Texte Libre

BIENVENUE sur le blog « Philosophie contre Superstition »

«Je ne prétends pas avoir rencontré la meilleure des philosophies, mais je sais que je comprends la vraie philosophie.» (Spinoza, Correspondance)
 
«Nous sommes des matérialistes de l'entendement pratique ET des idéalistes de l'Esprit.» (Brunner, Matérialisme ET Idéalisme)
 

«Le  réel par excellence, ce ne sont pas les contradictoires entités sur lesquelles
travaillent les hommes de science contemporains, mais ce que Spinoza nomme la substance.»
 (Bernard d'Espagnat, A la recherche du réel)

«Ne cherche pas à ce que ce qui arrive arrive comme tu veux, mais prends
conscience que ce qui arrive arrive comme il arrive, et le cours de ta vie sera
heureux.»
(Epictète, Manuel d'Epictète, § 13) 

«L’éthique, c’est la morale débarrassée de ses croyances superstitieuses et de ses condamnations moralisatrices » (Citation personnelle)

PRÉSENTATION GÉNÉRALE

La « vraie » Philosophie se distingue - par essence - de la Superstition. Elle est la voix et la voie du UN absolu ou Vérité éternelle, tandis que la Superstition sous
toutes ses formes se caractérise par son «dualisme» des absolus, à savoir la croyance en l'existence absolue de «deux» absolus : un Créateur ou un principe créateur et sa création. Or, la coexistence de «deux» absolus est une impossibilité absolue par définition, puisque ce qui est « absolument absolu » ne peut-être qu'UN, Unique, comme cela se démontre more geometrico à la manière de Spinoza..

Dans ses divers modes d'expression, la Superstition se caractérise donc par l'«absolutisation du relatif», un procédé intellectuellement malhonnête consistant à faire passer mensongèrement pour «absolu» le contenu seulement relatif pensé dans et sur (à propos de) notre monde.

Le penser superstitieux  s'exprime dans la religion, toutes religions confondues - monothéistes ou non -, la métaphysique [Doctrine matérialiste des Aristote, Epicure, Avicenne, Averroès, etc. et du scientisme contemporain, positivistes inclus, ainsi que scolastique idéaliste ou spiritualisme des Descartes, Kant et autres «philosopheurs»], l'idéologie, toutes les idéologies sans exception - illusion altermondialiste incluse -, et le moralisme [Morale et condamnations moralisatrices des Autres au nom de LA Morale], tous catéchismes réunis, y compris le catéchisme soi-disant universel contemporain ou Déclaration universelle des droits de l'homme, dont seule l'«inobservation» est réellement universelle - sauf à quiconque d'établir le contraire à l'aune du devenir du monde durant les six décennies suivant sa proclamation !

Que vous soyez «croyants au miracle», ou non, merci de confronter vos points de vue relatifs à la Vérité éternelle absolue : celle qui a été  exprimée par des penseurs réellement universels, à savoir des mystiques authentiques,  tels le Bouddha et le Christ dans leur Parole non pervertie par la superstition religieuse qui a usurpé leur nom, et de «vrais» philosophes du UN absolu, parmi lesquels Socrate, Platon, Giordano Bruno, Spinoza et leur héritier spirituel, le philosophe juif allemand, Constantin Brunner (1862-1937), dont l'œuvre toute entière témoigne de son combat contre la Superstition sous toutes ses formes.

 

La Vérité éternelle absolue se situe au-delà de notre «relativité» humaine, au-delà de notre monde  humain relatif, et au-delà  de l'infinité des  relativités infinies avec leurs mondes spécifiques, dont chacun est propre à l'entendendement relatif particulier qui le pense. 

 
La voix de LA Vérité absolue traverse les millénaires et s'élève au-dessus de toutes les Cultures et de toutes les civilisations, sans jamais varier : l'Absolu est UN, infini, éternelimmuable et parfait. Seule LA Vérité absolue est en mesure de mettre un terme définitif, un arrêt indépassable, à notre entendement pratique relatif (expérience sensible et raison), qui pense notre monde, et d'invalider toutes les vérités relatives de notre monde, dans leur prétention à exprimer l'Absolu, la vérité absolue:  le Vrai saurait-il être absolument vrai, dès lors qu'il comporte une seule contradiction, ou une idée qui lui fait face ?

Ainsi notre monde ment, en se présentant fictivement devant nous comme une réalité absolue, comme existant absolument. En vérité, notre monde n'existe que
relativement, c'est-à-dire en relation avec notre penser spécifique humain : en dehors de notre entendement pratique humain relatif, qui le pense, notre monde humain n'a pas de réalité !


Pourtant, le mensonge du monde dans ses «croyances au miracle» religieusesscientistes, idéalistes, idéologiques et moralistes est colporté par de soi-disant «élites» du monde de l'information, de la politique, de l'intelligentsia ainsi que d'
associations moralisatrices à sens unique et adeptes du «deux poids, deux mesures», qui n'ont ni l'honnêteté ni le courage intellectuels de confronter leurs points de vue relatifs partisans à LA Vérité éternelle absolue. C'est pourquoi elles sont dénoncées nommément dans le texte, Mensonges et lâcheté des élites, présenté en exergue de la rubrique «Courrier» de ce blog.

 LIEN :
 
  http://www.constantinbrunner.info/blog/blog.htm


Ce lien renvoie à un site canadien dédié à Brunner, oeuvre du penseur brunnérien Barrett Pashak 

 

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Le 7 juillet 2009

Objet  :
« Burqa, lâcheté et "débilité intellectuelle" »

 

Monsieur André Gerin

Député-maire

Courriel :

andregerin@orange.fr

Monsieur,

 

Votre intention de déposer une proposition de loi visant à interdire le port de la burqa - en France, en l'an 2009 ! -, non seulement entraîne ma totale adhésion, mais elle m'incite également à apporter de l'eau à votre moulin pour tenter de mettre un terme définitif - « sur le fond » ! - aux réactions contradictoires concernant cette pratique vestimentaire - sauf à ne jamais trancher catégoriquement la question, comme il en va encore du port du voile islamique malgré la législation en la matière, et encore ne s'agit-il que de la France !

 

Par ailleurs, comme indiqué dans l'objet de ce courrier, votre décision est aussi une excellente occasion pour moi d'établir, pour la énième fois, la lâcheté et la « débilité intellectuelle » de l'époque, telles qu'exposées et démontrées à nombre de soi-disant « élites » de l'époque, tous milieux confondus [Médias, politiques, intelligentsia (prétendus intellectuels ou pseudo-philosophes) et associations moralisatrices à sens unique], dénoncées dans le texte annexé, Mensonges et lâcheté des élites.

 

Au vu des premières et multiples réactions contraires à votre proposition de loi, vous avez déjà dû mesurer combien les contradicteurs et leurs arguments respectifs ne manquent pas, en particulier ceux qui en appellent à la liberté ou à l'égalité soi-disant absolue, ou idéale, contre lesquelles vous vous trouvez toujours désarmé - forcément, quand on entend transposer l'Idéal dans le quotidien, on est toujours en porte-à-faux ! C'est pourquoi, avant même d'examiner en détail les multiples arguments « pour » et « contre » le port de la burqa en vue de légiférer éventuellement, il serait bon de déterminer, clairement et nettement, si cette pratique vestimentaire relève véritablement, ou non, d'un quelconque texte coranique, afin de lever l'hypothèque toujours juteuse pour l'islam, en France depuis 1981, de la « stigmatisation des musulmans » - une tactique sempiternellement rabâchée pour toucher là où ça fait mal aux hypocrites : la remise en cause de leur prétendue « vertu droit-de-l'hommiste » !

 

Assurément, établir l' « exacte réalité » des prescriptions et des interdits du Livre musulman est beaucoup plus facile à dire qu'à faire, tant le Coran est une véritable « auberge espagnole » qui contient tout et son contraire, voire « tout et n'importe quoi », comme il en va des Livres de toutes les religions, dès lors qu'ils sont analysés à la lumière de la « vraie » philosophie. Spinoza l'a établi more geometrico, non seulement à propos de la religion en général, mais aussi à l'encontre de la superstition musulmane en particulier, dans sa dernière lettre à Albert Burgh (Cf. Correspondance, Lettre LX XVI), où il écrit :

 

« Je reconnais tout l'avantage de l'ordre politique qu'instaure l'Église romaine et que vous louez tant ; je n'en connaîtrais pas de plus apte à duper la foule et à dominer les âmes s'il n'existait l'Église musulmane qui, de ce point de vue, l'emporte de loin sur toutes les autres ; depuis l'origine de cette superstition, aucun schisme en effet ne s'est déclaré dans cette Église. »

 

Effectivement, en réalité, la division entre sunnites et chiites, encore source de conflits fratricides entre musulmans au XXIe siècle, n'est pas un schisme d'ordre dogmatique remettant en cause le créationnisme divin, mais seulement le résultat d'une sombre question d'héritage du Prophète !

 

Sur l'islam, par ailleurs, Claude Lévi-Strauss n'est pas en reste avec Spinoza, puisqu'i déclarait dans un entretien accordé au nouvel Observateur (cf. numéro1979 du10 octobre 2002) :

 

« J'ai écrit dans "Tristes Tropiques" ce que je pensais de l'islam. Bien que dans un langage plus châtié, ce n'était pas tellement éloigné de ce pour quoi on fait aujourd'hui un procès à Houellebecq. Un tel procès aurait été inconcevable il y a un demi-siècle; ça ne serait venu à l'esprit de personne. On a le droit de critiquer la religion. On a le droit de dire ce qu'on pense. Nous sommes contaminés par l'intolérance islamique. Il en va de même avec l'idée actuelle qu'il faudrait introduire l'enseignement de l'histoire des religions à l'école. J'ai lu qu'on avait chargé Régis Debray d'une mission sur cette question. Là encore cela me semble être une concession faite à l'islam: à l'idée que la religion doit pénétrer en dehors de son domaine. Il me semble au contraire que la laïcité pure et dure avait très bien marché jusqu'ici. »

 

Puissiez-vous, dans votre démarche, vous inspirer et faire preuve du courage intellectuel de Lévi-Strauss face aux mensonges religieux du monde ! Très certainement sans connaître l'œuvre du philosophe juif allemand Constantin Brunner (1862-1937), héritier spirituel de Spinoza notamment, Lévi-Strauss avait saisi de lui-même le danger des concessions faites à la Superstition en général, et à la superstition musulmane en particulier, au point de faire sien ce mot de Brunner :

 

« Ménager la superstition aujourd'hui, c'est s'exposer demain à des dangers encore plus grands »

 

Si vous en doutez, il suffit de vous reporter trente ans en arrière pour constater la percée de l'islam au cours des trois dernières décennies, en comparant la situation de la superstition musulmane avant et après 1981, la lâcheté intellectuelle de l'époque ayant fait de la France une terre d'islam au point qu'il y aura bientôt autant de musulmans en France qu'il y en avait en Algérie en 1962. Aussi, après avoir dû légiférer sur le voile, la burqa pose aujourd'hui problème, et même des caricatures pourtant publiées ailleurs en Europe !

 

Mais il ne vous est pas interdit non plus de revisiter l'Histoire du monde depuis l'année 632 pour constater la constante volonté expansionniste hégémonique de l'islam, au point que les cavaliers musulmans étaient aux portes de Poitiers, cent ans après la prétendue révélation au Prophète, pour envahir ensuite l'Espagne médiévale durant des siècles, avant de se disséminer dans l'Europe et dans le monde du XXI siècle avec la bénédiction des bienpensants de l'époque, fussent-ils par ailleurs d'acharnés rationalistes « laïcards » - vous avez dit « débilité intellectuelle » ? !

 

C'est pourquoi je dénonce la lâcheté intellectuelle des soi-disant « élites » d'aujourd'hui envers une religion qui serait inattaquable dans ses dogmes et dans ses pratiques au prétexte de « crisper la communauté des musulmans », dixit Manuel Valls en son temps. Une communauté universelle sans Eglise planétaire officielle, donc sans autorité mondiale sur les fidèles, mais dont on voit bien ce qu'il en est à l'encontre des chrétiens en terre d'islam - ou bien vous faut-il des exemples concrets en Somalie, au Darfour, en Egypte, au Nigéria, etc., etc. ?

 

S'il vous venait toutefois la mauvaise idée de me ranger, d'emblée, dans le camp des fascistes et des racistes, parce que je dénonce la superstition musulmane comme Spinoza et Lévi-Strauss (mais pas seulement ce mode d'expression de la superstition religieuse), je vous renverrais au numéro 2038 du 27 novembre 2003, où Le nouvel Observateur avait publié sous l'intitulé, « Spinoza et Lévi-Strauss contre l'islam », un court extrait de ma lettre d'alors à Noël Mamère pour réagir à son anathème d' « islamophobie » lancé à la cantonade. Et ainsi, face à votre éventuelle accusation, nous pourrions alors parler aussi de la superstition moraliste et de ses condamnations moralisatrices fondées uniquement sur des fictions, mais qui n'en bâillonne pas moins pour autant la liberté d'expression - en France, en l'an 2009, et à propos d'une religion notamment !

 

Ainsi le problème soulevé par le port de la burqa, en France aujourd'hui, subsistera aussi longtemps que ne sera pas définitivement éclaircie l'ambiguïté évoquée au début, et c'est sur ce point précis que je mets en cause la lâcheté et la malhonnêteté intellectuelles des pseudo-élites. En effet, leur silence et leur refus de débattre sur le fond, depuis plus de dix ans, les autorisent à colporter impunément les mensonges et les « croyances au miracle » du monde sur lesquels fonctionne toujours la société humaine en général, et la nôtre en particulier. Or ces mensonges et ces « croyances au miracle » se fondent seulement sur le penser superstitieux humain, tel qu'il se manifeste dans ses divers modes d'expression : religion, toutes religions confondues - monothéistes ou non -, métaphysique matérialiste ou idéaliste, idéologie, toutes les idéologies sans exception, et moralisme [Morale et condamnations moralisatrices des Autres au nom de LA Morale : LAQUELLE ?], tous catéchismes réunis, y compris le catéchisme soi-disant universel contemporain, ou Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, dont seule l'inobservation est réellement universelle - sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, d'établir le contraire à l'aune du devenir du monde depuis plus de six décennies !


Ce penser superstitieux, commun à toutes les formes de la Superstition, consiste à « absolutiser le relatif », c'est-à-dire à prendre et à faire passer pour absolu, pour réalité ou Vérité absolue, le contenu seulement « relatif », pensé dans et sur (à propos de) notre monde. A partir de là commencent tous les mensonges et toutes les croyances superstitieuses de la religion, de la métaphysique, de l'idéologie et du moralisme, qui rendent notre époque aussi obscurantiste, sinon plus, que toutes celles qui l'ont précédée, alors qu'elle se croit pourtant au comble du modernisme des idées - sauf à tous les faiseurs d'opinion d'aujourd'hui de démontrer le contraire en participant déjà au seul et unique véritable débat d'idées, maintes fois proposé en vain jusqu'ici, et pour cause !


Le véritable débat d'idées, en effet, ne consiste pas à opposer, « à l'infini », des points de vue relatifs partisans à d'autres, tout aussi relatifs et partisans, mais à les confronter, TOUS sans exception, à LA Vérité éternelle absolue. Elle seule est effectivement en mesure de tous les invalider dans leur prétention à dire l'absolu, LA Vérité absolue - et c'est pourquoi, faute de courage intellectuel, le monde ment, et aussi pourquoi les « menteurs » colportent les mensonges du monde, depuis des millénaires !


Cependant, je n'entends pas reprendre ici l'abondante argumentation avancée dans plus de deux cents lettres, adressées à des dizaines de faiseurs d'opinion pour établir la fausseté de toutes les croyances superstitieuses résultant seulement de l' « absolutisation du relatif », ce péché capital de l'entendement humain, mais je vous invite à consulter, outre le texte déjà mentionné, ma lettre du 18 septembre 2008 à Nicolas Sarkozy, ayant pour objet « Philosophie, euthanasie et "débilité intellectuelle" », ainsi que celles du 20 janvier 2009 à Jean-Louis Borloo, « Scientisme versus "Vérité"», et du 13 mai 2009 à France Culture, « J'ACCUSE [BIS] : Assez de mensonges, de manipulation, de lâcheté et de "débilité intellectuelle" ! ». Il vous restera ensuite à démontrer la fausseté de mes propos sur des points de désaccord très précis, ce qu'aucune des prétendues élites dénoncées ne s'est encore risquée à faire jusqu'ici, ou du moins jusqu'au bout - faute d'arguments, très certainement, mais il ne vous est pas interdit d'essayer !


Pour vous y aider, je précise seulement que la « débilité intellectuelle » de l'époque, de toutes les époques, se manifeste immanquablement, lorsque la Foi, et non la Raison, préside aux destinées du monde, comme l'exprimait très justement ce mot de Montand : « Ils croient au socialisme d'une manière religieuse, comme j''y ai cru moi-même d'une manière religieuse ». Il n'est malheureusement pas donné à tout le monde de revenir de ses « illusions » de jeunesse, comme l'avait pourtant fait Daniel Cohn-Bendit, en son temps, en déclarant : « Quand on disait "élections, piège à cons", on s'était foutu le doigt dans l'œil jusqu'au coude. »


Toutefois, même si la quasi-totalité des humains est assurément incapable de vivre sans « rêver », sans « croire au miracle », mais aussi sans « craindre », mon propos ne vise nullement à interdire la religion comme dans l'ex-URSS, voire d'empêcher quiconque de pratiquer la religion de son choix ou de croire en toute idéologie lui promettant, fut-ce mensongèrement, de transposer l'Idéal dans le quotidien : DEMAIN, toujours DEMAIN, seulement DEMAIN, à la saint Glinglin, puisque que les humains sont davantage portés par nature à « croire » qu'à penser « vraiment » - à réfléchir tout simplement ! C'est néanmoins leur affaire si leurs croyances superstitieuses de toutes sortes les laissent « naïfs, cocus et frustrés » jusqu'à leur dernier souffle, mais qu'ils s'abstiennent au moins de juger et condamner moralement les Autres au nom de leurs fictions religieuses et idéologiques ! ! !

 

Si je peux très bien comprendre la nature égoïste des humains - TOUS sans aucune exception ! -, puisque je n'en participe pas différemment dans mes affaires personnelles d'amour, d'argent et d'honneur-vanité, d'ego tout simplement, en revanche je dénonce avec la plus extrême vigueur tous ces faiseurs d'opinion d'aujourd'hui, ces vertueux bienpensants, ces « censeurs autoproclamés », qui font culpabiliser sciemment leurs contemporains du seul chef de dénoncer la superstition musulmane. Ils les accusent d' « islamophobie » en confondant volontairement par-là la légitime critique d'idées, fussent-elles religieuses - merci, Voltaire ! -, avec des attaques personnelles, tout comme ils font fallacieusement l'amalgame entre antisionisme et antisémitisme sans jamais accepter d'en débattre - et pour cause !

 

Philosophiquement parlant, ces accusateurs publics ne peuvent pourtant pas nier que l'islam fonctionne, comme toutes les autres religions, sur une croyance superstitieuse dont j'attends toujours que l'un d'entre eux me démontre le contraire, et par ailleurs il n'est pas illégitime de dénoncer une superstition qui voile ses femmes et les tient dans un statut inégalitaire par rapport aux hommes - sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, d'établir le contraire !


Hélas, les prétendues élites d'aujourd'hui n'en ont ni le courage intellectuel ni les arguments adéquats, à l'exemple du « philosopheur » Bernard-Henri Lévy déclarant récemment, sur Europe 1, à propos de l'islam et du Coran, face à Ayan Hirsi Ali précisément frappée d'une fatwa : « C'est une grande religion, c'est un grand Livre ! », tout comme il parlait déjà d'un « islam des Lumières » au micro de RMC Info, en octobre 2001, et d'un « islam éclairé » chez Karl Zéro sur Canal +. Un philosophe, ou prétendu tel, qui fait l'apologie de la religion, quelle qu'elle soit, c'est tout sauf un philosophe, car philosophie et religion sont totalement « incompatibles », ou alors ce n'est pas véritablement de la philosophie, ainsi que vous le trouverez exposé et démontré dans le courrier joint - mais il ne vous est pas interdit de démontrer le contraire !


En effet, s'il est à jamais impossible de prouver l'existence de Dieu, puisque la preuve n'a de validité que dans notre monde des choses, en revanche il est possible de démontrer que le Dieu superstitieux des religions - mais aussi de l'idéalisme des « philosopheurs » Descartes et Kant, notamment ! - n'a aucune réalité, en tant que « créateur » de notre monde, du seul fait du « dualisme » des absolus qu'il implique, ainsi que vous le trouverez établi dans les documents annexés - et dont j'attends votre démonstration contraire !


C'est d'ailleurs pourquoi je mets aussi au défi tous les religieux et tous nos « philosopheurs » matérialistes ou idéalistes contemporains de refaire le procès de Spinoza « sur le fond » pour établir qu'il avait tort, philosophiquement parlant - mais, comme dit l'autre : « C'est pas gagné ! » Il n'empêche que la religion en général, et l'islam en particulier, continuent à régir la marche morale de l'humanité comme aux pires époques obscurantistes, c'est-à dire sans se soucier jamais de LA Vérité - pour le plus grand profit de la superstition moraliste et de ses condamnations moralisatrices partisanes ! ! !


Mais n'en doutez pas plus que moi, le procès de Spinoza pour rétablir LA Vérité, à l'exemple de ceux de Robert Hossein pour l'Histoire, n'aura jamais lieu ! C'est seulement un vœu pieux, car dissimuler LA Vérité en colportant les mensonges et les « croyances au miracle » du monde est toujours très « juteux » pour l'intelligentsia comme pour les responsables politiques, ces rois borgnes qui guident les aveugles dans leur hasardeuse conduite du monde - sauf à n'importe lequel d'entre eux, évidemment, de démontrer la possibilité de transposer l'Idéal dans le quotidien sans attendre DEMAIN, toujours DEMAIN et seulement DEMAIN ! Jusqu'ici, il ne s'est toujours agi que de fallacieuses promesses sous des appellations mirobolantes d' « ordre juste », de « monde nouveau », etc. se résumant à l'avènement jugé possible d'un monde parfait avec des humains imparfaits - cherchez l'erreur !


Et je n'exclue pas davantage les moralisateurs de tout poil, ces censeurs autoproclamés qui prospèrent aussi sur les fictions du moralisme en décidant unilatéralement, puisqu'ils sont à la fois juges et parties, du Bien et du Mal prétendument absolus, et en décrétant donc ce qu'il est absolument bien ou mal, moralement parlant, de penser et de dire aujourd'hui, mais sans jamais juger, sur le plan philosophique, ce qui est absolument vrai ou faux - sinon aucun des grands diseurs universels de LA Vérité éternelle, à savoir Socrate, le Christ, Giordano Bruno et Spinoza, entre autres, n'aurait été empoisonné, crucifié, brûlé ou excommunié !


Pour revenir concrètement au port de la burqa, je ne me fais guère d'illusion quant à ma demande initiale de justifier cette pratique par un texte coranique, toujours par peur de «crisper la communauté musulmane», et ainsi la France de l'année 2009, et des suivantes, continuera-t-elle à fonctionner comme aux pires époques obscurantistes sur des croyances superstitieuses,  dont se dit, forcément, « tout et son contraire », voire «tout et n'importe quoi », faute d'utiliser l'étalon de LA Vérité absolue pour juger le penser superstitieux dans les divers modes d'expression évoqués.


C'est pourquoi j'accuse de lâcheté et de malhonnêteté intellectuelles toutes les soi-disant élites de l'époque pour leur « collaboration » à l'œuvre funeste de la Superstition, dont le principal résultat est de bâillonner, aujourd'hui comme hier, la liberté d'opinion et d'expression. Force sera néanmoins de constater, au fil du temps, que l'islam continuera de grignoter la laïcité à la française et à envahir toujours plus le champ politique, ainsi qu'il en va en terre d'islam dans nombre d'Etats.

 

Evidemment, je ne peux manquer de condamner aussi la lâcheté de toutes ces femmes, de Gisèle Halimi à Marie-Victoire Louis, en passant par Isabelle Alonso, auxquelles vous, un homme, avez pourtant damé le pion dans un combat spécifiquement féministe, qui aurait dû être le leur depuis bien longtemps. Mais, entre dénoncer les comportements machistes des musulmans ou défendre la cause des femmes, leur choix était fait, et elles ont déserté le combat en rase campagne - tout, plutôt que passer pour des émules de Le Pen en critiquant l'islam et sa sharia ! 

 
Ainsi le silence et le refus de débattre, depuis plus de dix ans, de toutes ces prétendues élites et des féministes réunies les autorisent-t-elles à colporter impunément les mensonges et les « croyances au miracle » du monde sur lesquels fonctionne toujours la société humaine universelle, et la nôtre en particulier. Or ces mensonges et ces « croyances au miracle » se fondent seulement sur le penser superstitieux humain, tel qu'il se manifeste dans ses divers modes d'expression : religion, toutes religions confondues - monothéistes ou non -, métaphysique matérialiste ou idéaliste, idéologie, toutes les idéologies sans exception, et moralisme [Morale et condamnations moralisatrices des Autres au nom de LA Morale : LAQUELLE ?], tous catéchismes réunis, y compris le catéchisme soi-disant universel contemporain, ou Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, dont seule l'inobservation est réellement universelle - sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, d'établir le contraire à l'aune du devenir du monde depuis plus de six décennies !

 

Néanmoins, depuis la loi de 1901 sur la laïcité, la religion est, en principe, une affaire privée, et elle est censée le rester. Pourtant, aujourd'hui même, une radio officielle d'Etat, France Culture en l'occurrence, ouvre son antenne quasi quotidiennement à une émission intitulée, Cultures d'islam, et une récente émission télévisée m'a fait découvrir qu'un membre de l'UOIF, Mahmoud Doua, tenait une chaire d'anthropologie arabo-musulmane à l'Université de Bordeaux - en France, en l'an 2009 ! Pour préparer les étudiants à quoi, au juste ? ! 


En conclusion, ce n'est sûrement pas par hasard que Spinoza parlait de « l'avantage de l'ordre politique » de l'Eglise romaine, et a fortiori de la superstition musulmane ». Certes, cet avantage politique espéré par les uns, à en juger par la photo jointe, n'est pas pour demain matin, car cela a demandé des siècles au Kosovo avant qu'il ne devienne un Etat musulman au cœur de l'Europe, mais cette dernière a l'éternité devant elle pour juger de la suite de l'Histoire - LA Vérité éternelle aussi d'ailleurs, même si elle présente le gros inconvénient provisoire d'avoir toujours raison trop tôt !


Dans l'attente de vos éventuelles objections, intellectuellement et philosophiquement étayées, sur des points très précis de désaccord, à défaut de quoi vous manifesteriez clairement votre intention délibérée de continuer à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du monde, je vous remercie de votre attention et vous prie d'agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

 

Annexe : 1 - Lettre du 18 septembre 2008 à Nicolas Sarkozy
              2 - Lettre du 20 janvier 2009 à Jean-Louis Borloo
              3 - Lettre du 13 mai 2009 à France Culture
              4 - Texte, Mensonges et lâcheté des élites
              5 - Photo

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Le 1er juillet 2009

 

Objet :

« "Verts" de peur ! »

 

Monsieur Daniel Cohn-Bendit

Europe Ecologie

6 bis, rue Chaudron

75010 Paris

Courriel :

contact@europeecologie.fr

 

[A l'attention de Nicolas Hulot, José Bové, Eva Joly, et des "Verts" Noël Mamère, Cécile Duflot, etc.]

 

Monsieur,

 

Le succès de votre mouvement écologiste au récent scrutin européen me donne enfin l'occasion, attendue depuis mai 1968, de dénoncer vos croyances superstitieuses, tant d'ordre idéologique, alors, que scientiste aujourd'hui.

 

Sur le plan de l'idéologie, en effet, plus de quarante ans après les émeutes de 1968, le devenir de la planète en général, et de la France en particulier, montre ce qu'il est réellement advenu de vos illusions de jeunesse en matière de liberté notamment, puisque même la liberté d'expression est toujours un vœu pieux dans un Etat, où le moralisme communautariste décide du Bien et du Mal prétendument absolus, autrement dit décrète ce qu'il est absolument bien ou mal de penser, de dire et de faire. Quant à l'égalité absolue, ou idéale, le monde continuera à l'attendre jusqu'à la fin des temps - et ce ne sont pas les deux milliards et demi d'humains supplémentaires attendus dans les cinquante années à venir, qui plaident en faveur de ce « miracle » !

 

Certes, c'est votre droit le plus légitime de « croire au miracle », comme la quasi-totalité de l'humanité d'ailleurs, mais vous n'en colportez pas moins les mensonges d'un idéalisme simplet, faisant croire à vos contemporains en la capacité des humains à transposer l'Idéal dans le quotidien. C'est pourquoi je n'aurai définitivement tort sur ce plan que le jour où ceci se produira, c'est-à-dire DEMAIN, toujours DEMAIN et seulement DEMAIN, à la saint Glinglin - sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire ! D'ici-là, les « on doit », les « il faut », et autres « il faudrait » tiennent, et tiendront toujours lieu de mode d'emploi pour changer le monde ! ! !

 

Ainsi votre fallacieuse promesse soixante-huitarde de liberté «sans entrave » n'a jamais été autant battue en brèche qu'aujourd'hui, comme peuvent en témoigner ceux d'alors qui fumaient et buvaient « sans contrainte », et conduisaient même sans être « espionnés » en permanence, alors que l'Union européenne ajoute, aujourd'hui, ses propres restrictions dans tous les domaines à nos interdits nationaux. Par chance, il vous arrive de reconnaître vos illusions d'alors, comme l'atteste cet aveu tardif de stalinien repenti : « Quand on disait "élections, piège à cons" », on s'était foutu le doigt dans l'œil jusqu'au coude ! » - votre carrière politicienne atteste toutefois que  vous n'avez apparemment pas eu à le regretter !

 

Néanmoins, qui dit promesse, dit aussi espoir, et c'est sur cette même illusion d'un monde devenu idéal que fonctionne également le scientisme contemporain dans son absurde prétention actuelle d'instaurer sur la planète un « climat sur mesure » pour l'éternité - mais encore DEMAIN, toujours DEMAIN et seulement DEMAIN, à la saint Glinglin comme dab, ainsi que nos plus ou moins lointains descendants pourront en juger, à commencer par ceux de la fin du XXIème siècle, date fatidique de la catastrophe universelle annoncée !

 

En réalité, outre que l'espoir est seulement la peur que la chose espérée ne se produise pas, ainsi que l'a exprimé sans ambages cette déclaration d'un internaute socialiste avéré : « Craignons de ne plus être là pour assister à l'arrivée de ces heures radieuses ! », notre époque dite moderne, du seul fait de se croire abusivement au comble du modernisme des idées, n'en continue pas moins de fonctionner sur la crainte et sur l'espoir comme aux pires temps obscurantistes de la Superstition dans ses divers modes d'expression [Religion, métaphysique matérialiste ou idéaliste, idéologie et moralisme]

 

Pourtant, ces armes fatales du penser superstitieux, que sont la crainte et l'espoir, avaient déjà été dénoncées sans ambiguïté par Spinoza dans un propos reproduit ci-après :

 

« Si les hommes avaient le pouvoir d'organiser les circonstances de leur vie au gré de leurs intentions ou si le hasard leur était toujours favorable, ils ne seraient pas en proie à la superstition. »

 

Néanmoins, les opinions et les comportements des humains du XXIème siècle témoignent que leur penser superstitieux n'est en rien différent de celui des millénaires passés, non seulement parce que la crainte et l'espoir les animent toujours, mais parce qu'ils croient encore à la « fable » des bons et des mauvais, dénoncée sans ambiguïté, voici bientôt deux mille ans,  par l'un des grands diseurs universels de LA Vérité éternelle. Et ainsi nos contemporains perpétuent-ils les mensonges du monde, lorsque ceux-ci les arrangent dans leurs intérêts égoïstes, individuels ou collectifs - comme en témoignent précisément leurs « revirements d'opinion » ! ! !

 

En matière de vérité, Albert Camus n'était pas en reste, lorsqu'il affirmait : « La souffrance et la révolte s'éteindront avec le dernier homme », ce qui était sans ambiguïté quant à l'illusion d'un monde idéal à venir. Dans son appétit de vérité, il avait très bien cerné le mensonge du monde, qui  consiste à prendre ses rêves pour la réalité, le relatif pour l'absolu, à confondre la théorie et la pratique, l'Idéal et la réalité quotidienne, ainsi que son propos ci-après le confirme :

 

« Une seule chose au monde me paraît plus grande que la justice : c'est sinon la vérité elle-même, du moins l'effort vers la vérité. Nous n'avons pas besoin d'espoir, nous avons seulement besoin de vérité. »

 

Cependant, à l'inverse des porte-parole de LA Vérité éternelle absolue, les « rêveurs », les vendeurs d'illusions et autres marchands d'espoir n'hésitent pas à LA travestir, à l'exemple de Jaurès lui-même affirmant : « La nature du socialisme démocratique est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel. », ce qui est pour le moins antinomique. Pourtant, les soi-disant « élites » d'aujourd'hui, tous milieux confondus [Médias, politiques, intelligentsia (prétendus intellectuels ou pseudo-philosophes) et associations moralisatrices à sens unique), continuent impunément à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du monde, ainsi que l'établit le texte annexé, Mensonges et lâcheté des élites - sauf à elles, à vous-même et à quiconque, évidemment, d'apporter la preuve du contraire, ce que je n'ai eu de cesse de réclamer vainement jusqu'ici !

 

J'en viens à la croyance superstitieuse du scientisme contemporain se faisant fort - car les experts du GIEC ne doutent de rien ! - de vaincre un réchauffement climatique supposé a priori linéaire et inéluctable jusqu'à la fin des temps, si les humains d'aujourd'hui ne faisaient rien pour y mettre fin. Et même les puissants tombent dans cette croyance superstitieuse en notre « omnipuissance » quasi divine, comme le confirme ce récent propos de Nicolas Sarkozy déclarant publiquement : « Nous sommes la dernière génération à pouvoir faire quelque chose d'utile avant la catastrophe. » ! Vous avez dit : « Après nous, le déluge » ? ! OUI, comme aux pires époques obscurantistes ! ! 

 

Or, la science des climats reconnaît des variations de grande amplitude durant les millions d'années écoulées, où des périodes glaciaires ont alterné avec celles de grand réchauffement, au point même que le Sahara n'a pas toujours été un désert infertile, et que le Groenland a aussi connu, au cours des IXe et Xe siècles, une période tellement  chaude que fermes et laiteries y prospéraient, sans pouvoir incriminer pour autant l'action humaine pour cause de pollution industrielle ou automobile, voire d'autres modes de transport.

Entre autres arguments contraires à l'hypothèse superstitieuse colportée planétairement aujourd'hui, je pourrais également évoquer l'état du savoir scientifique en ce début de XXIème siècle. C'est pourtant sur ce savoir « relatif » que sont établis les modèles mathématiques permettant d'effectuer des prévisions climatiques, dont chacun est en mesure de juger le peu de fiabilité, puisque variant même d'un jour à l'autre, tandis que le catastrophisme ambiant n'hésite pas à afficher ses certitudes pour les décennies à venir.

 

Certes, qui se souviendra, en l'an 2100, des élucubrations de ce début du XXIème siècle, quand on a vu ce qu'il est advenu des prévisions annonçant le passage à un nouveau millénaire, puisque tout le monde les a déjà oubliées ? Par ailleurs, je vous laisse imaginer ce que nos descendants de l'année 2509, par exemple, penseront de l'état de notre savoir scientifique en l'an de grâce 2009 ! ! ! Assurément, au point où vous en êtes de faire trembler de peur l'humanité, vous pourriez même me rétorquer que la planète et ses habitants auront tous disparu en 2509...


Face à tous les mensonges et à toutes les « croyances au miracle » d'aujourd'hui, force est de constater que les croyances superstitieuses du scientisme contemporain se fondent toujours, comme aux pires époques obscurantistes, sur l' « absolutisation du relatif », à savoir un procédé intellectuellement malhonnête consistant à prendre, et à faire passer, pour absolu, pour réalité ou Vérité absolue, le contenu seulement « relatif » pensé dans et sur (à propos de) notre monde. C'est pourquoi, ainsi que l'a déclaré Claude Allègre à sa manière, mais à juste titre : « La vérité officielle scientifique, ça n'existe pas. » - comme l'Histoire de la science est là pour le confirmer !


En vérité, les hypothèses et les théories de la science sont à jamais « relatives », c'est-à-dire révisables jusqu'à la fin des temps, au point d'affirmer « tout et son contraire » - l'être humain ne dispose pas, et ne disposera jamais, de la faculté de connaître et de comprendre « absolument » notre monde ! Aussi, dans ses mensonges, plus exactement ses « vérités relatives », le scientisme n'est-t-il que la forme dévoyée de la science, comme suffit à l'établir ce propos de Bernard d'Espagnat, un homme de science intellectuellement honnête, qui met un terme définitif à la prétention scientiste d'exprimer l'absolu, LA Vérité absolue :


« Le réel par excellence, ce ne sont pas les contradictoires entités sur lesquelles travaillent les hommes de science contemporains, mais ce que Spinoza nomme la substance. » (A la recherche du réel)

Son propos était assurément inspiré par la pensée philosophique de Spinoza, puisque d'Espagnat était spinoziste, mais peut-être avait-il eu connaissance également de cette déclaration de Bertrand Russel :


« Tout homme de science dont les idées sont vraiment scientifiques est prêt à reconnaître que ce qui passe pour une connaissance scientifique à un moment donné, demandera sûrement d'être corrigé par des découvertes nouvelles ; que, néanmoins, la science est assez proche de la vérité pour suffire à la plupart des besoins pratiques, mais non pour tous. Dans la science, quand il ne s'agit que d'une connaissance qui ne peut qu'être approximative, l'attitude de l'homme est expérimentale et pleine de doutes. » [Bertrand Russell, Essais sceptiques, 1933, Chapitre XII, trad. A. Bernard]

Pour revenir à la réalité concrète faisant de vous-même, et de ceux mis en exergue ici, des « "Verts" de peur », je prends à titre d'illustration les deux films d'anticipation qui ont entraîné des centaines de millions de Terriens, voire davantage, dans votre « frousse » commune. Le premier est celui d'Al Gore, Une vérité qui dérange, et l'autre celui de Yann Arthus-Bertrand, Home.

Or le problème pour Al Gore, que personne n'avait découvert si écologiste durant sa vice-présidence, est qu'après avoir fait beaucoup de recommandations aux Autres dans la manière de ne pas gaspiller les ressources de la planète, il a été « épinglé » comme ayant eu, dans sa propriété du Tennessee, un relevé de consommation électrique dix fois supérieur à celui de ses voisins  - certes, il a ainsi simplement confirmé que le dicton, les conseilleurs ne sont pas les payeurs, c'est-à-dire qu'ils ne paient pas forcément d'exemple, est vieux comme le monde !

Quant au film de Yann Arhus-Bertrand, qui peut affirmer avec certitude qu'il n'a eu aucune incidence sur la décision de citoyens français, entre autres, qui ne fonctionnent pas moins sur la crainte et l'espoir que leurs plus lointains aïeux dans leurs rêves de vie éternelle, DEMAIN, et de monde idéal, toujours DEMAIN ? Toutefois, faute de preuve, je me garde bien de vous faire un procès d'intention sur ce point, mais il n'empêche que même la question controversée des OGM n'a pas dû être sans incidence sur votre succès.

En effet, malgré la « relativité » indéniable de la science jusqu'à la fin des temps, les prophètes de malheur finissent par prospérer sur la « crainte » qu'ils instillent dans les esprits crédules de ceux qui se retrouvent toujours, à terme, naïfs, cocus et frustrés ! A leur décharge, je me dois de reconnaître que nous sommes davantage portés par nature à « croire » qu'à « penser vraiment », autrement dit à « réfléchir », mais il n'y a pas de fatalité à cela - comme Spinoza et quelques autres en ont apporté la preuve !

Avant d'avancer mon tout dernier argument sur le fond, je vous fais seulement remarquer que vous fonctionnez aussi sur l'espoir quand vous croyez naïvement que tous les humains de la planète - tous Etats, groupes les plus divers et individus confondus - seraient capables d'agir, de manière unanime, même dans le cas où leur survie serait menacée - là aussi, pour reprendre votre propre expression, tout à fait de circonstance : « Vous vous foutez le doigt dans l'œil jusqu'au coude » ! ! !

En conclusion, outre les arguments déjà évoqués, dont j'attends avec beaucoup de curiosité vos éventuelles objections, scientifiquement et philosophiquement étayées, afin de ne pas vous exposer au « ridicule » du jugement de la science de demain, je termine avec l'argument indépassable tout aussi incontestable pour le premier scientifique venu. Je parle ici du mouvement universel et perpétuel des choses de notre monde, lequel est à l'origine de leur constante transformation au point qu'aucune chose, à commencer par nous-mêmes en tant que chose pensante, n'est à n'importe quel moment ce qu'elle était exactement l'instant d'avant.

En clair, rapporté à l'échelle de notre univers, la configuration générale de toutes les choses qui le constituent est en incessant changement, de telle sorte que RIEN n'est stable - hormis le changement, précisément ! Et c'est dans ce monde en perpétuelle transformation que vous garantissez «absolument» aux citoyens du monde leur prétendu pouvoir à stabiliser le climat de la planète, de surcroît à leur convenance - pourquoi pas finalement, puisque « Yes, we can », paraît-il, méthode Coué oblige ? ! Encore faudra-t-il qu'elle nous explique comment « arrêter le mouvement universel perpétuel » - ils sont vraiment forts, ces « rêveurs » ! ! !

Afin de vous permettre de peaufiner vos arguments en faveur de vos «croyances au miracle» scientistes et idéologiques, je joins à ce courrier ma lettre du 18 septembre 2008 à Nicolas Sarkozy, ainsi que celles du 20 décembre 2008 à Nathalie Kosciusko-Morizet et du 20 janvier 2009, adressée en envoi recommandé avec accusé de réception à Jean-Louis Borloo ; des lettres toujours sans réponse à ce jour, hormis le récépissé officiel de l'Elysée ainsi que le reçu postal du ministère de l'Environnement - et pour cause, forcément !

A défaut de votre argumentation contraire, intellectuellement et philosophiquement étayée, vous manifesteriez clairement votre intention délibérée de continuer à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du monde, à l'exemple de toutes les prétendues élites de l'époque, dénoncées dans le texte annexé, Mensonges et lâcheté des élites.

Je vous remercie de votre attention et vous prie d'agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

Annexe : Lettre du 18 septembre 2008 à Nicolas Sarkozy
             Lettre du 20 décembre 2008 à Nathalie Kosciusko-Morizet
             Lettre du 20 janvier 2009à Jean-Louis Borloo
            Texte, Mensonges et lâcheté des élites

 


 

                           

L'article reproduit ci-après et publié dans Le Monde du 26 juin, sous le titre « Illusion perdue », me donne une excellente occasion de rappeler mon incessante dénonciation du catéchisme soi-disant universel contemporain, ou Déclaration universelle des droits de l'Homme de 1948.

 

En effet, malgré le constant rappel à ses prescriptions par les « vertueux » zélateurs de l'époque, la planète entière ne cesse de faire la preuve de son inapplication réellement universelle - précisément depuis 1948, l'ère du stalinisme encore triomphant pour de très nombreuses années !

 

Ce n'est sûrement pas sans raison, d'ailleurs, qu'en dépit de sa prétention universelle affichée, cette déclaration n'avait été adoptée, en son temps, que par quarante-huit Etats sur les deux cents que compte approximativement notre monde d'aujourd'hui.

 

Je suis d'autant plus à l'aise pour dénoncer ce nouveau catéchisme, malgré ses louables intentions, que je n'ai eu de cesse depuis plus de dix ans de montrer, voire de démontrer, à nos soi-disant « élites, tous milieux confondus [Médias, politiques, intelligentsia (prétendus intellectuels ou pseudo-philosophes) et associations moralisatrices à sens unique], que, dans notre monde où TOUT est relatif, RIEN ne peut être absolu, et a fortiori prétendre exprimer l'Absolu, LA Vérité absolue - sauf à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire !

 

A ce jour, j'attends toujours les réfutations, a fortiori les démonstrations contraires, de l'une ou l'autre des soi-disant élites médiatisées nommément dénoncées, parmi lesquelles je peux au moins mentionner Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy - deux présidents de la République, excusez du peu ! -, dont mes lettres ont été publiées, ici, en leur temps, sans oublier ma lettre du 27 novembre dernier à Ramatoulaye Yade-Zimet, adressée en envoi recommandé avec accusé de réception, qui avait pour objet tout aussi sans ambiguïté « Droits de l'homme et "débilité intellectuelle" ».

 

En effet, fonctionner sur la Foi, c'est-à-dire sur la « croyance au miracle », n'est pas la meilleure manière d'utiliser la Raison. Le quotidien Le Monde ne pouvait donc mieux faire, malgré ses regrets tardifs, qu'utiliser le mot « illusion » pour reconnaître qu'il était tombé dedans à pieds joints ; et pire, il les a fait mensongèrement partager à tous les « croyants au miracle » depuis soixante ans - mais ne croyez pas pour autant qu'il va cesser de le faire, car c'est trop « juteux » de condamner moralement les Autres, fut-ce sur des illusions, du vent, en somme ! ! !

 

Toutefois, il n'en va pas autrement de France Culture, ce média à usage des élites précisément, dont ma lettre du 15 janvier dernier était pourtant intitulée sans ambages, « "Religion des droits de l'homme" et autres "croyances au miracle" »- or, non seulement France Culture ne répond pas aux accusations démontrées, mais cette radio élitiste, paraît-il, continue imperturbablement à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du monde !

 

Par ailleurs, le grand ordonnateur des prétendus Bien et Mal absolus sur Terre, celui qui dit tout et son contraire, Bernard-Henri Lévy en l'occurrence, n'est pas en reste de lâcheté et de malhonnêteté intellectuelles sur cette question comme sur bien d'autres, ainsi que le confirme l'abondant courrier adressé en vain depuis le mai 2000 jusqu'au 19 mai 2008, et toujours sans réponse à ce jour - fut-il expédié en envoi recommandé avec accusé de réception !

 

En dépit du silence et du refus de débattre de ceux qui conditionnent l'opinion d'aujourd'hui, fut-ce de façon diamétralement opposée, j'affirme, et réaffirme, qu'aucun catéchisme, qu'il soit religieux, idéologique, etc., n'exprime, et n'exprimera jamais, rien d' « absolument absolu » dans ses commandements et ses interdits, ainsi que leur diversité et leur opposition suffisent à l'établir - lorsque deux vérités s'affrontent, ni l'une ni l'autre, en effet, ne saurait être absolue pour des raisons maintes fois explicitées ici ou là !

 

Tout catéchisme édicte donc seulement des règles «fictivement  absolues», absolutisées ; autrement dit, du contenu pensé « relatif » mensongèrement élevé à l'Idéal, ou fallacieusement érigé en absolu. C'est pourquoi même le catéchisme prétendument universel demeure, et demeurera toujours, à l'état de « vœux pieux », puisqu'il est définitivement impossible de transposer l'Idéal dans le quotidien - sauf encore à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire !

 

Or, non seulement, ce catéchisme contemporain n'est en rien absolu, mais il n'est même pas « universel », et vous pourrez attendre longtemps qu'il le devienne. Ahmadinejad n'est pas une exception sur la planète, pas plus demain qu'aujourd'hui, et je peux donc certifier à tous les vivants de l'époque qu'ils ne verront pas, avant de mourir, l'adoption de ce catéchisme soi-disant universel par tous les Etats de la planète, comme j'en lance le défi à l'Onu elle-même.

 

Même renvoyée à cent ans, longévité maximale humaine sauf très rares exceptions, cette problématique adoption ne fait pas le moindre doute pour moi ; pas plus d'ailleurs, que l'autre «  Grande illusion » de notre époque prévoyant de stabiliser le climat de la planète, à notre guise, pour l'éternité - dans un monde, où TOUT est en perpétuel mouvement !

Certes, mes éventuels détracteurs, toujours prêts à croire au miracle, m'objecteront avec les frères Bogdanov que les humains vivront bientôt deux cent cinquante ans, grâce à un procédé permettant la régénérescence des cellules : DEMAIN, toujours DEMAIN et seulement DEMAIN, à la saint Glinglin ! Et pourquoi pas aussi mille ans, après-demain, au point d'atteindre, de fil en aiguille, la vie éternelle seulement réservée jusqu'ici dans un imaginaire au-delà ? ! En tout cas, il faudra beaucoup de temps aux humains, et même mille ans n'y suffiraient pas, pour que leurs illusions de toutes sortes soient définitivement perdues ! ! !

 

Compte tenu de ce qui précède, et sauf arguments contraires dûment étayés intellectuellement et philosophiquement, l'époque aura montré sa « débilité intellectuelle » en croyant sans cesse au miracle, et pour en donner une preuve concrète bien réelle, je me réfère au dernier baromètre d'opinion de l'hebdomadaire Le Point, où Rama Yade obtenait « 68% » d'opinion favorable - il faut le faire, en défendant des balivernes, reconnues même par le quotidien Le Monde !

 

Et le comble pour celle qui défendait bec et ongles le catéchisme universel, comme l'atteste son hypocrite déclaration contre Mouammar Kadhafi, c'est que son dépit d'être rétrogradée au Secrétariat aux sports a même donné l'occasion d'établir qu'elle-même ne respecte pas les droits de l'Homme, précisément en matière de liberté d'expression.

 

En effet, au cours de son allocution officielle, lors de la passation de pouvoir, sa mesquinerie de « gamine trop gâtée », qui n'appréciait pas un commentaire d'Alain Duhamel évoquant sa rétrogradation aux sports, lui a demandé de « se taire » : un « Taisez-vous, Duhamel », qui n'est pas sans rappeler le « Taisez-vous, Elkabbach » du démocrate stalinien Georges Marchais en son temps - démocrate, au sens de « démocratie populaire » évidemment !

 

Or, un journaliste ainsi prié par un membre du gouvernement de tenir sa langue, ça ressemble à de la « censure » ! En fin de compte, et tout au moins en France,  les droits de l'Homme, à part bâillonner la liberté d'expression, ça sert à quoi en matière de liberté, d'égalité et de fraternité ? ! A en juger par le sort inégalitaire de la femme sur le continent africain et en terre d'islam, pas à grand-chose ! ! !

 

Pour terminer, si j'ai qualifiée d'hypocrite la vive déclaration de Rama Yade vis-à-vis du dictateur libyen, c'est au vu de son sourire enjôleur décoché lors de son arrivée à Tripoli avec Nicolas Sarkozy, le 24 juillet 2007, ainsi que l'illustre le cliché joint pour ceux qui peuvent techniquement le visionner. Rama Yade est bien loin, toutefois, de mériter seule l'accusation d'hypocrisie, car celle-ci concerne tous les égoïstes bienpensants, notamment tous ceux qui font l'opinion sur la seule base de leurs devises favorites : « Je suis vertueux, donc je condamne. » - à moins que ce ne soit l'inverse ! -, ou encore : « Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais » ! ! !

 

Annexe : I - Article du quotidien Le Monde

Illusion perdue

LE MONDE | 26.06.09

 

Le président de la République a mis fin, à l'occasion du remaniement ministériel, à une expérience inédite en Europe : le secrétariat d'Etat français aux droits de l'homme. Le premier ministre, François Fillon, s'en est expliqué sans ménagement, mercredi 24 juin, en concluant que ce poste était "très difficile" et "pas extrêmement efficace".


La création de ce portefeuille et, tout autant, le choix de le confier à
Rama Yade avaient été l'un des symboles du premier gouvernement Fillon. Cette initiative traduisait la volonté de Nicolas Sarkozy de se démarquer de son prédécesseur, Jacques Chirac, notamment sur la Russie de Vladimir Poutine ou sur le Darfour. Se plaçant "du côté des opprimés", le président nouvellement élu adressait ainsi, le 7 mai 2007, un signal très fort à "tous ceux qui sont persécutés par les tyrannies et les dictatures : le devoir de la France est d'être à leurs côtés".


Bien sûr, les doutes n'ont pas manqué sur l'apparition d'un secrétariat d'Etat qui, faute d'homologues chez les partenaires de la France, peinerait à créer des synergies. De même, l'on s'est interrogé sur la capacité d'une novice à ce poste. Rama Yade est loin d'avoir démérité. Son succès médiatique et son choix de plusieurs thèmes-phares, comme le combat international pour la dépénalisation de l'homosexualité, lui ont permis d'exister et d'apporter un supplément d'âme à la diplomatie française.


Elle n'en a pas moins éprouvé l'étroitesse de ses marges de manœuvre : pour une déclaration fracassante à propos du "Guide" libyen, elle a été contrainte au silence, par exemple lors du déplacement, en avril 2008, de M. Sarkozy en Tunisie, où il jugea que "l'espace des libertés progresse" dans ce pays.


Surtout, au fil des mois, la "realpolitik", les intérêts économiques et les calculs stratégiques ont effacé les élans initiaux de M. Sarkozy. Les "200 000 morts en Tchétchénie" et les assassinats politiques en Russie ont été "oubliés" lors de ses déplacements à Moscou. Le voyage à Pékin, en août 2008, malgré l'absence d'améliorations au Tibet, fut un autre tournant. Le coup de grâce a ensuite été porté par
Bernard Kouchner, le ministre des affaires étrangères, pour qui "il y a une contradiction permanente entre les droits de l'homme et la politique étrangère d'un Etat".


La suppression du secrétariat met peut-être fin à une contradiction, voire une hypocrisie, de l'Elysée. Mais, en le créant, la France s'était portée en pointe dans la défense, plus urgente que jamais, de droits dont l'universalité est contestée. Le signal envoyé aujourd'hui ressemble à une illusion perdue.


Article paru dans l'édition du 26.06.09


II - Lettre du 27 novembre 2008 à Rama Yade 

 

Le 27 novembre 2008

 

Objet :

« Droits de l'homme et "débilité intellectuelle" »

 

Madame Ramatoulaye Yade-Zimet

Secrétariat aux droits de l'homme

37, quai d'Orsay

75007 Paris

 

Madame,

 

Votre intervention devant un cénacle de faiseurs d'opinion parisiens bien-pensants, au cours de l'émission de Laurent Ruquier, On n'est pas couché, diffusée sur France 2 le 8 courant, me donne, non seulement l'occasion de vous rappeler ma lettre du 10 août 2007, toujours sans réponse à ce jour, mais de dénoncer, une fois de plus, les mensonges et les « croyances au miracle » sur lesquels continuent de fonctionner la collectivité humaine en général, et la société française en particulier.

 

Toutefois, contrairement à ma lettre du 18 septembre dernier à Nicolas Sarkozy, dont le récépissé postal constitue l'unique réponse à ce jour, je me borne à traiter ici de votre domaine spécifique, examiné sous l'angle plus étendu de la superstition moraliste sur laquelle se fondent les « droits de l'Homme ». Cette limitation du champ de la controverse est d'autant plus justifiée que la relecture du courrier précédent, toujours à votre disposition, confirme que tout vous avait déjà été exposé en matière de Superstition, au sens très précis d' « absolutisation du relatif » tel que donné à cette expression par le philosophe juif allemand Constantin Brunner (1862-1937).

 

Je vous rappelle néanmoins pour mémoire que l' « absolutisation du relatif », expression de notre penser superstitieux d'où proviennent tous les mensonges et toutes les « croyances au miracle » du monde, est un procédé intellectuellement malhonnête consistant à présenter comme absolu, comme réalité ou Vérité absolue, le contenu pensé dans et sur (à propos de) notre monde, un monde où TOUT n'est pourtant que relatif - sauf à vous-même ou à quiconque de démontrer le contraire, notamment en matière de droits de l'Homme ! ! !

 

Ce penser superstitieux - du seul fait d' « absolutiser le relatif » - s'exprime dans la religion, toutes religions confondues - monothéistes ou non -, dans la métaphysique [Doctrine matérialiste depuis notamment Aristote jusqu'au scientisme contemporain, positivistes inclus, et scolastique idéaliste, ou pseudo-philosophie spiritualiste de Descartes ou de Kant, entre autres « philosopheurs » avec leur Dieu-Créateur disposant d'un prétendu « libre arbitre »], dans l'idéologie, toutes les idéologies sans exception - illusion altermondialiste incluse -, et dans le moralisme [Morale et condamnations moralisatrices des Autres au nom de LA Morale : LAQUELLE ?], tous catéchismes réunis, y compris le catéchisme soi-disant universel contemporain, ou Déclaration universelle de 1948, dont seule l'inobservation est réellement universelle et son impuissance sempiternelle - sauf à vous-même ou à quiconque d'établir le contraire à l'aune de l'actualité de la planète, France incluse, et de son devenir durant les six décennies suivant la promulgation de son catéchisme pseudo universel !

 

Ainsi, compte tenu de ces considérations générales, qu'il ne vous est pas interdit de contester sur le fond, il s'avère que le titre de votre livre,  Les Droits de l'homme expliqués aux enfants de 7 à 77 ans, est particulièrement bienvenu pour assimiler la « croyance » aux droits de l'homme à la croyance au Père Noël, puisque même Jeane Kirkpatrick, militante des droits civiques, n'hésita pas, alors, à franchir ce pas en faisant le parallèle entre la Déclaration de 1948 et la lettre au Père Noël - des vœux pieux, qui se matérialisent par quelques « coups » ici et là, ainsi que par les inévitables « on doit », on « devrait », « il faut », il faudrait » et autres expressions du même acabit à jamais sempiternelles de toutes les promesses de croire pouvoir changer le monde !

 

Le problème est que la « croyance au miracle » en des droits de l'homme à l'avenir radieux ne concerne pas seulement des enfants de 7 ans, encore bien crédules, mais des adultes censés dotés de « RAISON » parmi lesquels nombre de chefs d'Etat et pléthore de faiseurs d'opinion publique dénoncés nommément dans le texte, Mensonges et lâcheté des élites, déjà annexé à mon précédent courrier.

 

A la réflexion, qu'il s'agisse seulement des droits fondamentaux de liberté et d'égalité, la Déclaration universelle de 1948, difficile à dépasser en promesses dans l'avenir le plus lointain, garantit tout simplement aux humains, d'aujourd'hui et de demain, de parvenir à transposer l'Idéal dans le quotidien en éradiquant les sempiternels maux de l'humanité, à commencer par ses divisions à l'infini ainsi que ses multiples formes de discrimination, et en établissant, de manière universelle et définitive : paix, justice, liberté, égalité et démocratie idéales - certes, DEMAIN, toujours DEMAIN, seulement DEMAIN, à la saint Glin-glin, ou si vous préférez « au bout du bout », selon votre expression, sur RMC Info, signifiant en clair : JAMAIS ! ! !    

 

« Croire » pouvoir transposer l'Idéal dans le quotidien, ou introduire l'Absolu dans le relatif, philosophiquement parlant, c'est le signe le plus manifeste de la « débilité intellectuelle » parvenue à son apogée !  Ainsi la débilité intellectuelle de l'époque, de toutes les époques, s'exprime en toute occasion, où la Foi affiche sa suprématie sur la Raison universelle des humains sans jamais démontrer la moindre de ses affirmations gratuites ou de ses vœux pieux. Elle exige seulement de « croire », et les humains d'aujourd'hui ne s'en privent pas, au point même que l'expression moyenâgeuse « credo, quia absurdum » est on ne peut plus vivace !

 

Votre entretien du 30 octobre dernier avec Roselyne Febvre sur France 24 suffit largement à l'illustrer avec ses multiples effets d'annonce, puisque les droits de l'homme, certes largement bafoués sur tout le continent africain plus qu'ailleurs, notamment en matière de discrimination sexiste, religieuse, homophobe et ethnique - un comble pour « nos » donneurs de leçons de morale, qui en proviennent ! -, mais ils le sont également en Europe, mais également en France où la liberté d'expression n'est qu'un leurre sous l'action de groupes communautaristes, dont les membres ne sont pourtant - forcément ! - ni plus ni moins irréprochables que les Autres, ce qui devrait les dispenser à jamais de faire la morale à la France et aux Français - sauf à vous, évidemment, d'établir le contraire ! ! !   

 

Et ils sont pourtant des centaines de millions de fous, de doux rêveurs,  à travers le monde, qui, au lieu de penser « vraiment », de réfléchir tout simplement, continuent à répéter leur litanie, à scander leurs slogans d'un monde nouveau, d'un autre monde, d'un monde meilleur, d'un monde juste, etc., tout comme ceux d'autrefois, mais certains d'aujourd'hui encore, processionnaient en s'imaginant que leurs rites et leurs prières pourraient faire tomber la pluie - les « religieux » du catéchisme universel, prêtres et fidèles confondus, en sont encore là dans leurs croyances au miracle !

 

Le pire est que, non seulement les droits de l'Homme n'ont aucune réalité dans leur pratique planétaire au quotidien, mais ils n'ont même pas de réalité absolue en théorie. En effet, aucun catéchisme du monde  n'exprime quoi que ce soit d'absolu, et pas davantage le catéchisme universel, comme suffit à l'établir une immense contradiction en matière de liberté d'expression dans ses articles 19 et 29 - sauf à vous de démontrer le contraire !

 

En réalité, le catéchisme des droits de l'homme est un concurrent direct des catéchismes religieux, et son « Dieu-Morale », qui a pris la relève du Dieu « trois-en-un » des religions monothéistes, sert surtout ici, aujourd'hui encore plus qu'hier, à dicter LA Morale, et en conséquence à faire culpabiliser les Autres pour le plus grand profit de toutes les communautés et associations moralisatrices à sens unique et adeptes du « deux poids, deux mesures », ce qui n'était pas le cas avant 1981 - sauf à quiconque d'établir le contraire, puisque vous n'êtes pas en mesure de juger personnellement d'une époque où l'identité nationale ne se déclinait pas en groupes communautaristes ethniques ou religieux bénéficiant de droits supplémentaires au nom de la « discrimination positive », et non au seul mérite de l'école républicaine, de la maternelle à l'Université !

 

Comme je crois avoir amplement établi dans ma lettre du 18 septembre dernier à Nicolas Sarkozy, arguments intellectuels et philosophiques à l'appui, les mensonges et les « croyances au miracle » de l'époque, je n'argumente pas davantage ici, mais je n'en attends pas moins vos éventuelles objections au contenu de ce courrier, pourvu qu'elles soient intellectuellement et philosophiquement étayées sur le fond.

 

Je ne peux m'empêcher toutefois de relever l'inexactitude de votre propos, incohérent au vu de la réalité mondiale d'aujourd'hui, puisque vous n'avez pas hésité à dire: « Sans les droits de l'homme, il n'y aurait pas eu l'abolition de l'esclavage ! » Certes, sur la promesse en papier des droits de l'homme de 1789 et de 1948, l'esclavage est théoriquement aboli, mais dans la réalité actuelle du terrain, il perdure sur le continent africain, ainsi que l'a établi Malek Chebel dans son ouvrage, L'esclavage en terre d'islam, publié par les Editions Fayard en 2007 - et vous ne pouviez pas l'ignorer !

 

C'est pourquoi, dans un monde où la Raison, et non la Foi, ferait la loi, une telle contradiction entre votre propos et la réalité du terrain suffirait à vous disqualifier dans votre fonction, au motif de vérité partielle et partisane ; certes, vous n'en avez pas l'exclusivité dans le monde politique - et pas seulement -, mais c'est tellement « juteux » de faire culpabiliser les Autres, individus et groupes individus, sans être soi-même « irréprochable » !

 

En résumé, ainsi que l'avenir le plus lointain ne pourra que le vérifier, en me donnant ainsi raison, j'affirme sans aucune ambiguïté que « RIEN », pas même le catéchisme universel contemporain, n'est en mesure de transposer l'Idéal dans le quotidien, de faire de notre monde un monde idéal, parfait, avec des humais à jamais imparfaits - sauf à vous ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire !

 

Le « croire » possible, sans apporter jamais aucun argument contraire, c'est précisément le signe indéniable de la « débilité intellectuelle » de l'époque, fondée sur la Foi et non sur la Raison, comme votre embarras sur le plateau et de multiples contradictions continuelles entre la théorie, l'Idéal, et la pratique, la réalité quotidienne du monde, en sont l'illustration. Quant à le « faire croire » au moyen du catéchisme universel, c'est une « escroquerie » intellectuelle planétaire, qui manipule et trompe sciemment l'opinion mondiale.

 

En conséquence, vous ne pouvez pas vous dérober encore une fois, sauf à manifester par votre obstination dans le silence et le refus de débattre votre intention délibérée de continuer à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du monde - ceux d'hier et d'aujourd'hui, mais également de demain s'ils perdurent !

 

Dans l'attente de vos éventuelles objections, intellectuellement et philosophiquement argumentées, je vous remercie de votre attention et vous prie d'agréer, Madame, mes salutations distinguées.

 

Annexe : Lettre du 18 septembre 2008 à Nicolas Sarkozy



III - Photo de
Rama Yade et Mouammar Kadhafi à Tripoli

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En réponse à ma longue lettre du 8 mars dernier, ayant pour objet, « "SACRÉ" : le "VRAI" et le faux », à laquelle était jointe mon courrier du 18 septembre 2008 à Nicolas Sarkozy, « Philosophie, euthanasie et "débilité intellectuelle" », j'ai enfin reçu une brève réponse manuscrite de Régis Debray en provenance de l'Association Médium, la revue trimestrielle qu'il dirige, et dans laquelle il m'écrit :

 

Cher monsieur,

 

Aucun refus de débattre, votre lettre m'est parvenue bien tard, via un éditeur aux stagiaires débordés (celle du 19 mai, pas l'autre). Je ne crois pas au miracle et n'ai jamais mêlé l'absolu aux affaires politiques, où je pratique un relativisme plutôt débonnaire.

 

J'explique cela dans cinq ou six ouvrages, dont « Supplique aux progressistes du XXIème siècle » (Gallimard) et n'ai guère le temps de recopier ici l'argumentation demandée.

 

Respectueusement vôtre,

 

Régis Debray

Ce qui est curieux avec tous ces « faux penseurs », qui font aujourd'hui l'opinion, c'est qu'ils n'ont jamais le temps, comme l'a également prétexté Michel Onfray pour ne pas avoir à répondre sur le fond, ou bien ils vous renoient toujours à leurs ouvrages,
à l'exemple de François Bayrou en un temps où il me répondait sur l'islam et l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, tout en me recommandant la lecture de son livre sur Henri IV, "Ils portaient l'écharpe blanche", les premiers siècles de la réforme", en souvenir des conflits religieux de ce temps-là, mais sans me faire connaître pour autant son point de vue personnel et ses objections éventuelles.


Je préfèrerais nettement qu'ils répondent directement à mes accusations argumentées contre le penser superstitieux, qu'il soit religieux, idéologique ou moraliste, en soulevant leurs légitimes objections, pourvu qu'elles soient intellectuellement et philosophiquement étayées, et pas de simples affirmations non fondées.

Au vu de la brève carte de Régis Debray,
je retiens néanmoins qu'  « il n'a jamais mêlé l'absolu aux affaires politiques », et c'est là précisément que le bât blesse, d'autant qu'il ajoute «où je pratique un relativisme plutôt débonnaire.»

Il ne m'en faut pas davantage pour établir que « pratiquer le relativisme, sans jamais mêler l'absolu », c'est la meilleure des manières de conforter le penser superstitieux, entre autre idéologique. En effet, comme je l'écris sans cesse, le débat est biaisé puisque le « véritable » débat d'idées ne consiste pas à opposer, « à l'infini », des points de vue relatifs partisans à d'autres, tout aussi relatifs et partisans, mais à les confronter, tous sans exception, à l'Absolu, réalité ou Vérité absolue.

 

Elle seule est en mesure d'invalider tous les points de vue relatifs partisans des religions, des conceptions métaphysiques matérialistes ou idéalistes, des idéologies et des morales dans leur prétention à exprimer l'absolu véritable - eux, les menteurs, n'expriment jamais qu'un « absolu fictif », lequel n'est rien d'autre que le  penser relatif, mensongèrement érigé en absolu, ou élevé à l'Idéal !

 

C'est pourquoi, ne pouvant me satisfaire de la réponse de Régis Debray, je décidai de relancer le débat avec un premier courriel, posté le 13 courant à 13 :34, dont le texte suit :

 

Monsieur,


J'accuse réception de votre courrier du 8 courant et vous en remercie, tout en regrettant vivement que vous "bottiez en touche" sur le fond.


Quelles que soient les raisons de votre refus de débattre, il n'en constitue pas moins, en effet, un frein à la lutte contre la Superstition sous toutes ses formes (religion, métaphysique matérialiste ou idéaliste, idéologie et moralisme).


En conséquence, ce manque de débat contribue grandement à la diffusion des mensonges et des "croyances au miracle" du monde, notamment en matière d'idéologie et de moralisme, où l'on peut impunément, mais non moins mensongèrement, promettre un "ordre juste", et surtout faire culpabiliser les Autres pour en tirer profit en restreignant la liberté d'expression, dès qu'elle contrarie des intérêts égoïstes de toutes sortes, individuels et collectifs, ainsi qu'il en va de ceux des groupes communautaristes, aujourd'hui.


Certes, c'est le fonds de commerce électoral de la gauche, mais ceci n'est pas une raison suffisante pour manipuler et tromper sciemment l'opinion ; d'autant moins, que les manipulateurs, les marchands d'espoir en général, viennent de constater à leurs dépens que ce n'est pas, un gage de succès dans les urnes, pas plus que l'antisarkozysme primaire.


En conclusion, j'estime que lorsque l'on est considéré par l'opinion, à juste titre ou non, comme un "philosophe", la moindre des choses est de ne pas se cacher derrière son petit doigt, sauf à manifester son intention délibérée de continuer à colporter les mensonges et les "croyances au miracle" du monde, comme depuis les temps les plus reculés.


A défaut de débattre, il ne vous est pas interdit d'écrire des livres dénonçant la Superstition dans ses divers modes d'expression - je suis d'autant moins susceptible que la pensée philosophique de Spinoza et Brunner ne m'appartient pas !


Je vous remercie de votre attention et vous prie d'agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.


Pris d'un doute quant à la date de la lettre réellement lue, j'adressai un nouveau courriel à Régis Debray, posté le 14 courant à 16:25, dont le contenu est le suivant :


Monsieur,

Je constate, après avoir lu votre carte du 8 courant, que je vous ai peut-être répondu trop rapidement.

En effet,  en la relisant, je m'aperçois que vous ne semblez pas avoir reçu ma lettre du 8 mars dernier, pourtant adressée en envoi recommandé avec accusé de réception aux Editions Gallimard, de sorte que vous n'avez pas pu saisir le ton agressif de ma lettre du 19 mai, justifié par votre silence, et je vous prie de bien vouloir m'en excuser.  


En conséquence, je juge utile de vous la faire parvenir à nouveau ainsi que ma lettre du 18 septembre 2008 à Nicolas Sarkozy, et celle du 13 mai dernier à France Culture, accompagnée du texte, Mensonges et lâcheté des élites, expliquant pourquoi j'enrage contre tous ceux qui refusent de débattre, en faisant ainsi le jeu du penser superstitieux dans ses divers modes d'expression.


J'espère que ceci vous permettra de me faire connaître vos éventuelles objections, intellectuellement et philosophiquement étayées, avec l'intention d'en tirer parti pour éviter de continuer à manipuler et à tromper l'opinion.


Je vous remercie de votre attention et vous prie d'agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.


Annexe   - Lettre du 8 mars 2009

              - Lettre du 18 septembre 2008 à Nicolas Sarkozy
              - Lettre du 13 mai 2009 à France Culture
              - Texte, Mensonges et lâcheté des élites
              - Texte, A propos de vraie philosophie


La balle est donc dans le camp de Régis Debray, et je verrai bien à l'usage si le défenseur implicite de l' « ordre juste », comme son accolade publique à Ségolène Royal n'en laisse pas douter, est réellement un philosophe, ou un « philosopheur », en m'apportant, ou non, des arguments intellectuels et philosophiques à l'appui d'une thèse prétendant ériger en absolu, ou élever à l'Idéal  quoi que ce soit de notre monde humain - fut-ce un « ordre juste » ! A défaut de réponse, bien entendu, il justifierait pleinement l'objet de ce texte, et je manquerai donc pas de le lui faire savoir...


[Les défauts de présentation constatés après publication sont indépendants de ma volonté]
                    

 

 

 

                       

 

 

 

 

 

 

 

 

J'en termine sur le fond avec la religion en général par la remarque suivante : si quelqu'un me faisait observer que l'absolu, ce « quid immatériel » dont je parle, qui est à la fois idéal, éternel, infini, parfait et immuable, c'est ce qu'il nomme « Dieu », je lui répondrai que ça tombe bien : Spinoza aussi ! A l'énorme différence près, néanmoins, que le Dieu spinoziste, ou substance, n'a pas créé notre monde à la manière dont un artisan fabrique un objet, et qu'il ne dispose pas non plus d'un prétendu « libre arbitre », comme le soutiennent les « philosopheurs » Descartes et Kant.

 

En bonne logique, cette soi-disant libre volonté aurait même laissé le libre choix à leur Dieu de créer, ou non, notre monde, et c'est donc une chance que nous soyons là ! Son libre arbitre est censé permettre aussi  au Dieu de la Superstition d'intervenir, à sa guise, dans les affaires de notre monde, ainsi qu'ils sont des milliards à le croire - vous n'alliez quand même pas penser que leurs prières, leurs offrandes, leurs pèlerinages et autres actions de grâce étaient totalement désintéressées !

 

En tout cas, si ce Dieu superstitieux avait eu véritablement le « libre choix » de nous créer à sa guise, il faut en conclure que nous serions aussi parfaits que lui, puisqu'il a créé les humains à son image - paraît-il ! Hélas pour notre monde et pour nous, le Dieu, ou substance, spinoziste a produit « nécessairement » notre monde, et non par un acte libre de sa volonté, sans être toutefois « extérieurement » contraint à le faire. C'est pourquoi le Dieu spinoziste, bien qu'existant et agissant en vertu de la seule « nécessité » de sa nature, est libre, tandis que nous sommes constamment déterminés par l'enchaînement infini de l'infinité des causes et des effets - conséquence du mouvement universel perpétuel -, et non par l'action d'un Dieu agissant selon sa libre volonté - sinon ce ne serait sûrement pas la pétaudière sur Terre, sauf à admettre l'impuissance de Dieu lui-même !

 

En conclusion sur la religion, il demeure que le dualisme religieux « créateur-création » implique la coexistence de « deux » absolus, ce qui est précisément la manifestation du penser superstitieux humain - sauf à Barack Obama, évidemment, ainsi qu'à tous nos « philosopheurs » nationaux contemporains, qu'ils soient adeptes du matérialisme ou de l'idéalisme, de démontrer le contraire. Toutefois, j'attends encore l'argumentation des prétendus intellectuels et pseudo-philosophes suivants pour apporter une contradiction d'ordre philosophique à la pensée de Spinoza et de Brunner : Abdelwahab Meddeb, Alain Finkielkraut, André Comte-Sponville, André Glucksmann, Bernard-Henri Lévy, Clément Rosset, Jean-Didier Vincent, Jean-Jacques Rosat, Luc Ferry, Malek Chebel, Marcel Gauchet, Maurice T. Maschino, Michel Onfray, Nicolas Tenzer, Pierre-François Moreau, Régis Debray, Robert Redeker et Roger-Pol Droit.

 

Leur silence et leur refus de débattre sur le fond, outre qu'ils justifient mon accusation de colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du monde, les décrédibilisent à jamais dans leurs condamnations moralisatrices, puisque celles-ci se fondent seulement sur leurs croyances superstitieuses de la religion, de l'idéologie et du moralisme, sauf à ces « faux » penseurs, évidemment, d'apporter la preuve du contraire - or, même celle-ci est aussi renvoyée à DEMAIN, toujours DEMAIN et seulement DEMAIN ! ! !

 

Il n'est pas plus acceptable pour autant que le président de la plus grande puissance mondiale fasse un discours, à vocation planétaire, en faveur d'une religion particulière, sans jamais montrer où le bât blesse avec l'islam ; et c'est pourquoi je parle d'apologie, là où « to apologize » serait plus approprié. En effet, parler de l'islam, et oublier de mentionner la sharia, le djihad et la fatwa, toujours d'actualité, la lapidation des femmes adultères, la pendaison d'homosexuels, les châtiments corporels inhumains (flagellation sanglante, amputation de la main,  entre autres), tout en citant le « saint Coran », à deux reprises, n'est pas la manière la plus honnête, intellectuellement parlant, d'évoquer les commandements et les interdits du Livre musulman. Il n'est pas moins que les autres une véritable « auberge espagnole » dans les contradictions de ses sourates et de ses versets, puisque même la « sainte Bible » - dixit Obama ! - n'en est pas exempte !

 

S'imaginer, de surcroît, qu'un discours planétaire, même de la part d'un président américain, suffirait à amender des pratiques d'un autre âge, c'est faire preuve de beaucoup de naïveté, mais aussi de cacophonie quand on est engagé dans des guerres contre des musulmans, lesquels, fussent-ils appelés « intégristes », n'en sont pas moins de fidèles croyants du Dieu du « saint Coran » - et d'autant que même le Christ se disait incapable de distinguer le bon grain de l'ivraie ! Par ailleurs, je ne suis pas certain qu'Allah désapprouverait cette ardeur dans la foi en lui ! ! !

 

Pour terminer sur le plan politicien, comme sa fonction m'y oblige, Barack Obama s'est bien gardé, dans sa tentative de donner à la planète une autre image de l'islam, de parler des massacres entre des chiites et des sunnites se réclamant pourtant de cette soi-disant religion de paix et de tolérance, mais s'entretuant pour une sombre question d'héritage, pas plus qu'il n'a évoqué les atrocités sans nom commises au Darfour par les cavaliers jenjawis musulmans, voire le sort réservé aux chrétiens dans certains pays musulmans, et non des moindres, entre autre.

 

Barack Obama vous a « niqués », car il était bien content, au moment opportun, de laisser croire tout ce qui se colportait dans l' « Obamania » d'alors, puisque seule sa possible élection l'intéressait, égoïsme humain oblige, ce que je serais bien le dernier à lui reprocher. Je n'en prédis pas moins que les quatre années à venir laisseront « au mieux » la planète dans l'état où elle est aujourd'hui, y compris à propos de l'islam, lequel n'aura toujours pas fait la paix avec la modernité du monde. Et pour appuyer mes dires, je recopie in extenso l'éditorial de Claude Imbert, L'effet Obama, publié dans le numéro 1918 de l'hebdomadaire Le Point du 18 juin 2008, où il écrit :

 

« Premier Noir de la Maison-Blanche, leader stratégique d'un occident découronné par une mondialisation qui resserre et confronte les civilisations, Barack Obama s'adresse à l'islam. Le procédé brave le « politiquement correct » occidental, tant il profile, nolens volens, le choc abhorré des civilisations. Pour l'exorciser, c'est pourtant à l'islam, à la foule indifférenciée  de ses fidèles, qu'Obama tend un rameau d'olivier.

 

Obama, certes, n'évite pas le brasier proche-oriental. Il l'approche avec des prudences de Sioux. Il affirme la légitimité d'Israël et son lien « indéfectible » avec l'Amérique. Il demande l'arrêt des colonisations juives, condamne la violence palestinienne, mais n'insulte pas l'avenir du Hamas. Autant de postures balancées qui ne compromettent ni n'engagent. La nouveauté, l'essentiel, c'est le message à l'islam, prononcé au Caire avec un souci théâtral d'altitude et de dignité.

 

Que restera-t-il de cette solennité œcuménique  lorsque la dure loi des conflits en effacera le souvenir ?Obama croit-il à la vertu entraînante de son message ? Ou veut-il d'emblée effacer l'agressivité prêtée à Bush, veut-il prendre le risque calculé du bon-vouloir, voire de l'angélisme,  avant que d'aventure il ait, un jour, à ressortir le glaive ?

 

Le rêve d'un monde multiculturel et pacifié où les civilisations accepteraient leurs différences, ce rêve-là inspire la rhétorique d'Obama. C'est peu dire qu'elle paraît encore bien irénique.

 

Les nations, les civilisations ont construit leur identité culturelle collective sur les quatre fameux facteurs pointés par Hérodote... il y a deux mille cinq-cents ans : « Même sang, mêmes mœurs, même langue, même religion ». Rien n'a changé sinon qu'au fil des temps c'est tantôt l'un, tantôt l'autre de ces ciments qui prend le dessus. Pour la civilisation islamique dominent la religion et les mœurs. La vitalité de l'islam, la soumission des fidèles,  la rigueur du message coranique, modèlent les Etats, régissent les mœurs, le statut des sexes, le rôle de la femme et sanctifient le lien familial. L'islam voit dans nos laïcités, dans l'individualisme occidental,  et ses licences le spectacle d'une altérité radicale, d'une « dégénérescence » pour sa propre survie.

 

De son côté, l'univers chrétien, son émancipation démocratique ont réduit le messianisme occidental. Une laïcité bienveillante, l'optimisme des Etats de droit, l'inclinent à la repentance et à la tolérance.

 

Le malheur est que la réciprocité n'est pas au rendez-vous. La tutelle divine arme et soutient les talibans, l'excitation pakistanaise, la théocratie iranienne, l'anarchie somalienne, yéménite, et j'en passe... Evoquant la « maladie épidémique » des croisades chrétiennes de notre passé, L'encyclopédie des Lumières remarque avec pertinence que « la nature humaine est capable d'associer extravagamment une religion douce et sainte avec le vice détestable de violence qui lui est le plus opposé ».

 

Le verbe d'Obama n'abolira pas de sitôt les croyances des peuples et les vices de la nature humain, les liens d'une pratique douce et du fanatisme. Son prêche aura-t-il ébranlé leur « extravagant » alliage ? Les hommes de bonne volonté l'espèrent. Faute de quoi il eut prêché dans le désert.

 

L'Iran, le tout premier, met le feu au lac. Entre l'islam noir et vindicatif d'Ahmadinejad, fanfaron de l'antisionisme, et l'islam plus modéré et réformateur de son adversaire Moussavi, la rébellion populaire ébranle un régime exténué d'échecs. Le gros million de révoltés qui bravent dans la rue la répression et Moussavi lui-même ne projettent pas, de façon délibérée,  la chute de la théocratie islamique. Mais la pression populaire déchire le rideau derrière lequel le Guide suprême et ses affidés manigancent l'essentiel du pouvoir. Et bien sûr celui, brûlant, du nucléaire.

 

L'élection présidentielle, et son climat de relative liberté, aura débordé le cercle fermé des arbitrages byzantins du clergé noir. Plus que les sanctions de l'Onu, la sanction du peuple contre une élection contestée bouscule le directoire de la théocratie islamique. Elle fait lever sur la première puissance régionale des orages désirés par l'obscure et universelle aspiration de liberté.

 

A l'heure où j'écris, nul ne peut dire si elle sera, une fois encore, matée. Si elle induira le régime à composer ou à se raidir. Et si le rameau d'olivier d'Obama verdira ou grillera dans son brasier.

 

D'ores et déjà, pour Israël qui s'angoisse, pour l'univers arabe et sunnite que trouble l'agitation perse et chiite, pour l'Occident qui évalue au jour le jour les risques d'un tel pandémonium, l'effet de la rébellion couvre d'un sombre nuage les rayons de l'effet Obama. Il n'en sort ni glorifié ni périmé. Mais son heure décisive sonne avant l'heure. » [Fin de citation]

 

Foi d' « islamophobe », comme dirait également Claude Imbert, qui n'en demeure pas moins aussi sceptique que moi sur l'effet du discours d'Obama concernant la marche radieuse de l'humanité sur l'un ou l'autre des six problèmes qu'il a clairement désignés dans son discours du Caire :

 

« The first issue that we have to confront is violent extremism in all of its forms.


The second major source of tension that we need to discuss is the situation between Israelis, Palestinians and the Arab world.

The third source of tension is our shared interest in the rights and responsibilities of nations on nuclear weapons.

The fourth issue that I will address is democracy.

The fifth issue that we must address together is religious freedom.

The sixth issue that I want to address is women's rights. »

 

Mais, bien entendu, il n'est interdit à personne de « croire au miracle » ! ! !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                  

OUI, Barack Obama vous a « niqués » ! Ce « vous » indifférencié vise tout particulièrement les millions, ici, les dizaines de millions, en Europe, et les centaines de millions, à travers le monde, d' « Obamaniaques » superstitieux, ces « croyants au miracle » découvrant le nouveau messie planétaire attendu en vain, depuis deux mille ans, dans l'espoir de transformer notre monde en paradis terrestre, en transposant l'Idéal dans le quotidien - ENFIN !

 

A en juger par l'Obamania hystérique des banlieues chaudes, ils étaient déjà infiniment nombreux à « croire » que même le racisme allait disparaître, ainsi que l'avait déjà prédit ce commissaire de série télévisée déclarant, voici plus de vingt ans, au cours d'une émission estivale sur TF I : « Dans vingt ans, le racisme aura disparu ! ». Les vingt années sont écoulées depuis longtemps, mais le racisme stricto sensu, cette forme spécifique de discrimination - une, parmi tant d'autres -, est toujours une réalité indéniable. Néanmoins, je doute fort que, plus de vingt ans après, ce prophète désavoué ait renoncé à « croire au miracle », car la Foi ne se raisonne pas - c'est pourquoi, à en croire un dicton le concernant en propre : « communiste un jour, communiste toujours ! » 

 

Quant à Obama, pas de doute qu'il allait réussir ce miracle puisque le messie nouveau était « noir », la couleur correcte exigée aujourd'hui, comme gage de vertu et de transformation possible du monde (cf. Nelson Mandela) ! Ce n'était pourtant que la moitié de la vérité, sauf à ignorer l'existence de sa mère, mais les croyants au miracle ne s'embarrassent pas des demi-vérités, par conséquent des mensonges, pour peu que ceux-ci aillent dans le sens de leurs illusions, ainsi que  Marx et les marxistes l'ont prouvé depuis bien longtemps - même si les indécrottables « rêveurs » ne sont toujours pas revenus de leurs illusions de jeunesse ! 

 

Afin d'établir ce que j'avance sur la manipulation dénoncée, mes arguments se fondent, à la fois, sur le slogan de campagne d'Obama, « Yes, we can », et sur la teneur du tout récent discours du Caire, apologie de l'islam à l'intention de la planète entière.

 

En effet, affirmer : « Oui, nous pouvons », en sous-entendant par-là « parce que nous le voulons », c'est recourir à la sempiternelle « méthode Coué » masquant l'immémoriale impuissance des humains à changer le monde dans le sens des infinies promesses inconsidérées, dont toutes se ramènent à croire pouvoir transposer l'Idéal dans le quotidien par l'action magique de notre soi-disant libre volonté : «  Je veux, donc je peux ! »

 

S'il suffisait de vouloir pour pouvoir, il y a longtemps que les humains auraient transformé la planète en paradis terrestre, réalisant ainsi un rêve multimillénaire, alors que le premier individu venu, pour peu qu'il soit lucide et intellectuellement honnête, est bien obligé de constater qu'il ne régit même pas son destin personnel à sa guise - comme il le voudrait !  Chacun, quel que soit son statut dans la société, du bas au sommet de l'échelle sociale, fait ce qu'il peut, pas ce qu'il veut !


Forcément, puisque, dans notre monde, « TOUT » (phénomènes naturels, évènements historiques, actions collectives et actes personnels) dépend, en réalité, non pas de notre prétendue libre volonté, mais de la « nécessité », au sens spinoziste du terme, telle que résumée dans cet extrait de l'Appendice de Éthique I :

 

« D'où il suit, en premier lieu,  que les hommes se croient libres parce qu'ils ont conscience  de leurs volitions et de leur appétit, et qu'ils ne pensent pas, même en rêve, aux causes qui les disposent à désirer et à vouloir, parce qu'ils les ignorent.»

 

Si notre volonté était véritablement libre, non déterminée, c'est-à-dire totalement  indépendante de l'infinité des causes et des effets de la chaîne causale infinie, ceci reviendrait à faire de toute volition, de tout acte volontariste de chacun, à tout instant, le premier maillon de la causalité infinie. Or, le simple fait d'être né - malgré nous ! - suffit à  témoigner de cette impossibilité absolue, puisque notre naissance nous a fait entrer ipso facto dans la causalité infinie remontant aux millénaires précédents, voire dans les millions d'années antérieures - sauf à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire - à commencer par ceux qui se disputent, aujourd'hui, la propriété d'une terre au nom d'un passé révolu depuis très longtemps,  depuis des millénaires !

 

Aussi, sauf à Barack Obama lui-même de démontrer la fausseté de cet extrait de Éthique I, et en attendant que les quatre années de son mandat le confirment, son « Yes, we can » n'était qu'une supercherie, un mensonge, une « escroquerie intellectuelle » à l'adresse des citoyens américains, voire de la planète entière en raison de l'Obamania ambiante. Certes, il avait été devancé, en cela, par la grande prêtresse d'un « ordre juste » mondial, réussissant aussi à « niquer » près de dix-sept millions d'électeurs en leur promettant d'élever, définitivement et universellement, l'égalité, l'ordre juste, au rang de l'Idéal, mais DEMAIN, toujours DEMAIN et seulement DEMAIN - à la saint Glinglin  comme dab !

 

Si je le répète sans cesse, c'est bien la preuve que j'ai encore et toujours raison, puisque la réalité du monde, ne serait-ce que dans ses infinies inégalités, ne m'a pas encore démenti - et pas davantage les menteurs, d'ailleurs, bien que très souvent invités à démontrer le contraire ! Forcément ! En effet, autant j'avoue être totalement incapable de prédire ce qui se produira dans des millénaires, autant je peux garantir, aujourd'hui, ce qui n'arrivera jamais jusqu'à la fin des temps humains - comme pourraient le faire tout aussi bien, d'ailleurs, tous « ceux qui ne croient pas au miracle » ! Celui qui me contredira, en démontrant le contraire, ne sera pas encore né avant que je sois mort - ni après, d'ailleurs ! ! !

 

Toutefois, pour répondre par avance à de légitimes réactions suscitées par  la critique de « Miss ordre juste », je fais remarquer que je ne mets pas sur le même plan les promesses relevant du domaine du possible, telle que l'augmentation du pouvoir d'achat, par exemple, puisqu'il suffirait d'une embellie en lieu et place d'une crise économique - comme il en fut dans les « trente glorieuses » - et celles appartenant au domaine de l'impossible - transposer l'Idéal sur Terre -, qui sont donc condamnées à rester lettre morte jusqu'à la fin des temps : changer la nature égoïste humaine, établir un « ordre juste » sur la planète entière, éradiquer universellement la violence, moraliser le capitalisme, aussi longtemps qu'il existera, etc., etc.

 

C'est tout ce qui fait la différence entre la théorie, l'Idéal, et la pratique, la réalité quotidienne, entre le possible et l'impossible, entre un pragmatique et un « rêveur », entre un messie,  fut-ce une femme, et un politicien ordinaire conscient de ses limites, ce dont ne témoignait pas davantage le slogan de campagne, « Ensemble, tout est possible ». Les politiciens, toutes tendances idéologiques confondues, sont décidément indécrottables dans leurs promesses de toutes sortes, dès lors qu'ils s'engagent à changer le monde - mais la faute à qui, sinon à ceux qui les suivent dans la quête de cet utopique Idéal, d'un « impossible rêve » ? !Aujourd'hui, par exemple, celui d'instaurer sur la planète un « climat sur mesure » pour l'éternité, alors que, précisément, les six milliards de volontés dites « libres » n'y sont pas intéressées, de manière consensuelle ! ! !

 

Faire mieux relève du domaine du possible, quoique jamais par la seule volonté prétendument libre de quiconque, tandis que rendre idéal notre monde, c'est absolument impossible jusqu'à la fin des temps. Et c'est pourquoi, sauf à l'intéressé ou à quiconque, évidemment, de me démontrer le contraire, Obama vous aura déjà « niqués » sur ce point, ainsi que l'a déjà illustré sa toute récente et timide réaction sur la situation en Iran - cinq mois à peine après son intronisation oficielle, son « Yes, we can » a déjà du plomb dans l'aile ! Et de l'Iran à l'islam, il n'y a qu'un pas, tout comme de l'islam au penser superstitieux - mais pas seulement l'islam, pour être honnête !

 

Certes, les Obamaniaques d'alors avaient négligé le prénom « Hussein » et le grand-père musulman, raillant ceux qui les mettaient en avant comme arguments anti-Obama. Or le discours du Caire, même s'il se voulait une main tendue avec la plus grande menace planétaire actuelle, était une apologie de l'islam, doublée de la «croyance au miracle» de le faire changer pour le plus grand profit de l'humanité, tremblant devant le choc annoncé des civilisations sans même remarquer que l'expansion hégémonique de l'islam remonte à sa prétendue « révélation ». Si vous l'ignoriez ou le niez, cent ans plus tard, en effet, les cavaliers musulmans étaient aux portes de Poitiers, sans succès, mais trois cents ans après, l'Espagne était envahie pour des siècles - jusqu'à la « Reconquista » !

 

Aujourd'hui, une heure, voire quelques heures, d'avion ou de bateau suffisent, fut-ce dans la clandestinité, autrement dit dans l'illégalité, pour faire de pays européens une terre d'islam, dont nos aïeux n'ont pas voulu, mais nos descendants comprendront pourquoi - vous avez dit « lâcheté des élites » ? ! A en juger par la toute récente proposition de loi envisagée par le député communiste André Gerin contre le port de la burqa en France, trente ans seulement après la nouvelle invasion, avérée par la croissance exponentielle des mosquées, passant d'une centaine en 1981 à plus de deux mille aujourd'hui, il faut croire que toutes les élites sans exception, de droite et de gauche, ont bien dû faillir quelque part en matière d'intégration républicaine, laquelle avait pourtant fait grandement ses preuves auparavant - précisément, parce que le principe de laïcité était alors une valeur sacrée de la République, tandis que nos élites ont cédé devant la pression de l'islam, et chacun sait bien ce qu'il advient, quand on met le petit doigt dans l'engrenage, comme le Kosovo, berceau de la Serbie, est là pour en témoigner ! ! ! 


A leur décharge, je veux bien admettre que leur angélique naïveté, sur fondement d'égalité absolue ou idéale, méconnaissait cet avertissement de Brunner, à vocation universelle et intemporelle : « Ménager la superstition aujourd'hui, c'est s'exposer, demain, à des dangers encore plus grands ! »

 

C'est pourquoi, même si j'accorde à Barack Obama une certaine honnêteté intellectuelle, un apparent équilibre dans ses propos du Caire, il n'en a pas moins servi de tribune à l'islam, cette expression du penser superstitieux au même titre que toutes les religions, mais pas seulement elles. Par ailleurs, les bienpensants d'ici ont fait suffisamment de tintamarre à propos du discours de Nicolas Sarkozy, au Latran, pour rester coi devant le discours de Barack Obama faisant l'apologie de l'islam dans la mesure où il a dissimulé ce qui fâche ; à ce jour, en tout cas, vous n'avez sûrement pas encore entendu le moindre mot pour dénoncer ce qui serait ici un scandale - le président actuel de la République venant vanter publiquement les seuls mérites de la superstition chrétienne, en dissimulant ses côtés noirs d'hier et d'aujourd'hui  !

 

Je suis d'autant plus à l'aise pour critiquer les religions que je pense avoir déjà suffisamment démontré, ici et là, que la Religion, toutes les religions sans exception - et donc aussi l'islam -, est une des formes du penser superstitieux dans sa prétention à exprimer l'Absolu, la réalité ou Vérité absolue, sans réussir à provoquer jusqu'ici la moindre réaction contraire d'une seule des prétendues élites dénoncées, fussent-elles de gauche, donc a priori areligieuses, voire antireligieuses, mais elles ne s'en posent pas moins en défenseurs publics de l'islam - vous avez dit « lâcheté » des élites ? !

 

OUI, puisqu'aucune d'entre elles, preuves à l'appui, n'ose même aborder le débat sur la superstition religieuse - au secours, Voltaire ! ! ! Or, le seul moyen efficace de démonter les mensonges et les « croyances au miracle » de la Superstition dans ses divers modes d'expression, c'est précisément de les démontrer - et donc ici, un grand merci à Spinoza !  

 

Si la laïcité autorise quiconque à pratiquer la religion de son choix, quitte à en montrer ses signes ostentatoires, elle n'a pas à interdire de critiquer la religion sur le fond, et a fortiori à pratiquer, de façon partisane, une politique du deux poids, deux mesures en faveur de l'une plutôt que l'autre. Au stade, où en est la France en matière de religion, aujourd'hui, et au vu des premières réactions suscitées par sa proposition de loi, je souhaite bien du plaisir à André Gerin, car, selon la prophétie de Brunner, il est déjà trop tard pour agir - pour réagir ! L'exemple de cohabitation des religions dans l'Espagne médiévale - pas celui des contes de fées ! - n'a servi à rien, alors que l'islam n'a pas changé et n'est pas moins conquérant depuis lors ! ! !  

 

Pour dénoncer le penser superstitieux de la religion en général, mon argumentation s'appuie sur l'idée fondamentale suivante : ce qui est absolu, absolument absolu, ne peut être qu'UN, Unique. En conséquence, « deux » prétendus absolus, « deux » soi-disant vérités - religieuses, métaphysiques, idéologiques ou autres - ne peuvent pas, l'une et l'autre, être « absolument vraies » - sauf à Barack Obama ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire !

 

Aucune religion monothéiste, fondée sur le dogme d'un Dieu créateur et de sa création - notre monde -, ne saurait donc exprimer LA Vérité absolue en raison seulement de ce « dualisme » des absolus, puisque la coexistence de deux absolus est une « impossibilité absolue » par définition, philosophiquement parlant, ainsi que Spinoza l'a démontré more geometrico.

Pour
l'établir concrètement ici, ce qui est absolu est également infini, mais aussi éternel, parfait et immuable. C'est pourquoi, si deux absolus pouvaient réellement coexister, chacun d'eux étant infini par définition, il y aurait donc « deux » infinis - problème : comment deux prétendus « infinis » pourraient-ils exister sans se limiter mutuellement, sauf à ne pas être véritablement infinis, précisément ?

 

Ce raisonnement est également valable dans l'hypothèse où deux « perfections » coexisteraient, et ce qui vaut en matière de religion fonctionne aussi pour le scientisme matérialiste et la pseudo-philosophie spiritualiste avec leurs « deux » absolus : un Dieu, ou un principe créateur (primus motor, big-bang, etc.), et notre monde. Or, de ces deux prétendus absolus, sachant que les superstitieux ne doutent nullement de l' « absoluité » de leur Dieu éternel, voire du principe créateur posé comme tel,  l'intrus, en tant qu'absolu, est donc notre monde humain, puisque deux absolus ne peuvent pas coexister.


C'est donc fictivement  que notre monde est considéré par la quasi-totalité des humains comme étant une réalité absolue, comme ayant une existence absolue, autrement dit éternelle. En vérité, malgré les apparences de l'expérience première des sens, ou imaginatio spinoziste, notre monde n'existe que « relativement », c'est-à-dire en relation  à notre entendement humain, ainsi que cela a été démontré plus précisément dans un récent courrier à Régis Debray, entre autre. Il en va ainsi de tout monde particulier, dont chacun n'existe que dans sa relation relative à un entendement spécifique donné - et par conséquent n'existe pas « absolument », sauf à prendre le relatif pour l'absolu !

 

Ce « dualisme » superstitieux » des absolus ne va pas sans soulever une autre contradiction, puisque notre monde humain soi-disant absolu, étant ipso facto éternel, est néanmoins supposé avoir eu un « commencement », que ce soit par l'action d'un Dieu ou d'un big-bang. Or, éternel  signifie précisément « sans commencement », d'où un problème à jamais insoluble, puisque commencement et éternité sont incompatibles - pour sortir de cette contradiction, il suffit de rejeter le penser superstitieux dans ses ténèbres, et de retourner dans l'UN absolu des « vrais » philosophes !

 

Encore faudrait-il accepter d'en débattre, mais aucune de nos soi-disant élites, prétendus intellectuels et pseudo-philosophes inclus, ne s'y est encore risqué jusqu'ici, ce qui laisse le champ libre à la religion en général, et à l'expansion de l'islam en particulier, autorisant ainsi les accusations d' « islamophobie » pourtant  fondées seulement sur des croyances superstitieuses, donc sur des mensonges - sauf à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire ! Ainsi elles resteront nulles et non avenues, hormis pour les bienpensants, aussi longtemps que leurs zélateurs et les censeurs refuseront de les confronter à LA Vérité absolue qui suffit à les invalider sur le fond, et donc aussi dans leurs condamnations moralisatrices - sauf à revenir ainsi des siècles en arrière, quand il était interdit de critiquer publiquement la religion ! 

 

C'est pourquoi j'ai jugé indispensable d'établir a priori la croyance  religieuse superstitieuse de Barack Obama, fut-elle évangélique, afin de porter un jugement argumenté sur son discours du Caire sans être contraint d'analyser en détail tous les points de son allocution, puisque celle-ci est entachée d'un péché originel, à savoir les mensonges et les « croyances au miracle » de la religion, toutes les religions sans exception - monothéistes ou non. En conséquence, faire ami-ami avec la superstition religieuse n'est pas la meilleure manière de suivre le judicieux conseil donné par Brunner, comme en témoigna la capitulation de Munich  en son temps !


A SUIVRE...                                               

Le 15 juin 2009


Objet 
:

« Parole d'Évangile ! »

 

Monsieur Patrice Gourrier

« Les Grandes Gueules »

RMC Info
12, rue d'Oradour sur Glane

75015 Paris

Fax : 01 71 19 11 90

Courriel : 

http://www.rmcinfo.fr/

 

 

[A l'attention d'Alain Weill, président du groupe NextRadioTV (RMC Info, BFM, BFMTV, La Tribune et Groupe Tests), de la Direction et de la rédaction de RMC Info (Jean-Jacques Bourdin et Guillaume Cahour en particulier), ainsi que des bien-pensants censeurs conformistes autoproclamés Grandes Gueules (André Daguin, Anna Sallabi, Bernard Debré, Claire O'Petit, Christian Lehmann, Gaston Kelman, Karim Zéribi, Jacques Maillot, Sophie de Menthon, Sylvain Grandserre, etc.)], qui colportent les mensonges et les « croyances au miracle » de la pensée superstitieuse « politiquement correcte » du jour dans tous ses modes d'expression, sans avoir pour autant le courage intellectuel de débattre sur le fond]

 

Monsieur,

 

Je vous remercie d'avoir fourni aussi clairement et nettement la preuve, au cours de l'émission du 1er juin, que les soi-disant « Grandes Gueules » de RMC Info disent tout et n'importe quoi, voire tout et son contraire.

 

Je tiens à votre disposition, en effet, les très nombreux exemples qui m'ont permis de dénoncer nommément tous ceux qui figurent en exergue de ce courrier, ne serait-ce que du seul fait de cautionner implicitement leurs mensonges et leurs « croyances au miracle » de toutes sortes, à l'exemple d'Alain Weill dont j'attends toujours la réponse à un envoi recommandé avec accusé de réception, attesté néanmoins par le récépissé postal.

 

Pour preuve de ce que j'avance, je me borne à mentionner les exemples significatifs de Jacques Maillot et de Gaston Kelman, en tant que porte-parole respectif de « tout et son contraire », et de « tout et n'importe quoi ».

 

Ainsi Jacques Maillot, pourtant brillant fondateur et dirigeant hors pair de Nouvelles Frontières, dont j'ai pu apprécier l'excellence des prestations, s'avère-t-il maintenant un piètre moralisateur public partisan, au point même de condamner moralement les Autres avant la Justice, comme ce fut le cas pour Bernard Laporte, en donnant ainsi force de droit à la « présomption de culpabilité. ».

 

Par ailleurs, il peut aussi bien parler, un jour, de « moraliser le capitalisme » pour déclarer plus tard le contraire, en affirmant avec la même conviction que le capitalisme est le meilleur des systèmes à l'exclusion de tous les autres, et prendre ainsi le contre-pied de sa position initiale sur la base d'un livre d'André Comte-Sponville pour admettre que le capitalisme n'est pas « moralisable », ce en quoi je lui donne entièrement raison - sauf à m'indiquer, précisément, comment « moraliser »  tous les humains sans exception, banquiers et traders en particulier, autrement que par de belles paroles et des catéchismes, fut-ce le catéchisme contemporain soi-disant universel !

 

Un mot sur Gaston Kelman, dont la déclaration publique illustre à merveille la « débilité intellectuelle » de l'époque, puisqu'il a pu prétendre, au mépris de la raison la plus élémentaire, qu'une quelconque chose humaine pourrait comporter « exclusivement » du négatif, des inconvénients. Une telle affirmation mensongère publique aurait dû suffire à le disqualifier en le retirant de l'antenne, mais à ce compte-là, assurément, il ne resterait plus grand monde dans les médias de toutes sortes - notamment au micro des « Grandes Gueules » ! -, s'ils devaient cesser de colporter, à longueur d'antenne et de colonnes, les mensonges et les « croyances au miracle » du penser superstitieux humain dans ses divers modes d'expression [Religion, toutes religions confondues - monothéistes ou non -, métaphysique (matérialisme scientiste et idéalisme ou pseudo-philosophie spiritualiste), idéologie, toutes les idéologies sans exception, et moralisme, tous catéchismes réunis, fut-ce la Déclaration prétendument universelle de 1948] 

 

Ainsi, sans même faire sourciller l'animateur de service, Gaston Kelman, ce soi-disant « vertueux » médiatiquement autoproclamé à grand renfort de livres, mais capable d'intervenir pour contester même lorsqu'il n'y est pas convié, dès que ses intérêts communautaristes égoïstes sont contrariés, a-t-il pu affirmer que « la période coloniale ne pouvait comporter que du « contre », du négatif, des inconvénients ». Et ce n'est pas parce que son propos a été récemment repris par Yazid Sabeg sur France Culture - un bon moyen, apparemment, d'accéder aux honneurs dans une « république des lâches » (cf. Rachid Kaci) - qu'il acquiert valeur de « Vérité ».

 

Mensonges et lâcheté iraient même plutôt de pair dans notre époque « intellectuellement débile », sauf à l'une ou à l'autre des soi-disant « élites » dénoncées dans le texte, Mensonges et lâcheté des élites, d'apporter la preuve du contraire - si elles en avaient été capables, je le saurais, depuis plus de dix ans, puisque même le quotidien Le Monde a jeté officiellement l'éponge, le 26 janvier 2004 !

 

Contrairement à Gaston Kelman, j'affirme avec force que, dans un monde où tout est relatif et rien n'est absolu, « TOUT » comporte à la fois du pour et du contre, du positif et du négatif, des avantages et des inconvénients, entre lesquels tranchent seulement les intérêts égoïstes, individuels et collectifs, des uns et des autres - sauf à l'intéressé, à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire, car je pense pour ma part l'avoir déjà suffisamment établi !

 

J'en viens à votre propos tenu en réaction au livre de Christian Laborde, Corrida, basta ! Je n'hésite pas à le dénoncer comme étant un mensonge et une « croyance au miracle ». Toutefois, comme je ne suis pas du genre à restreindre la liberté d'opinion et d'expression de quiconque, contrairement aux prétendues « Grandes Gueules » moralisatrices à sens unique, j'admets très volontiers que c'est votre droit le plus légitime d'être farouchement opposé à la corrida pour des raisons qui vous regardent, et de le dire publiquement même sur une station de radio. Néanmoins, compte-tenu de la relativité de notre penser humain, c'est aussi le droit pour d'autres d'en être partisans, en dehors des leçons de morale de tous les « censeurs autoproclamés » d'aujourd'hui, qui, en l'occurrence, se soucient davantage du sort des animaux que de celui de leurs frères humains, comme le prouvent leurs sempiternelles querelles et divisions entre eux.

 

QUI sont-ils donc, en réalité, tous ces donneurs de leçons pour faire la morale aux Autres ? QUI les a investis en Juge suprême, hormis les millions d'euros de patrons de presse, par exemple, pour dire publiquement ce qu'il est « absolument » bien ou mal de penser, de dire et de faire, aujourd'hui, dans un monde où pourtant TOUT est relatif ? En effet, sauf à vous-même de démontrer le contraire, il n'y a ni Bien ni Mal absolus sur Terre - c'est une imposture, une « escroquerie intellectuelle » planétaire, de le faire croire mensongèrement !  Il n'y a pas davantage les bons et les mauvais par nature, il n'y a que des individus égoïstes, tous sans aucune exception. Et qu'un prêtre catholique ignore la Parole du Christ dénonçant cette fable, voici bientôt deux mille ans, témoigne à la fois de la « malhonnêteté intellectuelle » et de la « débilité intellectuelle » de l'époque en général, et des « Grandes Gueules » en particulier !

 

Comme je me suis déjà amplement expliqué, auprès des uns et des autres, sur les fictions du moralisme [Morale et condamnations moralisatrices des Autres au nom de LA Morale] pour les dénoncer, je ne me sens pas tenu de reprendre ici l'intégralité de mes arguments, d'autant que tout ce courrier est encore à la disposition de tous. Par contre, la question, « QUI », posée ci-dessus vous concerne tout particulièrement en votre qualité de « juge des âmes » sur Terre, puisque celle-ci se fonde seulement sur le penser superstitieux. Toutefois, sans vous récuser ce droit dans votre église, puisque les pécheurs y sont consentants, je le réfute dans votre commune « moralisation publique à la cantonade » pour la raison ci-après.

 

Bien longtemps après l'un des grands diseurs universels de LA Vérité éternelle absolue, le Christ, j'affirme, en effet,  que, pour donner des leçons de morale aux Autres, il faudrait commencer par être soi-même « irréprochable ». Or, il n'y a pas, et il n'y aura jamais, d'individus ni de groupes d'individus, « TOUS » critères d'appartenance confondus, réellement « IRRÉPROCHABLES » : face à l'Idéal, chacun est forcément coupable, coupable de crime de lèse-Idéal  - sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire !

 

Ou bien faut-il vous rappeler ces prêtres pédophiles, voire ceux qui dissimulent à leurs paroissiens une liaison coupable - aux yeux de l'Eglise ! -, en s'autorisant  néanmoins à juger moralement les faits et gestes intimes de leurs ouailles pour finalement les absoudre à bon compte ? Une manière, assurément, de contourner l'hypocrisie ambiante sans trancher dans le vif !

 

Sans entrer ici, toutefois, dans un débat de fond établissant, sur un plan philosophique, l'assise superstitieuse de la religion, de toutes les religions, ne serait-ce que pour cette hypocrisie affichée et admise, la religion atteste ainsi l'incohérence du penser superstitieux humain. Par ailleurs, le fait que vous soyez amené à donner publiquement des leçons de morale aux Autres témoigne bien de la « débilité intellectuelle » de l'époque - méconnaissant ce qui précède -, puisque vous n'êtes pas plus irréprochable que quiconque - autres « Grandes Gueules » et moi-même inclus, évidemment ! Alors, cessez donc, tous autant que vous êtes, de juger et de condamner moralement les Autres, et d'autant moins en raison de leurs opinions que vous n'avez même pas le courage intellectuel de débattre - pourtant, votre nom a bel et bien toujours figuré en exergue du courrier adressé à RMC Info !

 

Vos condamnations moralisatrices personnelles des Autres aggravent votre cas, car vous prouvez ainsi que vous n'avez rien compris à l'enseignement du Christ, lequel a cherché à aimer tous les humains, quelles que soient leurs fautes. Ainsi, dans son besoin d'amour universel, malgré des colères d'humain ordinaire, précisément, il se gardait bien de couvrir d'opprobre ses contemporains, et a fortiori de distinguer les bons et les mauvais en les triant, à l'exemple des « Grandes Gueules » - et de vous-même !

 

Loin de racheter les fautes de vos semblables, vous enfonceriez plutôt ceux qui ne pensent pas comme vous, puisque ce sont des « diables », mais sans jamais prendre la peine, évidemment, d'analyser, sur le fond, leurs points de vue contraires, car vous croyez détenir LA Vérité en matière de Bien et de Mal soi-disant absolus - encore faudrait-il le démontrer ! Jusqu'ici, en effet, votre réflexion commune de bienpensants ne dépasse pas le stade de l'imposture d'un Bien et d'un Mal prétendument « absolus », que vous ânonnez comme à la messe ou au catéchisme ! ! !

 

J'en termine, sur le plan philosophique, avec l'enseignement véritable du Christ. Lui, le mystique authentique, et non le fondateur d'une religion qu'il n'a pas voulu créer, ne tombait pas dans le dualisme superstitieux « créateur-création », ainsi que le confirme son mot fameux : « Moi et le Père et ne faisons qu'UN ». Le mystique authentique, tout comme le « vrai » philosophe, comprend, en effet, à la manière d'un Spinoza et d'un Brunner entre autre, le lien réel unifiant l'Absolu et le relatif (notre monde), à savoir une relation d'immanence et non de transcendance.

 

Je n'entends pas le démontrer ici - mais j'y suis tout disposé si nécessaire -, car mon but est seulement de réfuter votre propos à l'adresse de Christian Laborde : « On ne peut pas avoir raison seul contre tous ». SI ! Précisément le Christ, Socrate, Platon, Giordano Bruno, Spinoza et Brunner, entre autres, ont raison « seuls contre tous », sauf à leurs opposants de démontrer - et non pas seulement d'affirmer ! -  la fausseté de leur parole de Vérité. C'est la démarche inverse des « Grandes Gueules » ; celles-ci n'ont raison finalement qu'aussi longtemps qu'elles refusent de débattre - et se contentent donc d'affirmer ! 

 

Outre votre dérive moralisatrice généralement partisane, sur fondement de Bien et Mal prétendument absolus, l'argument opposé à Christian Laborde pour annoncer la fin programmée de la corrida témoigne que vous tombez également dans la superstition idéologique. « Ça » fait beaucoup pour un seul homme d'avoir, à la fois, des: croyances superstitieuses, religieuse, moraliste et idéologique  - force est d'en conclure que même la Superstition a une cohérence dans ses divers modes d'expression, puisque toutes se fondent, en effet, sur la seule « croyance au miracle » !

 

En l'occurrence, vous avez laissé entendre à Christian Laborde que l'Homme aurait suffisamment évolué, dans 2.000 ou 3.000 ans, pour renoncer de lui-même à la corrida, en raison de son changement de nature intervenu d'ici-là, ce qui a entraîné cette réflexion spontanée de l'animateur à l'adresse de l'auteur : « Vous avez le temps » - je dirais même l'éternité, si vous attendez cette chimère ! ! ! 

 

La boutade de l'animateur ne retire rien à votre propos superstitieux, celui de tous les marchands d'espoir,  de ceux qui renvoient toujours à DEMAIN, et seulement à DEMAIN - à la saint Glinglin ! - l'avènement de leurs mirifiques et fallacieuses promesses d' « ordre juste », d'un autre monde - d'un monde idéal, en somme ! Faute de pouvoir vous prouver ma certitude contraire jusqu'à la fin des temps - forcément -, deux-cent vingt ans plus tard, la France témoigne, malgré sa plus grande révolution nationale, que les inégalités sont toujours là, voire en pire, et que la liberté d'expression, entre autre, se fait toujours attendre - en dépit du catéchisme universel censé établir liberté et égalité sur la Terre entière ! Par contre, je peux vous assurer qu'aucun des humains d'aujourd'hui ne verra l'arrivée du paradis sur Terre, comme les ex-soviétiques pourraient aussi en témoigner après la grande révolution d'octobre 1917, voire les Cubains depuis 1959 !

 

Pour votre gouverne de bienpensant, je souligne avec force que l'avènement d'un monde parfait avec des humains imparfaits est une promesse sans lendemain, sauf à vous-même ou à quiconque, comme j'en ai lancé le défi depuis longtemps, de m'indiquer concrètement comment  éradiquer, définitivement et universellement, les maux sempiternels de l'humanité, que je ne détaille pas ici, et comment instaurer, de manière tout aussi définitive et universelle : liberté, égalité et fraternité, entre autre - c'est pourquoi nous reparlerons seulement d'égalité, lorsque les riches auront partagé leurs richesses avec les pauvres !

 

D'ici-là, notre nature humaine égoïste, à laquelle personne n'échappe - ni vous ni moi, et pas davantage les six milliards et quelques humains d'aujourd'hui (hypocrites inclus) -, empêche à jamais l'avènement de ce monde idéal utopique. Notre égoïsme inné, pour autant qu'il puisse être quelque peu spirituellement modifié, ne disparaîtra jamais totalement, y compris chez les plus sages. Il n'est, en effet, que l'expression de notre désir premier de vivre le plus longtemps et le mieux possible, en se gratifiant autant que faire se peut dans nos affaires d'amour, d'argent et de gloire ou honneur-vanité, comme suffit à l'attester votre participation à l'émission incriminée, où vous contribuez à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du monde - par souci de LA Vérité, ou par intérêt bien compris ? !

 

Pour résumer ma pensée, il n'y a pas de différence de nature, entre les humains, il n'y a que des différences de degré, selon les circonstances et l'intensité de nos aspirations égoïstes - quitte à agir de façon diamétralement opposée, au gré des opportunités, précisément !

 

Néanmoins, si vous persistez à « croire » que notre nature égoïste innée peut être changée dans son fondement, il faudra le démontrer. J'attends donc, avec beaucoup de curiosité, vos propositions concrètes devant permettre de changer notre nature égoïste, pour faire de l'Homme tel qu'il est, l'Homme tel qu'il devrait être pour parvenir à transformer ses rêves d'aujourd'hui en réalité de demain. Comme l'humanité l'attend depuis des millénaires, j'affirme, comme déjà écrit bien souvent à nombre de marchands de rêve, et autres vendeurs d'illusion, figurant dans le texte annexé :

 

« Rien n'est en mesure de faire de l'Homme, tel qu'il est, l'Homme tel qu'il devrait être, pour parvenir à la société chimérique de ses rêves : aucune idéologie, aucun moralisme, aucune pédagogie, aucune révolution, aucune Église, aucun devoir de mémoire (Shoah comprise), aucun homme providentiel, aucun Messie nouveau, aucun type d'organisation sociale (sinon pourquoi attendre ?), aucune Culture même mondialisée, ni l'addition de lois à des lois, de textes internationaux à des textes internationaux, pas plus que la réforme de l'ONU ou de l'OMC, une Europe fédérale ou non, voire  toute autre solution farfelue (pharmacopée, par exemple), ne feront du rêve d'aujourd'hui la réalité de demain. LA Culture, sous toutes ses formes, est à jamais impuissante contre notre nature égoïste ; sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, d'établir le contraire par vos propositions concrètes, mais d'ici-là vous aurez beaucoup menti à vos contemporains - mais, il est vrai que même les gens d'église n'échappent pas à leur égoïsme inné !

 

Je ne voudrais pas terminer sans profiter de l'occasion pour revenir sur vos propos tenus contre l'évêque révisionniste Richard  Williamson, et sans évoquer ce morceau d'anthologie de superstition religieuse concernant l'exorcisme et une récente décision de Benoît XVI sur les exorcistes.

 

Sur le premier point, vous avez témoigné, une fois de plus, de ce que sous-entend réellement votre soi-disant amour des humains, puisque vous avez même été jusqu'à dire de Monseigneur Williamson que « vous ne deviez pas avoir le même Dieu » - et pourquoi pas aussi le même pape, après votre crique de Benoît XVI sur l'usage et l'utilité du préservatif ? !

 

Quant au morceau d'anthologie sur l'exorcisme, plutôt que des longs discours, je préfère vous faire parvenir la retranscription intégrale de l'émission des « Grandes Gueules » sur ce sujet, dont je retiens juste votre propos «  Je crois en Dieu, donc je crois au diable » - en France, en ce début de XXIe siècle, où l'on se croit au comble du modernisme des idées ! ! !

 

Au vu de ce courrier et des documents annexés, qui seront transmis par courriel en raison de leur longueur, il vous reste à soulever vos éventuelles objections, intellectuellement et philosophiquement étayées, à défaut de quoi vous manifesteriez votre intention délibérée de continuer à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du monde, donc de manipuler et tromper l'opinion.

 

Je vous remercie de votre attention et vous prie d'agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

 

 Annexe : I -   Mensonges et lâcheté des élites

              II -  Obscurantisme : Benoît XVI, le diable et l'exorcisme, en l'an 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 12 juin 2009


Objet :

« Ambition personnelle, attaques ad hominem  et "débilité intellectuelle " ! » [FIN]

 

Monsieur François Bayrou

Mouvement démocrate

133 bis, rue de l'Université

75007 PARIS

Fax : 01 53 59 20 59

 

 Monsieur,



En matière de coalition, d'ailleurs, vous auriez dû être échaudé depuis belle lurette. En effet, l'alliance hétéroclite constituant l'UDF, mouvement essentiellement de droite s'il en fut - sauf à Valéry Giscard d'Estaing lui-même, évidemment, de m'apporter la preuve du contraire ! - a bien inclus, fut un temps, un groupe baptisé Parti social-démocrate. Ceci était toutefois insuffisant pour ancrer cette association à géométrie variable sur la gauche de l'échiquier politique, et surtout pour empêcher nombre de ses membres de se disperser vers d'autres cieux en vous laissant finalement à votre solitude et à votre échec - d'où votre rancune tenace, à l'exemple de Ségolène Royal, envers celui qui a brisé vos rêves élyséens !

 

Vous aurez beau le nier, à l'instar du premier accusé venu se prétendant toujours innocent, vous ne serez jamais en mesure d'apporter la preuve du contraire. Hormis vos fidèles, d'ailleurs, les Français ne sont pas dupes de vos manœuvres politiciennes au service de votre seule obsession présidentielle, dont plus personne ne doute - un récent lapsus révélateur ayant suffi pour le confirmer ! Quoiqu'il puisse advenir, par la suite, de vos promesses et de celles de tous les hommes providentiels, elles laisseront toujours les citoyens électeurs « naïfs, cocus et frustrés », comme c'est le cas généralement pour toute coalition.

 

En effet, le mouvement universel perpétuel, contre lequel personne n'a de moyen d'action, est la cause de toutes les associations et dissociations survenant dans notre monde et en nous. C'est pourquoi, en dépit des mirifiques promesses des marchands d'espoir, rien n'est éternel dans notre monde humain, coalitions incluses, et rien ne peut davantage y devenir idéal pour la raison précitée : absolu, idéal, infini, éternel, parfait et immuable, c'est tout comme !

 

Sans entrer ici dans un débat philosophique exhaustif - car il y a réellement un terme indépassable à notre penser du relatif -, les téléspectateurs de l'émission du 4 courant, qui mettraient en doute mon propos, ont dû, ou auraient dû, mesurer, à l'aune des échanges contradictoires et des invectives tous azimuts entre les invités politiques de tous bords, à quel point les humains en général, et les politiciens en particulier, étaient totalement incapables d'agir unanimement vers un soi-disant « intérêt général ». Celui-ci est seulement, d'ailleurs, l'illusion de la convergence possible des infinis intérêts égoïstes, individuels et collectifs, vers un but commun, le prétendu Bien de l'humanité - celui qui permettrait de concilier les intérêts des riches et des pauvres, par exemple ! Mais, comme il ne vous est pas interdit de démontrer le contraire, je m'en tiens là sur la superstition idéologique.

 

Sans votre vive empoignade avec Daniel Cohn-Bendit, peut-être aurais-je renoncé à parler encore de la superstition moraliste, dont je vous ai déjà amplement entretenu pour dénoncer les fictions sur lesquelles elle se fonde, mais qui n'en régissent pas moins la marche morale du monde depuis la nuit des temps. Je n'entends pas, toutefois, reprendre l'intégralité de l'argumentation antérieure, toujours à votre disposition, et je me borne donc à rappeler brièvement les trois mensonges du moralisme [Morale et condamnations moralisatrices des Autres au nom de LA Morale : LAQUELLE ?]

 

La première fiction du moralisme, devenue aujourd'hui imposture, ou « escroquerie intellectuelle » planétaire, c'est la « croyance », mondialement répandue, en un Bien et un Mal prétendument absolus, ainsi que le confirme le catéchisme soi-disant universel contemporain - comme si quoi que ce soit pouvait être « absolu » dans un monde où tout est relatif, mais il ne tient qu'à vous-même ou à quiconque, évidemment, d'établir le contraire ! La seule discordance, sur fondement moralisateur, des mesures en matière d'IVG et d'euthanasie, entre autre, au sein d'une Union soi-disant commune, suffit à confirmer leur « non-absoluité » morale. Je vous réserve, éventuellement, d'autres arguments intellectuels et philosophiques qui l'établissent, et je me borne ici à vous laisser méditer ce propos de Spinoza en la matière :

 

« Ce n'est pas parce qu'une chose est bonne (absolument  bonne, ou bien « en soi ») que nous la désirons, c'est parce que nous la désirons que nous la jugeons bonne. ».

 

La seconde fiction du moralisme est la division artificielle des humains en deux catégories distinctes soi-disant « par nature » : les bons, les « vertueux », aujourd'hui les prétendus antiracistes, d'un côté, et les mauvais, les « salauds », les « exclusivement » racistes, de l'autre. Je croyais pourtant avoir entendu parler de quelqu'un dénonçant sans ambiguïté cette fable, voici bientôt deux mille ans, dans une parabole devenue célèbre - c'est pourquoi je suis très curieux de connaître ce que vous pourriez lui objecter, en votre qualité de disciple avéré !

 

D'ici-là, la marche actuelle du monde atteste que les soi-disant antiracistes, ces prétendus « irréprochables » autoproclamés, donneurs de leçons d'antiracisme aux Autres, font preuve à leur tour, en effet, de discrimination en matière de religion, de sexisme, d'homophobie et même de racisme stricto sensu envers d'autres communautés, sans en énumérer ici les preuves concrètes aussi bien sur l'ensemble du continent africain, au Proche et au Moyen-Orient qu'en Occident. Mais c'est une caractéristique constante des « vertueux » de toutes les époques de reprocher aux Autres ce qu'eux-mêmes ont fait hier, et referont, demain, à la première occasion où leurs intérêts de toutes sortes l'exigeront, comme vous l'avez prouvé sur le plateau de France 2 face à Daniel Cohn-Bendit - même pour les vertueux autoproclamés, en effet, quand leurs intérêts égoïstes de toutes sortes sont en  jeu, la fin semble toujours justifier les moyens !

 

A ce stade du courrier en cours, j'ai pris bonne note de votre mea culpa public - seulement après votre échec électoral, toutefois ! - envers l'opinion en général, et envers Daniel Cohn-Bendit en particulier, mais ceci ne retire rien à mes propos sur les « mensonges »  de la superstition moraliste.

 

Je termine donc par la troisième fiction du moralisme, ce mensonge déjà évoqué à propos de la superstition idéologique, à savoir l'illusion d'un « libre arbitre », que les « vertueux » appellent à la rescousse dans leurs condamnations moralisatrices des Autres, puisque cette soi-disant libre volonté devrait permettre à chacun de choisir « librement » entre bien et mal agir. Or, outre que ces valeurs de Bien et de Mal sont seulement relatives, car il n'y a, en réalité, ni Bien ni Mal absolus, ce prétendu « libre choix » d'agir bien ou mal, moralement parlant, devrait s'appliquer dans toutes les circonstances de la vie - y compris en cas de danger de mort, où chacun, précisément, en raison de notre nature égoïste, est loin de se conduire toujours en héros !

 

J'ai déjà eu maintes occasions de vous préciser amplement ce qu'il faut entendre par notre « égoïsme » humain, auquel personne n'échappe - ni vous, ni moi, ni les six milliards et quelques humains d'aujourd'hui (hypocrites inclus), et pas davantage nos descendants des millénaires à venir ; hormis, évidemment, par un « miracle » de la Nature en faveur des heureux bénéficiaires - les hypocrites en général !

 

Notre égoïsme humain n'est rien d'autre que le désir inné de chaque individu de vivre le plus longtemps et le mieux possible, en se gratifiant autant que faire se peut dans ses affaires d'amour, quel qu'en soit l'objet, de possession (de biens et de personnes), d'où l'importance de l'argent comme instrument d'échange, et de gloire ou honneur-vanité - d'ego tout simplement -, à travers la recherche d'honneurs, de titres, de distinctions et de médailles de toutes sortes (civils, militaires, culturels, professionnels, sportifs, etc.).

 

Aussi, votre volonté forcenée d'accéder à la présidence de la République, donc d'être le premier des Français, témoigne-t-elle d'une dose suprême d'ego dans votre appétit de gloire, ce qu'un égoïste « conscient » comme moi ne saurait condamner, en raison de notre nature égoïste commune inchangeable - même chez les « vertueux » autoproclamés ! C'est pourquoi vous êtes particulièrement malvenu de reprocher à quiconque en général, et à Nicolas Sarkozy en particulier, de manifester son égoïsme sous l'une ou l'autre de ses expressions, puisque vous n'y échappez pas davantage que tous les Autres - en conséquence, un égoïste, forcément, qui condamne moralement un autre égoïste, c'est un « HYPOCRITE », comme vos propos et votre comportement public en témoignent !

 

Ainsi vous écrivez une virulente diatribe intitulée, Abus de pouvoir, pour dénoncer la manière personnelle de Nicolas Sarkozy de diriger la France, un avis que les électeurs du 7 courant ne semblent pas avoir entièrement partagé - sinon ils auraient profité de l'occasion pour mettre le « dictateur » en difficulté ! -, tandis que, dans le même temps, les mauvais résultats du scrutin ayant délié les langues, Corinne Lepage se répand, ici et là, pour condamner votre gouvernance autocratique du Modem. Tel jour, en effet, elle déclare : « Dans la représentation médiatique du MoDem, il n'y en a que pour lui », et tel autre : « Il ne faut pas que le MoDem soit une aventure personnelle, mais collégiale, avec une autre forme de gouvernance », sans oublier que votre autre soutien médiatique de poids, Jean-François Kahn en l'occurrence, manifeste son désappointement, en démissionnant au profit de la précédente députée européenne, Nathalie Griesbeck.  

 

Pour ce qui en va de l'argent et du bling-bling, dont vous avez fait par ailleurs fait vos choux gras, au sens propre, vous êtes tout aussi malvenu dans vos attaques personnelles, puisque vous briguez aussi la magistrature suprême, donc la distinction la plus élevée, et que vous êtes également propriétaire de chevaux de course - comme le premier manant venu ! Entendons-nous bien, toutefois : je ne vous reproche ni l'un ni l'autre, en tant que tel, puisque c'est tout à fait conforme à nos manifestations d'égoïsme humain. Par contre, c'est inadmissible de reprocher aux Autres, dans le même temps, leur attirance pour l'argent et leur appétence pour le pouvoir - voire leur autocratisme, après les déclarations de Corinne Lepage ! Vous avez apporté publiquement la preuve que, loin d'être un homme providentiel, donc un être humain exceptionnel, vous étiez seulement un humain comme les Autres, un égoïste, comme je n'en doute plus, depuis bien longtemps, à propos de moi-même et de tous mes contemporains. 

 

Alors, pour votre gouverne - mais vous pouvez m'apporter la preuve du contraire ! -, je réaffirme que, pour condamner moralement les Autres, il faudrait commencer par être soi-même réellement « irréprochable ». Or il n'y a pas, il n'y a jamais eu et il n'y aura jamais, d'individus ni de groupes d'individus, « TOUS » critères d'appartenance confondus, véritablement « IRRÉPROCHABLES » : face à l'Idéal, en effet, chacun est forcément coupable, coupable de crime de lèse-Idéal.

 

Vous ne pouviez pas l'ignorer, mais vous n'en laissez pas moins la société contemporaine fonctionner sur les mensonges de la superstition moraliste, à savoir les fictions brièvement évoqués ci-dessus. C'est pourquoi la collectivité nationale se comporte, aujourd'hui, dans ses condamnations moralisatrices tous azimuts comme aux pires temps obscurantistes, ceux qui ont empoisonné Socrate, crucifié le Christ, brûlé Giordano Bruno et excommunié Spinoza, au point même de réduire la liberté d'expression des uns, puisque les Autres sont censés être les représentants du Bien absolu sur Terre, paraît-il, et s'octroient de facto une quasi-autorité divine à juger et condamner moralement leurs semblables !

 

A cet égard, notre époque serait même plus obscurantiste que les précédentes, car, au nom d'un passé révolu de plusieurs décennies, voire de plusieurs siècles, elle juge et condamne moralement les fils à la place des pères pour des fautes qui se perpétuent pourtant encore aujourd'hui chez les moralisateurs à sens unique, comme il en va de l'esclavage et autres conflits interethniques ou interreligieux, ici et là sur la planète.

 

Ainsi éclairés à l'aune de notre égoïsme inné, les comportements des humains sont simples à comprendre, et ils devraient suffire à réduire à néant les croyances superstitieuses de l'idéologie, toutes les idéologies sans exception, qui vise à l'avènement d'un monde parfait avec des humains imparfaits, et du moralisme, tous catéchismes confondus, y compris le catéchisme soi-disant universel contemporain, ou Déclaration « prétendument » universelle des droits de l'Homme, dont seule l'inobservation est, et demeurera, réellement universelle jusqu'à la fin des temps - sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, d'établir le contraire, à l'aune du devenir du monde depuis six décennies !

 

Je ne reviens pas ici sur le fond pour démontrer que le catéchisme universel, pas davantage que tout autre catéchisme (notamment religieux ou idéologique), n'exprime rien d'absolu, d'absolument absolu, notamment en matière de liberté d'expression - forcément, dans un monde où TOUT est relatif, comme je l'ai démontré à de multiples reprises aux soi-disant « élites » d'aujourd'hui que ce discours embarrasse, puisqu'il met à mal leurs mensonges de toutes sortes, et leurs comportements contradictoires au gré de leurs intérêts fluctuants !

 

Vous en avez d'ailleurs fourni vous-même des exemples significatifs : d'abord, en retournant votre veste d'ancien giscardien de droite - du moins jusqu'à un éventuel démenti par son fondateur lui-même sur la tendance idéologique initiale du mouvement, faisant ainsi passer Raymond Barre pour un dangereux gauchiste et la loi Falloux pour une idée de gauche ! -, ensuite par votre projet d'alliance politicienne avec Dominique de Villepin, sur seul fondement d'antisarkozisme primaire, contre lequel vous n'aviez pourtant pas hésité à voter avec la gauche une motion de censure sur la question du Contrat première embauche, laissant ainsi supposer que vous n'y voyiez que des inconvénients, alors que, dans notre monde humain relatif, TOUT comporte, à la fois, du « pour », du positif, des avantages, et du « contre », du négatif, des inconvénients -  ainsi tout vote pour ou contre un texte n'est-il finalement rien d'autre qu'un jugement absolu sur ce qui est seulement relatif !

 

Certes, c'est votre droit le plus légitime de voter « au cas par cas », selon votre jugement en terme d'avantages et d'inconvénients, mais le retour envisagé aux alliances circonstancielles hétéroclites de la IVe République présage des combinaisons politiciennes d'antan, telles qu'elles se perpétuent au sein du Parlement européen, paraît-il, sans changer pour autant la soi-disant Union des vingt-sept, ainsi que la désaffection électorale du 7 courant semble l'avoir établi. Je souligne par ailleurs que le meilleur moyen de ne pas être soumis au diktat d'un mouvement quelconque, et de conserver ainsi son indépendance de jugement, c'est de ne pas s'engager en politique, et plus précisément dans un parti, sauf à y tenir occasionnellement le rôle de cheval de Troie - il y a décidément bien loin de la théorie à la pratique, de l'Idéal à la réalité quotidienne !

 

En conclusion, les faits semblent me donner raison jusqu'ici, et notamment confirmer ma lettre du 27 juin 2007, qui avait pour objet, « De la théorie à l'aventurisme, et de l'aventurisme au fiasco ! ». Cependant, vous avez encore tout loisir de soulever vos objections, intellectuellement et philosophiquement étayées, pour démonter ma dénonciation des mensonges et des « croyances au miracle » du penser superstitieux dans ses divers modes d'expression. A défaut, vous manifesteriez, une fois de plus, votre intention délibérée de continuer à les colporter, donc à manipuler et tromper l'opinion, en lui faisant prendre vos rêves pour la réalité.

 

Pour alimenter l'argumentation de vos éventuelles critiques sur le fond, je joins à ce courrier ma lettre du 18 septembre 2008 à Nicolas Sarkozy et celle du 13 mai 2009 à France Culture, ainsi que le texte, Mensonges et lâcheté des élites, qui seront transmis par courriel en raison de leur longueur.

 

Je vous remercie de votre attention et vous prie d'agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

 
Annexe :  I -   Lettre du 18 septembre 2008 à Nicolas Sarkozy

               II -  Lettre du 13 mai 2009 à France Culture

               III - Mensonges et lâcheté des élites

    

 

 

 

 

 

 

 

Le 12 juin 2009


Objet :

« Ambition personnelle, attaques ad hominem  et "débilité intellectuelle " ! »

 

Monsieur François Bayrou

Mouvement démocrate

133 bis, rue de l'Université

75007 PARIS

Fax : 01 53 59 20 59

 

 Monsieur,

 

La publication de votre brûlot, exclusivement à charge contre Nicolas Sarkozy, ainsi que la pitoyable algarade avec Daniel Cohn-Bendit, survenue au cours de l'émission de France 2 « A vous de juger » du 4 courant, me donnent deux excellentes raisons de relancer un débat d'idées que vous refusez obstinément depuis le 7 décembre 2004, et de vous accuser, une fois de plus, de colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du monde - la première étant ma lettre sans ambiguïté du.9 avril 2007, puisqu'elle avait pour objet « J'ACCUSE : Assez de mensonges et de manipulation ! »

 

Déjà, dans ma lettre du 7 décembre 2004, je vous avais fait parvenir la copie du courrier adressé au député UDF Francis Vercamer, où je dénonçai, arguments intellectuels et philosophiques à l'appui, les mensonges et les « croyances au miracle » du penser superstitieux humain, notamment en matière d'idéologie et de moralisme, auxquels votre obstination dans le silence apporte un concours actif, et d'autant plus actif que la quinzaine de lettres, qui a suivi, est également toujours sans réponse à ce jour.

 

Une telle constance dans le refus de débattre sur le fond témoigne incontestablement, outre une lâcheté et une malhonnêteté intellectuelles avérées, de la caution implicite que vous apportez à la superstition idéologique et moraliste. Et le fait de la partager avec la quasi-totalité des soi-disant « élites de l'époque, tous milieux confondus [Médias, politiciens, intelligentsia (prétendus intellectuels ou pseudo-philosophes) et associations moralisatrices à sens unique], figurant dans le texte annexé, Mensonges et lâcheté des élites, ne saurait vous exonérer de votre responsabilité personnelle dans la manipulation et la tromperie de l'opinion - sauf à vous-même, évidemment, de démontrer le contraire sur le fond !

 

Parmi la quinzaine de lettres adressée, je vous rappelle notamment celle du 30 janvier 2006 faisant référence à votre intention d'alors de « renoncer aux promesses électorales », à quoi je ne pouvais que souscrire vivement, tout en faisant valoir néanmoins mes réserves sur la concrétisation effective de cet engagement public. Assurément, je n'ai pas été déçu sur ce point, car vous n'avez eu de cesse, depuis lors, de prouver le contraire par inflation de promesses à visée électoraliste, fondées précisément sur les mensonges et les « croyances au miracle » du monde, dont vous avez peur de débattre - par « intérêt égoïste bien compris », évidemment !

 

En témoigne ma lettre du 30 novembre 2006, qui avait pour objet « Flagrant délit de mensonges », dans laquelle je dénonçai précisément, moins d'un an plus tard, les fallacieuses promesses de votre université d'été des 20 et 21 septembre 2006, où vous déclariez, avec fermeté et force de conviction, devant des militants hypnotisés par votre miraculeuse promesse :

 

« Je veux une société où ce ne soit pas un vain mot de penser que "égalité, ça existe", que "fraternité, ça existe", et que "liberté, ça a tout son poids aussi" ». [SIC !]

 

Dommage, d'ailleurs, que vous n'y ayez pas également parlé de la « violence » et de sa possible éradication dans la société française, et a fortiori dans le monde ! J'ai toujours en mémoire, en effet, la journée d'octobre 1996 que vous aviez initiée dans tous les lycées, collèges et écoles de France, en votre qualité de ministre de l'Education, pour débattre de la violence, après la mort du jeune Nicolas Bourgat - en dehors du cadre scolaire, faut-il le rappeler ! Or chacun voit bien, aujourd'hui, ce qu'il est advenu de la violence dans les établissements d'enseignement après tous ces beaux discours de l'époque, où aucun enseignant n'était pourtant encore agressé à l'arme blanche !

 

C'est pourquoi, si ce n'était votre ambition personnelle sur seul fondement d'antisarkozisme primaire, identique à celui de la gauche extrême et modérée, ce problème de violence scolaire d'aujourd'hui serait réellement une occasion de faire l' « union sacrée » - vendue seulement jusqu'ici dans une optique politicienne strictement égoïste ! - contre ce fléau croissant. Or, en réalité, face à toutes les ambitions personnelles, que pèse-t-il vraiment dans les calculs politiciens intéressés des uns et des autres, dont chacun prétend détenir sa solution dispersée et néanmoins idéale, susceptible toutefois de le faire monter dans les sondages d'opinion ?

 

Là, seulement, réside le véritable enjeu politicien d'aujourd'hui, tout comme hier et demain d'ailleurs, sinon aucun des « politiques », toutes tendances idéologiques confondues, n'aurait eu peur - depuis plus de dix ans ! - de confronter ses points de vue relatifs et partisans en général, et les fallacieuses promesses contradictoires en particulier, à LA Vérité éternelle absolue. Elle seule, en effet, est en mesure de les invalider définitivement, tous sans exception - sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire !

 

D'ici votre démonstration contraire, au vu de la situation toujours actuelle, voire croissante, des inégalités en tous genres, de la violence et des innombrables maux de l'humanité, il vous reste, encore et toujours, à transformer vos rêves en réalité. Cette sempiternelle promesse, perpétuel mensonge et éternelle « croyance au miracle » du monde, ne revient ni plus ni moins qu'à se croire capable de transposer l'Idéal dans le quotidien, mais elle n'en trompe pas moins les humains, depuis la nuit des temps, dans leur attente vaine de l'arrivée de l'Idéal sur Terre - pour plagier Jacques Chirac, durant sa campagne présidentielle 2002, c'est tout simplement se croire apte à rendre possible l'impossible !

 

Dans nos pays d'instruction de masse d'aujourd'hui, un signe aussi manifeste de « débilité intellectuelle » rend la Superstition encore pire qu'aux temps les plus obscurantistes, du seul fait de continuer à attendre l'avènement d'un paradis sur Terre, qui ne viendra pourtant jamais. Philosophiquement parlant, ceci résulte de la confusion entre l'Idéal « en soi », ou Absolu, et les infinies conceptions idéalisées seulement relatives ; ainsi ces dernières, qu'elles soient forgées individuellement ou collectivement, n'en sont pas moins fictivement érigées en absolu, en Vérité absolue, ou élevées superstitieusement au rang d'Idéal.

 

C'est pourquoi même nos plus lointains descendants continueront à attendre en vain ce paradis terrestre jusqu'à leur dernier souffle au point de mourir « naïfs, cocus et frustrés », car, comme les millénaires passés l'attestent, cet autre monde, ce monde idéal précisément, est toujours renvoyé à DEMAIN et seulement à DEMAIN, à la saint Glinglin, quand plus aucun croyant au miracle d'aujourd'hui ne sera là pour le constater - sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, d'établir le contraire en y parvenant réellement ici et maintenant !

 

Hélas, votre vive et pitoyable altercation avec Daniel Cohn-Bendit, sur fondement d'attaques personnelles, ne laisse guère espérer en une « présidence Bayrou » pour parvenir à ce monde des « rêveurs », ce vieux rêve éculé de l'humanité - et pas davantage, d'ailleurs, sous la « présidence Obama », malgré de mirifiques engagements et de beaux discours entendant notamment réconcilier islam et modernité, alors même que la superstition musulmane s'avère incapable de faire l'unité en son sein entre des chiites et des sunnites qui s'entretuent !   

 

Vous avez dit « MENSONGES » ? OUI, exactement comme l'attestait déjà ce court extrait de l'émission Ripostes, en juin 2006, qui opposait votre tête de liste de la région Nord-est pour les élections européennes, Jean François Kahn en l'occurrence, à Philippe Manière, journaliste à BFM. En effet, à la déclaration suivante de ce dernier :

 

« Il faut arrêter de dire qu'on va changer le monde, non pas qu'on ne puisse pas le changer à terme, vous allez le faire, sûrement, dans mille ans, dans deux mille ans. Il vaut mieux dire aux gens, qu'il faut qu'ils prennent leur destin en main. Je pense que vous enfermez les gens dans la désespérance, en les faisant rêver à des lendemains qui chantent. », votre candidat soi-disant « expérimenté » répondit :

 

 « Si on dit qu'il faut cesser d'essayer de changer le monde et la société, alors, moi, je vais vous dire que vous ouvrez un boulevard formidable à ceux qui, eux, vont le dire pour le pire, qui sont les intégristes religieux, et qui le disent, les fascistes, et qui le disent, les nationalistes, et qui le disent ; si les démocrates sont les seuls aujourd'hui, s'ils disent qu'ils ne sont pas capables de transformer une société injuste, c'est épouvantable.» [Fin de citation]

 

Ces propos suffisent à attester les « croyances au miracle » de Jean-François Kahn, sinon il ne se lancerait pas dans l'arène politique, à son âge, en escomptant changer le monde ! Ce vœu pieux, bien que partagé par la quasi-totalité des humains d'aujourd'hui, est à mettre également au compte de la « débilité intellectuelle » généralisée de l'époque pour la simple raison, avérée et incontestable, que notre monde change constamment en raison de son mouvement universel et perpétuel. Celui-ci, en effet, n'affecte pas seulement les phénomènes naturels, modifications climatiques notamment, mais aussi toutes les choses de notre monde, humains compris, en tant que cause de leurs incessantes transformations.

 

D'ailleurs, pourquoi faudrait-il réformer, et réformer sans cesse, sinon pour s'adapter en permanence, précisément, au mouvement inéluctable du monde, quitte à avoir toujours un train de retard sur lui ? C'est sûrement pourquoi aussi, philosophiquement parlant, ce qui est absolu, ou idéal, est à la fois immuable. Ainsi, rendre idéal notre monde est à jamais « impossible », puisqu'il est constamment en mouvement, et donc en continuelle transformation - sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer une quelconque contradiction dans la pensée philosophique de Spinoza et de Brunner sur l'Absolu, la réalité ou Vérité absolue !

 

De surcroît, vous arriverez d'autant moins aux fins idylliques promises, transposer l'Idéal  dans le quotidien, si vous comptez seulement sur votre soi-disant « libre arbitre », comme en témoigne votre expression « Je veux » de septembre 2006. Cette prétendue libre volonté, en vertu de laquelle il suffirait de vouloir pour pouvoir n'était assurément rien d'autre, alors, que le « Yes, we can » de Barack Obama, adepte comme vous de la « méthode Coué » : « Nous pouvons, parce que nous le voulons » ! Toutefois, au vu de sa réussite suprême que vous convoitez, égoïsme humain oblige, vous auriez bien tort de vous gêner, puisqu'il y aura toujours suffisamment de gogos pour « croire au miracle », comme j'en fus aussi en 1981 et 1988, et porter les menteurs, quels qu'ils soient, au sommet du pouvoir - d'autant plus que les promesses rendent les fous joyeux, paraît-il !

 

Or, hormis sa sempiternelle manifestation de « débilité intellectuelle », ou « croyance au miracle », cette soi-disant libre volonté est sans consistance, philosophiquement parlant, face à la « nécessité » spinoziste, celle évoquée, en son temps, par Mikhaïl Gorbatchev  déclarant : « Rien ne peut être fait hors du cadre d'une nécessité supérieure ». C'était précisément celle dont parlait Spinoza, ainsi que je vous en ai souvent et amplement entretenu sans obtenir d'objections de votre part pour autant - et pour cause ! En effet, si les responsables politiques en campagne se mettaient à dire aux électeurs qu'ils feront ce qu'ils peuvent et non pas ce qu'ils veulent, leur crédit serait sérieusement entamé, ainsi qu'Edouard Balladur a pu le constater à ses dépens en 1995 - c'est sûrement pourquoi vous n'entendez plus renoncer réellement à vos « promesses électorales », bien au contraire, comme j'y reviendrai !

 

La « nécessité » spinoziste, démontrée bien après Epictète, c'est le nécessaire devenir inéluctable d'un monde, où TOUT ce qui y advient (phénomènes naturels, évènements historiques, actions collectives et actes individuels) résulte de l'enchaînement infini de l'infinité des causes et des effets, consécutif au seul mouvement universel et perpétuel contre lequel même les marchands de rêve, et autres vendeurs d'illusion, sont totalement impuissants, n'en déplaise aux Jack Lang et consorts, dont Barack Obama, qui  prétendent : « Quand un gouvernement veut, il peut », ou « Yes, we can » - sauf à eux ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire, en arrêtant le mouvement inexorable de la planète !

 

Malgré cette absolue impossibilité, il faut croire que toutes les élites, faiseuses d'opinion, n'en doutent pas dans leur « aberrante prétention » d'aujourd'hui d'instaurer sur la planète un climat « sur mesure » pour l'éternité - certes, encore DEMAIN, toujours DEMAIN, seulement DEMAIN, à la saint Glinglin comme dab ! Une preuve supplémentaire manifeste de la « débilité intellectuelle » de notre époque, que le devenir du monde ne manquera pas de confirmer au fil des siècles et des millénaires à venir - sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, d'apporter, d'ores et déjà, vos objections, scientifiquement et philosophiquement étayées, en faveur de cette superstitieuse croyance scientiste du jour ! ! !

 

Toutefois, il en va de même pour votre « croyance au miracle » de parvenir à transposer l'Idéal dans le quotidien par une miraculeuse coalition de la droite et de la gauche, alors que la gauche, voire les seuls socialistes, manifestent quotidiennement leur impossibilité chronique de s'unir entre eux. Ceci ne vous avait pourtant pas empêché, alors, de vanter les succès des coalitions allemande et italienne, dont on voit aujourd'hui ce qu'elles sont devenues. C'est sûrement pourquoi j'attends toujours votre réponse à ma lettre du 9 avril 2007, ayant comme objet « J'ACCUSE : Assez de mensonges et de manipulation ! », pour avoir déclaré au cours de l'émission politique de Laurence Ferrari sur Canal + :

 

« Cette nouveauté (votre projet de coalition), c'est la vie quotidienne de chacun des pays qui nous entourent, de tous ceux qui sont autour de nous et qui, depuis longtemps, ont réussi à bâtir des alliances, des coalitions, à discuter ensemble pour le plus grand bien du pays dont ils ont la charge. »

 

C'était oublier que les coalitions évoquées n'avaient rien à voir avec votre proposition de réunir deux visions opposées de la société, la libérale et la socialiste. La coalition italienne, en effet, ne regroupait que des partis de gauche, tandis que la coalition allemande résultait seulement d'une élection à 50/50 entre les deux grandes formations germaniques, donc de l'impossibilité pratique, politique et juridique de confier la gouvernance à l'une plus qu'à l'autre.

 

Pourtant, dans ma lettre du 27 février 2007, intitulée, « De la théorie à l'aventurisme, ou l'art de faire du neuf avec du vieux ! », j'avais déjà  dénoncé votre projet de coalition droite-gauche, la « droiche » selon l'expression de Philippe de Villiers, à l'aune seulement des combinaisons intéressées d'une IVème République, dont l'existence éphémère est surtout due aux piteux résultats de ses ententes hétéroclites circonstancielles, tandis que la cinquième, en dépit de toutes les critiques partisanes, a déjà fêté son demi-siècle, en pratiquant précisément l'ouverture, souhaitée par vous, entre gens de droite et de gauche, que vous feignez d'ignorer dans vos critiques partisanes. En revanche, l'obstruction parlementaire systématique, plus sectaire que jamais, n'est guère un gage de réussite de votre coalition électoraliste, car même un président de la République ne la maîtrise pas - sinon, ça se saurait depuis longtemps !


A SUIVRE... 

Le 3 juin 2009

Objet :
« Ripostes : Tribune médiatique et "collaboration" à la Superstition »


Monsieur Serge Moati
France 5
10, rue Horace Vernet
92785 Issy-les-Moulineaux cedex 9
Fax : 01 56 22 95 31

[A l'attention d'Yves Calvi et Franz-Olivier Giesbert]


Monsieur,


L'annonce de la suppression programmée de l'émission « Ripostes » me donne l'occasion de vous rappeler l'abondant courrier, toujours sans réponse à ce jour, adressé entre le 16 octobre 2000 et le 27 février 2006.


Durant ces années, je n'ai eu de cesse de dénoncer les mensonges et les « croyances au miracle » de la superstition idéologique et moraliste colportés au cours de vos émissions, et dont le principal acquis fut de servir de tribune à la superstition musulmane - comme déjà dénoncé  dans la première lettre mentionnée, puis dans celle du 14 septembre 2001 - et au penser idéologique superstitieux faisant croire en la possibilité de « changer le monde », à savoir transposer l'Idéal dans le quotidien, sans avoir toutefois l'honnêteté et le courage intellectuels de débattre, ce qui revient à manipuler et à tromper sciemment l'opinion. Vous admettrez qu'il y a mieux en matière de journalisme - sauf à vous-même, évidemment, de démontrer la fausseté de mes affirmations au vu de tout le courrier adressé, et encore à votre disposition !


Je me borne ici à vous faire parvenir ma lettre du 27 février 2006, récapitulative du courrier antérieur, ainsi que le texte, Mensonges et lâcheté des élites, où vous figurez en bonne place à côté de deux présidents de la République - excusez du peu ! Si vous estimiez que je suis assez « TARÉ » pour écrire un aussi long courrier accusateur à deux chefs d'Etat pour leur raconter des sornettes, il faudrait le démontrer, car je le tiens à votre disposition ainsi que les deux récépissés officiels de l'Elysée.


Je m'en tiens là, faute d'avoir l'assurance aujourd'hui plus qu'hier de recevoir une réponse argumentée sur le fond, mais votre silence manifestera incontestablement votre intention délibérée de continuer, ailleurs, à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du monde.

Je vous remercie de votre attention et vous prie d'agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

 

Annexe : I - Lettre du 25 novembre 2003

Le 25 novembre 2003

Monsieur Serge moati

  Relations téléspectateurs

France 5

86982 Futuroscope Cedex

Monsieur,

                                                     
Le président du Front national doit vous bénir chaque matin, et en particulier le lundi après la diffusion de certains numéros de votre émission « Ripostes », de lui apporter ainsi sur un plateau de nouveaux soutiens électoraux.


J'ai déjà eu l'occasion, comme en témoigne le courrier joint, de dénoncer depuis des années votre « collaboration » avec la superstition islamique, à laquelle vous servez de tribune, ce qui a si bien réussi à Jean-Marie Le Pen le 21 avril 2002, même si je ne vous en attribue pas le seul mérite ! Toutefois, cesser de faire l'apologie de l'islam, et ne plus lui servir de tribune dans les médias ne pourrait être que bénéfique pour la République : il y a des émissions religieuses spécifiques pour diffuser cette croyance superstitieuse.


Servir de tribune à l'islam a contribué à porter dans la sphère publique ce qui relevait jusqu'ici du seul domaine privé, avec des conséquences pour la République, que l'on commence à peine à mesurer. L'exemple symbolique du port du voile islamique a envahi d'autres domaines que l'école depuis 1989 ; il s'est étendu jusqu'à porter atteinte, aujourd'hui, à la mixité, y compris dans des piscines, au contenu de l'enseignement (Histoire, sciences naturelles), et il allume - au propre comme au figuré - ce qui ressemble déjà à un début de guerre de religions : la détérioration de certaines églises catholiques ne semble pas relever du conflit au Proche-Orient, mais davantage d'une volonté expansionniste de l'islam, avérée chez nous depuis le 8ème siècle.


Vous continuez cependant à « collaborer » à l'œuvre funeste de la Superstition, notamment dans son expression idéologique et moraliste, comme l'attestent les récentes diffusions consacrées à l'altermondialisme et au problème des banlieues, même si je dois reconnaître depuis ma première lettre, un souci d'objectivité dans la composition de vos plateaux. Toutefois, la présence de cet agité du MIB, le 23 courant, a dû être pain béni pour Le Pen, ce qui ne m'empêche pas de rester un partisan de la liberté d'expression la plus totale, dès lors que tous les points de vue peuvent s'exprimer, y compris ceux qui vous dérangent. Or, ce n'est pas le cas dans « Ripostes », comme l'établit la critique ci-après.


Ma critique générale de la teneur de vos émissions se fonde sur le fait qu'elles demeurent circonscrites, sur le fond, à la Superstition sous toutes ses formes. En effet, il s'agit toujours seulement de débats entre les tenants de tels ou tels points de vue « relatifs partisans » des religions, des idéologies, et des morales ; points de vue superstitieux, auxquels n'échappe aucun mode d'expression de la Superstition. Toutefois, la tribune ainsi offerte leur permet « d'absolutiser publiquement le relatif », ce qui est précisément le critère fondamental de la Superstition dans ses différentes manifestations: religion, idéologie, moralisme, scolastique idéaliste, et scientisme ou doctrine matérialiste.


Il n'est jamais question pour vous de remettre en cause la Superstition sur ses dogmes ; elle semble un « fait acquis »  de toute éternité, sur lequel il n'est pas « politiquement correct » de revenir pour le dénoncer à l'aide de notre lumière naturelle ou Raison. Il faut « faire avec », puisque cela semble congénital - du moins pour ceux qui sont incapables de penser « vraiment » jusqu'au bout ! De ce fait, la Superstition, sous l'une ou l'autre forme, n'est jamais confrontée à LA Vérité éternelle absolue, dont il a été longuement question dans ma lettre du 30 mai 2001, suite à votre émission sur la philosophie, sans recevoir cependant davantage de réponse qu'à mon courrier sur l'islam ; les copies de cette correspondance sont toutefois à votre disposition.


Ainsi servir de tribune à la superstition islamique n'implique jamais de remettre en cause sur le fond sa croyance au miracle de la « création ex nihilo » par un Dieu superstitieux extra-mondain, avec son soi-disant « libre arbitre », source de contradictions et d'incohérences, et autres sornettes sur les anges, le jugement dernier, le paradis, etc., sans oublier les pratiques obscurantistes ; assurément, les autres religions monothéistes les partagent tout autant, ce qui vous empêche sûrement de les dénoncer. Votre émission sur la philosophie était une occasion inespérée de le faire, car la « vraie » philosophie est précisément une des voies conduisant à La Vérité éternelle absolue, alors que la religion, toutes religions confondues - monothéistes ou non -, est un des modes d'expressions de la Superstition.


Il en est de même de la superstition idéologique et moraliste, dont s'entretiennent vos invités de tous bords ou presque, sans jamais la remettre en cause dans son fondement. A ce propos, je vous adresse le courrier transmis le 24 courant à François Hollande, dont j'attends toujours les objections, et désormais les vôtres - étayées, de préférence, par la raison, et non par la « croyance au miracle » !


Dans la dernière émission évoquée, vous avez agité encore une fois le chiffon rouge du vote des étrangers non communautaires aux élections locales et de la discrimination positive en faveur des musulmans, pour le plus grand profit de Jean-Marie Le Pen. Vous n'avez sûrement pas mesuré le risque de listes communautaires à ces élections locales, mais les citoyens-électeurs en ont sûrement pris conscience ; c'est pourquoi, ils risquent d'exprimer le rejet de cette nouvelle discrimination positive, venant après celle en faveur des femmes.


Toute généralisation d'un groupe quelconque est forcément discriminatoire, source de préjugés et de stéréotypes, même si notre entendement inné fini nous y conduit faute de pouvoir nous représenter les six milliards d'humains ; de quel droit, cependant, certains seraient-ils favorisés en raison de leur naissance ? Une des vertus de la République n'était-elle pas jusqu'ici de permettre la réussite au mérite, malgré les dérives inévitables au soi-disant principe d'égalité - un principe relatif par essence, mais absolutisé ? Il fut un temps où pour seulement entrer en 6ème, un « pauvre » devait passer non seulement un examen d'entrée, mais également  réussir le concours des bourses; aujourd'hui, sauf rares exceptions, il suffit d'avoir l'âge requis ! Être né femme ou arabe ou Noir ne justifie en rien des inégalités, des privilèges, au prétexte d'établir l'égalité : un comble ! Il y a des arabes, des musulmans et des Noirs, qui réussissent très bien malgré leur origine. Va-t-on en arriver à une répartition des parlementaires selon un échantillonnage sociologique statistique, par exemple, pour croire parvenir à l'égalité soi-disant absolue ?

 

La discrimination positive envisagée est d'autant plus injuste qu'un groupe de plusieurs millions de citoyens-électeurs est privé de toute représentation parlementaire en raison de sa vision de la France et du monde, jugée exprimer le Mal absolu , tandis que d'autres s'approprient la morale et la vertu au nom d'une vision différente, censée représenter le Bien absolu [cf. lettre du 14 octobre 2003 à Lionel Jospin, annexée au courrier à François Hollande] ; comme tous les « bien-pensants », vous ne reculez pas devant la pratique du « deux poids, deux mesures », dès lors que cela sert vos intérêts égoïstes partisans !


Je ne développe pas davantage ici, puisque l'essentiel est dit dans l'abondant courrier ci-dessous, mais je me tiens à votre disposition pour confronter sur le fond la vérité relative fictivement absolutisée par la pensée superstitieuse de la religion, de l'idéologie, du moralisme et de la scolastique, à LA Vérité éternelle, celle de ses grands diseurs.


Je vous remercie de votre attention et vous prie d'agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.


P J : 1 - Lettre du 16 octobre 2000

        2 - Lettre du 30 mai 2001

        3 - Lettre du 24 novembre 2003

 
II - Textes, Mensonges et lâcheté des élites

 

 


 

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