COURRIER "Associations"

Le 2 novembre 2009        

 

Objet :

« Journée internationale pour l’euthanasie »

                                                                                     

Monsieur Jean-Luc Romero

Président de l’A. D. M. D
50, rue de Chabrol
75010 PARIS

Fax : 01 48 00 05 72
Courriel :

infos@admd.net

 

 

Monsieur,

 

 

Votre intervention en faveur de la Journée internationale pour l’euthanasie »,  retransmise ce jour sur une station de radio nationale, afin de donner un large écho à cette manifestation, m’offre une nouvelle occasion de vous féliciter pour votre combat sans relâche.

 

Néanmoins, son issue semble encore bien loin de portée, si j’en juge d’après la nouvelle mouture de la loi Leonetti, qui prend le contre-pied exact de la déclaration prometteuse du 11 février 2007, faite par Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle. Vous avez pu ainsi mesurer, entre-temps, combien il y a loin des promesses à leur concrétisation, car choisir Jean Leonetti pour revisiter sa propre loi n’était pas du meilleur augure pour en changer. C’est pourquoi j’attends avec impatience que Manuel Valls honore son engagement public du 2 décembre dernier, en déposant sa proposition de loi visant à « encadre l’aide active à mourir », car Ségolène Royal est loin d’avoir agi jusqu’ici dans le sens de sa promesse faisant l’objet de sa lettre du 16 mars 2007 à votre intention.

 

Au-delà de ces considérations politiciennes, je regrette surtout, une fois de plus, que vous n’ayez toujours pas osé lancer sur la place publique le débat maintes fois proposé, et dont le but serait de dénoncer les mensonges de la superstition moraliste, sur lesquels se fondent toujours les tenants du statu quo en matière d’euthanasie, sans rappeler ici nombre d’arguments mineurs déjà exposés.

 

Contrairement à ce que vous avez souligné au cours de votre déclaration, il ne s’agit pas seulement des parlementaires, même si la décision finale leur appartient, mais aussi de membres influents de la société civile, parmi lesquels Patrick Pelloux, médecin urgentiste, le Conseil consultatif national d’éthique ainsi que nombre de médecins à titre personnel, tel le docteur Piana de l’institution « La Maison de Gardanne », dont je serais bien le dernier à dénigrer l’action en faveur des soins palliatifs, comme m’en avait informé le documentaire poignant de Mireille Darc, à l'origine de ma démarche.

 

Il n’empêche que ce « moralisateur » s’octroie ipso facto le droit de vie et de mort sur ses contemporains, ainsi que j’ai pu en juger d’après ses propos mettant fin à un éventuel débat sur les valeurs de Bien et Mal, fictivement érigées en absolu, à propos de quoi l’humanité n’est toujours pas sortie de son « obscurantisme », comme je m’en suis amplement expliqué dans ma lettre du 18 septembre 208 à Nicolas Sarkozy, à laquelle, malgré mon insistance, vous n’avez pas trouvé d’objections à opposer.

 

Je ne reprends pas ici, bien entendu, mes arguments dénonçant les fictions du « moralisme », sur lesquelles continue de fonctionner notre époque dite moderne, puisque vous en avez été amplement informé,  mais je vous exhorte, une fois de plus, à mettre tous ces moralisateurs publics, opposants à la libéralisation de l’euthanasie, face à LA Vérité éternelle absolue – certes, je concède que tous les menteurs freinent des quatre fers pour l’affronter, car cette confrontation aurait trop de conséquences sur le devenir du monde, et c’est pourquoi jusqu’ci ils ont préféré empoisonner Socrate, crucifier le Christ, brûler Giordano Bruno et excommunier Spinoza !

 

Il vous reste à suivre leur trace, ce qui est d’autant moins dangereux à une époque où l’on risque tout au plus le bûcher médiatique, mais la confrontation serait d’autant plus profitable pour les tenants du Christ qu’elle permettrait de redonner son contenu exact à sa Parole de vérité, pervertie jusqu’ici par la foule superstitieuse.

 

Je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.


 

Le 1er août 2009

Objet :

« Euthanasie et "Grosses têtes" »

 

Monsieur Patrick Pelloux

AMUF

Courriel:

webmaster@amuf.fr

 

Monsieur,

 

L’écoute fortuite, au cours de la nuit du 31 dernier, de la rediffusion de l’émission de RTL, Les grosses têtes, dont vous fûtes l’invité, me fournit une excellente occasion de vous rappeler mon courrier du 1er janvier dernier accompagné de ma lettre du 18 septembre 2008 à Nicolas Sarkozy, ayant précisément pour objet « Philosophie, euthanasie et "débilité intellectuelle" »

 

Dans ce courrier toujours sans réponse à ce jour, mais encore à votre disposition, et sauf à vous de penser que je serais assez stupide pour écrire aussi longuement à un chef d'Etat afin de lui raconter seulement des balivernes, ce qui n'est pas du tout corroboré par le récépissé officiel de l'Elysée en date du 13 novembre 2008, je dénonçai sans ambiguïté la position française en matière d'euthanasie. En effet, outre que certains de nos voisins ont choisi une toute autre voie, elle se fonde essentiellement sur les fictions de la superstition moraliste, et notamment sur celle des « soi-disant » Bien et Mal absolus - or, philosophiquement parlant, « deux » absolus, c’est une impossibilité absolue par  définition, ainsi que Spinoza l’a démontré more geometrico !

 

Je m'en étais très longuement expliqué dans ma lettre à Nicolas Sarkozy, laquelle visait aussi à le renvoyer à sa promesse de campagne du 11 février 2007, où il avait déclaré publiquement :

 

« On ne peut pas rester les bras ballants face à la souffrance d’un de nos compatriotes qui en appelle à ce que ça se termine. »

 

Ségolène Royal avait également fait sienne cette même intention dans une lettre adressée, le 16 mars 2007, à Jean-Luc Romero, président de l’ADMD, où elle écrivait :

 

« Je veux que nous allions courageusement au bout du débat pour pouvoir mettre en place, comme l’ont fait d’autres pays européens, une législation qui permette d’apaiser les souffrances les plus intolérables. »

 

Si j’en juge par la dernière mouture de la loi Leonetti confortant simplement sa position moralisatrice antérieure, je suis bien obligé de constater que ce qui paraissait  être « moralement bien » pour les deux candidats de l’époque, et sans aucune restriction, est redevenu sans débat, voire obstination dans le silence, « moralement mal » aujourd’hui, puisque rien n’a changé entre-temps, en dépit des promesses de campagne. Mais il est vrai que la superstition idéologique, qui préside aux consultations électorales, ne vaut guère mieux que les autres modes d’expression de la Superstition, religion incluse – et pourtant celle-ci pèse de tout son poids, énorme, pour freiner l’adoption d’une loi sur l’euthanasie, qui aurait par ailleurs le mérite de montrer que chaque Etat n’agit pas à hue et a dia dans ce qui se veut être une Union européenne !

 

Après ces considérations de fond, dont j’attends vos éventuelles objections, intellectuellement et philosophiquement étayées,  j’en viens à vos propos tenus au cours de l’émission de RTL. J’y ai particulièrement relevé votre allusion à Vincent Humbert, dont vous laissiez sous-entendre que ce pourrait être un cas où l’euthanasie serait susceptible d’être appliquée, et pour ma part je n’en ai jamais réclamé davantage jusqu’ici.

 

En effet, Chantal Sébire et Rémy Salvat ont prouvé qu’ils pouvaient se passer de l’hypocrisie de la société politique, puisqu’ils ont solutionné tout seuls leur problème, sauf qu’ils ont été contraints de précipiter leur mort par crainte de se retrouver dans l’incapacité de le faire eux-mêmes plus tard, et donc d’être dépendants jusque-là - c’est ainsi qu’un jeune homme de 24 ans a décidé de mourir sur le champ, alors qu’il lui restait encore, probablement, de belles années à vivre ! MERCI à vous, les « vertueux » pour ces morts précoces ! ! !

 

Je m’inscris d’ailleurs en faux contre votre propos laissant sous-entendre que le cas extrême de Vincent Humbert serait prévu par la loi Leonetti. Pour l’établir, je me borne à reproduire un court extrait de ma lettre du 26 mars 2008, où j’écrivais notamment au député des Alpes-Maritimes :

 

« Pour en venir à la question de l’euthanasie, ses adversaires se retranchent, qui, derrière l’éthique médicale à l’exemple de Patrice Pelloux, qui, derrière des abus éventuels, d’autres derrière le Dieu des religions, lequel, ayant donné la vie, serait  seul légitimé à la reprendre, paraît-il.  Toutefois, les opposants à l’euthanasie ne sont jamais à court d’arguments pour justifier qu’ils auraient (eux, si humains !) laissé Vincent Humbert vivre comme un légume pendant quarante ans ou plus, sans bouger ses membres, sans voir (imaginez l’angoisse !), sans parler, sans pouvoir effectuer seul les actions intimes les plus élémentaires, tout en assistant quotidiennement à sa déchéance progressive, et pour résumer : 100% dépendant pour tout, 24 heures sur 24, ad vitam aeternam !

 

Est-ce donc vraiment la fin de vie, dont vous rêvez pour vous en pareil cas, afin de la poursuivre jusqu’au bout pour rester conforme, en bonne logique, à vos convictions d’aujourd’hui ? Au vu du calvaire que vous auriez fait endurer à Vincent Humbert, pendant des décennies peut-être, n’allez plus dire aux citoyens-électeurs que « vous aimez les gens », pas plus que Patrice Pelloux, d’ailleurs ! Qui êtes-vous donc, vous les soi-disant bienpensants hypocrites, pour vous autoproclamer porte-parole de l’Idéal, alors que vous exprimez seulement votre conception personnelle, subjective, « relative » d’un Idéal qui, certes, inspire le moindre de nos concepts (liberté et égalité, par exemple), mais demeure à jamais un « royaume, qui n’est pas de ce monde », comme l’enseignement du Christ aurait dû suffire à vous le faire comprendre et accepter ? ! ! !

 

Or, vous fonctionnez à l’encontre de sa Parole de vérité, car si vous n’aimez pas réellement les gens, vous aimez la gloriole, les hochets du pouvoir, le confort matériel de la situation et autres joujoux, dont vous êtes mieux à même de juger que moi ! Toutefois, en égoïste qui s’assume, je ne vais pas reprocher aux Autres un égoïsme en tout point semblable au mien, mais je suis en droit de dénoncer la lâcheté et la malhonnêteté intellectuelles de tous ceux qui font, hypocritement et mensongèrement, l’opinion, sans avoir le courage de débattre ! ! !

 

Par chance pour lui, si je puis dire, Vincent Humbert a eu une mère « vraiment » aimante et combattive, au point d’accepter de se séparer d’un fils de vingt ans, car elle avait compris son désir et son intérêt véritable. Grand merci aussi au docteur Frédéric Chaussoy d’avoir montré que des hommes de l’ombre pouvaient être mille fois plus humains que nos décideurs professionnels de la politique, du monde médical, et certains médias, à commencer par le nouvel Observateur et son directeur-fondateur Jean Daniel !

 

Quant à Chantal Sébire, encore si jeune, elle aurait eu, par la grâce de « vertueux », tels que Patrice Pelloux et vous, le « plaisir » de vivre pour contempler dans son miroir pendant encore des années, voire des décennies, son visage de plus en plus déformé – un des supplices, peut-être, le plus difficile à supporter pour une femme, sans oublier l’atroce douleur que rien ne semblait calmer totalement, sauf mauvaise information de ma part.

 

Mais il est vrai qu’en matière de prévention de la douleur, quand on a entendu un ancien ministre de la Santé, très médiatisé par ailleurs, déclarer sans sourciller sur une chaîne télévisée : « On ne savait pas que les enfants souffraient. » (Sic !), on a tout compris de nos soi-disant « élites », qui décident de ce qui est bien ou mal pour nous - y compris à propos de notre mort et de notre souffrance ! Et le fait d’être à la place où elles sont, fut-ce par la volonté populaire, ne leur a jamais donné le droit de dire le Bien ou le Mal absolus, puisque l’Absolu ou Idéal n’est définitivement pas de ce monde ! Alors, qu’elles cessent leur discours moralisateur bienpensant, car elles n’expriment rien d’autre que leur point de vue « relatif » - jamais l’Idéal « en soi » ! ! !

 

Face à tous les arguments et autres arguties proposant la solution unique des soins palliatifs, par ailleurs très insuffisamment développés en France, je me borne à vous renvoyer à la question : « Comment font donc les Belges, les Luxembourgeois et les Suisses, citoyens de pays tout aussi démocratiques que le nôtre, avec leur autorisation légale d’aider une personne à mourir dans la dignité, c’est-à-dire en abrégeant des souffrances intolérables, et en lui évitant le triste spectacle de sa dégradation annoncée ? »

 

Ils ont dû sûrement avoir conscience aussi des dérives et des abus éventuels, des réserves présentées par la superstition religieuse, et soulever également l’objection de l’éthique médicale. A propos de cette dernière, le problème est que la réponse est, non seulement fournie par le corps médical, dont les membres sont majoritaires au sein du Comité consultatif national d’éthique, mais elle est également l’émanation du penser superstitieux. Et ce n’est pas le Comité consultatif national d’éthique qui sera légitimé à me contredire, car j’attends toujours sa réponse à mes lettres des 7 octobre 2007 et 13 janvier 2008, dans lesquelles je dénonçais la superstition moraliste fondée seulement sur trois fictions, ainsi que je l’avais démontré – sauf au CCNE d’établir le contraire !

 

Dans l’incertitude de votre réponse et de vos objections éventuelles, au vu de l’expérience précédente, je n’entends pas reprendre ici l’intégralité des arguments présentés au CCNE, et je me borne à mentionner les trois fictions qui régissent la marche morale du monde, depuis la nuit des temps : une preuve, s’il en est, que notre époque n’est pas moins obscurantiste que les précédentes, ainsi que les suivantes en jugeront au fil des siècles ! » [Fin de citation]

 

Croyez-vous donc vraiment que le docteur Leonetti serait resté sans rien dire face à des propos aussi virulents, s’il avait eu réellement quelque chose à objecter sur le fond ? Je pense avoir également répondu par la même occasion à votre objection relative au serment d’Hippocrate, mise en avant pour refuser de pratiquer l’euthanasie, car l’exemple du docteur Frédéric Chaussoy montre que certains praticiens sont capables de faire passer d’abord leur humanisme avant une quelconque promesse de jeunesse - et d’autant plus, dans un monde de promesses comme celles de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal en matière d’euthanasie, précisément !

 

Dans l’attente de vos éventuelles objections intellectuellement et philosophiquement étayées, à défaut de quoi vous manifesteriez l'expression de votre penser superstitieux,  je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

 

                                                         

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le 15 avril 2009

 

Objet : 

« Sans-papiers et "débilité intellectuelle" ! »



Monsieur Michel Tubiana 

Président d’honneur

Ligue des droits de l'Homme

138, rue Marcadet

75018 PARIS

Courriel : ldh@ldh-france.org

 

[A l’attention de Jean-Claude Dubois]

 

Monsieur,

 

Le débat surréaliste, tant sur la forme que sur le fond, auquel vous avez participé avec Stéphane Maugendre, président du GISTI, dans les « Matins » de France Culture du 13 courant, me donne l’occasion de vous rappeler l’abondant courrier adressé à votre association depuis le 3 janvier 2001, aussi bien à vous-même qu’à votre successeur, Jean-Claude Dubois (cf. lettre du 29 mai 2008), pour établir les mensonges et la « débilité intellectuelle » de l’époque, fondés uniquement sur le penser superstitieux humain dans ses « croyances au miracle ».

Le débat contre-nature incriminé me permet également d’illustrer, on ne peut mieux, ma lettre du 11 courant à France Culture précisément, au sujet des condamnations moralisatrices de l’époque sur lesquelles prospèrent vos deux associations ainsi que toutes celles qui n’ont de cesse de donner des leçons de morale aux Autres – au frais du contribuable, évidemment ! Toutefois, si c’est son droit le plus légitime de vouloir demeurer naïf, cocu, imposé, content et frustré,  il semble nettement moins justifié pour les prétendus « vertueux » de faire les généreux avec l'argent des autres !

Sur le fond tout d'abord, votre « débat », pour peu qu’il puisse être ainsi nommé, se limitait à « opposer » deux invités entièrement d’accord sur la question prétendument débattue, à savoir l’immigration clandestine - autrement dit illégale -, au point que le seul réel opposant s’avéra être Olivier Duhamel, député européen socialiste et chroniqueur à France Culture, puisqu’il apportait des réserves à vos propos absolutistes, ou intégristes.

Ceci en dit long sur la « malhonnêteté intellectuelle » de l’époque, quand on en juge au vu d’un soi-disant débat, où les trois participants sont par avance d’accord sur l’essentiel - et ce n’est pas l’intervention téléphonique de Corinne Lepage, candidate aux futures élections européennes sur la liste du MoDem, qui viendra ajouter quelque crédit à un débat « partisan », exclusivement à charge contre la politique en la matière du chef de l’Etat, de son gouvernement et de l’actuelle majorité parlementaire !

Ensuite sur le fond, comme je pense avoir déjà amplement exposé mes arguments dénonçant le penser idéologique et moraliste superstitieux dans la lettre adressée à Jean-Claude Dubois - arguments, dont vous aviez été également largement informé auparavant -, je me borne à réaffirmer ici que toutes les condamnations moralisatrices d'aujourd'hui se fondent uniquement sur un catéchisme, dont les dispositions n’expriment pourtant RIEN d’« absolument absolu » - sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment de démontrer le contraire !

Certes, l’époque ne manque pas une occasion d'attester sa « débilité intellectuelle », comme ce fut notamment le cas en parvenant à faire croire jusqu’au plus haut sommet de l’Etat et de ses institutions, président de la République et Parlement, qu’une quelconque chose humaine, fut-elle la période coloniale, pouvait comporter « exclusivement » du "contre", du négatif, des inconvénients. Pour ce faire, elle a ainsi invoqué, une fois de plus, le prétendu Mal absolu - et ce, dans un monde où tout est relatif, sauf encore à vous-même ou à quiconque de démontrer le contraire !

Ce n’est d'ailleurs pas non plus le moindre des paradoxes de l’époque, et donc une nouvelle occasion de mettre en lumière sa « débilité intellectuelle », de voir des avocats « plaider » en faveur de ceux qui violent le Droit, fut-ce en matière de franchissement illégal des frontières, alors qu’ils se retrouvent régulièrement dans des prétoires, ou s’y sont trouvés, pour faire condamner des inculpés censés avoir enfreint la loi ou des règlements. Mais il est vrai que la profession d’avocat condamne à la schizophrénie, puisque conduisant à plaider « tout et son contraire », selon que l’on se retrouve aux côtés de la partie civile ou des inculpés – donc, à l’occasion, en position de « procureur » !

Alors, examinons ici brièvement, puisque je l’ai déjà fait maintes fois, ce catéchisme sur lequel vous fondez vos condamnations moralisatrices, vos accusations publiques. Il a la prétention de dire le Bien et le Mal absolus, ou mensongèrement présentés comme tels, alors que tout est relatif dans notre monde – sauf toujours à vous-même ou à quiconque, évidemment, d’établir le contraire sur ce dernier point ! Faute d’y parvenir, vous seriez donc contraints de reconnaître que vous tombez aussi dans l’ « absolutisation » fictive du relatif, ce qui est la caractéristique fondamentale de la Superstition dans ses divers modes d’expression (religion, spiritualisme, scientisme, idéologie et moralisme).

Et ainsi ce Bien et ce Mal absolus, au nom desquels vous jetez vos anathèmes et traduisez des individus devant des juges, en jetant l’opprobre sur eux, s’avèrent-ils n’être, en réalité, qu’une « imposture », une véritable « escroquerie intellectuelle planétaire » – sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire en établissant l’absolue « absoluité » du Bien et du Mal sur la Terre ! A défaut de l’établir, vous aurez au moins fourni la preuve que vos condamnations moralisatrices ne sont que des mensonges, à l’exemple de ceux utilisés pour réduire au silence de grands diseurs de LA Vérité éternelle absolue, parmi lesquels Socrate, le Christ, Giordano Bruno et Spinoza – et ce, toujours pour le plus grand profit des superstitieux « censeurs » de toutes les époques, intéressés à un titre ou à un autre !

Par ailleurs, malgré la prétention à le déclarer universel, ce catéchisme  s’avère n’être qu’un recueil de vœux pieux dans son ambition folle de croire pouvoir transposer l’Idéal dans le quotidien, en matière de liberté et d’égalité notamment, alors qu’il sert surtout aux censeurs à limiter la liberté d’expression de ceux dont les propos dérangent leurs intérêts partisans, en particulier communautaristes aujourd’hui. Examiné sur le fond, il est tellement une illustration de la « méthode Coué » qu’il fut qualifié de « lettre au Père Noël », lors de sa déclaration au monde, par Jeane Kirkpatrick pourtant active militante des droits civiques. Il n’est rien d’autre en réalité, hormis l’aide apportée à la moulinette des censeurs autoproclamés, privés sans lui de leur armure de justiciers de l’Idéal, puisque LA Morale n’est en somme qu’une arme contre les Autres, mais sans grande efficacité pour régir les comportements individuels – y compris ceux des censeurs !

Pour s’en convaincre, il suffit de constater que seule l’inobservation du catéchisme pseudo-planétaire est réellement universelle, y compris de la part des censeurs eux-mêmes, que ce soit ici ou dans leurs pays d’origine – sauf à vous-même ou à quiconque
, évidemment, d’établir le contraire, à l’aune du devenir du monde depuis soixante ans, soit approximativement sa date de proclamation ! Faute d’y parvenir, je vous accuse donc par avance de mensonges et de manipulation de l’opinion, car la seule et réelle intention des censeurs, essentiellement de gauche, est de réduire au silence ceux dont les propos contrarient leurs propres points de vue égoïstes. Ce n’est sûrement pas sans solides arguments que Jacques Vergès a déclaré sans aucune ambiguïté : « La gauche est moralisatrice, et c’est au nom de LA Morale qu’elle jette ses anathèmes ! »

Les partis de gauche et les associations moralisatrices qui leur emboîtent le pas semblent ignorer, ou préfèrent méconnaître, que même nos opinions, a fortiori nos revirements d’opinion, nos engagements et nos luttes dépendent de notre seul égoïsme, à un quelconque titre, comme il en va de tous les choix égoïstes « pour » ou « contre », assurément légitimes au regard de notre nature égoïste innée. C’est particulièrement le cas, à l’occasion de décisions politiques, telles que le retour dans le commandement intégré de l’OTAN et les tests ADN, par exemple, ou encore lors de la première réforme venue, CPE, organisation de l’école, programmes scolaires, enseignants chercheurs, autonomie des universités, retraites du secteur public, etc., etc., voire dans n’importe quel scrutin que ce soit. Toutefois, si vous voulez apporter la preuve du contraire, ne vous gênez surtout pas pour établir votre « altruisme » inné - celui des « vertueux », en général !

Néanmoins, si vous prétendez agir au nom de l’Idéal dans vos combats, je vous accuse par avance de mensonge et de manipulation de l’opinion, car vous ne connaissez pas l’Idéal « en soi » - pas plus que quiconque ! Pour vous permettre d’en juger valablement, si nécessaire, je vous renvoie au passage approprié de ma lettre du 11 courant à France Culture, jointe à ce courrier, et il ne faudra donc pas vous gêner pour démontrer le contraire, ou tout au moins pour avancer vos objections intellectuellement et philosophiquement étayées.

Si je n’ai pas supprimé l’abondante partie de la lettre consacrée à la religion et au scientisme, c’est, non seulement pour montrer que ces deux modes d’expression de la Superstition témoignent également de la « débilité intellectuelle » de l‘époque, mais surtout pour souligner leurs réelles répercussions sur la marche du monde. Personne ne saurait nier, en effet, combien de simples caricatures portant sur le penser superstitieux ont mis le monde en émoi, sans oublier les attentats perpétrés en son nom, ainsi que les pratiques quotidiennes, précisément attentatoires aux droits de l’Homme en méprisant ceux de la femme. Pour ce qui est du scientisme, chacun peut mesurer à quel point le catastrophisme actuel du réchauffement climatique rythme également les préoccupations de la planète, c’est-à-dire d’un monde en perpétuel mouvement, que les rêveurs du XXIe siècle se font fort de stabiliser - donc d'arrêter, en somme !

En conclusion, compte tenu du très long développement argumenté figurant dans les deux documents annexés, à savoir ma lettre du 18 septembre dernier à Nicolas Sarkozy et celle du 11 courant à France Culture, je me borne à reproduire ici l’ultime paragraphe de la seconde lettre :

« Pourtant, si ce vœu s’appliquait, au moins, aux condamnations moralisatrices de toutes sortes, au lieu de jeter constamment l’opprobre sur les Autres sans en être digne pour autant,  ce serait déjà un immense progrès pour la justice et la liberté d’expression. Et pour cala, il suffit de vous fonder sur la réelle et véritable distinction entre la morale, à savoir le moralisme superstitieux, et l’éthique, dont ma définition personnelle est la suivante : « L’éthique, c’est la morale débarrassée de ses croyances superstitieuses et de ses condamnations moralisatrices », au point que le mot « morale » ne se rencontre pas, une seule fois, dans l’Éthique – mais il ne vous est pas interdit de contester, en démontrant la fausseté de cette définition ! » [Fin de citation]

Dans l’attente de vos éventuelles objections intellectuellement et philosophiquement étayées, à défaut de quoi vous manifesteriez votre intention délibérée de continuer à colporter les mensonges et les « croyance au miracle » du monde, donc à tromper et à manipuler l’opinion, je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

 

  Annexe : I – Lettre du 18 septembre 2008 à Nicolas Sarkozy

              II – Lettre du 11 avril 2009 à France Culture

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 1er janvier 2009

 

Objet :

« Sectarisme politicien, éthique médicale et euthanasie »

 

 Monsieur Patrick Pelloux

 AMUF

 14 rue Vésale
 75005 PARIS

 Fax: 09 64 44 03 76

 Courriel:

 webmaster@amuf.fr

 

Monsieur,

 
Votre dernière déclaration outrancière, réclamant la démission du ministre de la Santé - pourquoi pas aussi, pour d’autres récentes morts discutables, celle des ministres de la Défense et du Logement, voire celle du chef de l’Etat, tant qu’à y être, puisque c’est lui qui les a nommés pour conduire une politique dont il décide ? -, m’incite à vous rappeler mes courriels des 30 novembre et 16 décembre 2003.

 

Dans ce courrier, toujours sans réponse à ce jour mais encore à votre à disposition, j’avais déjà dénoncé vos déclarations publiques d’alors, qui témoignaient du même sectarisme politicien suite aux décès imputables à la canicule de 2003 ; et ce, en vertu du mot d’ordre de l’époque « Défense de mourir ! », comme l’attestent les réglementations et interdictions draconiennes en matière de circulation routière, de consommation d’alcool et de tabac, voire de nutrition.

 

Je pourrais reprendre, aujourd’hui, exactement les mêmes arguments qu’à l’époque pour faire porter la responsabilité de la situation en France, depuis 1981 et dans tous les domaines, sur tous ceux qui ont été aux affaires pendant bientôt trois décennies, à temps sensiblement partagé entre la gauche et la droite. Or, comme bon nombre de politiciens de gauche, votre sectarisme vise exclusivement les responsables politiques de droite, coupables de tous les maux, en oubliant même ce « mot d’anthologie » de Bernard Kouchner, pourtant médecin et alors ministre socialiste de la Santé, déclarant en 2002 au cours d’un entretien télévisé : « On ne savait pas que les enfants souffraient. » [SIC !], mais je vous laisse le soin d’en retrouver la date exacte et l’identité du support télévisé en question. En tout cas, j’attends toujours la réponse de Bernard Kouchner à ma lettre du 10 novembre 2002, dans laquelle je lui rappelai son propos pour le moins surprenant dans la bouche d’un médecin.

 

Votre nouvelle accusation sectaire et partisane fait précisément ressortir la caractéristique générale essentielle des « vertueux autoproclamés » de l’époque, et de toutes les époques, consistant à reprocher aux Autres ce qu’eux mêmes ont fait hier et referont demain à la première occasion où leurs intérêts de toutes sortes l’exigeront, ainsi que suffit à l’illustrer, à merveille, la dénonciation alternative par les uns et par les autres du recours à l’article 49 §3 de la Constitution, pourtant pratiqué à tour de rôle par les camps majoritaires de droite et de gauche depuis 1981.

 

Je n’entre pas ici dans votre jeu politicien sectaire consistant à établir, sur des informations partielles, partisanes et susceptibles de retournement, la prétendue responsabilité exclusive des Autres, la droite en l’occurrence, car je pourrais y opposer d’autres arguments, tels ceux du professeur Philippe Juvin montrant qu’il s’agissait davantage d’un manque d’organisation hospitalière à l’échelle régionale que d’un nombre réellement insuffisant de lits, tout en vous rappelant également l’impact désastreux de la loi des 35 heures sur le fonctionnement des hôpitaux publics, dont la gauche ne peut se défausser.

 

Certes, la gauche ne se soucie guère de logique comptable, car peu lui importe de creuser largement le déficit public pour peu que ses électeurs y trouvent leur compte, et ses élus d’abord ! Je vous laisse seulement imaginer une entreprise privée ou une famille ordinaire gérant ainsi ses finances, tandis que la situation de quasi-faillite de l’Etat ne vous empêche pas de dormir, puisque nos descendants paieront la note…

 

Je balaie également d’un revers de plume votre dénonciation du manque de moyens, car il y a bien longtemps que j’ai eu l’occasion d’écrire à l’une ou l’autre des soi-disant « élites » dénoncées dans le texte, Mensonges et lâcheté des élites, annexé à un document joint ci-après : « Si vous m’indiquez le moyen de remplacer l’égalité "besoins illimités, moyens limités", telle qu'elle existera sempiternellement, par l'égalité "besoins illimités, moyens illimités", je vous construis aussitôt un monde presque "parfait". »

 

Assurément, ceci ne suffirait même pas pour y parvenir, puisque les moralisateurs publics, les donneurs de leçons de morale aux Autres, ne pourraient pas s’empêcher de les faire culpabiliser pour une raison ou pour une autre, au prétexte qu’ils sont les « vertueux », comme le signifie leur devise favorite : « Je suis vertueux, donc je condamne. », à moins que ne soit l’inverse ! Ceci revient tout simplement à établir que, à votre exemple, loin d’aimer tout le monde, comme ils le prétendent haut et fort, les soi-disant « vertueux » aiment surtout leurs intérêts propres, qu’ils soient politiciens ou autres. Dans le domaine moralisateur comme dans celui du rêve idéologique, vous fonctionnez comme la société humaine universelle sur les mensonges et les « croyances au miracle » du monde, tels que vous les trouverez abondamment dénoncés dans ma lettre du 18 septembre dernier à Nicolas Sarkozy, où je montre en quoi consiste la Superstition en général, et démontre, arguments intellectuels et philosophiques à l’appui, qu’aucun de ses modes d’expression [Religion, scientisme, spiritualisme, idéologie et moralisme] n’y échappe. 

 

Votre simple accusation envers une personne bien définie, Roselyne Bachelot en l’occurrence,  suffit à établir que vous n’avez rien compris à la marche du monde, ou ne voulez pas comprendre par intérêt. En effet, c’est sur cette incompréhension fondamentale que vous jugez et condamnez les Autres, à l’exemple de tous les vertueux « censeurs autoproclamés » qui ne démontrent jamais rien. Votre condamnation se fonde, en réalité, sur la croyance en un illusoire « libre arbitre », en vertu duquel il suffirait de vouloir pour pouvoir « entièrement et à notre guise ». Or, en vérité, la marche du monde, à savoir TOUT ce qui s’y produit (phénomènes naturels, évènements historiques, collectifs et personnels), ne dépend nullement ne notre seule prétendue libre volonté, mais relève entièrement de la « nécessité », au sens spinoziste du terme, laquelle se traduit dans notre monde par l’enchaînement infini de l’infinité des causes et des effets, dont chaque être et chaque chose n’est qu’un maillon interdépendant de la chaîne causale globale. Je n’entre pas plus avant, ici, dans la doctrine du mouvement, universel et perpétuel, qui est la cause permanente de l’incessante transformation des choses de notre monde, mais on ne peut valablement prétendre être un scientifique en ignorant cette loi fondamentale de notre penser !  

 

J’en viens à la deuxième motivation de ce courrier visant à montrer que votre penser superstitieux, tel qu’il se manifeste déjà dans vos croyances idéologiques, est également nuisible, sur fondement moraliste, dans une question d’actualité, en l’occurrence la légalisation de l’euthanasie en France, contre laquelle vous vous êtes précisément prononcé sans ambiguïté au nom d’une prétendue éthique médicale. Comme vous trouverez dans le courrier à Nicolas Sarkozy l’ensemble de mes arguments dénonçant les fictions du moralisme [Morale et condamnations moralisatrices des autres au nom de LA Morale], sur lesquelles vous vous appuyez, je me borne simplement à vous poser ici la question : « Comment vos confrères belges, helvétiques et néerlandais, entre autres, qui pratiquent légalement l’euthanasie dans leur pays respectif, s’accommodent-ils de votre éthique médicale, sauf, en bonne logique, à la leur récuser totalement ? »

 

En conclusion, je vous invite à lire attentivement les documents joints par courrier électronique, à savoir la lettre du 18 septembre 2008 à Nicolas Sarkozy, qui avait pour objet « Philosophie, euthanasie et "débilité intellectuelle" » et celle du 20 décembre dernier à Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, dont l'objet s'intitulait « Scientisme et "débilité intellectuelle" »

 

J’en attends évidemment vos objections intellectuellement et philosophiquement étayées, à défaut de quoi vous manifesteriez votre intention délibérée de continuer à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du monde, donc à manipuler et à tromper sciemment l‘opinion.

 

Après avoir souligné que Jean-Luc Romero, président de l’ADMD, n’a trouvé aucune objection à faire sur le contenu du courrier adressé à Nicolas Sarkozy, malgré mon insistance en ce sens, et rappelé que Manuel Valls vient de faire connaître publiquement, le 2 décembre dernier, son intention de déposer une proposition de loi visant à « encadrer l’aide active à mourir », je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

 

 Annexe : I - Lettre du 18 septembre 2008 à Nicolas Sarkozy

              II – Lettre du 20 décembre 208 à Nathalie Kosciusko-Morizet

 

Le 14 août 2008


Objet :

« Euthanasie et philosophie [SUITE] »

 

Monsieur Jean-Luc Romero

Président de l’A. D. M. D

50, rue de Chabrol

Fax : 01 48 00 05 72
Courriel :

infos@admd.net

 

 

Monsieur,

 

 

Le retard, que j’avais pris dans l’enregistrement de divers textes de presse, me fait découvrir fort opportunément, à l’instant, l’article de Violaine de Montclos, publié par l’hebdomadaire Le Point dans son numéro 1805 du 19 avril 2007, sous le titre « Lobbying. Les vraies raisons des militants de l’euthanasie »

 

J’y relève notamment une déclaration publique de Nicolas Sarkozy, faite le 11 février 2007 à propos de l’euthanasie, dans laquelle il tient les propos suivants, dénués alors de toute ambiguïté :

 

 « On ne peut pas rester les bras ballants face à la souffrance d'un de nos compatriotes qui en appelle à ce que ça se termine. »

 

Vous pouvez juger comme tout un chacun de la contradiction entre les paroles d’hier et la teneur de la récente lettre adressée à Rémy Salvat, qui, devant le refus avéré d’assistance, a été conduit à se suicider, par crainte de ne plus en avoir plus tard la capacité physique, puisque son état ne pouvait qu’empirer.

 

Toutefois, dans un souci d’égalité entre les deux candidats du second tour de l’élection présidentielle, je me dois de rapporter aussi les propos tenus, alors, par Ségolène Royal, vous écrivant, selon l’auteur de cet article, le 16 mars 2007 :

 

« Je veux que nous allions courageusement au bout du débat pour pouvoir mettre en place, comme l'ont fait d'autres pays européens, une législation qui permette d'apaiser les souffrances les plus intolérables.»

 

Tout semble donc aller pour le mieux dans l’accord entre la gauche et la droite sur la question de l’euthanasie, alors pourquoi attendre plus longtemps pour légiférer  dans le sens de nos voisins belges, helvétiques et néerlandais ?

Pour accélérer la démarche, il ne vous reste donc plus qu’à soulever le lièvre de la contradiction de l’un et du silence de l’autre, aujourd’hui, pour le plus grand profit, si je puis dire, des infortunées personnes qui se trouvent dans des cas identiques à ceux de Vincent Humbert, de Chantal Sébire et de Rémy Salvat, afin de mettre un terme définitif à l’hypocrisie de tous les bienpensants inspirés par de nobles sentiments, mais se cachant volontairement l’immense souffrance physique et la grande détresse morale vécues par d’autres.

 

Un deuxième point de l’article, toutefois, me conduit  à m’interroger sur l’accusation portée contre votre association - certes par des opposants acharnés de l’euthanasie. Ils vous soupçonnent ouvertement de vouloir élargir le suicide assisté au cas le plus ordinaire de volonté d’en finir avec la vie, c’est-à-dire même si la personne ne se trouve pas dans une situation de dépendance comparable aux cas mentionnés, et si elle souhaite donc seulement adoucir la manière d’affronter sa mort pour la rendre indolore et imperceptible, ce que je peux tout à fait comprendre.

 

Je vous avoue que je n’en crois pas un mot, mais dans le cas contraire, je ne saurais soutenir, intellectuellement et philosophiquement, votre action, car cela n’a rien à voir, selon moi, avec l’intention d’une personne de mourir dans la dignité, mais qui en est incapable. C’est pourquoi, dans la controverse légitime actuelle sur l’euthanasie, une mise au point publique claire et nette semble indispensable pour ne pas noyer le poisson, et faire ainsi le jeu de faiseurs d’opinion hostiles à l’euthanasie, qui en profiteraient pour repousser, une fois de plus, le débat public à la saint Glin-glin.

 

Dans cette éventualité, je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

 

Annexe :

 

Publié le 19/04/2007 N°1805 Le Point

Lobbying - les vraies raisons des militants de l'euthanasie

L'Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD) veut légaliser l'euthanasie. Mais son vrai combat ne serait-il pas en faveur du suicide assisté ? Violaine de Montclos



Extrait d'une lettre signée Ségolène Royal, adressée le 16 mars au président de l'ADMD, l'Association pour le droit à mourir dans la dignité :

« Je veux que nous allions
courageusement au bout du débat pour pouvoir mettre en place, comme l'ont fait d'autres pays européens, une législation qui permette d'apaiser les souffrances les plus intolérables.»


Déclaration publique de Nicolas Sarkozy, prononcée le 11 février, qui fit sursauter son propre camp politique :

« On ne peut pas rester les bras ballants face à la souffrance d'un de nos compatriotes qui en appelle à ce que ça se termine.»



Les bras ballants, alors que la France vient précisément de se doter, en 2005, de la loi Leonetti sur la fin de vie ?


Gérard Payen, à la tête de l'ADMD depuis deux ans, a toutes les raisons de sourire en cette veille d'élection : depuis vingt-six ans que son association alimente et orchestre le débat sur l'euthanasie, elle n'a jamais été aussi près du but. En 2005, l'ADMD était autorisée par le ministère de la Santé à siéger dans les commissions d'usagers des hôpitaux : incroyable victoire, pour un groupe de pression pro-euthanasie, que cette entrée officielle au sein du monde hospitalier. En 2007, elle vient de réussir à imposer le sujet pour la première fois dans une campagne présidentielle et espère récolter enfin les fruits de près de trente ans de lobbying. « On dirait que les jeux sont faits », soupire Paula Lamarne, philosophe et spécialiste des questions de fin de vie. Dans les locaux du siège parisien, les militants sont en surchauffe à l'approche de l'élection présidentielle. Pour profiter de la campagne en engrangeant de nouvelles adhésions, l'association a embauché deux CDD en plus de ses cinq salariés. Mais des voix s'élèvent pour protester contre la façon dont cette association a « usurpé » ce qui devrait être un débat de fond. Et pour dénoncer les ambiguïtés de son discours.


Le petit « Livre blanc » de l'ADMD, envoyé dès janvier à des milliers d'exemplaires aux politiques et aux médias, « pour faire du tam-tam et imposer le sujet aux présidentiables », dixit Gérard Payen, est à lui seul un bijou d'ambiguïté. Les témoignages qui y sont reproduits font l'effet d'un coup de poing : cas d'acharnement thérapeutique, réanimations inutiles, agonies interminables, non-respect de la volonté des patients... Le procès fait à la médecine contemporaine, et aux fins de vie inhumaines qu'elle impose, est tellement accablant que l'on ne distingue pas le tour de passe-passe qui s'opère. « A l'acharnement thérapeutique qu'ils ont raison de dénoncer ils répondent par l'euthanasie. Réponse inappropriée et dangereuse », estime Suzanne Rameix, directrice du département d'éthique du CHU Henri-Mondor.


Dans son bureau de la Pitié-Salpêtrière, Louis Puybasset, responsable du service de réanimation neurochirurgicale, frappe du poing sur la table. « La très grande majorité des cas exposés dans ce livre relèvent de la maltraitance médicale. On ne va quand même pas répondre aux fautes de la médecine contemporaine en supprimant les patients ! La demande euthanasique peut, c'est vrai, être générée par notre pratique de la médecine. Il faut donc appliquer la loi Leonetti, qui nous donne les moyens de laisser mourir, et s'interroger, en réanimation, sur la question de la proportionnalité des soins. » Derrière les baies vitrées du service, des patients dans le coma reposent les uns à côté des autres, interrogeant de leur présence énigmatique le sens de cette médecine de pointe qui les a réanimés. Certains se relèveront. D'autres auront été prolongés pour rien. « Ce sont des questions difficiles. Le fait que l'ADMD utilise cette souffrance pour servir sa cause est malsain. »


Que cherche l'ADMD ? Officiellement, passer du « laisser mourir » instauré par la loi Leonetti à une aide active au décès, « mais en restant dans le cadre très strict de cette loi : lorsqu'il n'y a plus aucun espoir thérapeutique et que le patient est en fin de vie », précise nerveusement le président. En ce temps crucial de campagne présidentielle, Gérard Payen s'escrime à imposer cette ligne officielle. « N'écoutez pas ceux qui vous disent autre chose. Il existe au sein du mouvement des options différentes, mais notre ligne est claire. » Sauf que le texte fondateur de l'ADMD, une tribune de l'écrivain Michel Lee-Landa, publiée dans Le Monde en novembre 1979, dont les photocopies sont à disposition à l'accueil de l'association, ne réclame pas autre chose que le droit de choisir sa mort, son moment, ses modalités. Un texte bouleversant mais qui revendique de façon claire le droit au suicide assisté, que l'on soit malade ou bien portant. Vision fascinante d'une déchéance conjurée, d'une agonie zappée, d'une mort devancée. C'est grâce à cette tribune que l'association s'est constituée en 1980 et a réuni ses premiers fonds en vendant à ses adhérents, pour 50 francs, un « Guide de l'autodélivrance ». Une sorte de mode d'emploi du suicide, interdit quelques années plus tard. Régine Grassano, trésorière de l'association, compte le nombre d'administrateurs de l'ADMD qui se sont suicidés. « Au moins cinq. » Malades en phase terminale, grabataires, victimes d'agonies sans fin ? « Pas du tout. Celle-ci ne voulait pas imposer sa vieillesse à ses enfants. Celle-là n'avait simplement plus le goût à la vie. » Comment ne pas s'étonner encore de voir figurer, dans ce petit livre blanc censé défendre une euthanasie réservée à des cas exceptionnels, Claire Quillot, l'épouse du sénateur Roger Quillot, et Mireille Jospin, la mère de l'ancien Premier ministre, parmi les marraines de l'association ? Parce que l'une ne souhaitait pas survivre à son mari, parce que l'autre désirait préparer ses enfants à son propre départ, ces deux femmes se sont donné la mort. Un geste que l'on peut juger magnifique. Mais qui porte un nom : suicide. Et qui n'est heureusement pas un délit. Mais quel rapport avec le débat sur l'euthanasie ?


Il ne faut d'ailleurs pas les pousser beaucoup
pour que les cadres de l'association révèlent leur rêve conjuratoire : avoir à leur disposition un pistolet chimique. « J'ai ce qu'il faut si besoin, et je sais déjà que ce sera face à la pointe du Raz », sourit Gérard Payen. Le sénateur Henri Caillavet, qui fut le président de l'association durant huit ans et qui en est aujourd'hui le président d'honneur, est tout aussi limpide : « Oui, je crois que la société devrait pouvoir aider à se suicider un individu qui estime avoir fait son temps. Ce serait un progrès considérable.» Avant de préciser : « Mais je parle en mon nom, pas en celui de l'ADMD. » Aussi légitime que soit cette revendication, l'immense ambiguïté de l'association est d'avancer masquée. Dans son unité de soins palliatifs de l'hôpital de Puteaux, Bernard Devalois, président de la Société française de soins palliatifs (SFAP), ne décolère pas : « Le rêve de cette poignée de militants ne correspond sûrement pas à celui de leurs 42 000 adhérents. Ni le corps médical, ni surtout les malades ne doivent être entraînés sur ce terrain. »


Les opposants de l'ADMD montent au créneau avec retard, victimes d'une polarisation du débat qui les a desservis. Aucun cadre de l'association ne manque en effet de rappeler son engagement dans la lutte pour la légalisation de l'avortement. Certains en ont été des figures, comme Henri Caillavet. Tous établissent en permanence le parallèle. « Il s'agit du même souci de maîtriser son destin individuel, s'enflamme Claude Hury, secrétaire générale de l'association. Et nous rencontrons les mêmes opposants qu'à l'époque. » D'un côté le progrès, de l'autre le conservatisme. La partie est gagnée d'avance. « Sauf que le débat n'a rien à voir, dit Devalois. Il y a parmi leurs opposants des associations Pro-Life, mais il y en a beaucoup d'autres, qui ne sont ni dans la croyance ni dans l'idéologie et qui ne sont nullement contre l'avortement. »



Pour le président de la SFAP, la grande victoire de l'ADMD est d'avoir capté, aux yeux de l'opinion publique et au profit de la légalisation de l'euthanasie, le concept de « dignité ». Qui ne souhaite pas « mourir dans la dignité » ? Encore faut-il s'entendre sur le sens du mot. « Dans nos sociétés solidaires, un homme est digne parce qu'il est un homme. Même grabataire. Même laid à regarder parce qu'il approche de la mort. La dignité n'est pas un concept mouvant qui serait fonction du regard de l'autre », insiste Devalois. « Dire qu'un homme est digne parce qu'il est homme n'est pas une croyance religieuse, mais un concept démocratique et républicain », rappelle encore Suzanne Rameix, qui renvoie à ce passage de la tribune de Michel Lee-Landa : « Pas pour moi, le destin de grand-mère sourde et aveugle, qui parle par petits bruits effrayés et qui ne quittera son lit que pour sa tombe. Pas moi, le radoteur, le gâteux, le grabataire, qui ne contrôle même plus ses sphincters, dégage une puanteur atroce, et dont les fesses ne sont qu'une plaie vive. » Et Suzanne Rameix d'interroger : « A quoi ressemblerait une société qui encouragerait un semblable regard sur la vieillesse et sur la mort ? »



C'est sans doute en croyant lire dans les yeux
de ses patients ce « sentiment » d'indignité que l'infirmière Christine Malèvre, condamnée en 2003 à douze ans de détention pour assassinat, en a supprimé six. Au tout début de l'affaire, l'ADMD a fait de cette femme son Antigone, la soutenant au point de lui faire parvenir, selon Régine Grassano, 470 000 francs au nom de ses adhérents. Avant de faire prudemment marche arrière : « C'est pour éviter ce genre de dérives que nous voulons une loi », dit aujourd'hui Gérard Payen. Contredisant Henri Caillavet, qui admet avoir demandé aux « trois favoris de l'élection » de gracier l'infirmière. Cette précipitation à soutenir publiquement Christine Malèvre, avant de s'en mordre les doigts, révèle bien la stratégie de l'association : mettre l'opinion sous pression, à travers des cas surmédiatisés, afin de faire avancer la cause. Le rôle joué par l'ADMD dans l'orchestration médiatique du décès de Vincent Humbert reste à élucider. Marie Humbert prend en tout cas aujourd'hui ses distances avec l'association. « Je les ai rencontrés avant le décès de Vincent. Ensuite, j'ai quitté la France pendant six mois et ils ont plaidé ma cause. Ils m'ont soutenue, m'ont payé des déplacements, je leur en suis très reconnaissante, mais je ne partage pas du tout leurs options », confie-t-elle.



A la veille de l'élection, Régis Aubry, président du Comité de suivi du développement palliatif, se désole de la tournure prise par le débat. « Toute demande euthanasique est légitime, mais tant qu'on ne prendra pas ses distances avec ce lobbying, tant qu'on ne sortira pas de la vision binaire "pour ou contre une loi sur l'euthanasie", tant qu'on ne se rendra pas compte qu'il est utopique de demander à la loi de supprimer le tragique de la mort, on usurpera le débat de fond. J'en veux beaucoup à nos politiques d'être tombés dans le piège. »


 

Que dit la loi ?



Votée à l'unanimité le 22 avril 2005, la loi sur la fin de vie, proposée par le député UMP des Alpes-Maritimes Jean Leonetti, instaure un droit au « laisser mourir ». Désormais, lorsque les soins médicaux apparaissent inutiles, disproportionnés ou n'ayant d'autre effet que le seul maintien artificiel de la vie, ils peuvent être suspendus ou ne pas être entrepris. D'autre part, le médecin est autorisé en dernier recours à utiliser un traitement contre la douleur pouvant provoquer la mort du patient. Dans ce cas, il doit bien sûr avertir le patient ou prévenir sa famille ou la personne de confiance désignée par le malade.



Enfin, un patient, même s'il n'est pas en fin de vie, a le droit de refuser un traitement. Le médecin doit toutefois l'informer des conséquences et tenter de le convaincre d'accepter les soins.

Reste interdite l'euthanasie active, c'est-à-dire l'injection d'un produit en vue de provoquer la mort et l'aide au suicide.



En clair, si la loi Leonetti récuse l'acharnement thérapeutique, elle ne légalise pas pour autant l'euthanasie, comme c'est par exemple le cas en Belgique V. d.-M.

 

 

 

 

 

 

Le 13 août 2008

 

 

Objet :

« Euthanasie et philosophie »

 

 

Monsieur Jean-Luc Romero

Président de l’A. D. M. D

50, rue de Chabrol

Fax : 01 48 00 05 72
Courriel :

infos@admd.net

 

 

Monsieur,

 

 

L'annonce du suicide de Rémy Salvat, âgé de 23 ans et atteint d'une maladie dégénérative, ainsi que les arguments du chef de l’Etat contre l’euthanasie et votre commentaire personnel me donnent l’occasion de vous rappeler mes lettres des 27 mars et 3 avril derniers sur cette question.

 

Sauf à quiconque de démontrer le contraire, elles vous exposaient les seuls arguments « philosophiquement » opposables aux adversaires de la mort assistée, tels que je les avais développés dans une lettre à Jean Leonetti, rapporteur d’un proposition de loi sur la question, et dans celle adressée au Comité consultatif national d’éthique, le Tribunal moral d’exception de l’époque, et c’est pourquoi je ne peux que déplorer la faiblesse de votre commentaire.

 

Vous vous êtes contenté, en effet, de renvoyer le législateur français à la position prise par la Belgique et les Pays-Bas, en oubliant la Confédération helvétique au passage, sans oser vous à en prendre à la fiction moralisatrice de Bien et de Mal absolus, la seule qui fonde la position des opposants à l’euthanasie, alors que l’occasion vous était pourtant offerte sur un plateau d’engager l'unique véritable débat de fond en matière de Vérité

 

J’espère que ce n’est que partie remise, mais je m’en tiens là pour l’instant, avant de vous faire parvenir la copie de la lettre que je compte adresser, dès demain, à Nicolas Sarkozy pour dénoncer l’insuffisance de ses arguments anti-euthanasie, qui se résument à des « raisons philosophiques et personnelles », comme il le dit sans autre précision dans sa réponse négative du 6 août à Rémy Salvat.

 

Vous pouvez néanmoins compter sur moi pour le souligner sans langue de bois à Nicolas Sarkozy, et sans chercher nullement à polémiquer avec vous je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

 

                                           

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                                                                

 

 

  

 

 

Le 29 mai 2008


Objet :

« La France "otage" de ses droits de l’Homme » !

 

Monsieur Jean-Claude Dubois
Ligue des droits de l'Homme
138, rue Marcadet
75018 PARIS
Courriel :
ldh@ldh-france.org

Monsieur,

Suite à votre intervention sur France 5 dans l'émission « C dans l'air » du 12 courant, qui avait pour thème « La France victime de ses Droits de l’homme », l’objet de ce courrier vise à faire pendant à votre refrain droit-de-l'hommiste, bienpensant et moralisateur à sens unique, sans cesse égrené au mépris de la Raison la plus élémentaire, a fortiori de LA Vérité « absolue ».

 

En effet, si le sempiternel discours de votre association, et d’autres du même acabit, est toujours aussi « politiquement correct », il n’en demeure pas moins toujours mensonger, ainsi que j’avais eu l’occasion de le faire savoir, et de le démontrer, à Michel Tubiana, en son temps, dans un abondant courrier toujours à votre disposition [Cf. lettres des 3 janvier et 31 octobre 2001, ainsi que des 25 janvier, 2 avril,21 octobre et 1er novembre 2002], mais sans jamais recevoir de réponse, a fortiori de réfutation argumentée de mes propos – et pour cause !

 

En clair, cette cause est que toutes les soi-disant « élites » du monde de l’information, de la politique, de l’intelligentsia et de nombre d’associations moralisatrices adeptes du « deux poids, deux mesures », dénoncées dans le texte ci-dessous, Mensonges et lâcheté des élites, ont peur de confronter leurs sempiternels mensonges et « croyances au miracle » à LA Vérité absolue, telle que sommairement précisée dans le document joint.

 

Face à leur discours superstitieux, seule LA Vérité absolue est en mesure de mettre en lumière et d’invalider tous les mensonges et croyances au miracle des religions, de la métaphysique matérialiste et idéaliste, des idéologies, et des catéchismes. Ils se fondent, TOUS, uniquement sur un penser superstitieux, qui prédispose les humains à « absolutiser le relatif » - mais à titre personnel, ceci n’est en rien inéluctable ! Certains peuvent en réchapper, puisque l’enseignement des grands penseurs de l’humanité [Mystiques authentiques, tels le Bouddha et le Christ dans leur Parole non pervertie par la superstition religieuse, et « vrais » philosophes de l’UN absolu, parmi lesquels Platon, Giordano Bruno et Spinoza, entre autres] se trouve à la disposition des humains.

 

Assurément, cet enseignement ne leur a guère vraiment profité, à en juger par le succès toujours actuel, voire croissant, des divers modes d’expression du penser superstitieux : religion, toutes religions confondues (monothéistes ou non), métaphysique [Matérialisme scientiste contemporain et idéalisme de pseudo-philosophes comme Descartes et Kant, notamment], idéologie, toutes les idéologies sans exception – illusion altermondialiste incluse – et moralisme [Morale et condamnations moralisatrices des Autres au nom de LA Morale], tous catéchismes réunis, y compris le catéchisme soi-disant universel contemporain, ou Déclaration universelle des droits de l’Homme, dont seule l’inobservation est réellement universelle – sauf à vous ou à quiconque d’établir le contraire à l’aune de l’actualité internationale et du devenir du monde depuis six décennies !

 

Pour le philosophe juif allemand Constantin Brunner (1862-1937), héritier spirituel de la mystique du Christ et de la philosophie de Spinoza, l’« absolutisation du relatif », qui résulte de notre penser superstitieux confondant l’absolu et le relatif, suffit à fonder et à caractériser la Superstition. Ce procédé intellectuellement malhonnête, aujourd’hui particulièrement dans son instrumentalisation moralisatrice partisane, consiste à prendre - et surtout à faire passer ! - pour Vérité absolue le contenu seulement relatif de notre entendement pratique, ainsi qu’il en va très précisément pour les « droits de l’Homme » contemporains.

 

Ceux-ci, en effet, sont « fictivement » considérés et présentés comme absolus, comme étant une réalité ou vérité absolue, alors qu’ils sont seulement l’expression de notre penser relatif, ou penser du « relatif », c’est-à-dire du contenu pensé dans et sur (à propos de) notre monde - sauf à vous ou à quiconque d’établir leur « absoluité », qui ne serait pas seulement fictive !

 

Compte tenu de ce qui vient d’être rapidement exposé sur la source des mensonges de la Superstition, et avant même d’examiner plus avant le contenu du catéchisme universel contemporain, j’accuse votre association de manipuler et de tromper l’opinion, en lui faisant prendre des vessies pour des lanternes, la théorie pour la pratique, l’Idéal pour la réalité quotidienne. Ceci remonte déjà à vos dirigeants d’hier, qui, à l’image des prétendues élites dénoncées, préféraient aussi leurs intérêts de toutes sortes à LA Vérité, ainsi que suffit à l’attester leur refus obstiné du seul et unique véritable débat d’idées valable : celui qui ne consiste pas seulement à opposer - « à l’infini » ! - des points de vue relatifs partisans à d’autres, tout aussi relatifs et partisans, mais à les confronter, TOUS sans exception, à LA Vérité éternelle absolue. 

 

Le discours moralisateur superstitieux de votre association, aujourd’hui comme hier, tel qu’il continue à s’exprimer publiquement sous une apparence de prétendue modernité représentée par le nouveau catéchisme planétaire, fait penser aux pires époques obscurantistes. Chance, toutefois, pour les « diables » désignés par vous à la vindicte publique, « vos diables », puisqu’ils sont aujourd’hui condamnés seulement au bûcher médiatique, voire à des sanctions judiciaires, alors que, en d’autres temps, ils auraient été brûlés vifs, voire empoisonnés, crucifiés ou excommuniés pour « délit d’opinion » !

 

Déjà, les foules superstitieuses d’hier préféraient se débarrasser des diseurs de Vérité, car leur Parole était trop préjudiciable à des intérêts de toutes sortes – c’est pourquoi, comme l’illustrent Socrate, le Christ, Giordano Bruno et Spinoza, des hommes admirables dans leur discours de Vérité, il fallait les faire taire à jamais, ou les réduire au silence jusqu’à leur dernier jour – et vous n’agissez pas autrement, vous les prétendus chantres de la liberté d’expression sans réserve !

 

Ceci permet au moralisme de poursuivre son œuvre funeste en colportant ses fictions mensongères, telles que précisées par la suite, pour le plus grand profit de ses porte-parole, dont votre association n’est pas le moindre - et ce, grâce à la complaisance des puissants du jour, qui préfèrent également leurs intérêts à LA Vérité : sinon, pourquoi refuser aussi obstinément d’en débattre ? !

 

Les siècles et les millénaires à venir ne manqueront pas de relever, avec le recul, que « plus ça change, plus c’est pareil », comme nous sommes bien obligés de le constater à l’aune du devenir du monde, après deux révolutions de portée universelle, 1789 et 1917, et la proclamation d’une Déclaration des droits humains universels, qui n’a rien changé dans l’Homme ni dans le monde ! Sauf à vous ou à quiconque, bien entendu, de démontrer que les sempiternels maux de l’humanité ont été éradiqués définitivement et universellement, et que la liberté, l’égalité, la justice et la démocratie idéales ou absolues auraient été instaurées sur la planète par la magie d’un simple catéchisme censé changer le monde en changeant l’Homme ! C’est à se demander si vous y croyez « vraiment », ou si vous faites seulement semblant par intérêts bien compris, ainsi que j’ai plus que tendance à le penser – mais il ne vous est pas interdit de démontrer le contraire, en établissant l’ « absoluité », absolue et non fictive, du contenu de votre catéchisme fondateur ! ! !

 

Sans reprendre ici la totalité de l’argumentation antérieure dénonçant la superstition idéologique et moraliste, je n’en persiste pas moins à affirmer que vous resterez dans vos mensonges et vos « croyances au miracle », aussi longtemps que vous continuerez à promettre aux humains d’introduire l’absolu dans le relatif, de transposer l’Idéal dans le quotidien, sans relever le défi que je lance à tous les penseurs, responsables politiques et autres du monde entier de m’indiquer concrètement comment transformer le rêve d’aujourd’hui en réalité de demain.

 

A ce jour, pas une seule des prétendues « élites », d’ici et d’aujourd’hui, ne s’est  encore manifestée, et à en juger d’après les difficultés de la gauche à accoucher d’un programme cohérent, ne serait-ce déjà qu’entre socialistes, et seulement pour un petit canton de l’univers, selon l'expression du sociologue Michel Mafessoli : « "C’est" pas gagné », comme dit l’autre ! ! !

 

Je passe rapidement sur la superstition idéologique dont vous entretenez la « croyance au miracle », et qui accrédite l’idée, intellectuellement et philosophiquement aberrante, de l’avènement d’un monde parfait avec des humains imparfaits – cherchez l’erreur ! Dommage que ce « miracle » soit toujours renvoyé à DEMAIN, seulement DEMAIN - à la saint Glin-glin ! C’est pourquoi nous reparlerons d’égalité, seulement lorsque les riches auront partagé leurs richesses avec les pauvres ! ! !

 

Vos fallacieuses promesses d’un « autre monde », d’un « monde nouveau », d’un monde meilleur », etc., etc. sont tellement réalistes que j’attends toujours une réponse de prophètes de bonheur éternel terrestre dans votre genre, Olivier Besancenot et Ségolène Royal en l’occurrence. Eux aussi préfèrent mentir et tromper l’opinion avec leurs mirages de révolution et d’ordre juste que d’avoir l’honnêteté et le courage intellectuels d’en débattre - pas plus que votre gauchisme affiché ne vous y conduira, faute d’arguments contraires convaincants, mais il ne vous est pas interdit de me démentir sur le fond !

 

Si vous en restiez seulement à vos croyances idéologiques superstitieuses, ce ne serait que moindre mal ! En effet, seuls les « croyants au miracle » auraient ce qu’ils méritent : la punition d’attendre en vain, toute leur vie durant, l’arrivée des heures radieuses mensongèrement promises par les marchands de rêve et autres vendeurs d’illusion ! Hélas, vous vous mêlez aussi de dicter le Bien et le Mal absolus pour faire culpabiliser les Autres, au nom d’un catéchisme prétendant dire l’Absolu, exprimer la réalité ou Vérité absolue. Assurément, il n’y a rien de tel, aujourd'hui, pour être reconnu comme un mec bien que de condamner les Autres sur la base de votre devise favorite : « Je suis vertueux, donc je condamne… » - à moins que ne soit l’inverse ! ! !

 

Jusqu’à une époque récente de l’humanité, il semblait que conduire les humains à la culpabilisation, à la repentance, était surtout le fait du Dieu superstitieux, Yahvé, Allah et le Dieu chrétien pour l’essentiel - trois « dieux-en-un » confondus dans leurs interdits et leurs commandements, par ailleurs pas vraiment identiques. Ceci suffit à établir que la seule diversité de leurs prescriptions au quotidien les prive déjà de toute « absoluité », et donc les relègue au domaine du relatif, à la « relativité » de notre monde : un monde où tout est relatif, et rien n’est absolu – sauf à vous ou à quiconque de démontrer le contraire ! Étonnant, non, que même le Dieu absolu, ou du moins prétendu tel, ne puisse édicter que des prescriptions « relatives » à l’usage des humains ? ! Alors, je vous laisse à penser : quelle validité absolue pour un catéchisme édicté par de simples mortels ? !

 

Néanmoins, en dépit de la « relativité » avérée de ce catéchisme, grâce au terrorisme intellectuel de groupes de pression essentiellement communautaristes, que relaie et conforte la puissance publique superstitieuse - chef de l’Etat inclus ! -, le premier associatif venu se croit légitimé à juger et à condamner moralement les Autres au nom d’un Idéal ou Absolu, pourtant définitivement non transposable dans notre monde. Par ailleurs, condamner en particulier leurs opinions atteste une pratique discriminatoire, que vous-même n’avez de cesse de reprocher aux Autres, et s’exprimer en porte-parole de l’Idéal pour juger ses contemporains revient ni plus ni moins à rien d’autre que s’ériger au rang d’un Dieu absolu, en oubliant que lui est censé disposer de la perfection absolue - pas vous ! ! !

 

Or, la différence est énorme ! En effet, on pourrait envisager, à la rigueur, qu’une entité idéale, un Dieu parfait, s’autorise à juger les pécheurs contre l’Idéal, et c’est précisément le rôle dévolu au Dieu superstitieux des religions lors d’un prétendu Jugement dernier - repoussé lui aussi à la saint Glin-glin !

 

Par contre, pour juger et condamner moralement les autres humains, la moindre des choses serait d’être soi-même « irréprochable ». Or, tout individu sensé est conscient qu’il n’y a jamais eu, qu’il n’y a pas, et qu’il n’y aura jamais d’individus ni de groupes d’individus [TOUS critères d’appartenance confondus] réellement irréprochables. Face à l’Idéal, en effet, chacun est forcément coupable, coupable de crime de lèse-Idéal – vous comme les six milliards et quelques humains d’aujourd’hui, à commencer par moi !

 

QUI donc vous a faits Dieu pour juger et condamner moralement les Autres ? QUI ou QUOI légitime votre posture de juges suprêmes, de chiens de garde d’une soi-disant Morale absolue, pour lancer vos anathèmes contre des contemporains ni plus ni moins « irréprochables » que vous ? !

 

Pas de quoi, par conséquent, vous croire légitimés à donner des leçons aux Autres, d’autant que, s’il existait des individus réellement irréprochables, parfaits en quelque sorte, ils se garderaient bien de faire la morale aux Autres, précisément parce qu’eux-mêmes seraient « IRRÉPROCHABLES » ! ! ! C’est pourquoi, à l’encontre de tous les donneurs de leçons d’aujourd’hui, « perroquets » hypocrites des droits-de l’homme au premier chef, je fais mien ce propos d’un humble garçon-coiffeur devenu comédien reconnu :

 

« Personnellement, j’ai horreur de ceux qui exhibent leur générosité pour les autres. J’ai horreur de l’arrogance dans la générosité. Je déteste ceux qui se proclament des mecs biens. » [Fabrice Luchini, Paris Match, n°3065, semaine du 14 au 20 février 2008]

 

Pas plus que tous les autres humains sans aucune exception, vous ne pouvez avoir l’outrecuidance de prétendre être réellement des mecs biens, des individus « irréprochables », ne serait-ce qu'en raison de votre refus de débattre qui vous permet de continuer à colporter votre discours superstitieux et mensonger. Menteur et mec bien devrait, à mon avis, paraître incompatible à tout individu sensé ! ! !

 

D’autant plus que vous apportez, en outre, la preuve manifeste de vos propres atteintes aux droits de l’homme, à la liberté en l’occurrence, à commencer par la liberté d’expression et sans oublier la liberté de travailler, comme l’attestent les piquets de grève et les millions de travailleurs pris en otage par vos organisations ouvrières. Rien d’étonnant à cette incohérence entre la théorie et la pratique, puisque chacun sait bien que les vertueux donneurs de leçons aux Autres ont aussi dans la panoplie de leurs devises favorites : « Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais » ! ! !

 

C’est précisément le cas en matière de liberté d’expression, où votre pratique sans commune mesure avec la théorie, l’Idéal, est sélective et intolérante. D’une part, sur la base de votre catéchisme favori, vous prenez le droit d’expression à l’absolu, c’est-à-dire sans aucune restriction de quelque sorte, mais d’autre part, vous vous autorisez à restreindre la liberté d’expression, de façon partisane, en laissant juste le droit d’exprimer ce qui vous convient, individuellement ou collectivement !

 

Pour mettre des limites à la liberté d’expression générale, puisque vous êtes à la fois juges et parties, et que vous disposez du pouvoir nécessaire, il vous suffit de décider arbitrairement d’un Bien et d’un Mal prétendument « absolus », c’est-à-dire de dicter à vos concitoyens ce qu’il est « absolument », impérativement, bien ou mal de penser et de dire. Il ne vous reste plus, ensuite, qu’à en faire une application à géométrie variable sous les formes habituelles du « deux poids, deux mesures » et d’une morale à sens unique, en fonction des individus et des groupes, auxquels votre discours moralisateur s’adresse ! ! !

 

Ces procédés bien connus, de toute éternité, par tous les « faux-culs » de la planète, suffisent à confirmer que votre partialité effective ne vous rend pas plus irréprochables que quiconque : alors, qu’attendez-vous pour en finir avec vos condamnations moralisatrices hypocrites, ou pour les justifier, intellectuellement et philosophiquement, en lieu et place du recours au terrorisme intellectuel d’Etat ? !

 

En réalité, dans vos condamnations moralisatrices partisanes des Autres, vous confondez, sciemment ou non, l’Idéal « en soi », à jamais inconnaissable, et les conceptions idéalisées personnelles, c’est-à-dire les représentations relatives de l’Idéal que chacun est amené à forger inconsciemment, dès lors qu’il pense le moindre concept : par exemple, femme et femme idéale, liberté et liberté idéale ou absolue, égalité et égalité idéale ou absolue, justice et justice idéale ou absolue, etc., etc.

 

Ainsi vos conceptions idéalisées de la liberté d’expression, qui vous servent à juger et à condamner les Autres, ne sont-elles que de pâles reflets de l’Idéal, de la liberté d’expression idéale en l’occurrence, mais jamais l’Idéal de liberté « en soi ». Il y a donc bel et bien tromperie sur la marchandise, c’est réellement une escroquerie intellectuelle ! ! ! Je vous laisse juge du niveau intellectuel, et a fortiori philosophique, de l’époque : la colère et le châtiment divins de jadis sont mis aujourd’hui à la portée du premier venu disposant du pouvoir financier, politique et médiatique nécessaire pour condamner publiquement, fut-ce sur la base d’un catéchisme superstitieux !

 

Non seulement les vérités intemporelles rappelées ci-dessus devraient vous dispenser à jamais de juger les Autres, ces pauvres pécheurs soumis eux aussi à l’égoïsme de notre nature humaine, auquel personne n’échappe (hypocrites et inconscients inclus !), mais vous ne pouvez même pas légitimer vos condamnations moralisatrices en vous fondant sur votre catéchisme puisque ses commandements et ses interdits n’ont pas davantage de validité absolue que les prescriptions divines. En revanche, vos jugements, eux, sont absolus : « On ne discute pas, c’est comme ça, et pas autrement ! », ainsi qu’en décide en la matière le premier tribunal aux ordres ! ! !

 

A SUIVRE...

 

Le 29 mai 2008

Objet :

« La France "otage" de ses droits de l’Homme » !


Monsieur Jean-Claude Dubois
Ligue des droits de l'Homme
138, rue Marcadet
75018 PARIS
Courriel : ldh@ldh-france.org 


 
Monsieur,


Contrairement à vous, j’affirme et réaffirme qu’aucun catéchisme de la planète, et pas davantage la Déclaration de 1948, n’exprime quoi que ce soit d’absolu dans ses commandements et ses interdits - sauf à être contraint de les « relativiser » ensuite, donc de se contredire, comme l’illustre l’examen des articles 19 et 29 sur la liberté d’expression.

 

L’article 19, en effet, prône a priori une liberté d’expression absolue, mais les rédacteurs de 1948, forcément conscients que l’absolu, la liberté d’expression idéale, ne sera jamais de ce monde, ont été conduits à la « relativiser » dans l’article 29, c’est-à-dire à lui retirer sa prétendue « absoluité » en confiant à l’arbitraire des Etats, et donc à celui de différents groupes de pression, le soin de déterminer ce que chacun a le droit de penser et de dire !

 

En pratique, il en est résulté que la restriction apportée par l’article 29 à la liberté d’expression, telle que l’énonçait l’article 19, s’est de facto transformée en « absolutisation fictive » de la liberté d’expression - et c’est seulement sur cette liberté d’expression fictivement absolue que se fondent les censeurs des groupes de pression moralisateurs pour museler l’opinion à leur convenance ! Ainsi, inspirés seulement par leurs intérêts de toutes sortes, ils ont pu imposer « leur » vision mensongère d’un Bien et d’un Mal dits absolus pour régir la marche morale de la société française ; en tout cas, ce n’est pas en confrontant leurs points de vue superstitieux à LA Vérité absolue - ils en ont bien trop peur pour leurs intérêts, car si « ça » se savait…

 

Il se trouve que ce simulacre de vérité ne va pas sans incohérence, ainsi que l’illustre ce propos croquignolet de Jean-Louis Bianco, ex-directeur de campagne de Ségolène Royal, déclarant (sans rire !) sur RMC Info : « On a le droit de tout dire, mais il y a des limites. » (Sic !) Et pour ce qui est des limitations arbitraires apportées à la liberté d’expression, chacun peut faire entièrement confiance à votre association – elle n’est pas en manque d’imagination ! ! !

 

Jean-Louis Bianco a néanmoins traduit, on ne peut mieux, l’esprit boiteux du catéchisme universel dans son incohérence, mais il n’a pas réussi pour autant l’impossible amalgame entre absolu et relatif : ce  qui ne sera jamais de notre monde, et ce qui relève seulement de lui.  Comme le dit Brunner : « Le premier stade du chemin philosophique est la distinction entre le relatif et l’absolu », et ceci me conduit à préciser sommairement ce que seraient un Bien et un Mal « absolument » absolus, s’ils se rencontraient réellement dans ce monde.

 

LE Bien absolument absolu, ou idéal, ne saurait comporter aucune restriction, aucune limitation relative de quelque sorte. En conséquence, il ne pourrait comprendre que du positif, des avantages, sauf à ne pas être ce qu’il prétend. De même, et pour les mêmes raisons, LE Mal absolument absolu présenterait seulement du négatif, des inconvénients. C’est pourquoi, sauf à vous de soulever des objections philosophiquement étayées, ils ne se trouvent pas dans notre monde, où TOUT est  « relatif », comme chacun peut le constater !

 

Au vu des évènements personnels de sa vie, en effet, nul individu sensé ne saurait contester que TOUT y comporte, à la fois, du « pour », du positif, des avantages (même s’il ne sait pas les reconnaître tout de suite), et du « contre », du négatif, des inconvénients, entre lesquels chacun tranche seulement en fonction de ses intérêts égoïstes, individuels et collectifs, en distinguant ce qui est favorable à sa vie, son égoïsme, et ce qui la contrarie.

 

Cette évidence, sauf à vous de la contester, n’a pourtant pas empêché la « débilité intellectuelle » de l’époque de faire croire jusqu’au plus haut sommet de l’Etat et de ses institutions, à propos de la période coloniale, que quelque chose d’humain pourrait comporter « exclusivement » du négatif, des inconvénients – et défense de dire le contraire, sous peine de sanctions, les censeurs surveillent la pensée unique !

 

Pour conclure sur ce point, j’affirme qu’il n’y a de Bien et Mal absolus, dans notre monde, que ceux décrétés arbitrairement comme tels par des faiseurs d’opinions intellectuellement malhonnêtes ou ignorants. Sans développer davantage, mais pour conforter mon propos, je vous renvoie à ce mot de Spinoza, qui, en véritable philosophe, ne confondait pas l’absolu, la substance, et le relatif, notre monde, puisqu’il déclare :

 

« Nous ne désirons pas une chose parce qu’elle est bonne  (absolument bonne, ou bonne « en soi » !), mais c’est parce que nous la désirons que nous la jugeons bonne. »

 

Toutes les choses de notre monde sont donc « relatives », sauf à vous d’établir le contraire, et par conséquent Bien et Mal absolus constituent la première fiction de la superstition moraliste, puisque leur « relativité » est patente en tout temps et en tous lieux. En effet, ce qui est jugé bien ici est estimé mal ailleurs - et ceci vaut également entre des situations d’hier et d’aujourd’hui. Les prises de position différentes sur l’IVG et sur l’euthanasie, par exemple, dans divers Etats de l’Union européenne suffisent à le confirmer, et la relativité est la même quant à l’abolition de la peine de mort sur la planète - pas de quoi, par conséquent, en tirer des jugements moralisateurs absolus ; et ce, d’autant moins que les revirements d’une opinion versatile sur les sujets de société sont imprévisibles !

 

Pourtant, la relativité de tout ce qui est humain n’empêche pas votre moralisme superstitieux de condamner comme honteux, ici, ce qui se pratique ailleurs sans choquer personne, qu’il s’agisse, par exemple, des tests ADN ou de la rétention de clandestins. D’où, à nouveau, ma question : QUI vous a faits Dieu pour vous autoriser ainsi à dicter l’Absolu, en toutes circonstances ? !

 

La seconde fiction du moralisme consiste à distinguer artificiellement « deux » catégories d’êtres humains, au point même d’envisager l’idée  de « deux » natures humaines, aux frontières étroitement étanches : l’une réservée - par élection divine sûrement ! - aux bons, aux « vertueux », aujourd’hui les prétendus antiracistes, nous, et l’autre pour les méchants, les « salauds », les racistes, eux.  Outre que cette fable a été dénoncée sans ambiguïté, il y a bientôt deux mille ans, par l’un des grands diseurs de LA Vérité éternelle absolue, l’honnêteté intellectuelle la plus élémentaire devrait conduire chacun à reconnaître lucidement qu’il se conduit dans ses affaires d’amour, d’argent et de gloire, tantôt bien, tantôt mal, selon les circonstances et l’intensité de ses désirs égoïstes. En réalité, toutefois, que nous agissions bien ou mal, notre comportement est toujours guidé par nos intérêts égoïstes, individuels et collectifs !

 

Certes, votre hypocrisie intéressée aura sûrement beaucoup de mal à l’admettre – publiquement tout au moins, car c’est trop dérangeant pour vos intérêts de toutes sortes de ne pas pouvoir lancer d’anathèmes ! L’exemple de l’esclavage est édifiant à ce sujet. Ainsi, en son nom, les communautés noire et musulmane, d’ici et maintenant, font culpabiliser la France et les Français pour un passé révolu de plusieurs siècles, alors que leur discours est mensonger, parce que partiel et mutilé, donc partisan.

 

Non seulement elles oublient que leurs propres ancêtres noirs et musulmans ont été également des « négriers », mais aussi parce qu’elles dissimulent sciemment que l’esclavage passé, qu’elles dénoncent, perdure sur le continent africain et en terre d’islam, comme en témoigne le récent livre de Malek Chebel, L’esclavage en terre d’islam (aujourd’hui) : bonjour l’honnêteté intellectuelle ! ! !  

 

De même l’actualité internationale au Proche et Moyen-Orient ainsi que sur le continent africain, entre autre, nous montre que les congénères des donneurs de leçons de morale à la France et aux Français, considérés comme des vertueux par le seul fait d’être immigrés - y compris clandestins -, s’entretuent à qui mieux-mieux dans des conflits interethniques et interreligieux, qui ont fait des millions de victimes, tandis que d’autres construisent un nouveau mur de Berlin pour séparer deux peuples qu’ils entendent réconcilier, paraît-il !

 

Alors, à l’aune de cette réalité incontestable, que les juifs, les Arabes, musulmans ou non, et les Noirs commencent à balayer devant leur porte et réservent leurs leçons de morale à leur propre usage, car ils ne sont pas plus « irréprochables » que tous les autres humains d’aujourd’hui !  Qu’ils prennent modèle sur la communauté asiatique, dont les membres ne semblent pas victimes de racisme malgré la différence de couleur de peau et de religion, et le fait qu’ils s’abstiennent de reprocher sans cesse à la France son passé colonial, qu’ils ont eu aussi à subir, et qu’ils n’ont jamais mis en péril la République, tient peut-être lieu d’explication ! ! !

 

S’il y a des psychologues intellectuellement honnêtes parmi vous, ils devraient, non seulement admettre que les individus et les groupes d’individus n’acceptent pas, de gaîté de cœur, les leçons de morale des Autres, d’autant moins au nom d’un passé dont ils ne portent aucune responsabilité, mais aussi reconnaître que ces constantes condamnations moralisatrices ne contribuent en rien à améliorer l’unité d’une nation – sauf à participer à un dialogue non biaisé pour évacuer les mensonges et les dissimulations partisanes !

 

Il est, par ailleurs assez aberrant de constater que ces condamnations moralisatrices de la France d’hier, voire d’avant-hier, proviennent d’individus devenus citoyens français, mais dont le discours partisan oublie de voir ce qui se passe dans leur pays d’origine – certes, comme chacun le sait bien, ce qui caractérise d’abord  les « vertueux », les donneurs de leçons de toutes les époques, c’est de reprocher aux Autres ce qu’eux-mêmes, ou leurs semblables, ont fait hier, et referont demain, à la première occasion où leurs intérêts de toutes sortes l’exigeront !

 

Pour terminer, je mentionne, sans développer amplement, la troisième fiction du moralisme, à savoir la croyance en un prétendu « libre arbitre », en raison des comportements qu’elle induits dans la société. Outre l’aberration intellectuelle et philosophique prétendant qu’il suffirait de vouloir pour pouvoir (comme chacun peut en juger, aujourd’hui, d’après la réalité économique et le pouvoir d’achat ! ! !), cette pseudo-volonté libre sert également à distribuer les louanges et les blâmes, à distinguer les bons et les méchants.

 

En effet, partant du principe que nous sommes libres, c’est-à-dire miraculeusement détachés de l’enchaînement infini de l’infinité des causes et des effets de tout ce qui se produit dans notre monde -  à l’image du Dieu superstitieux, en somme ! -, non seulement nous sommes censés pouvoir opter « librement » entre agir bien ou mal (en toutes circonstances !), mais surtout cette libre volonté permet d’attribuer nos réussites à notre seul mérite – sans aucune intervention extérieure ! -, et inversement d’imputer nos échecs seulement à nous, puisque nous avions le libre choix de réussir ou d’échouer !

 

Il en va ainsi pour nos opinions, et vous ne vous privez pas d’en user et d’en abuser. En effet, puisque nous sommes censés disposer d’un « libre arbitre », tel le Dieu-créateur superstitieux, lorsque nous pensons mal, aux yeux des censeurs autoproclamés en général, et aux vôtres en particulier, c’est de notre faute : nous avons délibérément, « librement », fait ce mauvais choix – il faut donc nous combattre, voire nous éliminer !

 

De même que d’autres, en leur temps, avaient mérité d’être empoisonnés, crucifiés, brûlés ou excommuniés pour « délit d’opinion », nous méritons aussi d’expier nos mauvaises pensées, et c’est ainsi qu’à notre époque Michel Houellebecq, Jean-Marie Le Pen et Brigitte Bardot, entre autres, sans oublier Edgar Morin, ont mérité le bûcher médiatique et la comparution en justice, dans le même temps où les vendeurs d’illusion doivent à leur « libre choix » de parader dans les médias, puisqu’ils pensent bien - avec leurs promesses mensongères et leurs condamnations moralisatrices partisanes !

 

La « débilité intellectuelle » de l’époque est décidément infinie - elle va même jusqu’à promettre à l’humanité l’avènement d’un « climat sur mesure » pour l’éternité, mais c’est un autre débat ! En revanche, pour justifier l’objet de ce courrier, je maintiens que vous prenez la France en otage sur la seule base d’un catéchisme superstitieux, et ceci conduit, non seulement à empêcher de prendre des décisions adoptées pourtant dans d’autres Etats démocratiques de l’Union européenne en matière d’immigration notamment, et même à légitimer la violation de nos frontières, au mépris du Droit le plus élémentaire ainsi bafoué.

 

Néanmoins, dans l’un de ces procès en sorcellerie dont vous avez le secret, celui de Michel Houellebecq en l’occurrence, une magistrate  intellectuellement honnête et courageuse a désavoué l’avantage accordé à la morale face au droit, en déclarant: « La justice dicte le droit, pas la morale ! » ; heureusement, puisque l’un est objectif, donc moins sujet au changement, tandis que l’autre est subjective, c’est-à-dire fluctuant au gré des faiseurs d’opinion, sans nier pour autant le lien entre l’un et l’autre.

 

Et aujourd’hui, le rapport de force serait plutôt en faveur des groupes de pression moralisateurs, tellement l’opinion est anesthésiée par le catéchisme universel rabâché à longueur de temps et sur tous les médias, qui, parlant de la Shoah, qui, de l’esclavage et de la colonisation - réveillez-vous, nous sommes en 2008 ! 

 

Je m’en tiens là dans l’attente de vos éventuelles objections étayées rationnellement, voire philosophiquement, et en vous remerciant de votre attention, je vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

 

Annexe : Mensonges et lâcheté des élites

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                       
Le 20 mai 2007
 
Objet :
J’ACCUSE :
 « Assez de mensonges et de manipulation »
 
 
Monsieur Rony Brauman
Médecins Sans Frontières
8, rue Saint Sabin
75011 Paris
Fax : 01 48 06 68 68
 
 
Monsieur,
 
 
Je ne peux laisser passer sans réagir très vivement vos récents propos tenus sur BFM, car je les considère pour le moins comme une contre-vérité et une manipulation de l’opinion.
 
En effet, au cours de cette intervention, vous avez repris le point de vue mensonger, colporté lors du déclenchement du conflit irakien et jusqu’à aujourd’hui encore, faisant supporter au seul George W. Bush l’entière responsabilité de la guerre en Irak sur la base du mensonge de la présence d’armes de destruction massive.
 
Si ce prétexte s’est avéré effectivement mensonger, il n’en est pas moins vrai que George W. Bush ne peut être tenu pour seul responsable du déclenchement du conflit en Irak, sauf précisément à dissimuler, intentionnellement ou non, l’autre face de la vérité relative des uns et des autres.
 
Avant d’en venir au fait, je tiens à souligner que tout est relatif dans notre monde humain, à savoir tout ce qui est pensé dans et sur (à propos de) notre monde. En conséquence, toute présentation partisane occultant la face de la vérité relative, qui dérange des intérêts de toutes sortes, équivaut à un mensonge au sens où cela se trouve explicité dans le document en annexe, Mensonges et lâcheté des élites.
 
Par mensonge du monde, j’entends ici celui qui consiste précisément à « absolutiser » le contenu relatif pensé, c’est-à-dire à faire passer pour « vérité absolue » toutes les vérités seulement relatives de notre monde ; et ce, afin de servir les intérêts égoïstes des uns et des autres sur la base de condamnations moralisatrices partisanes, dont les vertueux « censeurs autoproclamés » sont si friands, tout en étant ni plus ni moins irréprochables que les Autres ; toutefois, je ne développe pas ici mon argumentation contre la superstition moraliste.
 
Par « Superstition », le philosophe juif allemand Constantin Brunner (1862-1937), héritier spirituel du Bouddha et du Christ - dans leur Parole non pervertie par la superstition religieuse qui a usurpé leur nom - ainsi que de vrais philosophes du UN absolu (Platon, Giordano Bruno et Spinoza, entre autres) entend le procédé intellectuellement malhonnête « absolutisant le relatif ».
 
Celui-ci se manifeste dans la religion, toutes religions confondues – monothéistes ou non -, dans la métaphysique [Doctrine matérialiste depuis Aristote notamment, jusqu’au scientisme contemporain, positivistes inclus, et scolastique idéaliste ou spiritualisme des Descartes, Kant et consorts], dans l’idéologie, toutes les idéologies sans exception – altermondialisme inclus –, et dans le moralisme [Morale et condamnations moralisatrices des « Autres », tous catéchismes réunis, et en particulier le catéchisme soi-disant universel contemporain ou Déclaration universelle des droits de l’homme, dont seule l’ « inobservation » est réellement universelle – sauf à vous d’établir le contraire à l’aune de l’actualité internationale et nationale !
 
Ainsi, à propos du déclenchement du conflit irakien, la vérité officielle partisane colportée dans le monde contre George W. Bush a omis de relayer ce que nul n’aurait dû ignorer, à savoir la « loi de libération de l’Irak » votée en 1998 sous l’ère Clinton, ainsi que les propos de leaders démocrates américains ne désavouant pas la perspective d’apporter un peu de démocratie en Irak.
 
A l’époque, en effet, dans le n°2001 du 13 mars 2003, le nouvel Observateur publiait un article de son correspondant aux Etats-Unis, intitulé « Zulu time pour George Bush », dans lequel Philippe Boulet-Gercourt écrivait :
 
 « Derrière le danger Saddam se cache une volonté de changer le régime, d'abord niée, aujourd'hui avouée. Pour être juste avec Bush, ce projet remonte à l'ère Clinton. Dès 1998, le Congrès avait voté une loi de libération de l'Irak sans ambiguïté: La politique des Etats-Unis devrait consister à soutenir les efforts visant à chasser du pouvoir le régime conduit par Saddam Hussein, et à promouvoir l'émergence d'un gouvernement démocratique pour remplacer ce régime. La loi avait été adoptée par 360 voix (dont 157 démocrates) contre 38 à la Chambre de Représentants, avant d'être votée à l'unanimité des sénateurs. » [Fin de citation]
 
Par ailleurs, dans ce même numéro de l’hebdomadaire, Norman Mailer, peu suspect d’être favorable à George W. Bush, puisque son article s’intitulait, « Bush, le cauchemar de l’Amérique », tenait les propos suivants :
 
« Certains médias libéraux, le New Yorker, le Washington Post, et une partie du New York Times sont d'accord avec Hillary Clinton, Diane Feinstein, le sénateur Joe Liebermann et le sénateur Kerry pour accepter l'idée qu'après tout nous pouvons peut-être apporter la démocratie en Irak. » [Fin de citation]
 
Pas une voix médiatisée ne s’est élevée, alors, « pour être tout à fait juste avec George W. Bush » (selon les termes de Philippe Boulet-Gercourt), et encore aujourd’hui le même mensonge - celui qui a fait descendre des millions de personnes dans d’innombrables villes du monde - perdure à travers vos propos.
 
Sans relation directe avec vos propos, je tiens à rappeler néanmoins que des centaines de milliers de personnes ont également processionné dans les rues de nos villes, entre les deux tours de l’élection présidentielle du printemps 2002, pour « faire halte au fascisme », dans le même temps où le candidat éliminé, Lionel Jospin en l’occurrence, avait l’honnêteté intellectuelle de dire : « Arrêtons de nous raconter des histoires. Nous ne sommes pas dans une situation préfasciste » [Cf. le nouvel Observateur, mai 2002, Laurent Bazin]
 
Des propos d’ailleurs confirmés après coup par Jean-François Kahn déclarant sur le plateau de « Ripostes », en juin 2002 : «  Si le Pen a été confiné, et il fallait le faire, c’est avec des procédés plus staliniens que démocratiques ».
 
Pour en terminer avec la question irakienne et les vérités relatives partisanes à ce sujet, je ne peux m’empêcher de rappeler le bombardement de la centrale nucléaire Ozirak par l’aviation israélienne pour éviter que ce cadeau du gouvernement Chirac à son « pote » Saddam Hussein ne termine en arsenal nucléaire.
 
Dire que certains « vertueux » continuent à louer le comportement de Jacques Chirac pour la non-participation de la France au conflit irakien, alors que son refus n’est qu’une nouvelle illustration du propos de François Mitterrand concernant son ami Bousquet : « Un ami reste un ami en toutes circonstances, et quoi qu’il ait fait » ! Jacques Chirac n’a donc pas lâché son « pote » Saddam, en souvenir de la visite grandiose de 1975 organisée en son honneur dans les rues de la capitale, et d’une soirée dansante au château de Bitty, propriété des Chirac.
 
En conclusion, retenez de mes propos que l’infinité des vérités relatives du monde se transforme en une infinité de mensonges, dès lors qu’est refusée la participation au seul et unique véritable débat d’idées : celui qui ne consiste pas à opposer « à l’infini » des points de vue « relatifs partisans » à d’autres, tout aussi relatifs et partisans, mais à les confronter, tous sans exception, à LA vérité éternelle absolue, telle que sommairement présentée dans le document annexé.
 
Seule LA Vérité éternelle absolue permet de mettre un terme définitif, un arrêt indépassable, à notre penser relatif ou penser du « relatif », en supprimant toute contradiction ou incohérence : le « VRAI », en effet, ne peut être « absolument » vrai, dès lors qu’il n’en est pas exempt.
 
Je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.
 
Annexe : Mensonges et lâcheté des élites
P S : Les éventuels défauts de présentation sont totalement indépendants de ma volonté !
 
 
 

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