communautaires à ces élections locales, mais les citoyens-électeurs en ont sûrement pris conscience ; c'est pourquoi, ils risquent d'exprimer le rejet de cette nouvelle discrimination positive, venant après celle en faveur des femmes.


Toute généralisation d'un groupe quelconque est forcément discriminatoire, source de préjugés et de stéréotypes, même si notre entendement inné fini nous y conduit faute de pouvoir nous représenter les six milliards d'humains ; de quel droit, cependant, certains seraient-ils favorisés en raison de leur naissance ? Une des vertus de la République n'était-elle pas jusqu'ici de permettre la réussite au mérite, malgré les dérives inévitables au soi-disant principe d'égalité - un principe relatif par essence, mais absolutisé ? Il fut un temps où pour seulement entrer en 6ème, un « pauvre » devait passer non seulement un examen d'entrée, mais également  réussir le concours des bourses; aujourd'hui, sauf rares exceptions, il suffit d'avoir l'âge requis ! Être né femme ou arabe ou Noir ne justifie en rien des inégalités, des privilèges, au prétexte d'établir l'égalité : un comble ! Il y a des arabes, des musulmans et des Noirs, qui réussissent très bien malgré leur origine. Va-t-on en arriver à une répartition des parlementaires selon un échantillonnage sociologique statistique, par exemple, pour croire parvenir à l'égalité soi-disant absolue ?

 

La discrimination positive envisagée est d'autant plus injuste qu'un groupe de plusieurs millions de citoyens-électeurs est privé de toute représentation parlementaire en raison de sa vision de la France et du monde, jugée exprimer le Mal absolu , tandis que d'autres s'approprient la morale et la vertu au nom d'une vision différente, censée représenter le Bien absolu [cf. lettre du 14 octobre 2003 à Lionel Jospin, annexée au courrier à François Hollande] ; comme tous les « bien-pensants », vous ne reculez pas devant la pratique du « deux poids, deux mesures », dès lors que cela sert vos intérêts égoïstes partisans !


Je ne développe pas davantage ici, puisque l'essentiel est dit dans l'abondant courrier ci-dessous, mais je me tiens à votre disposition pour confronter sur le fond la vérité relative fictivement absolutisée par la pensée superstitieuse de la religion, de l'idéologie, du moralisme et de la scolastique, à LA Vérité éternelle, celle de ses grands diseurs.


Je vous remercie de votre attention et vous prie d'agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.


P J : 1 - Lettre du 16 octobre 2000

        2 - Lettre du 30 mai 2001

        3 - Lettre du 24 novembre 2003

 
II - Textes, Mensonges et lâcheté des élites

 

 


 

Le 28 mai 2009

 

 

Objet :

« Retraite dorée, langue de bois, contradictions et autres mensonges ! » [FIN]

 
Monsieur Jean-François Kahn

Marianne

32, rue René Boulanger

75010 PARIS

Fax : 01 53 72 29 72

Courriel :

s.marty@journal-marianne.com

 

Monsieur,



Vous n'y échappez pas personnellement, puisque vos réponses esquivent toujours le débat sur le fond, et que les contradictions tirées de votre courrier antérieur ou de vos propos publics l'attestent. Or, comme déjà dit, toute présumée vérité, qui comporte des contradictions, ne saurait être LA Vérité absolue - sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire !
 

La constance de votre contradiction fondamentale est manifeste, puisque, tout en condamnant sans appel la « certitude » avérée, car démontrable, des grands diseurs universels de LA Vérité éternelle absolue, vous demandez en même temps aux électeurs potentiels de croire sur parole en votre « certitude » de pouvoir changer le monde, donc de transposer l'Idéal dans le quotidien - sauf à le laisser perdurer dans l'état actuel avec ses inégalités permanentes, ses conflits perpétuels et autres maux sempiternels de l'humanité, dont la liste est longue ! Pour établir la contradiction dénoncée, je me fonde sur votre courrier et vos propos publics, rappelés ci-après, entre juin 2002 et octobre 2006.


Au vu des preuves apportées, vous aurez beaucoup de mal à nier vos «croyances au miracle», qui font de vous un politicien arriviste, et non un homme politique responsable, dont on peut légitimement se demander s'il en existe réellement un seul, qui ne « vend pas de la poudre aux yeux ». Pour être tout à fait honnête, intellectuellement parlant, je viens de le trouver, mais ce n'est pas François Bayrou - celui-là, c'est un vrai socialiste, et il partage néanmoins mon opinion dénonçant les dogmes, les mensonges et la « croyance au miracle » du Parti socialiste !


Quant à vous, malgré maintes mises en garde intellectuellement et philosophiquement argumentées contre les mensonges et les «croyances au miracle» du monde, vous écriviez encore dans votre lettre du 10 octobre 2006 :


« Si vous estimez qu'on ne peut ni changer le monde ni rendre la société plus juste, Marianne n'est pas fait pour vous. » [SIC !]


Ce propos n'était toutefois qu'une resucée de votre ferme déclaration de juin 2002 sur le plateau de Ripostes, en réponse aux propos de Philippe Manière, journaliste à BFM, qui avait déclaré à l'adresse des idéologues d'extrême gauche participant à l'émission :


« Il faut arrêter de dire qu'on va changer le monde, non pas qu'on ne puisse pas le changer à terme, vous allez le faire, sûrement, dans mille ans, dans deux mille ans. Il vaut mieux dire aux gens, qu'il faut qu'ils prennent leur destin en main. Je pense que vous enfermez les gens dans la désespérance, en les faisant rêver à des lendemains qui chantent. »


Outre que je ne partage absolument pas cet avis sur l'arrivée considérée comme certaine de ce monde idéal, fut-ce dans mille ou deux mille ans, voire dans dix mille - autrement dit jamais ! -, vous aviez néanmoins répondu sur un ton non moins assuré :


« Si on dit qu'il faut cesser d'essayer de changer le monde et la société, alors, moi, je vais vous dire que vous ouvrez un boulevard formidable à ceux qui, eux, vont le dire pour le pire, qui sont les intégristes religieux, et qui le disent, les fascistes, et qui le disent, les nationalistes, et qui le disent ; si les démocrates sont les seuls aujourd'hui, s'ils disent qu'ils ne sont pas capables de transformer une société injuste, c'est épouvantable. » [Fin de citation]


Pour commenter brièvement votre propos, je vous dirai simplement d'oublier les religions et leurs fidèles, intégristes ou non, car, contrairement aux idéologies, aucune d'entre elles n'envisage l'avènement de ce monde idéal, d'un paradis, sur la Terre, mais dans un ailleurs tout aussi imaginaire, auquel je ne refuse à personne le droit de croire, dès lors que cette croyance suffit à enjoliver sa vie.


Et si dans votre lettre du 18 février 2004, vous écriviez : « Je vous joins ce petit livre. Mais, j'ai aussi maintes fois stigmatisé l'idée même d'un monde parfait et montré que la dynamique est plus importante que la finalité, le « vers » que le « où », ma réponse du 29 février faisait ressortir la contradiction entre ces propos et ceux tenus antérieurement sur le plateau de Ripostes, où vous exprimiez « votre certitude » de pouvoir changer le monde.


« Ça » fait beaucoup de contradictions, et donc votre « certitude » demeure toujours une ambiguïté pour ceux qui « croient au miracle » d'un monde parfait avec des humains imparfaits, sans exprimer pour autant LA Vérité. Ainsi vous les guidez, en les faisant tourner indéfiniment en rond « vers » quelque chose, dont vous n'auriez pas la moindre idée : hormis le monde idéal que vous récusez, tout en le défendant par ailleurs - vous avez dit « contradiction » ? !


Toutefois, je n'entends pas reprendre ici l'intégralité de l'argumentation déjà avancée dans des dizaines de pages pour dénoncer la superstition idéologique et moraliste, mais établir vos contradictions de candidat du MoDem faisant rêver d'une Europe idéale, telle que récemment défendue par François Bayrou sur France Culture, car je ne pense pas qu'il y ait de faille entre sa pensée politique, voire idéologique, et la vôtre ; c'est pourquoi mes critiques respectives peuvent s'entremêler par la suite.


Auparavant, j'entends d'abord critiquer François Bayrou, dont j'attends toujours un début de réponse aux multiples lettres dénonçant sans ambiguïté ses mensonges, dont le moindre n'est pas de faire croire qu'il n'a jamais été de droite, ou qu'il n'est pas un humain égoïste ordinaire dans ses rapports à l'argent, avec ses chevaux de course, et à la gloire, avec son ego démesuré de devenir « président des Français », ainsi qu'un récent lapsus public révélateur a témoigné de cette obsession.


Quant à ce qu'il fera durant un éventuel mandat présidentiel, si son action doit se fonder sur son illusoire « libre arbitre », auquel vous croyez toutefois, c'est un mensonge public supplémentaire. Comme je m'en suis amplement expliqué par ailleurs, le devenir du monde ne dépend nullement de la soi-disant libre volonté d'un individu, fut-il chef d'Etat, mais de ce que Spinoza appelle la « nécessité », et en vertu de laquelle TOUT ce qui se produit dans notre monde (phénomènes naturels, évènements historiques, actions collectives et actes individuels) relève de l'enchaînement infini de l'infinité des causes et des effets résultant du mouvement universel perpétuel des choses de notre monde - sauf à François Bayrou, à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire en prouvant la réalité du « libre arbitre » !


Faute de jamais y parvenir, vous les personnages publics, les soi-disant « élites » médiatisées, faiseuses d'opinion aujourd'hui, vous n'en laissez pas moins vos contemporains « croire au miracle », comme il en va notamment en matière de scientisme. Là, vous avez même réussi à faire croire aux humains d'aujourd'hui qu'ils auraient le pouvoir, tous ensemble et de manière unanime évidemment, d'établir sur la planète un « climat sur mesure » pour l'éternité. « Yes, we can » : nous pouvons, parce que nous le voulons, dixit la « méthode Coué ». 

Quand on en est à un tel stade de « croyance au miracle »,  ceci suffit à témoigner que la « débilité intellectuelle » de l'époque est décidément sans limite ! Alors, je vous laisse imaginer si la construction de l'Europe idéale est susceptible de faire peur à tous ces «croyants au miracle»  - mais DEMAIN, certes, toujours DEMAIN, et seulement DEMAIN, hélas, à la saint Glinglin ! ! !


Et forcément pour tous ces « vertueux » égoïstes marchands de rêve et autres vendeurs d'illusion, la fin justifie toujours les moyens, notamment celui consistant à reprocher aux Autres ce qu'eux-mêmes ont fait hier, et referont demain à la première occasion où leurs intérêts de toutes sortes l'exigeront, comme il en va assurément pour tout un chacun dans sa vie personnelle.

Ainsi les responsables politiques d'aujourd'hui, vieux chevaux de retour, s'en prennent-ils sans cesse à la politique du chef de l'Etat, voire à son comportement personnel - certes c'est très porteur -, mais devenus amnésiques entre-temps, ils ont oublié avoir été de droite, voire siégé dans des gouvernements de droite, ce qui est très pratique pour s'éxonérer de toute responsabilité dans la situation actuelle de la France, alors que le passé, fut-il millénaire, nous suit, comme l'atteste le conflit proche-oriental, par exemple.

La remarque vaut évidemment pour les politiciens de gauche, car ce n'est pas un hasard si le nombre de mosquées, par exemple, est passé, en trente ans, d'une centaine à près de deux mille, mais je pourrais parler aussi de la violence dans les établissements scolaires, quasiment inconnue alors, ou encore de la multiplication des résidences clôturées et de l'explosion des sociétés de gardiennage  privées ! 

Toutefois, je me suis suffisamment expliqué sur la superstition moraliste dans mon courrier à votre intention et à l'adresse de François Bayrou pour ne pas y revenir ici en détail ; et ce d'autant moins que je joins à ce courrier ma lettre du 18 septembre dernier à Nicolas Sarkozy, ayant pour objet « Philosophie, euthanasie et "débilité intellectuelle" », ainsi que celle du 13 courant adressée à France Culture sous l'intitulé « J'ACCUSE [BIS] : Assez de mensonges, de manipulation, de lâcheté et de "débilité intellectuelle" ! »


Si la fin justifie les moyens pour les censeurs, elle signifie en même temps manquer à l'honnêteté intellectuelle la plus élémentaire. Celle-ci ne consiste pas à faire peser sur autrui, voire sur un seul homme transformé en bouc-émissaire, tous les péchés de la Terre, fut-ce un amour démesuré de l'argent. En effet, on a nettement moins entendu François Bayrou dénoncer les « années fric » de l'ère Tapie sous la présidence de François Mitterrand, dont il était précisément ministre, alors qu'il aurait pu s'en tenir à un rôle d'opposant de « droite ».

Et pourquoi ne pas dénoncer aussi les turpitudes, en matière d'argent, de Julien Dray et des associations moralisatrices donneuses de leçons aux Autres, complices de malversations et pas seulement dans cette affaire ? Il en va de même pour d'autres élus socialistes, mais pas seulement, car un autre « mis en examen » notoire est devenu un allié potentiel pour le leader du Modem, pas toujours très regardant sur LA Morale, quand il s'agit de ses intérêts propres - d'autant plus qu'il a voté, en son temps, une motion de censure, précisément contre le gouvernement de Dominique de Villepin !


Ceci me conduit à vous rappeler que, pour donner des leçons de morale aux Autres, il faudrait commencer par être soi-même « irréprochable ». Or, face à l'Idéal, chacun est forcément coupable, coupable de crime de lèse-Idéal, et il n'y a donc pas d'individus ni de groupes d'individus, «TOUS» critères d'appartenance confondus, réellement irréprochables.

Ceci devrait suffire à dispenser François Bayrou de ses leçons de morale envers quiconque, donc aussi envers Nicolas Sarkozy - sauf à lui-même d'établir qu'il échappe, sûrement par un miracle de la Nature en sa faveur, à l'égoïsme inné de tous les humains sans exception, tel qu'il se manifeste dans nos affaires d'amour, quel qu'en soit l'objet, de possession de biens et de personnes, d'où l'importance de l'argent comme instrument d'échange, et de gloire, ou honneur-vanité, à travers la recherche de titres, de distinctions et de médailles de toutes sortes (civils, militaires, sportifs, culturels, professionnels, etc.) !


Ainsi l'appétence forcenée, voire obsessionnelle, pour les ors et les palais de la République n'est-elle rien d'autre que l'attrait du « bling-bling », manifestation de notre égoïsme naturel - sinon, on peut toujours s'en tenir à un modeste rôle de député de base ! C'est pourquoi votre «croisade» commune contre l'argent-roi, expression d'un anti-sarkozysme primaire, ne peut être que suspecte, sauf à méconnaître que le rêve du plus pauvre est de devenir immensément riche - sauf rares exceptions ! Sinon, pourquoi le succès de tous les jeux d'argent partout et encore aujourd'hui ? !


En la matière, je constate que vous ne semblez guère être dérangé dans vos principes « moraux », voire moralisateurs, par l'encaissement d'un revenu mensuel supplémentaire de 7.600 euros - je dis bien sept mille six cents - pour quelques jours de présence par mois à l'assemblée parlementaire européenne ; de l'argent de poche, en somme, pour quelqu'un qui dénonce la course à l'argent, mais feint d'ignorer  que la possession des biens les plus divers exige précisément de disposer de toujours plus d'argent !
  Je suis même prêt à parier que vous serez ministre de François Bayrou, s'il devient président de la République - vous avez dit « retraite dorée » ? !


Certes, vous pouvez toujours me dire que votre but est noble et que vous visez seulement l'avènement d'une Europe idéale, mais on en revient toujours à la « croyance au miracle » de transposer l'Idéal dans le quotidien, la théorie dans la pratique. Il suffit d'ailleurs de vous regarder débattre entre vous, les candidats des différentes formations, pour constater que vous n'êtes pas d'accord sur grand chose, pour ne pas dire sur rien, comme il en va à propos de l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, d'immigration et d'Europe sociale, notamment - et de ce désaccord généralisé devait surgir une entité idéale réunissant des points de vue diamétralement opposés !


Assurément, vous « croyez au miracle » - ou du moins, tentez-vous d'y « faire croire » ! ! ! Vous auriez bien tort de vous gêner, puisque l'être humain est davantage porté par nature à « croire », à répéter et à imiter, qu'à penser « vraiment » ; mais ce n'est pas là un signe manifeste d'« honnêteté intellectuelle » aussi longtemps que l'on refuse d'en débattre...


Cette Europe, en effet, que d'aucuns viennent nous vendre tous les cinq ans n'a toujours pas de Traité commun sur lequel fonctionner - est-ce celui de Nice ou de Lisbonne, faute de ratification du dernier ? -, pas de monnaie unique, ce qui devrait être la moindre des choses dans une Union se voulant économique au départ, et pas davantage de mesures sociétales fondées sur des valeurs identiques  en matière d'euthanasie et d'interruption volontaire de grossesse, par exemple, puisqu'on interdit ici ce qui est autorisé ailleurs - vous avez dit « Union » ? !


Nous reparlerons également des soi-disant valeurs que vous mettez en avant contre l‘argent, quand vous le souhaiterez, puisque vous disposez d'ici-là de mon argumentation antérieure condamnant sans appel le Bien et le Mal prétendument absolus sur lesquels elles se fondent.

Pour terminer, je ne peux manquer de dire un mot sur le projet politique proposé aux électeurs français par François Bayrou, lors de la précédente campagne présidentielle, et qui consiste ni plus ni moins à revenir aux pratiques de la quatrième République, dont l'Histoire a pu mesurer les résultats. Proposer un gouvernement d'union avec des socialistes incapables de se mettre d'accord entre eux , c'est de l'aventurisme, comme je l'ai fait savoir à François Bayrou par ma lettre du 27 février 2007, ayant pour objet «
De la théorie à l’aventurisme, ou l’art de faire du neuf avec du vieux ! »

Dans sa critique anti-sarkoziste forcenée - et pour cause ! -, François Bayrou ne semble pas remarquer  que le chef de l'Etat a réussi à faire travailler ensemble, dans un même gouvernement, des responsables politiques initialement de droite et de gauche, ce qui ressemble pourtant à ses vœux. Mais, assurément, quand on est systématiquement critique sur TOUT, on est forcément de mauvaise foi. En effet,  dans un monde où tout est relatifTOUT comporte, à la fois, du « pour », du positif, des avantages, et du « contre »,  du négatif, des inconvénients - sauf à François Bayrou, à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire ! En cas d'impossibilité, comme je n'en doute pas, ce serait une preuve de déraison et de malhonnêteté intellectuelle  - ça fait beaucoup pour un candidat à la fonction de président de la République, mais pas plus que l'« ordre juste »  promis par une autre prétendante ! ! ! 


En conclusion, dans l'attente de vos éventuelles objections intellectuellement et philosophiquement étayées, portant sur ce courrier mais aussi sur celui figurant en annexe, à défaut de quoi vous manifesteriez votre intention délibérée de continuer à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du monde, je vous remercie de votre attention et vous prie d'agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.


Annexe : I - Lettre du 18 septembre 2008 à Nicolas Sarkozy
              II - Lettre du 13 mai 2009 à France Culture

 


 

 

 

 

Le 28 mai 2009


Objet :

« Retraite dorée, langue de bois, contradictions et autres mensonges ! »

 

Monsieur Jean-François Kahn

Marianne

32, rue René Boulanger

75010 PARIS

Fax : 01 53 72 29 72

 Courriel :

 s.marty@journal-marianne.com

 

 

Monsieur,

 

La conjonction de différents faits vous concernant, tant à titre public que privé, me donne l'occasion, non seulement de vous rappeler l'abondante correspondance adressée entre le 15 juillet 1997 et le 13 juillet 2007, soit près d'une vingtaine de lettres, mais aussi d'établir des contradictions dans vos propos, voire une certaine incohérence entre vos propos et vos actes, sur différents sujets d'hier et d'aujourd'hui, notamment en matière de Vérité.

 

A titre public, je me réfère à votre candidature pour les prochaines élections européennes sur la liste du MoDem ainsi qu'à votre récente intervention sur Canal + dans l'émission de Thierry Ardisson, « Salut les Terriens ! », et à titre privé, je me fonde sur la relecture de vos réponses sans jamais une objection argumentée sur le fond. Et forcément, refuser obstinément de débattre sur les idées donne la « certitude » d'avoir toujours raison - du moins le croit-on, comme c'est votre cas, encore faut-il le démontrer !

 

Sur ce plan, toutefois, s'il y a une chose que je vous mets au défi d'établir à mon encontre, c'est bien précisément mon « refus de débattre », puisque je n'ai eu de cesse, durant plus de dix ans, d'inviter la quasi-totalité des soi-disant « élites » de l'époque, dont vous-même, à confronter tous leurs points de vue relatifs partisans à LA Vérité éternelle absolue - mais, toujours en vain jusqu'ici !

 

Pourtant, refuser de répondre sur le fond à cette correspondance visant précisément à dénoncer les mensonges et les « croyances au miracle » du penser superstitieux humain dans ses divers modes d'expression [Religion, métaphysique (scientisme matérialiste et pseudo-philosophie idéaliste), idéologie et moralisme], c'est d'abord les cautionner implicitement, puis laisser à jamais la société humaine universelle, donc également la nôtre, continuer à fonctionner comme aux pires temps obscurantistes, sans aucun espoir de changement dans ses sempiternelles promesses mensongères sans lendemain et ses jugements superstitieux moralisateurs partisans - les millénaires passés témoignent amplement en ma faveur, de Socrate à Spinoza notamment, sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire !

 

Certes, au vu de la longue liste des soi-disant « élites » d'aujourd'hui, tous milieux confondus [Médias, politiciens, intelligentsia (prétendus intellectuels ou pseudo-philosophes) et associations moralisatrices à sens unique), qui figurent dans le document annexé, Mensonges et lâcheté des élites, votre mentor, François Bayrou, et vous-même êtes en très bonne compagnie - deux présidents de la République en exercice, voire un potentiel troisième, excusez du peu ! En effet, comme tous ces faiseurs d'opinion d'aujourd'hui, vous préférez ne jamais répondre sur le fond, faute sûrement d'en avoir les arguments intellectuels et philosophiques nécessaires - mais il ne vous est pas interdit d'apporter la preuve du contraire, comme je l'attends depuis plus de dix ans !

 

Jusqu'ici, en effet, toutes vos réponses se sont bornées à des attaques personnelles, quitte à mentir en m'accusant de prétendues insultes à votre égard, et quant aux idées, vous n'avez su que railler « ma certitude » sans jamais renoncer pour autant à votre propre certitude en des croyances superstitieuses : celle de « changer le monde », ou celle en un soi-disant « libre arbitre », par exemple - c'est précisément ce que j'appelle colporter les mensonges du monde, sur lesquels les menteurs refusent obstinément de s'expliquer !

 

Quelle pire accusation puis-je porter contre eux, donc aussi contre vous, sans les décider pour autant à démontrer la fausseté de mes propos ? Il faut croire, comme je n'en ai aucun doute, que leurs intérêts égoïstes spécifiques de toutes sortes, individuels et collectifs, sont plus importants pour eux que LA Vérité, au point même d'avoir peur d'en débattre - mais je ne suis pas naïf, et la véritable raison du refus de l'affronter, outre les intérêts soulignés, est tout simplement que les menteurs n'ont rien à objecter à LA Vérité absolue ! ! !

 

Sur le premier point évoqué, j'attends toujours la preuve tangible de mes prétendues insultes, puisque vous n'avez jamais répondu à mon courrier du 18 décembre 2005 en réponse à votre lettre du 15, où vous écriviez : « Toutefois, je dois vous faire savoir que si vous en retiriez les insultes, je prendrai volontiers connaissance de votre lettre avec le plus grand intérêt... d'autant que j'en partage certaines des idées ». Certes, vous prouviez ainsi  seulement que « lorsque l'on n'a rien à dire sur le fond, on s'en prend à la forme ou au costume ! », comme disait Lionel Jospin, en son temps. 

 

Assurément, outre votre attaque personnelle injustifiée, puisque non encore établie à ce jour, vous pouvez m'accuser d'avoir dénoncé votre lâcheté et votre malhonnêteté intellectuelles, et je le reconnais bien volontiers - pire, je m'en glorifie ! Cependant, il ne tient qu'à vous de démontrer que votre obstination dans le refus de débattre sur le fond, malgré de multiples invitations en ce sens, n'en est pas une preuve manifeste.

C'est d'autant plus facile ensuite, faute de faire valoir des objections intellectuellement et philosophiquement étayées sur le fond, de dénigrer « ma certitude », alors que je vous ai toujours immanquablement renvoyé aux grands diseurs universels de LA Vérité éternelle absolue sur laquelle elle se fonde.

 

Selon Spinoza, en effet, le « Vrai », ce qui est absolument vrai, contient « en soi » la certitude de LA Vérité (absolue) : celle qui ne comporte pas de contradictions, pas d'incohérence, pas d'autres vérités lui faisant face, et qui suffit donc à invalider toutes les vérités relatives de notre monde dans leur prétention à exprimer l'Absolu, à dire LA Vérité absolue. Toutefois, en ricanant sur « ma » certitude du Vrai - exactement celle de Spinoza pourtant ! -, peut-être ignorez-vous encore aujourd'hui qu'il n'avait pas pour habitude, dans le véritable domaine philosophique (celui de voie et voix de l'Absolu), d'affirmer quoi que ce soit sans le démontrer more geometrico.

 

En tout cas, vous l'ignoriez, lorsque vous avez écrit un ouvrage intitulé, « Esquisse d'une philosophie du mensonge », où vous n'hésitiez pas à compter Spinoza au nombre des menteurs - d'où ma lettre d'alors, dont je n'ai conservé que votre réponse prouvant son envoi. Toutefois, je suis moins étonné, aujourd'hui, de votre persistance dans la méconnaissance de LA Vérité, car je viens de me procurer à nouveau votre livre - merci eBay ! -, dans lequel vous écriviez dès la première ligne de la première page du premier chapitre « PRÉAMBULE » :

 

« La nature de la vérité, son statut, son caractère accessible ou non accessible constituent l'objet que la philosophie, depuis des lustres, se propose d'atteindre. Mais sans y être encore parvenue. » - ite missa est !

 

Il faut croire qu'à l'époque je n'avais pas dû dépasser ce bref extrait pour me faire une idée de votre pseudo-connaissance et de votre amour de LA Vérité, précisément parce que vous ignoriez que l'Absolu, réalité ou Vérité absolue, « EST », de toute éternité - contrairement à toutes les vérités relatives de notre monde, variant, ici et là, au fil du temps et des contrées ! 

 

Il vous reste donc toujours à démontrer la fausseté de la Parole des grands diseurs universels de l'Absolu, de LA Vérité absolue, à savoir celle des mystiques authentiques, parmi lesquels Lao-Tseu, le Bouddha et le Christ, entre autres, et des « vrais » philosophes du UN absolu, tels Socrate, Giordano Bruno, Spinoza et Brunner, leur héritier spirituel. C'est d'eux, en effet, que je tiens ma certitude du « Vrai » absolu, celui qui permet d'invalider toutes les croyances superstitieuses des religions, des pseudo-philosophies matérialistes ou spiritualistes,  des idéologies et des morales, précisément parce que toutes se fondent sur le « dualisme » des absolus, ce qui, philosophiquement parlant, est une « impossibilité absolue » par définition - sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire !

 

Mais vous avez peur de LA Vérité absolue, à l'exemple des superstitieux « censeurs » d'hier, ceux qui ont empoisonné Socrate, crucifié le Christ, envoyé Giordano Bruno au bûcher et excommunié Spinoza, entre autres, tout comme il en va encore des censeurs communautaristes d'aujourd'hui envers des idées qui contrarient leurs intérêts partisans  - et assurément ceux de demain aussi !

Ils sont superstitieux, parce qu'ils jugent et condamnent moralement les Autres au nom des soi-disant Bien et Mal absolus, alors que, en réalité, La Vérité éternelle absolue dérange précisément leurs intérêts individuels et collectifs de toutes sortes - financiers et électoraux, par exemple, de nos jours. Toutefois, si vous tenez vraiment à démonter la propre « certitude » des diseurs universels de LA Vérité en matière d'absolu, de réalité ou Vérité absolue, il vous suffit d'établir une seule contradiction ou une quelconque incohérence dans leurs écrits ou leurs propos, sachant néanmoins qu'aucun des soi-disant intellectuels et pseudo-philosophes médiatisés d'aujourd'hui n'a encore osé essayer jusqu'ici, malgré mes multiples invitations en ce sens !

 

Commencez donc par Spinoza, d'ailleurs, puisque son Éthique dénonce la religion, donc aussi le spiritualisme et le matérialisme fondés pareillement sur le dualisme superstitieux des absolus, mais également le moralisme, puisque celui-ci a d'autant moins à voir avec la « morale » que ce mot ne se rencontre pas une seule fois dans l'Éthique. Quant à son Tractatus politicus, il condamne également sans appel l'idéologie, source des infinies oppositions politiciennes d'aujourd'hui, à travers la planète, entre deux visions superstitieuses du monde, dont chacune prétend pouvoir transposer l'Idéal dans le quotidien - un Idéal et son contraire, en somme !

 

Et ce seul vœu pieux, forcément, pour ne pas dire « absurde », suffit à nous ramener au concret quotidien d'aujourd'hui, tel qu'il est illustré, à longueur de temps, par les politiciens ou ceux qui aspirent à en être, qu'il s'agisse de l'Europe ou de la première réforme venue, quel qu'en soit le domaine (environnement, réchauffement climatique, nucléaire, université, lycée, emploi, hôpital, logement, prisons, transports, ,justice, etc.). Chaque camp, en effet, conteste par principe, c'est-à-dire au nom de « sa » vérité relative, la réforme proposée par les Autres, au prétexte qu'elle ne correspond pas à sa propre conception idéalisée, laquelle est mensongèrement présentée comme si elle était réellement l'Idéal, bien que celui-ci demeure à jamais inconnaissable « en soi »  pour nous les humains.

 

Là, réside l'incontestable supercherie, la véritable imposture, la réelle « escroquerie intellectuelle » planétaire, qui agit de manière identique dans toutes les idéologies et toutes les morales de notre monde, puisque toutes tombent dans le péché capital de l'entendement humain, qui consiste à « absolutiser le relatif », croyant ainsi pouvoir faire de notre monde un monde idéal ! Cette croyance superstitieuse est la source fondatrice de tous les mensonges et de toutes les « croyances au miracle » du monde, dès lors qu'ils entendent « élever à l'Idéal » quoi que ce soit de notre monde, à commencer par notre monde lui-même. C'est en cela que notre monde ment, et que nos prétendues « élites » colportent les mensonges du monde - déjà,  du seul fait de refuser d'en débattre !


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